vendredi 15 avril 2011

Joie


La dernière matinée fut assez difficile que les deux dernières. Difficultés de me réveiller et surtout d'ouvrir les yeux. Je sais que quand je suis fatiguée, je suis encore plus étourdie que d'habitude mais là il ne fallait pas que j'oublie les affaires de mon fils devant se rendre à la piscine et à la bibliothèque dans la même journée.
Dans l'ensemble, j'avais réussi d'être à l'heure mais mon fils nous a retardé n'obéissant pas de suite.

Sur le long du chemin, non loin du travail, j'ai aperçu mon amie. La première personne que j'avais vu c'était son grand frère qui s'est invité chez elle cette semaine. Il ne m'avait pas reconnu sachant que j'ai changé physiquement depuis une dizaine d'années maintenant : entre le coupe de cheveux et les couleurs... Il ne m'a pas reconnu de suite. Mon amie était dans le bureau de tabac pour des photocopies. J'en ai profité pour me réapprovisionner en cigarettes.
Nous avons fait le reste du chemin ensemble, son frère partant de son côté à l'opposé. Je n'ai pas caché que nous avons parlé d'elle à la réunion de la veille et que nous avons tout fait pour que les choses changent en soulignant que le comportement de ma supérieure n'est surtout pas professionnel ! Même si mon amie est difficile professionnelle à gérer actuellement suite à son état, elle n'a aucune excuse à ce propos !

Etant absente hier après-midi assistant à ma première réunion CHSCT, j'ai demandé à mon supérieur s'il y avait des changements ou des nouveautés. Au bureau de tabac, j'avais croisé une autre de mes collègues de mon équipe actuelle me faisant un bref résumé. Notre supérieur nous a expliqué la variante. J'ai eu un coup de colère : n'ayant pas eu satisfaction des prestataires du client (étant sensé nous aider pour passer nos appels à propos des numéros de téléphone), nous devons faire nous même le travail. Résultat, nous devons nous-même chercher les coordonnées téléphoniques qui nous handicapent tardant les communications ou erronnant les recherches et donc faussent les chiffres : impossibilité d'effectuer les chiffres pour atteindre donc nos primes...
Finissant plus tôt, devant récupérer la réunion tardive d'hier, l'après-midi passa très vite.
J'ai juste été déçue en apprenant une mauvaise nouvelle par mon supérieur. C'est très facile à comprendre : je suis en congés pendant le jour de formation qui a été décalé et n'auront pas le temps de me former avant que le client arrive... Mon supérieur m'a dit que je serais la première personne qui feront appel en cas de besoin, en cas de départ soudain par exemple. J'y crois pas beaucoup mais bon, je sais en tout cas j'ai toujours pu compter sur mon supérieur jusqu'à présent, je ne vois pas pourquoi ça changerait soudainement.

En sortant de mon travail, il faisait toujours frais avec le vent malgré le soleil. Je me dépêchais pour me rendre en ville. J'ai commencé à faire quelques magasins de vêtements afin de trouver la suggestion de cadeau que Maître m'avait faite mais je ne trouvais rien. J'étais vraiment désespérée : il ne me restait plus qu'à me rendre au magasin auquel j'ai l'habitude d'aller quand je suis en manque d'inspiration. En général, ça me rappelle quand je vivais à Besançon : y'avait une rue remplie de pleins de petites boutiques du même genre mais les prix étaient coûteux. Après avoir tarder, j'ai réussi à trouver enfin des cadeaux pour Papa. J'en ai même trouvé un pour ma belle-mère mais rien pour mon petit frère. Je m'arrangerais plus tard. L'essentiel était fait. J'ai pu ainsi boire un verre tranquillement avant de rejoindre mon fils chez la nounou.

La nourrice était surprise de me voir avant le compagnon de Maman. Je lui ai expliqué la raison de mon avance. Nous avons pu dialoguer quelques minutes en attendant que le compagnon de Maman arrive. Nous ne sommes pas rentrés de suite : il avait une livraison de dernières minutes à faire. C'est seulement après que nous avons pu rentrés tranquillement.

