samedi 26 février 2011

Du calme...


Enfin le week-end. Dommage que les enfants ne comprennent pas l'importance de ce terme !!! Comme presque tout les week-end depuis que mon amie est là, nous sommes réveillées dès que les garçons sont debout. Mon amie se lève directement n'ayant aucune patience en temps normal (et encore moins avec les enfants, j'ai remarqué) tandis que moi, je reste fidèle à ce que je suis : il me faut mon temps de réveil pour pouvoir être agréable. Si je me lève aussitôt, c'est systématique, je suis aussi agréable qu'un ours sortant de sa grotte...
Je vois bien que mon amie ne dit rien à ce propos mais au fond ça la dérange que je prenne mon temps pour me réveiller. Elle sait que c'est mon mode de vie mais c'est plus forte qu'elle : elle a été trop habitué d'être au garde à vous dès la première heure du lever du soleil. Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça chez moi (et encore parce que Maître le tolère me concernant car ça pourrait l'être, c'est vrai).
De plus, contrairement à son fils, le mien, à la base, est habitué à me laisser dormir le matin pour me laisser reposer. Il a compris que sa maman était fatiguée et avait besoin de se reposer pour pouvoir être en forme et bien s'occuper de lui courant la journée.
En revanche, c'est vrai que je dois avouer qu'elle arrive bien à maîtriser les enfants le matin. Elle arrive à garder son calme tout en se faisant entendre et depuis peu, elle réussit à déjeuner paisible avec eux.

J'ai pu ainsi me lever tranquillement en appréciant mon petit déjeuner même si mon fils commençait à se dissiper en sentant ma présence.
Je savais aussi que mon amie devait partir à un rendez-vous et avant même qu'elle me le dise, je me suis doutée qu'elle allait s'arranger pour s'absenter pour la journée, vu les tensions de ces derniers jours.
J'ai pu ainsi me retrouver un peu, en silence, calmement avec mon fils. Quel plaisir de ne plus entendre crier à tout bout de champs, de ne plus faire la police toutes les cinq minutes.
J'ai pu remarqué mon fils a apprécier aussi. Il a pu regarder son dessin animé sans se faire enquiquiner, sans devoir se défendre pour être tranquille, sans se faire entraîner.
C'est ce qui m'a permis de mon côté de pouvoir être en contact et conversion par messagerie instantanée et ensuite par téléphone avec Maître. N'ayant pas du tout la tête à ça, j'avoue que j'avais des craintes qu'il en profite pour me faire des demandes (sachant aussi de son côté que mon amie devait être absente) mais il n'en a pas abusé. J'ai été fortement étonnée et agréablement apprécier sa tolérance.

L'après-midi passa très vite mais très agréable pour autant. J'en ai profité pour faire une sieste en même temps que mon fils. J'en avais grandement besoin. Besoin de solitude, besoin de me retrouver chez moi, besoin de faire le vide, de ne penser à rien... de dormir.
Ensuite, je devais aller acheter des chaussures à mon fils. Cela commençait à être urgent et je ne pouvais repousser, sinon me connaissant, je n'arrêterais pas de décaler.
Pas de chance, il se mit à pleuvoir. Il pleuvait peu donc j'ai décidé d'y aller quand-même. Après tout nous sommes pas en sucre et en se couvrant ça pouvait aller. Le problème c'est quand sortant du magasin, il pleuvait de plus bel... J'avais peur que mon fils choppe un coup de froid.
La ballade fut très agréable. La compagnie de mon petit n'y ait pas pour rien. C'est vrai qu'on a tendance à se rapprocher petit à petit et quelque part grâce à Maître même si je n'en dit. J'en suis bien consciente. La famille est très importante pour moi.

En rentrant, une fois bien mouillés, nous avons pris le temps de souffler. Voyant que Maître n'était pas disponible de son côté (vu l'heure, de son côté, c'était sûrement l'heure du repas du soir), j'en ai profité pour consacrer du temps à mon fils. J'ai joué avec lui. Depuis le temps, qu'il voulait jouer avec sa maman. Le "hic" est qu'il veut jouer à un jeu de société auquel il n'a pas encore l'âge. Il ne peut faire certaines actions et à du mal à comprendre le jeu en lui même. Dans quelques années, d'ici le primaire, ça ira mieux. Je tente de lui expliquer comme je peux. Le principal est que nous puissions passer du temps ensemble.
Ensuite, Maître a pu me rappeler. J'étais contente, tout comme ce matin, de pouvoir lui parler en tête à tête. Ma vie privée ne regarde que moi et forcément quand mon amie est présente elle y assiste. Avant ça ne me dérangeait pas mais depuis que j'ai remarqué qu'elle ne le respecte pas tout le temps, dorénavant ça devient gênant me concernant. Je fais attention à ce que je dis à Maître en sa présence. Le problème est que cela peut être handicapant dans ma relation avec Maître. Heureusement, je n'ai plus que quelques semaines à tenir...

Maintenant place à une soirée calme et paisible. Quelques décontractions afin de s'apaiser quelques minutes et ensuite direction mon endroit préféré : mon lit !


vendredi 25 février 2011

Blessures et rancoeur


Hors de question que je décoince un mot ce matin. J'avais encore mal au coeur et trop blesser du comportement de mon amie de la veille. Juste par politesse, je lui ai juste répondu un salut bref et froid. Elle a très bien compris le message et malgré que ça me faisait mal j'en étais contente.
Je déteste aller au travail ainsi mais c'est comme ça.

Arrivé à mon poste de travail, j’espérais fortement qu'il n'y ait aucun souci technique qui puisse nous empêcher de travailler que je puisse me noyer dans mes tâches au lieu de me tourmenter par rapport à hier.
Nous étions tous (mes collègues et mon supérieur) content que tout fonctionne sans embûche, hormis ma boîte email qui dysfonctionnait par moment mais rien de dramatique et ce n'est pas ça qui m'empêchait d'avancer dans mes tâches.
J'essayais au mieux de rester positive. Mon supérieur, par rapport à la pression de la veille, se contenta d'en faire de même. C'est vrai que c'est un point que j'apprécie chez lui.
A ma pause déjeuner, je suis rentrée seule : mon amie ne voulant pas rentrer, ayant besoin d'être seule. Je peux la comprendre mais ça me fait mal au coeur de la voir comme ça mais là je n'arrive plus rien à faire. Quoique je dise ou que je fasse, j'ai toujours tort. Elle n'accepte pas ses défauts. Je ne suis pas non plus "superwoman" mais étant déjà, plus ou moins, passée par là, je ne fais que la conseiller et la soutenir de mon mieux même si cela nécessite (comme je peux le dire souvent) que je lui rentre dans le lard. Elle n'apprécie pas, d'ailleurs moi non plus, mais au fond, je trouve que c'est bénéfique, ça nous permet à nous deux de nous remettre en question chacune de son côté.

