
Enfin en week-end ! Enfin pas obliger de me lever tôt le matin ! Enfin pas obliger de devoir me lever à une précise en me précipitant dans mes activités ou mes tâches quotidienne.
Là, j'avais tout mon temps.
Moi qui comptait davantage dormir, je fus réveillée par mon amie qui choisissait ses habits. Ce qui m'a réveillé exactement c'est quand je l'ai entendu pleurer. J'en étais pas sûre. C'est quand je me suis retournée, je l'ai vu tête baissée, se cachant, en train de sécher ses larmes et de renifler.
A peine réveillée, je ne comprenais pas la raison de cette réaction. J'ai compris par la suite, en essayant de me mettre les idées en place, de me réveiller, sans pour autant être agressive n'ayant pas été réveiller dans le calme.
C'était très simple à deviner : malgré nos coups de gueule et la cohabitation difficile, surtout sur la fin, mon amie avait un coup de blues de partir. Je pense qu'elle a eu, ce que j'apppelle un "flash back". Comme dans les films, elle a eu en quelques minutes une prise de conscience en faisant défiler ses souvenirs au sein de l'appartement depuis sa venue jusqu'à aujourd'hui. Elle s'est rendue compte que je m'étais beaucoup donnée, que j'avais redoublé d'efforts pour qu'elle soit le plus à l'aise possible malgré mon mode de vie habituel, que je l'avais soutenue au maximum. Quelque part, elle avait un petit pincement de quitter l'appartement aujourd'hui et en même temps l'appréhension de commencer à vivre dans le sien.
Quand je me suis levée, c'était l'heure à laquelle elle devait partir pour se rendre au magasin de meubles afin de préparer le dossier de crédit pour pouvoir avoir ses meubles avant de commencer l'emménagement en lui-même.
J'ai pris mon temps pour déjeuner. Le vide soudain, même si mon fils était présent me donna une sensation étrange. J'étais à la fois contente de me retrouver de nouveau "chez moi", de pouvoir faire comme bon me semble sans pour autant avoir la crainte d'être juger par la suite et de pas convenir, contente de ne pas devoir supporter la déprime de mon amie et en même temps son absence me perturbait.
J'ai profité de mon après-midi pour me reposer un maximum. J'en avais grand besoin. J'ai profité de l'absence de mon amie et de son fils pour pouvoir faire une sieste sans pression, au calme !
J'ai pris un peu de temps pour être auprès de mon fils également. J'ai apprécié le fait qu'il soit plus calme. Je l'ai senti moins stressé, moins agité. Cela m'a rassurée. Malheureusement, cela m'a bien montré aussi que le fils de mon amie avait pas mal d'influence sur mon fils et ça, ça ne me plait pas du tout. J'aime pas sentir mon fils influençable. C'est une grande marque de faiblesse. Je sais ce que c'est : je l'ai été pendant longtemps (et même encore maintenant de temps en temps) et j'en ai souffert de ne pas savoir me défendre ou de m'en apercevoir. J'ai pas envie que mon fils vive la même chose. Surtout en étant de sexe masculin, j'ai envie qu'il puisse se défendre naturellement.
Après avoir passer du temps avec mon fils, je me suis enfin décidée à faire un peu de rangement dans ma chambre. Il fallait que je vide mon bureau pour pouvoir m'en débarrasser afin de recevoir mon nouveau bureau d'angle que je vais finalement avoir samedi prochain. Il fallait aussi que je le décharge pour pouvoir l'emmener chez mon amie au plus tôt. Le top serait que je puisse l'emmener demain ou dans la semaine. Bref, on verra bien.
J'avais pas du tout le coeur à faire ça. Primo, je ne vois pas l'intérêt d'avoir un bureau d'angle dans une pièce aussi petite que notre chambre. Deuxio, je ne vois pas l'intérêt, tout court d'avoir un bureau d'angle et tertio, ça me fait mal au coeur de devoir me séparer d'un bureau que j'ai dû économiser pour avoir !
Mais bon, une fois de plus, ce n'est pas moi qui choisit. J'ai juste donné mon avis et la décision finale revient à Maître mais qui se charge de tout le reste, c'est encore "bibi" !
En début de soirée, j'ai attendu le retour de mon amie, qui devait, normalement, revenir pour mettre ses courses dans mon frigo (devant laisser à vide le sien pendant une douzaine d'heures et demain étant dimanche...) et dîner à nos côtés, pour être sûre qu'elle mange.