Ma première réaction fut de tenter de joindre mon grand-frère pour savoir comment on s'organisait. Que ce soit sur le portable ou sur le fixe, j'avais personne. Depuis hier que j'étais en échec ça commençait à m'agacer. Déjà que je suis déçue que ça ne soit pas Papa qui vienne me chercher...
J'apprécie fortement mon frère mais n'ayant pas grandi à ses côtés, je n'ai pas de complicité. Je me dis que la conversation dans la voiture se fera quand-même vu que j'ai l'esprit relativement ouvert en moyenne.
N'arrivant pas à le joindre, j'attendais qu'il me contacte. C'était la seule solution. J'ai tout de même envoyé un message à ma nièce pour rappel au cas où il m'est oublié.

Au moment on nous allons nous restaurer, enfin, mon frère m'a contacté. Il m'a rapidement expliqué comment ça allait se passer : il vient nous chercher; nous déjeuner tous ensemble (avec ma belle-soeur, ma nièce et mon neveu) et nous partirons de suite.
Je lui ai décrit où j'habitais pour qu'il évite de chercher. J'avais cru comprendre que Papa lui avait donné l'ancienne adresse où j'habitais que j'étais encore avec Maman.

J'étais très soulagée et ravie de cette bonne nouvelle : c'est sûr je vais pouvoir me reposer et revoir Papa ! Mon fils fut très étonnée de me voir aussi joyeuse. C'est vrai qu'il ne m'a pas autant vu avec le sourire.
Je passais le reste de la soirée en compagnie de mon fils. J'ai décidé de faire un écart sur mon ménage. Mon fils a besoin de la présence de sa maman. Je continue ses efforts malgré ma fatigue car depuis que je lui accorde plus d'attention, il a mûri et à progresser dans tout les domaines.

Maître appela juste avant que je le couche. J'allais lui lire un des livres qu'il a choisi à la bibliothèque. Sachant que nous sommes vendredi et que mon fils est en vacances, j'avais toléré que le couvre-feu soit légèrement plus tard. Je pouvais en profiter aussi. Suite à cet appel, il a été encore plus tardé. Cela nous a permis, tous ensemble, d'avoir plus un échange familial par téléphone. J'appréciais beaucoup.


jeudi 14 avril 2011

La liberté de s'exprimer

J'avais tellement envie de rester encore au lit ! Trop de mal à me lever. La fatigue se ressent de plus en plus mais il faut que je tienne, c'est bientôt la fin de semaine.
J'avais un peu d'appétit mais pas de motivation. Pour me motiver, j'ai choisi de prendre des céréales. J'ai pensé qu'en prenant un petit déjeuner que j'apprécierais je pourrais me motiver un peu plus et tenter de trouver le sourire.
Mon fils n'avait pas envie de quitter ses dessins animés, plus que les autres matins. Je pense que lui aussi, la fatigue commence à l'atteindre. Je pense que ses vacances seront les bienvenues.

