vendredi 24 décembre 2010

J -1


Dernière vraie matinée tranquille !
Dernière fois que je me retrouve seule, pouvoir gérer mon temps comme bon me semble tout en respectant les demandes de Maître.
Dernière fois que je peux me lever sans bâton dans les roues. 

Aujourd'hui, j'ai été dans le rôle de formatrice. 
Etant, nous "les anciennes" presque toutes en congés à partir de vendredi, et les contrats déterminés se terminant à la fin du mois, ce sont elles qui vont nous remplaceront pendant nos absences. 
Résultat, elles ont été formés très rapidement. A peine les explications données, sans plus au moins les assimiler, elles ont été confrontés aux écoutes. J'ai eu la preuve que je fais du bon travail dans l'ensemble car leur supérieur a demandé de se mettre à côté de moi. Je me retrouvais avec trois personnes à mes côtés, m'écoutant et regardant comment je travaillais avec l'application si besoin. 
Dès que les filles avaient des questions, je leur répondais automatiquement. Je leur ai dit qu'elles n'hésitent pas à poser toutes questions même les plus bêtes possibles... 

L'après-midi fut un peu plus calme au niveau de la production. J'ai changé d'opération : ça se voit que je vais bientôt retourner dans le phone de "ma" supérieur.

Je sens que les problèmes d'organisation et les différences d'affinités vont refaire surface. 
Je ne suis pas pressée d'y retourner : le plus longtemps je pourrais rester dans le phone actuel, autant j'en profiterais le plus possible. 

Mon fils est rentré ce soir de sa semaine de vacances de chez ses grands-parents. 
J'ai été blessé car il était grandement deçu de rentrer et il me l'a fait ressentir : moi qui était toute contente de pouvoir le retrouver, m'ayant tellement manqué ! J'ai failli craquer mais j'ai retenu mes larmes. 
Avec un peu de patience, nous avons pu nous retrouver tranquillement. Je fus rassurée que ça se passe ainsi car ce n'était pas gagné d'avance ! 

Grand soir avant le retour de Maître, demain. J'appréhende beaucoup dans tout les sens du terme mais bon, ça ne sert à rien de stresser. Qui vivra verra...
J'espère qu'il fera bon voyage. Quand je vois les conditions météorologiques prévues en France pour demain, ce n'est pas forcément bon signe pour nous. Le principal pour moi est que l'avion puisse attérir et ensuite que Maître puisse prendre les trains sans retard (ce qui n'est pas garantie pour moi).

mercredi 22 décembre 2010

ça défile (...)

J'aimerais tant que tous les matins soient comme celui-ci, comme celui d'hier.
Personne pour me mettre des bâtons dans les pattes afin de me réveiller comme il le faut. 
Je peux enfin apprécier mon début de matinée. 
Pareil qu'hier, mon amie est venue me rejoindre à l'appartement. Vu son organisation de ce jour, elle avait peur d'arriver au même moment que je parte et ne pas pouvoir apprécier d'être ensemble, tranquillement chez moi. 

Nous sommes parties tranquillement et en avons profité pour parler le long du chemin. Elle n'a pas arrêté de me parler de l'impasse qu'elle rencontre dans son couple actuellement, après tant d'années. Je peux la comprendre. Avec mon tempérament, il est clair que je n'aurais toléré même pas la moitié de ce qu'elle peut accepter ou passer si j'étais en relation vanille (et quand j'étais en relation vanille, d'ailleurs !).

Arrivées sur notre lieu de travail, nous partîmes chacune de notre côté, n'étant pas dans le même phone jusqu'à présent pour une raison d'organisation suite à la nouvelle opération qui arrive à sa fin. 
Je n'ai pas changé d'opération de la journée et la production fut bien calme. Cela me dérangerait professionnellement parlant mais au fond de moi, ça me permettait de souffler un peu vu mon état fébrile ces derniers jours. 
Je pense que j'ai dû avoir un peu de température dans l'après-midi et mon mal de tête persistait (même s'il s'était calmé). 
Au cours de l'après-midi, je me suis aperçue que Maître était bel et bien rentré à la Réunion. J'étais rassurée de le savoir bien en vie ayant resté ces derniers jours, longuement, sans nouvelle, très peu d'appel et encore moins de mail (ce qui ne lui ressemble pas). Je me suis bien douté qu'il se passait toujours quelque chose. 