J'étais contente de pouvoir finir ma journée plus tôt. Cela me permettait de pouvoir souffler. Je me retrouvais seule en allant chercher mon fils chez la nourrice. Prendre l'air, profiter des restes des rayons de soleil entre deux nuages. J'ai réfléchi que je devais faire la moral à mon fils concernant son comportement dernièrement et qu'il était hors de question que je tolère malgré ma grande fatigue.
Le long du retour, nous avons donc parlés entre nous tout en étant détendu, me concernant du mieux possible. Même si mon fils faisait de temps à autre celui qui ne m'écoutait et que je le reprenais sur son attention, je sais très bien que malgré tout le message était passé.

En rentrant, je me suis posée quelques minutes. Mon corps en avait grand besoin. Une fois légèrement reposée, je me suis activée un maximum dans mes tâches ménagères. Il fallait pour que je me sente mieux à ce niveau là que tout soit niquel avant que mon amie revienne. C'était important pour moi pour diverses raisons : déjà pour pouvoir me décompresser, pour que l'appartement soit à jour, pour reprendre mon rythme, et en effet, pour montrer à mon amie que je n'ai pas besoin d'elle pour pouvoir avancer. Elle est tellement maniaque, qu'elle se sent "indispensable" concernant le ménage. J'avoue que ça, ça m'agace un peu.

A son retour, nous avons commencés à parler. Quand j'ai vu que le ton commençait à monter de son côté alors que ce n'était nullement mon intention. Suite à la conversation de Maître hier soir, et avec mes remises en question, il était temps que je me reprenne en main. Quand j'ai raison je déteste devoir lâcher prise ou devoir me rabasser mais là je n'ai pas le choix et ça m'agace à un point que, autant Maître que mon amie, sont loin d'imaginer...

La soirée fut beaucoup plus agréable que celles de la semaine. J'ai pu me poser, souffler un peu tout en ayant la chance d'avoir Maître au téléphone. C'est vrai que je ne savais pas quoi lui dire car ce que j'avais en de dire concernant surtout mon amie et rien le fait de revenir là dessus, mon amie n'aurait pas supporter étant dans la même pièce. J'aurais pu changer de pièce bien sûr, mais hier, je me suis aperçue que même en faisant ainsi, mon amie écoute ma conversation, même si je parle doucement : hier elle est intervenue dans la conversation alors que j'étais à la pièce opposée et je ne lui parlais pas tout en parlant doucement... Je conviens bien qu'elle était sur les nerfs mais j'ai encore confirmation que lorsqu'elle est à bout de nerf, elle n'arrive pas du tout à se maîtriser et oubli de respecter ma vie privée. C'est là que je me suis rendue compte que suite à cela et aussi son dernier comportement lors de notre premier clash, je ne peux plus lui faire confiance ! Désormais, je fais attention à ce que je lui dis et à ce que je fais... Ce qui est lourd au final mais je me résoud à me dire qu'il ne me reste plus que quelques semaines à tenir.
Rien que d'entendre la voix apaisée de Maître me réconforta un maximum. Je l'ai senti fatigué de son côté mais je sais très bien que ce n'est pas ça qui va l'arrêter bien au contraire, quitte à être à la limite du supporter et du raisonnable pour son corps.

J'espère que le week-end sera moins difficile que cette semaine catastrophique me concernant...

jeudi 24 février 2011

Encore un caprice....


Déjà qu'en temps normal, je n'ai pas la motivation pour me lever mais là, quand je vois et quand je sais l'état nerveux de mon amie, j'ai encore moins envie.
J'ai remarqué que ce matin, elle avait de nouveau, fait des efforts car elle a su se débrouiller avec les garçons, les faire déjeuner et préparer sans pour autant en leur criant dessus ou en s'en prenant à son fils, comme souvent.
J'appréhendais aussi notre journée professionnelle. Je me préparais à l'entendre râler à chacun de ses obstacles, donc presque toutes les cinq minutes, de l'entendre demander de l'aide (pour des choses qu'on lui a déjà expliquer) soit auprès de mon supérieur, soit auprès de moi-même. Elle espère qu'une chose : retourner à la facilité, retourner sur l'opération sur laquelle elle est affectée depuis cinq ans maintenant. C'est paradoxal : quand elle est dessus, elle se plaint sans cesse que c'est lourd à supporter, que les clients sont difficiles, ça la dérange que nous allons perdre cette opération d'ici quelques semaines et là qu'elle a l'occasion de s'entraîner sur quelque chose d'autres, de plus de facile... ça ne lui convient pas... !! Avec beaucoup plus de motivation et de conviction, elle est largement capable d'y arriver !

La matinée commençait très mal : à peine après une heure de production, mon amie fut débriefié par mon supérieur. Je me doutais de la raison de celle-ci, comme par hasard, quelques minutes après avoir fait un bilan des chiffres de la veille et de l'avant-veille.
Elle est revenue à son poste récupérer ses affaires pour changer de phone, retourner dans notre ancienne équipe, retourner sur "son" opération, en m'annonçant, limite avec regret et rassurée qu'elle était évincé de la nouvelle opération. Son comportement m'exaspéra : elle savait très bien que ça allait se passer ainsi si elle ne faisait pas plus d'effort et après elle fait une crise parce qu'elle a échoué. Je suis désolée mais ramoner toutes les cinq minutes en critiquant sans cesse l'opération, en se plaignant qu'elle n'est pas à la hauteur, ce n'est pas faire des efforts pour moi !! Malgré tout, pendant ma pause, je tentais de la consoler au mieux que je pouvais. C'est à ce moment là qu'elle m'annonça une bonne nouvelle (selon moi) : malgré tout, les supérieurs comptent l'affecter sur une future nouvelle opération. Elle me dit qu'elle le prend bien mais tant que la formation et que l'opération n'aura pas commencer, à tout les coups, elle va réagir pareil. Il y a des raisons pour que je dise et pense ceci : cette dernière devrait concerner des enregistrements ce qui veut dire automatiquement qu'il y aura plusieurs manipulations à faire informatiquement et donc ce qui va encore la perturber sur ses habitudes... Elle dit qu'elle n'était pas prête pour ce changement mais si elle n'est pas prête maintenant, elle n'y sera pas non plus après : une fois toute seule dans son appartement, il faudra qu'elle s'y adapte et vu qu'elle n'arrive pas à faire la barrière entre sa vie privée et professionnelle...

