Cette présence aussi distante et lointaine me fait du bien. Elle me rassure malgré moi. Je me sens plus proche de Maître sans pour autant l'avoir à mes côtés (malheureusement).
J'ai passé pas mal de temps en communication avec mon amie aussi. Son couple connait des turbulences actuellement. Elle se remet pas mal en question sur elle-même et cela la perturbe. Je la soutiens du mieux que je le peux. Ce n'est pas évident pour moi. En étant vanille, je n'aurais accepter un quart de ce qu'elle peut vivre ou consentir, voir subir. Mon caractère bien trempé (comme peut le dire si bien Maître) aurait repris le dessus après avoir été patiente néanmoins. De plus, je ne suis pas forcément bien placée pour la conseiller n'étant pas en couple vanille. Il faut aussi tenir compte (ce que mon amie oublie) que nous sommes toutes deux différentes et réagissons différemment... Nous n'avons pas forcément le même tempérament, les même visions...
Même si le comportement de son compagnon me révolte au plus haut point, il faut que j'arrive à me contenir concernant mes ressentis pour ne pas trop influencer mon amie. Si je m'i mpose de trop sur certains sujets, elle pourraient penser que ma solution est la meilleure et la prendre en considération alors que cela n'est pas forcément le cas !!
Ce qui me gêne et que j'ai du mal à lui dire c'est que j'ai l'impression que par ma force de caractère, avec toutes les épreuves que j'ai pu surmonter, celle que j'affronte actuellement (sans compter celles qui m'attendent), mon amie me place sur un piedestal par rapport à sa situation et sa personnalité. Il ne le faut surtout pas. Je suis loin d'être un exemple. Je suis simplement humaine qui commet, comme tous, des erreurs. Je ressens beaucoup d'admiration de sa part me concernant et cela peut me mettre mal à l'aise en effet car je sais très bien que le résultat n'en sera que négatif un jour ou l'autre dans ce cas : ça pourrait me retomber dessus alors que je n'ai rien demander de particulier.
Je veux juste, aider, mon amie, du mieux possible, avec mes petits moyens. C'est vrai que c'est la première fois que je suis autant présente à ces côtés. Je vais continuer au mieux dans ce sens. Son déménagement n'est pas un obstacle pour moi, c'est juste une petite barrière qui nous éloigne légèrement mais notre amitié sera plus forte que ça !!
Comme tout les samedis (enfin quand je peux), je suis allée à l'auto-école mais pas comme d'habitude. Dans un premier temps, il neigeait et dans un second temps Maître était disponible...
Suite à un problème de déconnexion de la part de mon Maître, j'ai patienté quelques minutes avant de partir mais quand j'ai vu qu'il n'y avait aucun retour et que l'heure tournait la raison a voulu que je m'en aille. Il est vrai que j'étais déçue de ne pas pouvoir le saluer avant mon départ. Ce qui me pinçait le plus c'est que j'ai dû m'absenter alors que j'aurais pû être davantage au côté de Maître.
Cela n'aurait tenu qu'à moi, je n'y serais pas aller. Comme souvent, j'aurais repousser. Il y avait le pour et le contre : j'aurais pu le faire en pensant que mon Maître est prioritaire en tout point mais le plus important aussi c'est de pouvoir le contenter. Evidemment, il n'aurait pas apprécier que je fasse pas l'effort de continuer mes leçons de code malgré sa présence, que je progresse afin de passer mon code au plus vite...
Effectivement, la neige me dérangea également ! Et pas qu'un peu ! Comme par hasard c'est au moment où je sors que la neige redouble de ses flocons. Les trottoirs et les routes commencent à être bien recouvert, finement. Je me doutais bien que plus l'après-midi allait passer moins ça se calmerait. Cela me fit ralentir dans ma cadence pour me rendre à l'auto-école : trop peur de glisser et de me blesser de nouveau comme quand j'ai pu me faire ma fracture à mon doigt de pieds (où j'en sens encore les douleurs par moment).
Pour cette dernière, j'ai loupé la première heure. J'étais en colère contre moi-même et la neige mais de suite, je repensais au week-end dernier, ce qui me fit réfléchir et reprendre le contrôle de mes émotions. Je me serais écouter, surtout par la tentation, je serais rentrée et aurait profiter de la présence à distance de Maître mais en me raisonnant, je décidais de rendre visite à mon père et mon frère qui se trouvait au boulodrome pour s'entraîner à la "Lyonnaise" (je les avait aperçus au loin quand je tentais de me dépêcher pour aller aux leçons de code). Les voir, de plus, en forme, me fit du bien. Ils me manquent. Nous en disons rien pour autant mais nous ressentons bien que mon manque de régularité concernant mes visites est difficile.