Ma matinée s'est très bien passée. J'arrivais à avoir mes chiffres qu'à midi. J'en avais même plus que le quota demandé. J'étais contente car cela me permettait d'avoir un peu d'avance pour les moments où je n'arrivais pas à faire mes chiffres, comme la dernière demie heure de la matinée (étant tous en pause déjeuner pour la plupart) et normalement la dernière heure de l'après-midi.
Nous avons eu quelques soucis informatiques ici et là. Non seulement avoir eu confirmation de la part de mon supérieur que le fichier a été remixé nous en avons eu la preuve en pratique. Nous avions essentiellement des lignes occupées ou des appels sans réponses, parfois quelques répondeurs. Forcément difficile de faire les chiffres dans ces conditions là.
Notre supérieur essaye de mettre pour chaque jour l'évaluation de notre chiffre quotidien et l'équivalent de ce que nous aurions en prime si nous continuons de cet objectif jusqu'à la fin de l'opération. Par exemple, avant-hier, j'avais réussi à pouvoir avoir la prime maximum mais je sais très bien que mes chiffres sont aléatoires et que ça ne dépend pas que de moi, bien au contraire. Cela n'empêche pas de penser que la proposition de primes est toujours aussi intéressantes.
Pour ma pause déjeuner, étant trop prise et aussi par fatigue, je n'avais pas eu le temps de me préparer le repas. Exceptionnellement dans ce mois, je me suis donc permise d'aller au Mc Donald. Je me suis arrangée avec une collègue pour pouvoir y aller, du moins qu'elle me rapproche devant faire quelques commissions au supermarché à côté. Finalement, elle changeait d'avis et pris son repas au même endroit que moi. Nous ne sommes pas arrêtées. On est passé donc au Mc Drive pour gagner du temps. Ce rapprochement avec ma collègue, faisait partie des intérimaires choisies pour l'opération sur laquelle je suis et sur la nouvelle opération venant prochainement, me parut sympathique. C'est vrai qu'on s'entend bien. Elle a très bien remarqué l'ambiance qu'il y avait dans la boîte, elle fut rassurée de savoir que j'étais membre du CHSCT et aussi représentative syndicale.
Après cette pause, à la même heure où j'aurais dû commencer la production, nous sommes montés en réunion comme prévu. Ce fut ma première réunion CHSCT. Ma première réunion en présence de la médecine du travail et de l'inspection du travail avec un procès verbal assez chargé.
Nous avons commencés doucement. Je laissais parler mes collègues et l'ensemble des personnes présentes. La première personne s'exprimant après ma collègue secrétaire CHSCT fut l'inspecteur du travail. Par rapport à ce qui venait d'être dit il été bien remonté par le manque d'écoute et d'efficacité de la direction et il ne sait pas caché pour le faire part de leur manque de compétence. Sur le coup, j'étais étonnée mais j'étais rassurée de voir que mes collègues furent, tout comme moi, en accord avec ses propos. Je ne suis pas contre la direction pour ainsi dire simplement qu'il y a eu des actes manqués qu'elle n'assume et forcément y'a eu des conséquences à notre niveau !
Ensuite nous avons fait part de notre mécontentement concernant une décision de la direction. On a bien démontré qu'on avait raison d'être contre ce processus (qui est soit disant pour aider le conseiller clientèle) car les superviseurs s'en servent exactement dans l'effet inverse : comme sanction, comme un avertissement. La direction ne nous croyait pas. On leur a prouvé en mettant sur la table les soucis que nous rencontrons actuellement avec mon amie. Elle fait partie des plus professionnelles et on la "sanctionne" sous prétexte de commencer à mettre en application une demande par en haut. Je me suis pas retenue pour souligner qu'il était pas normal que l'application soit faite alors qu'un quart des employés ont été informés de cette nouvelle directive et que de plus, la directive n'a pas été suivie à la lettre comme on venait de nous l'exposer. Nous en avons profiter pour accentuer le souci de mon amie. Actuellement, elle est persécutée par un bon nombre de nos collègues se trouvant dans son équipe y compris la supérieur. Tout ça parce qu'il y a un manque de professionnalisme de la part de la superviseur. J'ai bien vu que le directeur du site était surpris fortement de voir où j'appuyais sur les points faibles. Il ne pouvait plus nous contredire avec la démonstration et des précisions données. Il en a bien pris note et va surveiller l'affaire de très prêt. Je suis sûre que ma supérieure va se faire remonter les bretelles d'ici là. Cela ne sera que mérité. Au fond mes collègues et moi on se demande si ça changera vrraiement quelquechose si elle-même elle ne décide pas de changer. Là il faudrait que des sanctions réelles soient prises en ce cas de circonstance pour manque de management et je crois que le directeur y songe sérieusement.
Cet étalement à ce sujet nous a retardé sur les autres thèmes que nous devions aborder. La médecine du travail ne pouvait pas rester jusqu'à la fin, nous devions accélérer. Nous abordions alors les points qui la concernaient directement que l'on avait encore pas traités.
Au départ de la médecine du travail et de l'inspecteur du travail, nous nous sommes accordés une petite pause pour pouvoir souffler, prendre l'air et surtout nous intoxiquer nous poumons. Le manque de nicotine commençait à se faire ressentir. Nous n'avons pas tardés et sommes directement remontés afin d'achever cette interminable réunion.