L'après-midi ne fut pas plus paisible pour autant. Me concernant, elle était un peu plus calme car je n'entendais plus aucun bougonnement, plus aucune mauvaise foi ce qui m'apaisa. Heureusement d'ailleurs : c'est ce qui me permit de pouvoir garder mon sang-froid parmi la tension que je pouvais commencer à ressentir auprès de mes collègues et même auprès de mon supérieur. Nous avons encore été en maintenance informatique pendant un long moment. C'est assez handicapant et c'est là où je comprends le commencement d'exaspération de mon supérieur car cela nous retarde grandement dans les chiffres que nous sommes censés faire en rendre en trois semaines. Malgré tout, une fois que tout refonctionnait de nouveau, nous avons trouvés la motivation de continuer et tout ça dans une ambiance bonne enfant, malgré les différences d'affinités. Comme j'aimerais travailler tout le temps dans ces même conditions ! C'est ce qui me manquait depuis de longs mois, c'est ce dont j'avais besoin pour me sentir à l'aise ! J'en profite autant que je le pourrais... Dommage que mon amie n'est pas su profiter de cela qui aurait pu l'aider à être plus à l'aise.

Faire les courses étaient déjà une tare devant les faire aussi tardivement après ma journée. Quand je finis plus tôt cela me dérange un peu moins mais là, je n'avais pas le choix : nous n'avions presque plus rien. Nous faisions avec, ce que j'appelle "les fonds de placards". Personnellement, ça ne me dérange pas mais je vois bien que cela frustre un peu mon amie donc pour éviter qu'elle se plaigne, notamment quand elle est à bout de nerfs, il fallait que je fasse les courses !
Pas de chance, le copain de Maman qui a la gentillesse de me proposer le service de m'emmener et de me ramener (il m'aide même à déposer les courses jusqu'à l'ascenseur) sans rien que je demande, a eu un grand retard de son côté. Son retard ne me dérangeait pas proprement dit, ce qui me dérangeait est que je savais que tout mon programme allait être chambouler. Dans ce cas, je sais gérer mais je savais à l'avance que cela allait déranger mon amie dans ses petites habitudes réglées comme du papier à musique et dès qu'on sort de ce quotidien elle est comme perdue au milieu d'une forêt sans boussole...

En rentrant, nous sommes rejoints en bas de l'immeuble : devant visiter une table et un banc de cuisine, elle a dû rentrer plus tard de son côté mais ça de mon côté, je le savais d'avance. Elle voulu m'aider pour ranger les courses. J'ai apprécié son aide mais je n'ai pas apprécié son comportement. Vu le comportement de son fils ce matin, en plus d'hier, j'avais dit qu'il serait puni dès qu'il serait rentrer à passer son temps, seul à la cuisine jusqu'à nouvel ordre. Pour commencer, quand j'ai commencé à en parler, c'est mon amie qui lui demander d'aller sur la chaise alors que ce n'est pas elle qui l'avait puni ! Ensuite, par fierté mal placée, elle ne pouvait s'empêcher d'ajouter des commentaires à son fils à chaque fois que j'intervenais pour lui faire la moral dès que nécessaire. Cela me mit les nerfs à bloc mais si j'avais le malheur de m'expliquer à ce sujet, elle se serrait emporter et elle aurait été vexer que je la remette à sa place. Je ne trouve pas logique et très agaçant qu'elle puisse se permettre d'intervenir quand moi j'interviens à mon tour. Elle ne comprend pas que si j'interviens (en sachant que ça faisait un moment que je ne l'avais pas fait) ce n'est pas pour rien, ni par plaisir, bien au contraire ! C'est en général, la raison parce qu'elle n'a pas réussi à faire la part des choses à ce moment là : se laissant aller... en sous entendant que toute façon c'est comme ça et que ça ne changera pas.

Nous avons eu de nouveau un clash après le repas, au moment de coucher des enfants. Comme dans un vieux couple, ces derniers temps, nos désaccords commencent souvent à propos des enfants et ça ça m'agace ! Son fils entraîne le mien et résultat, il faut s'armer de patience pour pouvoir les coucher. De mon côté, j'évite de trop me fâcher à ce moment là. J'essaie d'être le plus ferme possible, sans pour autant crier : plus les enfants sentent la tension, plus ils s'énervent et moins le sommeil et le calme viennent à leur tour et c'est un cercle vicieux mais ça mon amie ne l'a pas encore compris, et ne le comprendra jamais vu qu'elle ne sait faire que parler trop gentillement ou en agressant (comme dans la vie générale d'ailleurs).
Les enfants étaient mis au lit, au même moment où Maître appela (suite à notre retard). Il a pu assister à la difficulté de pouvoir les coucher calmement.
La dispute commença quand je suis sortie hors de mes gonds lorsque mon amie reprenait mon fils alors que je le reprenais moi-même. Ce qui me mis hors de moi, c'est qu'elle se permet de réagir ainsi, et c'est pas la première fois (mais la fois de trop je crois), alors qu'elle-même n'est même pas capable de pouvoir reprendre son fils au quotidien... Forcément que j'ai démarré au quart de tour et je lui ai dit ouvertement. Certes, je lui ai dit sèchement (mais pas méchamment pour autant) mais elle monta aux rideaux directement en me manqua de respect en me parlant très mal selon le ton qui augmenta de son côté. Pour la calmer, je lui ai même tendu le téléphone pour que Maître lui parle mais elle m'envoya bouler encore plus fort. De colère, elle fini de coucher son fils, se prépara très violemment et partie comme une sauvage en claquant la porte en beuglant que puisque elle était une mauvaise mère, puisqu'elle était incapable d'élever son fils, elle devait partir dehors... Je la laissa faire. Déjà en temps normal, elle ne m'écoute pas donc là ça ne servait strictement à rien que je la retienne ! Maître a tenté de me calmer et me soutenir au mieux de son côté (assistant à la scène par distance via le téléphone). Il voit très bien que malgré mes efforts, malgré que je sois consciente de la situation, je suis vraiment à bout de nerf surtout au fait du manque d'effort d'évolution de mon amie, pas sur elle-même mais concernant son entourage. Quand j'analyse, je ne peux juger ne connaissant pas le comportement et le caractère final de son ex-compagnon, mais je me rends compte que son fils reproduit et est la copie conforme de sa mère : impulsif, égoïste, trop fier, têtu à tout bout de champs, ne supporte pas les directives et les changements... Ce qui me fait réellement peur c'est que je me demande comment elle va pouvoir s'en sortir seule avec son fils si elle même ne se remet pas en question, tout en ne voyant pas que son fils est sa copie conforme et que ce n'est pas du tout positif pour son et leur avenir à eux deux mais surtout pour son fils !!!

Encore un caprice....

