La dernière matinée fut assez difficile que les deux dernières. Difficultés de me réveiller et surtout d'ouvrir les yeux. Je sais que quand je suis fatiguée, je suis encore plus étourdie que d'habitude mais là il ne fallait pas que j'oublie les affaires de mon fils devant se rendre à la piscine et à la bibliothèque dans la même journée.
Dans l'ensemble, j'avais réussi d'être à l'heure mais mon fils nous a retardé n'obéissant pas de suite.
Sur le long du chemin, non loin du travail, j'ai aperçu mon amie. La première personne que j'avais vu c'était son grand frère qui s'est invité chez elle cette semaine. Il ne m'avait pas reconnu sachant que j'ai changé physiquement depuis une dizaine d'années maintenant : entre le coupe de cheveux et les couleurs... Il ne m'a pas reconnu de suite. Mon amie était dans le bureau de tabac pour des photocopies. J'en ai profité pour me réapprovisionner en cigarettes.
Nous avons fait le reste du chemin ensemble, son frère partant de son côté à l'opposé. Je n'ai pas caché que nous avons parlé d'elle à la réunion de la veille et que nous avons tout fait pour que les choses changent en soulignant que le comportement de ma supérieure n'est surtout pas professionnel ! Même si mon amie est difficile professionnelle à gérer actuellement suite à son état, elle n'a aucune excuse à ce propos !
Etant absente hier après-midi assistant à ma première réunion CHSCT, j'ai demandé à mon supérieur s'il y avait des changements ou des nouveautés. Au bureau de tabac, j'avais croisé une autre de mes collègues de mon équipe actuelle me faisant un bref résumé. Notre supérieur nous a expliqué la variante. J'ai eu un coup de colère : n'ayant pas eu satisfaction des prestataires du client (étant sensé nous aider pour passer nos appels à propos des numéros de téléphone), nous devons faire nous même le travail. Résultat, nous devons nous-même chercher les coordonnées téléphoniques qui nous handicapent tardant les communications ou erronnant les recherches et donc faussent les chiffres : impossibilité d'effectuer les chiffres pour atteindre donc nos primes...
Finissant plus tôt, devant récupérer la réunion tardive d'hier, l'après-midi passa très vite.
J'ai juste été déçue en apprenant une mauvaise nouvelle par mon supérieur. C'est très facile à comprendre : je suis en congés pendant le jour de formation qui a été décalé et n'auront pas le temps de me former avant que le client arrive... Mon supérieur m'a dit que je serais la première personne qui feront appel en cas de besoin, en cas de départ soudain par exemple. J'y crois pas beaucoup mais bon, je sais en tout cas j'ai toujours pu compter sur mon supérieur jusqu'à présent, je ne vois pas pourquoi ça changerait soudainement.
En sortant de mon travail, il faisait toujours frais avec le vent malgré le soleil. Je me dépêchais pour me rendre en ville. J'ai commencé à faire quelques magasins de vêtements afin de trouver la suggestion de cadeau que Maître m'avait faite mais je ne trouvais rien. J'étais vraiment désespérée : il ne me restait plus qu'à me rendre au magasin auquel j'ai l'habitude d'aller quand je suis en manque d'inspiration. En général, ça me rappelle quand je vivais à Besançon : y'avait une rue remplie de pleins de petites boutiques du même genre mais les prix étaient coûteux. Après avoir tarder, j'ai réussi à trouver enfin des cadeaux pour Papa. J'en ai même trouvé un pour ma belle-mère mais rien pour mon petit frère. Je m'arrangerais plus tard. L'essentiel était fait. J'ai pu ainsi boire un verre tranquillement avant de rejoindre mon fils chez la nounou.
La nourrice était surprise de me voir avant le compagnon de Maman. Je lui ai expliqué la raison de mon avance. Nous avons pu dialoguer quelques minutes en attendant que le compagnon de Maman arrive. Nous ne sommes pas rentrés de suite : il avait une livraison de dernières minutes à faire. C'est seulement après que nous avons pu rentrés tranquillement.
Ma première réaction fut de tenter de joindre mon grand-frère pour savoir comment on s'organisait. Que ce soit sur le portable ou sur le fixe, j'avais personne. Depuis hier que j'étais en échec ça commençait à m'agacer. Déjà que je suis déçue que ça ne soit pas Papa qui vienne me chercher...
J'apprécie fortement mon frère mais n'ayant pas grandi à ses côtés, je n'ai pas de complicité. Je me dis que la conversation dans la voiture se fera quand-même vu que j'ai l'esprit relativement ouvert en moyenne.
N'arrivant pas à le joindre, j'attendais qu'il me contacte. C'était la seule solution. J'ai tout de même envoyé un message à ma nièce pour rappel au cas où il m'est oublié.
Au moment on nous allons nous restaurer, enfin, mon frère m'a contacté. Il m'a rapidement expliqué comment ça allait se passer : il vient nous chercher; nous déjeuner tous ensemble (avec ma belle-soeur, ma nièce et mon neveu) et nous partirons de suite.
Je lui ai décrit où j'habitais pour qu'il évite de chercher. J'avais cru comprendre que Papa lui avait donné l'ancienne adresse où j'habitais que j'étais encore avec Maman.
J'étais très soulagée et ravie de cette bonne nouvelle : c'est sûr je vais pouvoir me reposer et revoir Papa ! Mon fils fut très étonnée de me voir aussi joyeuse. C'est vrai qu'il ne m'a pas autant vu avec le sourire.
Je passais le reste de la soirée en compagnie de mon fils. J'ai décidé de faire un écart sur mon ménage. Mon fils a besoin de la présence de sa maman. Je continue ses efforts malgré ma fatigue car depuis que je lui accorde plus d'attention, il a mûri et à progresser dans tout les domaines.
Maître appela juste avant que je le couche. J'allais lui lire un des livres qu'il a choisi à la bibliothèque. Sachant que nous sommes vendredi et que mon fils est en vacances, j'avais toléré que le couvre-feu soit légèrement plus tard. Je pouvais en profiter aussi. Suite à cet appel, il a été encore plus tardé. Cela nous a permis, tous ensemble, d'avoir plus un échange familial par téléphone. J'appréciais beaucoup.