Résultat, je n'ai pas pu faire les courses que je pensais faire : trouver un cadeau pour mon Papa. Cela m'agaçait beaucoup rien que d'y penser mais en contrepartie, j'étais contente de ma première réunion CHSCT. J'ai même demandé confirmation auprès de ma collègue pour savoir csi je n'avais pas été déplacée, si j'avais parlé correctement et au bon moment. Ma collègue me rassura en me confortant que non, que tout s'était bien passé me concernant. "Ouf" !!
Ayant terminer la réunion beaucoup plus tard que prévue, nous devons récupérer le surplus. Il me reste donc une heure et demie a reprendre. Je pense que je vais en profiter pour la prendre demain afin de pouvoir trouver le futur cadeau de Papa et pourquoi pas aller chercher mon fils à l'école. Je verrais bien d'ici demain matin.

Pas de nouvelle de Maître de la journée, ni de la soirée. Je n'ai même pas entendu bipper mon téléphone quand j'étais en communication avec Papa pour connaître l'organisation. Il ne faut pas que je m'inquiète. J'espère juste que tout va bien.
Effectivement, il savait que j'étais en réunion aujourd'hui et que la journée allait être assez lourde dans l'ensemble. Je suis sûre qu'il l'a pris en compte. Il m'appellera peut-être dans la nuit... Je sais pas.

mercredi 13 avril 2011

Remettre les pendules à l'heure


Suite à ma fatigue, j'ai perdu du temps à la préparation car je m'étais levé légèrement en retard. J'avais du mal à ouvrir les yeux. J'ai traîné pour les petits déjeuners et pour le reste. J'étais tellement perdue que j'en avais oublié l'arrivé du livreur des produits surgelés.
J'ai donc du faire comme si de rien n'était lors de son arrivée. De plus de mon léger retard, il fallait que je range les produits dans le congélateur, ce qui me fit perdre encore plus de temps.
J'avais déjà bien les nerfs, en ayant lu entre temps, le mail que Maître m'avait envoyé la veille. Y'a un sujet qui m'a mis hors de moi : un sujet concernant mon amie. Ne pouvant pas rester ainsi, j'avais besoin de parler et par défaut je l'ai fait par mail. Maître allait bien se doutait que si je lui envoyait un mail juste avant de partir, quelque chose n'allait pas, du moins, me concernant.

Avec mon fils, nous avons du mettre les bouchées doubles pour pouvoir être plus ou moins à l'heure chez la nourrice afin de me rendre à l'heure au travail.
Je savais que c'était de ma faute si mon fils devait se dépêcher et qu'il avait du mal à suivre la cadence. J'avais mal au coeur pour lui. Il faut dire que moi aussi j'avais pas mal de difficulté à trouver la motivation. La culpabilité prenait le dessus mais ma ponctualité pris le dessus !
Le long du chemin, une fois avoir déposer mon fils en coup de vent chez la nourrice, au trois quart, une collègue m'ayant aperçu et ayant remarqué que j'allais être juste, s'est garée et m'a proposé de monter pour éviter d'être en retard. C'est vrai que cela m'arrangeait : je pouvais enfin souffler et être sûre d'arriver à l'heure.