Déjà qu'en temps normal, je n'ai pas la motivation pour me lever mais là, quand je vois et quand je sais l'état nerveux de mon amie, j'ai encore moins envie.
J'ai remarqué que ce matin, elle avait de nouveau, fait des efforts car elle a su se débrouiller avec les garçons, les faire déjeuner et préparer sans pour autant en leur criant dessus ou en s'en prenant à son fils, comme souvent.
J'appréhendais aussi notre journée professionnelle. Je me préparais à l'entendre râler à chacun de ses obstacles, donc presque toutes les cinq minutes, de l'entendre demander de l'aide (pour des choses qu'on lui a déjà expliquer) soit auprès de mon supérieur, soit auprès de moi-même. Elle espère qu'une chose : retourner à la facilité, retourner sur l'opération sur laquelle elle est affectée depuis cinq ans maintenant. C'est paradoxal : quand elle est dessus, elle se plaint sans cesse que c'est lourd à supporter, que les clients sont difficiles, ça la dérange que nous allons perdre cette opération d'ici quelques semaines et là qu'elle a l'occasion de s'entraîner sur quelque chose d'autres, de plus de facile... ça ne lui convient pas... !! Avec beaucoup plus de motivation et de conviction, elle est largement capable d'y arriver !

La matinée commençait très mal : à peine après une heure de production, mon amie fut débriefié par mon supérieur. Je me doutais de la raison de celle-ci, comme par hasard, quelques minutes après avoir fait un bilan des chiffres de la veille et de l'avant-veille.
Elle est revenue à son poste récupérer ses affaires pour changer de phone, retourner dans notre ancienne équipe, retourner sur "son" opération, en m'annonçant, limite avec regret et rassurée qu'elle était évincé de la nouvelle opération. Son comportement m'exaspéra : elle savait très bien que ça allait se passer ainsi si elle ne faisait pas plus d'effort et après elle fait une crise parce qu'elle a échoué. Je suis désolée mais ramoner toutes les cinq minutes en critiquant sans cesse l'opération, en se plaignant qu'elle n'est pas à la hauteur, ce n'est pas faire des efforts pour moi !! Malgré tout, pendant ma pause, je tentais de la consoler au mieux que je pouvais. C'est à ce moment là qu'elle m'annonça une bonne nouvelle (selon moi) : malgré tout, les supérieurs comptent l'affecter sur une future nouvelle opération. Elle me dit qu'elle le prend bien mais tant que la formation et que l'opération n'aura pas commencer, à tout les coups, elle va réagir pareil. Il y a des raisons pour que je dise et pense ceci : cette dernière devrait concerner des enregistrements ce qui veut dire automatiquement qu'il y aura plusieurs manipulations à faire informatiquement et donc ce qui va encore la perturber sur ses habitudes... Elle dit qu'elle n'était pas prête pour ce changement mais si elle n'est pas prête maintenant, elle n'y sera pas non plus après : une fois toute seule dans son appartement, il faudra qu'elle s'y adapte et vu qu'elle n'arrive pas à faire la barrière entre sa vie privée et professionnelle...

L'après-midi ne fut pas plus paisible pour autant. Me concernant, elle était un peu plus calme car je n'entendais plus aucun bougonnement, plus aucune mauvaise foi ce qui m'apaisa. Heureusement d'ailleurs : c'est ce qui me permit de pouvoir garder mon sang-froid parmi la tension que je pouvais commencer à ressentir auprès de mes collègues et même auprès de mon supérieur. Nous avons encore été en maintenance informatique pendant un long moment. C'est assez handicapant et c'est là où je comprends le commencement d'exaspération de mon supérieur car cela nous retarde grandement dans les chiffres que nous sommes censés faire en rendre en trois semaines. Malgré tout, une fois que tout refonctionnait de nouveau, nous avons trouvés la motivation de continuer et tout ça dans une ambiance bonne enfant, malgré les différences d'affinités. Comme j'aimerais travailler tout le temps dans ces même conditions ! C'est ce qui me manquait depuis de longs mois, c'est ce dont j'avais besoin pour me sentir à l'aise ! J'en profite autant que je le pourrais... Dommage que mon amie n'est pas su profiter de cela qui aurait pu l'aider à être plus à l'aise.

Faire les courses étaient déjà une tare devant les faire aussi tardivement après ma journée. Quand je finis plus tôt cela me dérange un peu moins mais là, je n'avais pas le choix : nous n'avions presque plus rien. Nous faisions avec, ce que j'appelle "les fonds de placards". Personnellement, ça ne me dérange pas mais je vois bien que cela frustre un peu mon amie donc pour éviter qu'elle se plaigne, notamment quand elle est à bout de nerfs, il fallait que je fasse les courses !
Pas de chance, le copain de Maman qui a la gentillesse de me proposer le service de m'emmener et de me ramener (il m'aide même à déposer les courses jusqu'à l'ascenseur) sans rien que je demande, a eu un grand retard de son côté. Son retard ne me dérangeait pas proprement dit, ce qui me dérangeait est que je savais que tout mon programme allait être chambouler. Dans ce cas, je sais gérer mais je savais à l'avance que cela allait déranger mon amie dans ses petites habitudes réglées comme du papier à musique et dès qu'on sort de ce quotidien elle est comme perdue au milieu d'une forêt sans boussole...

En rentrant, nous sommes rejoints en bas de l'immeuble : devant visiter une table et un banc de cuisine, elle a dû rentrer plus tard de son côté mais ça de mon côté, je le savais d'avance. Elle voulu m'aider pour ranger les courses. J'ai apprécié son aide mais je n'ai pas apprécié son comportement. Vu le comportement de son fils ce matin, en plus d'hier, j'avais dit qu'il serait puni dès qu'il serait rentrer à passer son temps, seul à la cuisine jusqu'à nouvel ordre. Pour commencer, quand j'ai commencé à en parler, c'est mon amie qui lui demander d'aller sur la chaise alors que ce n'est pas elle qui l'avait puni ! Ensuite, par fierté mal placée, elle ne pouvait s'empêcher d'ajouter des commentaires à son fils à chaque fois que j'intervenais pour lui faire la moral dès que nécessaire. Cela me mit les nerfs à bloc mais si j'avais le malheur de m'expliquer à ce sujet, elle se serrait emporter et elle aurait été vexer que je la remette à sa place. Je ne trouve pas logique et très agaçant qu'elle puisse se permettre d'intervenir quand moi j'interviens à mon tour. Elle ne comprend pas que si j'interviens (en sachant que ça faisait un moment que je ne l'avais pas fait) ce n'est pas pour rien, ni par plaisir, bien au contraire ! C'est en général, la raison parce qu'elle n'a pas réussi à faire la part des choses à ce moment là : se laissant aller... en sous entendant que toute façon c'est comme ça et que ça ne changera pas.