En rentrant, j'ai eu la joie de pouvoir le voir en ligne sur la messagerie instantanée... Nous avons pu discuter un peu et ensuite, il m'a demandé de l'appeler. Depuis le temps que j'attendais de pouvoir avoir la chance de pouvoir l'entendre à nouveau... C'était rassurant pour moi. Je l'ai senti aussi joyeux que moi de cette circonstance, j'en étais ravie !
Notre discussion téléphonique fut interrompue par ma livraison des produits comestics. Nous avons pu continuer par nous écrire mais pour moi, ce fut différent. Ensuite, nous avons été coupés momentanément le temps que je puisse me préparer le dîner mais ce qui me chagrinait un peu est que je savais que ma voisine n'allait pas tarder à monter pour m'aider avec ma machine à coudre. 
En effet, nous avons eu peu de temps. J'ai fait signe à Maître que ma voisine était présente mais d'un coup, plus de signe de vie de son côté. Je m'attendais au moins à une salutation pour la soirée mais rien : plus de nouvelle... 

Ma voisine découvrit, pour commencer l'utilisation de cette machine à coudre (que je peux tant détester). Elle était déjà plus ou moins impressionner en la voyant. Je lui mettrais du peu que je me rappelais : les places de rangement, le démarrage, certains gestes pour passer le fil. Elle se plongea quelques minutes sur le livre de manuel (qui pour moi parlait chinois à ma première lecteur solo). 
Ensuite, il me montra le fonctionnement et ce fut mon tour. J'ai au moins ce que je voulais : la pratique de l'installation de la machine... 
Une fois l'enfilage appris, ma voisine découvrit le reste des avantages de celle-ci. Elle était toute souriante à pouvoir tester quelques motifs. Là, j'ai bien vu qu'elle apprécierait en avoir de même (même si elle a déjà une belle machine de son côté). Elle s'est bien amusée, ça m'a fait plaisir. 
Je tente au mieux de pouvoir apprécier le bénéfice ou les avantages de cette pratique mais j'en déteste toujours l'utilisation. Pour moi, la couture est démodée. C'est un truc de grand-mère. Dans ma famille, ce sont mes tantes (qui ont entre soixante et cinquante ans maintenant) qui sont spécialiser en cette manière. Nous sommes en l'an 2010 et je ne comprends pas pourquoi on ne profiterait pas de tout ce qu'on peut trouver en magasin de nos jours. Il faut vivre avec son temps. 
Personnellement, j'aurais peut-être la fierté de pouvoir un jour réussir une création mais ça s'arrêtera là ! 

mardi 21 décembre 2010

Grippée

Qu'est-ce que je peux apprécier me lever tranquillement... J'étais même réveillée à l'heure sans réveil. J'étais prête même en avance que j'ai eu le temps de préparer un gâteau. Une part de générosité qui m'a prise soudainement. Je l'ai pris afin de le partager avec les collègues de mon phone. J'espérais qu'elles l'apprécierais.
Prenant à la même heure pour quelques jours et selon son organisation, j'ai proposé à ma meilleure amie de venir  à l'appartement avant de nous rendre au travail. 
Cela nous permet aussi de passer du temps ensemble en dehors du travail. 