Sans grande motivation, je me rendis à l'auto-école en me convainquant que je devais rester concentrée pour effectuer le moins d'erreur possible, pour éviter les questions pièges... Manque de pot, il y a eu encore des questions que j'aurais pu avoir juste mais où je me suis fait avoir. C'est pas grave, je tenterais de m'en souvenir pour les éviter la fois prochaine.
Vu le temps et le froid, j'étais pressée de rentrer mais je ne pouvais marcher à mon rythme habituelle. Je fus obligée de ralentir la cadence pour bien regarder où j'avançais et éviter de glisser. De plus, la blancheur de la neige fut douloureuse pour mes yeux, même en ayant mes lunettes...
Tout le long du trajet, je me forçais à ne pas penser à cette foutue neige, à penser à autres choses. Plus facile à dire qu'à faire, c'est certain...
En rentrant, même si je n'avais qu'une envie : de me jeter sur l'ordinateur pour faire signe à Maître que j'étais bien rentrée, je pris un peu de temps pour me sécher et me réchauffer légérement afin de me préparer pour être en tenue pour Maître.
Tout en dialoguant avec Maître, je réussis à vaquer à mes occupations. Je me force à faire des activités à la fois (pour m'entraîner) ayant du mal sur ce point. J'ai déjà commencer mes efforts en début de semaine et je poursuis du mieux que je peux. Je sais que mon point faible est de lier vitesse et concentration avec assimilation. Mais bon, je ne suis pas plus bête qu'une ou qu'un autre, d'autres y arrivent, pourquoi pas moi ?
La soirée fut tout autre... très plaisante.
Je la commençais avec Maître au téléphone après m'être restaurer comme il me l'avait demandé. Je n'avais pas d'appétit car il était trop tôt pour moi et aussi pour d'autres raisons que j'ai déjà invoquées précédemment.
Elle se poursuivit avec mon amie qui m'appela de nouveau. Elle était en meilleure condition psychologique que ce matin même. Elle avait réussi à gagner le sourire et "avoir la pêche". Elle a tenté au mieux de "zapper" ses soucis actuels pour se divertir et profiter de son fils (vu que le père ne sait pas le faire).
Nous avons parlés de tout et de rien. Elle avait l'air bien convaincu qu'elle arriverait à "affronter" Maître par rapport à ses pensées, à sa réflexions. Personnellement, je savais d'avance que cela était un échec connaissant plus ou moins le début d'emprise que Maître pourrait avoir sur elle. J'ai tenté de lui faire comprendre pour ne pas qu'elle tombe de haut mais elle était aveuglée par sa motivation de vouloir lui parler. Elle a conscience que Maître lui apporte psychologiquement ce que son homme ne lui apporte pas. Elle en a même peur que cela nuise à son couple. Elle sait aussi l'attirance qu'elle peut avoir à ce sujet...
Maître me rappela plus tard dans la soirée. Nous avons parlés de choses et d'autres, comme souvent. Mais là, nous avons terminés de façons étrange pour moi. Cela faisait longtemps que Maître ne m'avait pas fait de demande aussi soudaine. Evidemment que je n'étais pas favorable à cela, bien confortable dans la discussion que nous avions. Avec beaucoup de temps, j'ai réussi à avoir le résultat qu'il voulait que j'obtienne. Il a réussi à me faire surpasser.
C'est vrai que ça faisait longtemps que je n'ai pas ressenti cela. Autant dans la douleur quand dans le plaisir. J'ai eu du mal à démarrer, à me lâcher, me détendre comme il se devait mais je savais qu'il n'allait pas lâcher prise tant que je n'y arriverais pas. A moi, de doubler d'effort de mon côté. J'ai réussi à faire abstraction de mes craintes d'échouer en me disant que j'avais la chance qu'il me demande cela en tête à tête, juste entre le Maître et sa soumise, sans personne dans les parages...
Son aide à ses côtés m'a été précieuse, il m'a aidé à évoluer dans la demande pour obtenir le résultat voulu. J'avais mal mais en même temps, je ressentais ce bien qui me manquait, que j'avais oublié.
Que j'aimerais que les journées soient semblables à celle-ci... sans la neige, bien sûr (sourires).