Nous avons eu de nouveau un clash après le repas, au moment de coucher des enfants. Comme dans un vieux couple, ces derniers temps, nos désaccords commencent souvent à propos des enfants et ça ça m'agace ! Son fils entraîne le mien et résultat, il faut s'armer de patience pour pouvoir les coucher. De mon côté, j'évite de trop me fâcher à ce moment là. J'essaie d'être le plus ferme possible, sans pour autant crier : plus les enfants sentent la tension, plus ils s'énervent et moins le sommeil et le calme viennent à leur tour et c'est un cercle vicieux mais ça mon amie ne l'a pas encore compris, et ne le comprendra jamais vu qu'elle ne sait faire que parler trop gentillement ou en agressant (comme dans la vie générale d'ailleurs).
Les enfants étaient mis au lit, au même moment où Maître appela (suite à notre retard). Il a pu assister à la difficulté de pouvoir les coucher calmement.
La dispute commença quand je suis sortie hors de mes gonds lorsque mon amie reprenait mon fils alors que je le reprenais moi-même. Ce qui me mis hors de moi, c'est qu'elle se permet de réagir ainsi, et c'est pas la première fois (mais la fois de trop je crois), alors qu'elle-même n'est même pas capable de pouvoir reprendre son fils au quotidien... Forcément que j'ai démarré au quart de tour et je lui ai dit ouvertement. Certes, je lui ai dit sèchement (mais pas méchamment pour autant) mais elle monta aux rideaux directement en me manqua de respect en me parlant très mal selon le ton qui augmenta de son côté. Pour la calmer, je lui ai même tendu le téléphone pour que Maître lui parle mais elle m'envoya bouler encore plus fort. De colère, elle fini de coucher son fils, se prépara très violemment et partie comme une sauvage en claquant la porte en beuglant que puisque elle était une mauvaise mère, puisqu'elle était incapable d'élever son fils, elle devait partir dehors... Je la laissa faire. Déjà en temps normal, elle ne m'écoute pas donc là ça ne servait strictement à rien que je la retienne ! Maître a tenté de me calmer et me soutenir au mieux de son côté (assistant à la scène par distance via le téléphone). Il voit très bien que malgré mes efforts, malgré que je sois consciente de la situation, je suis vraiment à bout de nerf surtout au fait du manque d'effort d'évolution de mon amie, pas sur elle-même mais concernant son entourage. Quand j'analyse, je ne peux juger ne connaissant pas le comportement et le caractère final de son ex-compagnon, mais je me rends compte que son fils reproduit et est la copie conforme de sa mère : impulsif, égoïste, trop fier, têtu à tout bout de champs, ne supporte pas les directives et les changements... Ce qui me fait réellement peur c'est que je me demande comment elle va pouvoir s'en sortir seule avec son fils si elle même ne se remet pas en question, tout en ne voyant pas que son fils est sa copie conforme et que ce n'est pas du tout positif pour son et leur avenir à eux deux mais surtout pour son fils !!!

mercredi 23 février 2011

N'en peut plus !


Dès le réveil, j'étais sur les nerfs ! Forcément, pour commencer, je me suis endormie dans le même état... grâce à Maître.
Mais non, ça ne suffisait pas : par fatigue (c'est sûr, on peut pas être en forme et dormir que cinq heures en passant sa soirée au téléphone...) mon amie a eu la fainéantise de ramener son fils au lit, elle a préféré le ramener dans notre lit, pour éviter de faire de l'autorité dès le matin ou de se lever... Je le savais très bien qu'elle allait réagir ainsi, c'est pour ça qu'hier je l'ai laissé faire : pour qu'elle apprenne de ses erreurs, qu'elle apprenne à assumer ses actes (ce qu'elle croit faire mais n'en est pas capable pour l'instant, selon moi).

Bref, ce qui me mit les nerfs c'est qu'elle me demanda indirectement de couper le réveil parce que cela dérangeait son fils. Elle a de la chance que Maître m'ait appris à me contrôler davantage car sinon je lui rentrais dans le lard... J'aurais démarré au quart de tour, en éjectant son fils de mon lit, de ma chambre et le ramenant là où il devait être "normalement" et pour faire comprendre que ce n'était pas à moi de le faire mais à sa mère, malgré la fatigue.

Je peux la comprendre mais je n'ai pas à supporter les conséquences de ses envies ou de ses actes, même en vivant sous le même toit ! L'inverse est beaucoup plus logique vu que je suis encore chez moi !!
J'ai donc réussi à prendre sur moi. J'ai fait exprès d'arrêter momentanément le réveil : je savais qu'il y allait avoir une relance. Après la relance, là seulement je l'ai été et je me suis levée brutalement pour bien faire comprendre mon mécontentement. Tellement fatiguée, elle est reparti dans son sommeil et n'en a pas prêté attention. Je m'y attendais donc j'ai procédé autrement. Au lieu de me dépêcher à ma préparation, pour lui laisser, justement le temps de se préparer à son tour, elle et son fils, j'ai bien pris mon temps. J'ai fait exactement ce qu'elle fait en temps normal : j'ai passé une bonne demie-heure pour déjeuner et une bonne heure à la salle de bain. Au bout d'un moment, elle allait bien voir qu'elle allait être prise de court par le temps et qu'elle aurait dû se lever plus tôt quoiqu'il en soit...

Evidemment, elle s'est rendue un peu juste à l'agence HLM pour être réellement à l'heure où venait nous chercher notre collègue.
Résultat, n'étant pas là au rendez-vous, nous devions descendre impérativement en ville, autant pour elle que pour moi, ma collègue n'a pas pu l'attendre ni aller la chercher. Il a fallu qu'elle se débrouille par ses propres moyens. J'avais mal au coeur pour elle (et pour son fils) car elle allait être en retard autant pour l'emmener chez la nourrice et pour se rendre au travail mais ne conduisant pas, la décision ne m'invoquait pas...

Juste avant de partir Maître m'appela directement sur mon portable. Avant même de décrocher, en voyant le numéro, me doutant de sa provenance (mais avec aucune certitude), je savais que c'était pas bon signe.
Je ne me suis pas trompée. J'ai eu le droit à un début de leçon de moral sur la "jalousie". Comme si je n'y avais pas songé de mon côté, dans la nuit, avant de m'endormir...
Maître est persuadé que c'est de la jalousie. Pour moi ça ne l'est pas. C'est juste qu'il faut recadrer les choses à leur place : mon amie n'est pas sa soumise donc pour commencer, je ne comprends pas qu'elle puisse passer du temps téléphonique plus que moi, qui suit sa soumise. Quand elle est venue se coucher, très tard dans la nuit (à plus de mon couvre-feu), je n'ai ressenti aucun regret de sa part ayant passer toute la soirée en compagnie de Maître au téléphone. Elle boit tellement ses paroles comme un bébé tête sa mère qu'elle ne se rend même plus compte des priorités d'où elle vit !!!
Dans la conversation de ce matin, indirectement Maître la soutient, ne supportant pas mon ressenti actuel. Pourtant c'est assez compréhensible, je pense !! Maître m'a privé de notre dernier week-end où l'on aurait pu être "tranquille", s'en va dans quelques jours pour une mission de plusieurs mois et je dois trouver tout à fait normal que Maître joue le rôle du psychologue auprès de mon amie ??? Je dois trouver normal tout ça alors qu'elle n'en supporterait pas le quart si le cas serait inversé ?? Je dois continuer à supporter tout ses états d'âmes juste parce que "Madame" préfère écoute "son dieu" plutôt que la personne qui vit avec elle tout les jours ??? Elle ne se rend pas compte, qu'en dehors de la soutenir et de vouloir l'aider comme il le peut, Maître joue avec ses sentiments qu'elle a envers lui, qu'il joue avec l'admiration qu'elle lui invoque ce qui lui permet d'avoir encore plus d'influence envers elle... !!!
Quand je disais à Maître que j'étais au bout du rouleau... que ce n'est pas quarante huit heures qui vont me calmer... ce n'est pas pour rien ! La preuve, sinon je ne ressentirais pas tout ça !!