Concernant la production, c'était tout autre. Déjà j'avais bien les nerfs à fleur de peau par rapport à la lecture du mail mais je savais qu'il fallait que je fasse abstraction pour éviter de me bouffer le moral davantage et aussi pour rester professionnel et continuer à trouver la motivation que j'ai actuellement sur cette opération.
Comme souvent, j'ai eu un démarrage difficile et j'ai commencé à avoir les chiffres d'un coup dès la deuxième demi-heure de la première heure. Après, le reste des heures de la matinée, c'est assez aléatoires. Tout dépend de l'accueil de la standardiste et de la disponibilité de la personne concernée.
Je n'attendais qu'une chose : ma pause déjeuner. Même en me prenant une collation pour tenter de calmer ma faim, cela n'a pas fonctionner. J'avais autant d'appétit. C'est plutôt bon signe. Cela ne m'était pas arrivée depuis les dernières semaines de colocation avec mon amie. A la moitié de mon heure de pause déjeuner, mon amie est revenue quelques instants avant de reprendre sa production. Je lui ai juste demander si Maître l'avait bien appeler la veille. Ce n'est pas une vérification mais juste pour lui faire comprendre que je savais une des demandes qu'il avait fait et aussi pour lui montrer que Maître n'a presque rien à cacher. N'ayant pas réfléchi, ne pensant qu'à elle, elle n'y a pas pensé. Elle ne pensait qu'à une chose : se justifier. Je lui ai fait comprendre que je n'avais que faire de ses explications qu'il fallait simplement assumer ses décisions, ses choix. Je ne lui ai pas caché mes ressentis : j'avais besoin de mettre les choses au clair ! Evidemment, elle a tout prix au premier degré.
C'est vrai que j'ai beaucoup de mal à accepter qu'elle se confie plus à Maître à moi depuis le temps qu'on se connait. Parfois, je me demande si en quelques mois, Maître (sans le vouloir pour autant ou peut-être inconsciemment) n'a pas cassé notre complicité, notre amitié juste en quelques mois.
La production de l'après-midi fut catastrophique. Autant mes collègues que moi, impossible de faire les chiffres avec le nombre de répondeur ou d'injoignable que nous avions. J'ai eu confirmation par mon supérieur en fin de journée, mais je me doutais bien qu'il y a eu un remixage du fichier. On arrive au stade le plus dur d'une opération : rappeler les personnes étant déjà occupés, indisponible auparavant ou les contacts directement sur messagerie...
C'est assez décourageant mais malheureusement je sais que ça fait partie des inconvénients de mon métier. C'est comme ça.

Après ma journée, je me suis empressée d'effectuer quelques courses pour pouvoir faire quelques recettes basiques afin de pouvoir m'exercer avec le robot. J'avais prévu de pouvoir me mettre à l'action dès la fin du repas. J'avais tout fait pour en tout cas.

Changement de programme : Maître m'appela au moment où j'allais préparer le repas. Evidemment nous avons parlé de mon mail de ce matin. J'ai essayé d'expliquer mes ressentis plus calmement et moins agressivement que j'avais pu le faire avant de partir en début de journée. Maître m'expliqua une fois de plus, qu'il s'était bien mis d'accord avec mon amie et qu'il avait fait sa demande qu'à titre amical pour l'aider. Sauf que pour moi, avec autant de tolérance qu'il peut en mettre n'étant pas sa soumise, il agit en tant que dominant et non comme ami pour moi. Si mon amie ne fait pas attention, étant très bêtement attiré par cette facette, par cette personnalité de Maître, elle ne pourra jamais essayer d'oublier ses sentiments à son égard. Je sais très bien, que cela ne l'aidera pas à devenir autonome !

Juste après l'appel de Maître, j'ai enchaîné par l'appel de mon amie. Elle a commencé par être sèche, mais je sentais très bien un manque de conviction de sa tonalité pour m'annoncer ses intentions envers Maître par rapport à notre discussion lors du repas au travail. Je me suis expliquée à mon tour pour qu'elle puisse me comprendre se mettre un minimum à ma place. Elle a très bien vu que je n'étais pas bien et bien remonté et hormis culpabiliser, elle n'a pas eu le réflexe de se demander le fond du pourquoi. Une discussion en emmenant une autre, le temps de communication a duré plus longtemps que prévu. J'avoue, qu'ayant l'autorisation de pouvoir me rapprocher à nouveau, j'avais besoin de lui parler, de me confier. Ce n'était pas très positif à son égard, je le conçois mais ça m'a fait du bien de pouvoir lui dire ce que je pensais de son comportement en général : du fait qu'elle s'approprie les discussions de Maître en me disant qu'elle a son jardin secret (c'est sûr, c'est normal qu'elle se confie à Maître qu'elle connait depuis quelques mois que moi qui l'a connait depuis des années ; c'est normal, qu'elle lui fasse confiance alors qu'il peut abuser de son pouvoir de domination alors que moi je reste aussi cash et franche que possible tout en sachant que je prends des gants avec elle), de son comportement qu'elle a en ma présence lorsqu'elle est au téléphone avec Maître, de son manque d'ouverture aux autres quand elles pensent que tout va bien. En résumé, tout le monde doit penser comme elle pense au même moment. Elle a du mal à concevoir que nous pouvons avoir un avis différent et qu'il est important d'échanger pour justement éviter les tensions et que dialoguer fait partie des importances dans la vie d'une personne adulte.