Même après l'heure du repas, j'ai vu personne et aucune nouvelle. Je me suis bien doutée qu'il y avait eu un changement de programme mais au moins elle aurait pu me prévenir !
Nous avons donc mangés sans elle mais j'étais déçue qu'elle n'est pas pensé à me prévenir quand-même !! Pour moi c'était le minimum mais bon, c'est pas grave.
Depuis de longs jours, j'ai pu couché mon fils calmement. Sans trop traîner, sans cri, sans dispute, sans caprice... Il a juste essayer de faire de la résistance mais il est resté raisonnable comme je lui ai toujours appris. Enfin je commence à retrouver mon fils. Plus le temps passait, plus j'avais l'impression d'avoir un duplicata du fils de mon amie...
C'est seulement, au cours de la soirée que mon amie est revenue chercher une partie de ses affaires, du moins de quoi pouvoir dormir convenablement pour sa première soirée chez elle. Je l'ai trouvé culotté de venir aussi tard même si elle sait que le soir pour moi c'est important pour me reposer, me calmer de ma journée. Mais non, maniaque comme elle est, elle n'a pas pû s'empêcher de faire le ménage à fond chez elle avant de venir récupérer le nécessaire chez nous. Une fois de plus, elle n'a pas su faire la part des priorités.
Personnellement, ça me désole de la voir réagir encore comme ça malgré les millions de conseils que tout le monde a pu lui donné au cours de ces dernières semaines. Une fois de plus, elle veut n'en faire qu'à sa tête. J'ai vraiment du mal à voir qu'elle n'arrive pas à se mettre des priorités concernant son fils : par exemple, si elle ne se ménage pas, si elle fait trop d'efforts d'un coup, elle s'épuise, se fatigue trop vite et c'est ainsi qu'elle n'arrive pas à avoir les nerfs nécessaire pour supporter son fils.
C'est pour ça que je me suis permis de lui dire ce soir, quand je voyais qu'elle n'arrêtait pas de tourner en rond pour prendre les sacs et me disait qu'elle comptait continuer à ranger en rentrant pour pouvoir se sentir bien. Je lui ai fait comprendre, qu'il n'y a avait plus rien d'urgent pour la soirée, qu'il fallait qu'elle pense à se reposer à dormir correctement pour pouvoir être en forme demain afin de continuer le reste de l'emménagement et surtout pour pouvoir se préparer lors du retour de son fils qui vient de passer la moitié de la semaine avec son père !
Le petit va être complètement dépayser suite à ce nouvel appartement, n'ayant pas assister au déménagement. Même si elle a tenté de le préparer avant en lui en parlant régulièrement (qu'ils allaient avoir de nouveau "un chez soi"), cela lui fera subir un autre changement en l'espace de trois mois. Je trouve que ça fait beaucoup pour un petit garçon de trois ans. Il va devoir aussi accepter qu'il se retrouva tout seul avec sa mère car malgré tout, il s'était habitué à être à la maison et même si ça frustrait sa mère, j'ai très bien remarqué qu'il était plus rassuré de se savoir encadrer, remis en place de temps en temps. Ce qui est certain est que sa mère est incapable de pouvoir le remettre en place ainsi. Elle va faire comme d'habitude : soit lui passer ses caprices pour ne pas supporter les jérémiades, soit piquer une crise ne supportant pas que son fils lui fasse affront, surtout quand elle est fatiguée...
Enfin, je ne devrais plus m'en soucier maintenant mais c'est plus fort que moi. Je sais très bien que tant qu'elle n'aura pas trouver son équilibre avec son fils, elle n'arrivera pas à trouver la force de continuer à se battre.
On en a reparlé vite fait avant qu'elle aille chez elle définitivement : je lui ai fait comprendre qu'il fallait qu'elle continue ses efforts, qu'elle continue à se battre. Que se battre, ce n'est pas seulement avec une conscience de la situation, se convaincre que c'est ainsi mais qu'au contraire c'est se convaincre et agir pour pouvoir avancer et éviter de stagner ! C'est être patient de faire des efforts perpétuels et ne pas attendre à avoir un résultat soudain mais beaucoup plus lointain dans l'avenir, dans quelques semaines, quelques mois... voir quelques années pour certains cas.
Et voilà, je viens de nouveau, de passer mon premier samedi, réellement seule avec mon fils, vaquant librement et calmement à mes occupations, sans avoir de pression.
Et depuis de longues semaines, je vais retrouver mon lit pour moi toute seule. Cela va me fait bizarre mais je suis sûre que je vis vite m'y refaire.

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