Heureusement pour moi que la nouvelle opération me plait. Cela me permet de pouvoir décompresser quelque peu. Enfin, il faut le dire vite fait ! C'est sûr qu'avec mon amie, se trouvant à mes côtés, manquant d'organisation dans sa façon de travailler, n'arrêtant pas de marmoner toutes les trentes secondes en espèrant qu'à la longue elle arriva à partir de la nouvelle opération, c'est pas le top !!
C'est vrai que nous avons été en maintenance une bonne partie de l'après-midi. Un problème informatique est survenu tandis que nous étions en plein travail et bien concentrées. Mon supérieur a fait le nécessaire de son côté mais là, ensuite, ce n'était plus de son ressort...

En rentrant, nous avons eu une discussion avec mon amie. Indirectement, elle me demanda des explications sur le fait que notre collègue l'a refroidi quand elle lui a fait comprendre qu'elle ne pouvait pas venir la chercher, que c'était trop tard.
Je n'ai pas pu éviter de reparler de ce matin. Je lui ai fait comprendre que si elle avait été à peine plus tôt à l'agence HLM au lieu de prendre son temps à la préparation, elle ne nous aurait pas loupé. De suite, elle rejeta la faute sur moi ayant pris mon temps ce matin à la salle de bain.
Ha, je l'attendais, celle là ! Je n'attendais que ça qu'elle me balance ce pic en plein visage n'assumant pas le fait qu'elle n'a pas réussi à se préparer en temps et en heure quelque soit les circonstances...
C'est là que la dispute commença. Je lui expliqua que dans un premier temps que je n'avais pas apprécié que son fils m'empêche de pouvoir me réveiller tranquillement. Je lui ai fait comprendre que si ça ne l'a dérangeait pas que son fils ne respecte pas son sommeil c'est son problème mais moi ça me dérange qu'il ne respecte pas le mien pour commencer. Bien sûr, elle me rétorqua que cela m'arrivait avec mon fils. J'ai dû encore me justifier pour qu'elle comprenne mon comportement de ce matin, qu'elle se rende compte qu'elle ne prenne pas en considération les remarques ou les demandes, voir même conseils que je peux lui faire part. Elle ne se rend pas compte que c'est essentiel pour notre mode de vie quotidienne.

Pour détendre l'atmosphère, j'étais contente de pouvoir apprécier le retour de mon fils après ces quelques jours passés chez ses grands-parents.
Je fus rassurée de le savoir rentrer, de le savoir à mes côtés. De plus, j'étais heureuse qu'il ne fasse aucune crise, aucun caprice concernant son retour comme cela a pu être les dernières fois. Bien au contraire, il était tout sourire et plutôt en forme. Il m'a avoué quelques faux pas qu'il a pu faire chez ses grands-parents et comment son papa s'était un peu plus occupé de lui qu'à l'habitude, ce côté maladroit l'a fait sourire et de mon côté m'a rappelé quelques souvenirs quand notre fils était bébé.
Le coucher des enfants a été plus difficile que je ne l'aurais penser. J'aurais dû m'en douter. Mon fils me teste jusqu'à temps que je me fâche, juste par fierté de pouvoir faire son meneur en présence du fils de mon amie et celui fait des siennes ne pouvant pas trouver le sommeil à l'heure où nous le couchons à la maison... Même résultat : il empêche et dissipe mon fils (même si mon fils n'est pas blanc comme neige pour autant). Je laisse intervenir sa maman mais en cas de débordement, étant chez moi et pour mon fils, je ne peux faire que d'intervenir, à contre coeur. Mon handicap est que lorsque j'interviens mon amie ne peut s'empêcher d'intervenir à son tour. Pour moi, elle n'a rien à redire, au moins pour que je garde ma crédibilité et ensuite vu qu'elle n'a pas su être à la hauteur qu'il fallait au moment où il le fallait elle n'a qu'à assumer et me laisser faire... Par exemple, quand elle reprend son enfant (voir le mien par moment) je n'interviens pas, je la laisse dire ce qu'elle veut dire à ce moment et si je trouve qu'elle a raison, je la conforte devant les enfants pour leur faire bien comprendre qu'elle avait raison, au pire, si j'ai quelque chose à dire, j'attends de la voir en tête à tête en dehors des enfants...

mardi 22 février 2011

Expirer, souffler, souffler, expirer...


Je déteste me réveiller de cette manière. Je suis restée au lit pour éviter de souffler sur la braise. J'ai attendu que mon amie se calme pour pouvoir me lever "tranquillement". Ne voyant aucun changement, je n'avais pas d'autres choix de me rendre à la salle à manger pour tenter au mieux de détendre l'atmosphère.
Elle s'en est même pas rendu compte mais elle s'en est pris à son fils pendant plus d'une demi heure, tout ça, parce qu'elle stressait pour son rendez-vous à l'assistante sociale et pour le commencement de notre nouvelle opération professionnelle.
Je suis patiente, compréhensive, tolérante mais il y a des limites et là je crois que j'y arrive sérieusement. Je connaissais des personnes lunatiques, y compris moi-même par moment mais là, mon amie est au summum je crois. Même quand je lui ai fait comprendre qu'il ne servait à rien de s'en prendre après son fils pour aucune raison valable, de plus, elle a commencé à être agressive verbalement. Tout en restant de marbre et lui répondant, elle a très bien compris qu'il fallait qu'elle se calme !! Elle est donc partie en furie, emmener son fils chez la nounou.
En rentrant, je ne lui ai pas adressé la parole tant que je n'étais pas calme de mon côté et tant qu'elle n'était pas calmée du sien. Sans pour autant s'excuser mot à mot, elle m'a fait comprendre qu'elle regrettait son excès.
Ce qui m'agace le plus c'est quand elle prétend de pas pouvoir changer, que c'est ainsi depuis la nuit des temps et point barre. Elle ne comprend pas que c'est elle qui ne veut pas changer et tant qu'elle se confortera à ne faire aucun effort dans tout domaine, elle sera malheureuse même en ayant tout à disposition. Je crois que c'est ce qu'il se passe actuellement mais elle n'en est même pas consciente !!! Là, je trouve que c'est grave ! C'est là que je me rend compte à quelle point en faite, elle peut être incontrôlable, impulsive et surtout très influençable ! C'est malheureux pour elle mais tant qu'elle ne voudra en faire qu'à sa tête, aussi par fierté mal placée, je ne pourrais rien faire de plus même avec tout les efforts du monde !

