Debout très tôt : pour une fois, et c'est souvent le cas dans ce genre de situation, je me suis réveillée de suite quand le réveil a sonné. J'avais tellement peur de ne pas pouvoir me réveiller par la fatigue que je n'ai pas beaucoup dormi et me réveillait presque toutes les deux heures et en sachant que je m'étais couché tard.
J'ai pu me préparer tranquillement, sans tension. J'appréhendais un peu la réaction de mon fils craignant d'être endormi avant l'opération. Je lui avais expliquer la veille comment ça allait se passer pour ne pas qu'il soit perturbé. Je lui avais déjà expliquer auparavant mais j'ai préféré faire une cure de rappel.
L'ambulancier est arrivé au même moment où je suis descendue : il regardait le nom sur les sonnettes. Arrivés près de la voiture, nous nous sommes aperçu qu'il n'y avait pas de siège auto pour enfant : j'ai donc du remonter chez nous pour aller prendre le mien.
Une fois partie, j'ai demandé des explications suite à ce manque. Le chauffeur m'expliqua qu'il ne savait pas qu'il y a avait deux personnes dont un enfant, dans le cas contraire il aurait fait le nécessaire.
Nous n'avons pas mis longtemps pour arriver à destination : à peine une quarantaine de minutes. J'en fus étonnée mais cela m'arrangeait : je pouvais me détendre un peu, notamment en "m'intoxiquant les poumons" avant de regarder à la polyclinique et avant que l'opération commence.
A peine entrer dans l'accueil de la clinique, l'appréhension de mon fils monta d'un coup. Il se mit à chouiner et me demander à ne pas être endormi avant même que nous montions à l'étage concerné et accueilli par le bon service.
Une fois dans la chambre, mon fils oublia son appréhension en se rendant compte que nous étions accompagné : nous avions un petit garçon avec ses parents, agé de quatre qui allait se faire opérer des végétations pour la deuxième fois.
Ils se sont amusés ensemble avant la préparation et cela m'a permis de faire connaissance et de me mettre à l'aise avec les parents. Nous avons tentés de nous détendre au mieux que nous le pouvions.
Les parents se sont aperçus que mon fils allaient subir une opération plus importante et qui allait nous devoir rester pour le week-end au lieu de partir en tout début d'après-midi, comme eux.
Le petit garçon parti en premier et l'infirmier est venu chercher le mien trois quart d'heures plus tard.
Je me retrouva en tête a tête avec le papa (la maman était parti acheter un cadeau). Il a fallu que je fasse la discussion pour passer le temps. Il est vrai que ma première réaction fut de descendre, me rendre à l'extérieur, fumer une cigarette pour décompresser. J'ai eu un petit pincement au coeur de voir mon fils pleuré ne pouvant l'accompagner jusqu'au bloc opératoire. De plus, je savais que ce n'était pas le plus difficile.
Je patienta calment pendant l'opération, trouvant le temps long quand-même : j'avais pris de quoi m'occuper. Ainsi, en cachette, discrètement je me servais de mon portable pour me rendre sur le réseau social habituel et de temps à autre, je me plongea dans un magazine (que Maître m'a vivement conseillé de lire) pour m'occuper l'esprit. Je tentais aussi de me connecter sur la messagerie instantanée pour pouvoir me mettre en liaison avec Maître, tout en sachant qu'il travaillait à ma connaissance. Sans résultat...
Lorsque mon fils revint, il était un peu assumé mais il avait l'air en forme. Ma première réaction fut de le consoler et de le féliciter d'avoir été si courageux, de lui montrer ma fierté. Il a voulu être dans mes bras pour se réconforter : et oui quel est l'endroit le plus rassurant autre que les bras de sa maman... ?!!
Ensuite, nous avons eu la visite du docteur, ayant fait l'opération, pour nous faire un bilan de ce qui s'était passé. Je fus rassurée de savoir que tout s'était bien déroulé, sans complication. Le docteur me donna les directives pour que le rétablissement se fasse au mieux. Il me les avait déjà dite lors de la dernière visite, celle où Maître fut présent (avant de repartir).
L'après-midi se passa très bien. Je m'attendais à ce que mon fils se plaigne de douleurs, je m'y était préparé mais même pas : il canalisa sans douleur au mieux qu'il pouvait sans rien que je puisse faire pour cela. Tout ce qui le dérangeait, au fond, qui fut assez dur pour moi, était qu'il me réclamait de pouvoir manger autre que des yaourts et glaces. De plus, son repas du midi était programmé après le mien. J'ai dû me restaurer devant lui, ses yeux dévorant mon repas avant même que je puisse donner un coup de fourchette. Ayant des aliments mous qu'il pouvait avaler sans problème, en cachette, je lui en donnais juste une fois pour pouvoir le faire patienter.
Une fois que le petit garçon et ses parents étaient partis, nous nous retrouvions à avoir la chambre à nous. Les infirmières ont emportés les lits de bébés et on aménagé la chambre pour mon fils et moi.
Pour détendre mon fils, il passa son après-midi devant mon portable à regarder la chaîne de dessin animé. Là, j'ai vraiment apprécier d'avoir fait l'achat de ce portable... Je sais que Maître sait la nature de ses demandes et l'utilisation future mais là, j'en ai vraiment apprécier à sa juste valeur.
Avant le début de soirée, j'ai eu un appel de mon amie. Je l'ai rappelé quelques minutes après, étant indisponible à cet instant là. Elle fut rassurée d'avoir de nos nouvelles. La conversation fut écourtée car mon fils me faisait un caprice. De ce fait, je n'ai pu m'expliquer sur les dernières paroles de mon amie qui me vexa sur le coup.
Je fus même frustrée de ne pas pouvoir m'exprimer à ce sujet et impossible de rappeler, il se faisait trop tard. De plus, je devais me reposer.
J'ai pu parler avec Maître en début de soirée, une fois couchée et mon fils endormie, et là je n'ai pas réussi à me taire au sujet de cette dernière réflexion. Je lui ai fait part que même si je peux laisser passer pas mal de chose, là mes efforts avaient été anéantis en trois secondes. Je savais qu'il ne fallait pas que je m'arrête à ça, que je l'aidais de bon coeur mais j'avoue avoir eu de la rancoeur pendant plusieurs heures. Je savais que cela n'allait pas durer car je pardonne facilement, surtout à mes proches mais le fait de me sentir blessée, avec la pression que j'avais réussi à contrôler toute la journée, c'était de trop pour moi. Il fallait que je prenne du recul...
Parler à Maître me fit le plus grand bien, même si ce n'était que par messagerie instantanée.
Je regrettais de m'avoir éterniser sur mon désaccord avec mon amie qui me chagrinait mais je savais qu'il allait pouvoir résoudre la situation. Mon amie boit ses paroles comme des paroles d'Evangile... C'est assez hallucinant : même si moi, je lui dit la même, de la même façon, elle se braquera alors qu'avec Maître, même si elle peut faire quelques caprices au lieu de réfléchir sur le fait, elle arrive à se remettre en question et à réfléchir.
Je voulais continuer à parler à Maître mais je commençais à piquer du nez devant le téléphone tout en répondant à ses réponses, c'est là que j'ai décidé de rester raisonnable et d'aller me coucher sans tarder. Je n'ai pas pu regarder la télévision comme je l'avais prévu.