Je me trouve stressée et désorientée quand je ne suis pas dans mes habitudes mais je me suis rendu compte qu'il y avait pire que moi. Mon amie était toute angoissée de ne pas être à l'heure alors que nous étions partie à temps ! Je sais très bien ce que je fais, surtout que je le fais régulièrement... Là je me suis rendue compte qu'elle avait trop l'habitude d'avoir tout à proximité : boulangerie, école, travail... Enfin ! 
Elle a vu aussi que j'étais plus organisée et plus à l'aise dans celle-ci qu'auparavant (je ne suis pas de son avis mais bon...). Elle m'a félicité sur le fait que je mettais plus d'ordre me connaissant très bien depuis que nous avons quatorze ans... 

La journée fut sympathique professionnellement. Les filles étaient surprises et contente de mon présent. Chacun a eu sa part et il m'en restait même pour le repas afin de le partager aussi avec mon amie (ayant la pause déjeuner ensemble). 
Mes collègues, dès la première bouchée, m'ont complimenté sur la réussite du gâteau. J'en étais étonnée... Mais j'avoue que j'étais fière. Cela ne m'avait pris qu'une petite demie-heure, je l'avais fait avec joie donc le résultat est très satisfaisant. 

Je tente au mieux de profiter de ma solitude en l'absence de mon fils et de Maître avant que cela soit une réelle épreuve pour moi pour les jours à venir... 
Je vais tenter au mieux de ne pas me mettre la pression mais je sens que ça va être difficile : il y aura trop de chamboulement pour moi d'un coup et très peu de temps pour m'en remettre avant de reprendre le travail pour la nouvelle année... 

De plus, je commence à être gripper : le nez coule de plus en plus, maux de tête, état fébrile, courbatures, maux de gorge... 

lundi 20 décembre 2010

Recul, recul, recul, recul... !!!

J'ai pris plaisir à pouvoir me réveiller et me préparer sans pression autour de moi. J'adore mon fils, ce n'est pas la question mais c'est plus facile de pouvoir gérer sans se répéter sans se battre pour pouvoir avoir satisfaction. 
J'étais même un peu en avance ce qui m'a laissé un peu de temps de libre pour me poser, me détendre avant de me rendre au travail.

J'avais l'esprit serein en arrivant sur le plateau me préparant à ma longue journée de huit heures au lieu de sept heures. Je savais d'avance que ça allait difficile. 
Quand je vois la mentalité de la plupart cela m'écoeure : c'est vraiment "je fais ce que je veux quand je veux", aucun respect pour ceux qui sont en communication... malgré que l'ambiance de cette équipe soit sympathique mais ça sens l’hypocrisie à plein nez : je me méfie... 
J'ai eu un cas difficile cet après-midi. Même si je me suis emportée légèrement mais de suite j'ai repris mon sang-froid en pensant fortement à Maître, à ma soumission... M'entendant hausser le ton, mes supérieurs ont eu un peu et ont tout de suite accourue auprès de mes côtés pour me soutenir et m'aider. Ma responsable de site est restée près de moi, jusqu'à la fin de l'appel en l'écoutant pour me guider si besoin (même si elle ne connait pas l'opération... qui n'est pas logique)... Le principal est que j'ai pu garder mon sang-froid par la suite. 
J'ai pas mis longtemps pour prendre ma pause de suite afin de pouvoir souffler et éviter d'avoir les nerfs pour les appels suivants... pouvoir prendre du recul ! 

En fin de journée, en quittant mon travail, j'ai appris une mauvaise nouvelle... Nous n'aurons pas nos chèques cadeaux pour les périodes de fin d'années. Une ancienne salariée ayant été licencié récemment à faire réclamation pour avoir droit à ses chèques. Je ne comprends pas que cela soit accepter alors qu'elle ne fait plus partie de l'entreprise. De plus, cela change la répartie et surtout retarde la livraison... !!!

La journée était loin d'être terminée... 