La journée professionnelle fut très stressante mais plaisante dans son ensemble me concernant. Après m'avoir exercé à jongler entre les applications, malgré quelques craintes, je me sentais à l'aise. C'est vrai que j'étais contente de ne pas commencer en tête de liste (j'aime pas cela à condition d'être complètement sûre de moi).
Suite à quelques répondeurs ou des sonneries sans messagerie, j'ai explosé de joie quand j'ai raccroché lors de mon premier véritable appel. C'est parti tout seul : ma pression s'est relâchée quand la fierté de la réussite fut présente. Ce fut encore plus appréciable quand la chargée de compte me félicita sur le contenu de ce premier appel. J'avoue : j'étais fière !! Cela m'a permise de pouvoir à avoir la "gnac" pour poursuivre, nous retrouvant sans notre supérieur est trois heures de nos collègues étant en pause déjeuner avant nous (mon amie et moi).
J'ai relâché la pression, le stress quand nous sommes rentrées à notre pause déjeuner, à l'appartement.
Mon amie étant perdue par son manque de confiance, se mettant de la pression là où il n'y avait pas lieu d'en avoir, tira la tête pendant toute l'heure. Pour lui faire comprendre que cela ne servait à rien et que je n'avais pas envie de subir sa pression en dehors du travail, surtout pendant la pause déjeuner, la seule coupure de la journée, je fis comme si de rien n'était et fit comme d'habitude, comme si j'étais seule, en me décontractant, j'écoutais de la musique et me mettait le plus à l'aise possible.
Pour l'après-midi, je ne redoutais pas de mes capacités mais je redoutais le moment où mon amie pouvait nous lâcher psychologiquement et nerveusement. Je m'attendais à ce qu'elle nous fasse une crise de nerf au milieu du phone, comme elle a pu le faire la semaine dernière avec une autre collègue dans notre ancienne équipe (que nous retrouvons dès la fin de cette nouvelle opération). Au fond, je savais qu'elle allait faire le maximum pour prendre sur elle-même car au fond, elle craint plus mon supérieur actuel (sûrement la présence masculine) que notre autre supérieure avec elle elle travaille depuis des années.
Elle a commencé à perdre pied dès lors que tout le monde avait fini sa journée dans notre équipe et qu'il ne restait plus que nous. Elle savait que j'étais là pour l'aider, même mon supérieur lui a fait remarqué qu'elle pouvait solliciter mon aide. Effectivement, elle me demandait de l'aide mais tout en continuant de faire sa mauvaise foi ! Vu que cela m'insupportait et m'empêchait de bien travailler, je lui ai demandé de sortir cinq minutes pour s'aérer l'esprit, qu'elle en avait besoin. Faisant sa forte tête, têtue comme une mule, c'est moi qui ait pris les devant en quittant mon poste, la laissant seule, me calmer quelques minutes à l'extérieur, au frais, profitant pour fumer une cigarette. Là, Maître lui aurait demandé, de la même façon que moi (ou même d'une autre façon) de sortir, elle l'aurait fait sans rechigner... C'est la première pensée que j'ai eu quand j'ai pris la décision de sortir pour éviter une nouvelle crise et d'éviter de remettre l'huile sur le feu... (même si je pense qu'au fond, inconsciemment elle n'attendait que ça pour pouvoir trouver un bouc émissaire, moi ou autres, à sa nervosité).
Moi, bien au contraire, je suis dix fois plus à l'aise avec notre supérieur actuel. Je suis plus détendue et rien le fait de savoir qu'il a un esprit plus professionnel, plus consciencieux, cela me rassure et me conforte énormément dans mon travail. Il arrive à pouvoir répondre au mieux aux demandes de la direction (du site ou du siège social) tout en étant présent pour ses téléconseillers ! C'est vrai qu'il manque de franchise mais c'est le seul défaut que je peux lui trouver, professionnellement parlant contrairement aux mauvaises langues de notre site.

A peine rentrés, je n'ai pas eu le temps pour autant de pouvoir souffler. Entre le linge, le repas, j'ai tenté, encore une fois de plus, avec ou sans la présence de mon amie, être à la hauteur pour continuer le choc avant de pouvoir me coucher et être à jour dans mes diverses activités.
Mon amie voulu m'aider mais elle a très bien vu que dans l'état qu'elle était elle n'arrivait pas à suivre la cadence. Ce qui me fit satisfaisant c'est qu'elle me complimenta sur la réussite de mon repas malgré son manque d'appétit. C'est vrai que j'ai fortement apprécié. Pour une fois, je n'avais aucune critique à me faire (ce qui est très rare chez moi).

Pour la soirée, je patientais afin de pouvoir être disponible pour Maître. Le sourire a pu se lire sur mes lèvres dès que je l'ai vu connecté sur la messagerie instantanée. J'ignore si un appel téléphonique était possible ou pas mais au moins, je pouvais lui parler... et j'en ai besoin ! J'ai besoin de lui confier mes ressentis notamment concernant mon amie. Il est le seul à pouvoir la calmer (tout comme moi). Même si j'en suis consciente, c'est lourd à supporter que Maître lui dise la même chose que moi, qu'elle l'écoute et pas moi. Le pire c'est qu'elle sait que Maître va lui dire à l'identique, c'est juste qu'elle ne va pas oser être agressive avec Maître qu'avec moi par rapport au fait qu'elle l’idolâtre...
Je viens d'apprendre que Maître veut encore l'aider financièrement pour qu'elle avance plus vite afin d'avoir son appartement rapidement. Quelque part, cela me rogne un peu. Elle va être soulagée certainement mais elle n'a toujours pas conscience qu'on ne sera pas toujours derrière elle. De plus, pour moi, elle ne le mérite pas la reconnaissance que j'ai juste quand elle en a envie ! Mais bon, c'est mon amie depuis maintenant plus de dix ans et ma générosité ne peut refuser. Sans pour autant oublier que la décision finale ne me revient pas, seul mon avis compte... et de mon côté je savais très bien que la décision de Maître était déjà prise et qu'elle ne sait pas lui donner un refus !!

lundi 21 février 2011

Nouveauté


Je me suis réveillée autant inquiète que la veille voir plus. Suite à mon état d'énervement, la pression, l'humeur de mon amie du vendredi, j'avais les nerfs à bloc. Résultat, je n'ai pas su prendre le recul nécessaire et me suis laissée débordée par les évènements ; c'est là que Maître m'a laissé mes quarante huit heures du week-end.
C'est vrai que j'avais de la colère m'ayant délaissé alors que j'avais besoin de son soutien. J'ai pu me défouler mais j'aurais pu le faire plus tard. J'ai eu un goût amer de laisser le dernier week-end de tranquillité qui nous étaient accordé.
La seule qui était contente était mon amie, ce qui avait le don de m'énerver davantage mais je peux la comprendre. Elle m'a dit qu'elle était contente que je n'avais pas de demande particulière, que j'ai pu "me lâcher" mais la réalité c'est qu'elle était contente de m'avoir rien que pour elle, les enfants étant chez leurs grands-parents respectifs.
Elle ne se rend pas compte qu'elle, je peux la voir tous les jours, même si on a très peu de temps.
C'est ainsi mais bon, ma priorité était quand-même Maître.

Comme presque tous les lundis, la journée me parut longue mais différente. Je fus en production le matin et autant dire que je n'ai pas chaumé. J'ai enchaîné appels sur appels dès la première heure (sans parler des autres) : j'avais déjà la voix moitié cassée.
J'ai dû aussi décaler ma pause déjeuner, une heure à l'avance pour pouvoir faire la formation comme prévue depuis vendredi. J'en étais contente contrairement à mon amie (qui est aussi affectée à cette nouvelle opération). J'appréhendais un peu le contenu de celle-ci sachant que tout a été vite : la décision s'est faite fin de semaine dernière et la signature vendredi dernier... Je crois que c'est le contrat que l'on a signé le plus vite depuis que je suis embauchée.
Je ne vais pas me plaindre. Je sais très bien que c'est "ça passe ou ça casse" : à nous de pouvoir donner le maximum pour mettre en avant nos atouts et nos valeurs professionnels pour mettre en avant le site, afin que la direction soit convaincue de nous accorder plus d'opérations...

Nous passions donc toute l'après-midi en salle de réunion à être formées par un cadre du client et deux cadres de notre société du siège sociale (que nous n'avions pas encore vus).
Les deux premières heures furent consacrées, logiquement, aux explications : la découverte du produit sur lequel nous allons devoir travailler, le discours essentiel à tenir et les applications à se servir en complément.
Après une petite pause, nous passions aux simulations. Cela permettait de voir si nous avions bien tout compris, bien tout assimilé et s'entraîner, ce qui est plus important. Inutile d'arriver comme un cheveu sur la soupe pour faire des sottises.
C'est vrai que je n'ai pas voulu passer la première. Cela m'a permis de faire mon brouillon pour mon discours ainsi je n'avais plus qu'à me concentrer sur mon petit faible : le jonglage sur les différents supports que nous avons besoin au cours de chacun de nos appels.
Pour l'instant, nous sommes que cinq et sur les cinq, nous sommes que deux à être plus ou moins à l'aise, au moins à la simulation : la personne avec qui je m'entends le moins dans la boîte et moi-même.

A peine sortie de la formation, ayant terminé notre journée, mon amie était au bord de la crise de nerf. Elle n'a pas confiance en elle, alors qu'elle est largement capable. Elle panique pour rien. Pour moi, c'est qu'elle n'est pas concentrée sur ce qu'on lui demande. Elle bloque sur le fait qu'elle ne va plus pouvoir bosser sur l'opération sur laquelle elle bosse depuis plusieurs années et résultat, elle rejette toutes les autres propositions qu'on lui propose. Bien au contraire, elle devrait pouvoir en profiter pour pouvoir démontrer qu'elle est capable de faire autre chose, de se vider la tête et se mettre en valeur pour l'avenir. Mais non, au lieu de ça, elle se tourmente et s'en prend auprès des autres.

En rentrant, son fils (étant seul car le mien est encore chez ses grands-parents), ne pouvant pas bouger le moindre petit doigt sans se faire reprendre. Un pas de travers et c'était la fin du monde. Je sais très bien que quand c'est comme ça, je peux dire tout et n'importe quoi, elle n'écoute rien, elle se braque et reste agressive gratuite. J'avoue que je suis mal placée pour parler car c'est ainsi que j'ai réagi (avec grand regret) ce week-end avec Maître mais moi ce n'est pas régulier, ce n'est pas tout les jours et en général c'est pour une bonne raison si j'en arrive là : pas au moindre petit obstacle ou petite contradiction.
Ce comportement quotidien a le don de me mettre sur les nerfs. Ce qui m'agace le plus, c'est qu'elle ne tient pas compte des personnes qui l'entoure. Elle ne se rend pas compte que les autres tentent au mieux de l'aider, mais non, vu qu'on ne fait pas ce qu'elle veut, elle envoie tout bouler, limite y compris son fils. Elle ne se rend pas compte que pour moi, c'est lourd à porter au quotidien.
Moi aussi, je suis de nature anxieuse, et même si Maître m'a fait beaucoup évolué à ce niveau, j'étais loin d'être aussi agressive et aigrie qu'elle au quotidien et franchement je m'en contente bien. Il est clair que je souhaite bon courage à la prochaine personne qui partagera sa vie...

Heureusement, je ne m'y attendais pas, Maître a réussi à m'appeler. La déception et le malentendu de ce week-end étaient encore bien là, surtout de mon côté mais je fus rassurée et apaisée d'avoir des nouvelles de Maître. Je vois bien que Maître ne va pas bien physiquement suite à ces soucis de santé dentaires momentanés. Même s'il me dit tout, je suis sûre qu'il ne me dit pas tout professionnellement parlant. J'en ai un doute supplémentaire quand je vois un commentaire sur le réseau social. Cela ne fait que conforter mes pensées. Il y a sûrement de la tension, des désaccords et tout ça avec la pression de notre vie privée. J'aimerais tant pouvoir le soulager, j'aimerais tant que la soumise que je suis puisse prendre soin de son Maître...

En résumé, je suis ravie d'avoir des nouvelles de Maître et les humeurs lunatiques et les caprices de mon amie commencent à me peser. Je n'attends rien en retour sauf un peu plus de considération mais ce qui est sûre c'est qu'elle serait incapable de supporter un quart de ce qu'elle peut me faire supporter (inconsciemment) même pour moi mais ça forcément elle ne s'en rend pas compte. Si je lui en parle, elle va encore très mal le prendre et me reprocher de l'avoir héberger, comme elle peut le faire habituellement...










dimanche 20 février 2011

En congés bis





En mode congés forcés