Maman a voulu que je l'accompagne pour l'achat du cadeau de Noël de mon fils. Nous sommes allés dans un premier magasin mais il n'y a avait pas ce que voulait Maman (je la savais mais Maman est têtue...^^) et nous avons fini par nous rendre au seul magasin de jouet se situait dans notre ville. Là, nous avons pu trouver ce que Maman voulait offrir à mon fils. 
Je n'ai pas eu le temps de rentrer : je me suis directement rendue devant chez ma collègue (habitant à côté de chez moi) pour pouvoir aller à ma réunion CGT afin de nous organiser pour la future élection des délégués du personnels... 
Je voulais me présenter en suppléant pour pouvoir rester bras-droit de ma collègue déléguée syndicale, qui a forte chance d'être élue. Mais nous avons su que le vote sera boycotté si je me présente ou si une autre de mes collègues (celle qui habite près de chez moi) si nous nous présentons. Cela dérange fortement ma collègue syndicale mais nous l'avons joué stratégique. Je me suis sacrifié de cette liste pour éviter d'avoir un deuxième tour... Notre but est d'éviter d'avoir un deuxième tour, surtout quand on a entendu les bruits de celles qui voulaient se présenter à celui-ci... 
Mon but personnel est que ce soit des personnes sérieuses et qui veulent agir en tête de liste au lieu de la jouer par affinité comme la plupart des salariés dans ce site... Vive les entreprises où il n'y a que des femmes en grande majorité... !!!

En rentrant, je n'ai même pas pu me poser. Il fallait que je mange un peu pour garder la forme et je sais que Maître n'apprécierait pas que je ne mange pas même par manque de temps et par fatigue. 
Ma première réaction fut de regarder si j'avais des nouvelles de Maître mais rien aux horizons. Je lui ai donc envoyé un mail. Ensuite j'ai pris cinq minutes pour me poser et je m'exerçais au mieux au reste de mes activités prévues en cette soirée, tout en respectant le couvre-feu... 

Quelle journée de folie ! Et dire que le jour "J" arrive à grand pas... 

dimanche 19 décembre 2010

Glacée

Je me suis sentie reposée c'est certain mais je sens toujours de la fatigue, c'est sûrement psychologique ! J'ai pris mon temps pour le déjeuner, je déteste toujours déjeuner ou manger comme Maître me le demande en l'absence de mon fils. Pour moi, c'est vraiment une tare ! C'est assez difficile d'être rabaisser au rang de soumise, je n'ai pas besoin de me sentir animal ! 
Tout en vaquant à mes occupations, je réussis à me détendre par la suite. Entre deux actions, je dialoguais sur le chat habituel. Cela faisait longtemps que je n'y avais pas passer autant de temps. Cela me permettait de m'exercer à effectuer deux tâches à la fois pour commencer. 


J'ai pris des nouvelles de mon fils. Je suis contente de savoir qu'il aille mieux. En revanche, ses problèmes urinaires nocturnes m'inquiètent de plus en plus. Je ne comprends pas ce qu'il se passe ! 

Les grands-parents de mon fils sont aussi étonnés que moi en voyant ses progrès scolaires. Il fait comme à la maison : il s'amuse à écrire phonétique des mots qui lui passe par l'esprit ou à recopier un mot qu'il a remarqué sur un support quelconque... Pour son jeune âge, c'est vrai que c'est impressionnant ! Surtout quand la maîtresse me met en alerte sur les conditions de travailler de mon fils... 
Là, je suis dans l'incompréhension. J'espère en voir plus clairement lors de l'entretien avec le psychologue de l'école. 

Je suis toujours aussi fébrile même si je fais attention du mieux que je peux. Le froid ressenti et les demandes de Maître, concernant le vestimentaire, ne sont pas compatible ! 
Si je suis malade pour les vacances, il ne faudra pas qu'il s'étonne... Cela ne sera pas de ma faute ! 
Et dire que normalement un Maître est censé prendre soin de sa soumise... Là ce n'est pas le cas, vu que le fait de ne pas être vêtu comme il se devrait pour avoir chaud ou me sentir à  l'aise ne m'est pas autorisé !! 
Et là, c'est moi l'égoïste... C'est vrai : un Maître a tout les droits et une soumise doit obéir et se la fermer !