Résultat, n'ayant pas envie de raccrocher : ça me faisait du bien de pouvoir de nouveau lui parler librement (tout en faisant attention à la sensibilité), de pouvoir enfin me confier, j'en ai oublié l'heure. C'est mon fils qui me rappelait à l'ordre lorsqu'il me demandait d'aller se coucher. On avait dépasser le couvre-feu d'un bon quart d'heure (ça allait encore mais bon, mieux vaut éviter de tarder). Je n'ai pas pu faire ce que j'avais prévu et appeler mon papa pour savoir pour l'organisation.
Et puis après tout, ce n'était pas à moi de le contacter : c'est à lui de le faire, ce n'est pas moi qui organise l'anniversaire et son départ en retraite ! Mais une fois de plus, j'ai vu que si je ne prenais pas les choses en main, il attendait la dernière minute (encore pire que moi...). Il va me dire demain, après ma journée de réunion de fou, une fois que je serais bien nase, à quel moment il viendra me chercher. Au lieu de pouvoir préparer mes affaires à l'avance, je vais devoir tout faire au dernier moment, ce qui va me stresser davantage... de peur d'oublier quelque chose (même avec ma liste si besoin).

mardi 12 avril 2011

Que le début de semaine...


Nous sommes seulement le deuxième jour de semaine et ça me gave de devoir me lever aussitôt juste pour galérer... Aucune motivation !
La seule raison que me donnait le sourire était qu'il faisait gris et moins de vingt degrés : je pouvais de nouveau mettre un pantalon ! Je ne savais comment habiller mon fils. J'avais peur qu'il est trop chaud et qu'il chope un coup de froid dehors suite à la baisse soudaine de température.

De mon côté, j'ai regretté d'avoir pas mis ma veste habituelle. J'avais juste un petit dessus et une veste en jean. Mes douleurs à la poitrine me lança terriblement le long du trajet pour me rendre au travail.
En arrivant à mon lieu de travail, je n'ai pas mis longtemps pour aller directement à mon poste et d'enfiler mon châle, de me rendre en salle de pause, de me réfugier vers les radiateurs. Malheureusement, ceux ne fonctionnaient pas. Je croisais alors les bras pour tenter t'atténuer la douleur. Au même moment, les "nouveaux" suite à la nouvelle opérations arrivaient. Mon amie me suivait.
Elle engagea la conversation avec une autre collègue de mon équipe. Elle ne s'est même pas rendue compte qu'elle avait coupé notre conversation. Y'a rien de tel pour m'agacer ! Je sais qu'elle fait ça pour essayer de s'intégrer mais de toutes façons vu comme elle réagit en continuant de penser toujours négativement et en reparlant du passé, même professionnellement. Elle ne dit pas "moi, je..." mais c'est tout comme ! Comme ça peut m'énerver ! Pour essayer de la rendre positive, je suis intervenue dans la discussion en lui montrant discrètement qu'il fallait positiver pour pouvoir y arriver et parler au présent au lieu du passé. Forcément, vu qu'elle veut toujours avoir le dernier mot, elle m'envoya bouler d'une force juste en me disant qu'elle en avait marre qu'on dise sans cesse le contraire de son énoncé et elle partit sans se retourner. Je l'ai laissé comme si je n'avais pas fait attention mais je trouve ça triste quand-même.
Comme presque tout les matins que je commence à neuf heures, la première commençait bien. A la moitié de celle-ci, j'avais déjà quatre vingt dix pour cent de mes chiffres. J'étais plutôt contente en espérant que ça continue pour le reste de la journée.
Pour la deuxième heure, je fus coupée par ma collègue CHSCT pour l'aider à confectionner des tableaux sur informatique. J'ai dû prendre de la délégation. Résulat, en comptant que ce que j'avais déjà pris hier, également pour l'aider, il me reste plus que la moitié de mes heures de délégation... C'est pour ça que même si ça me fait perdre du temps, je préfère m'arranger à la maison mais là y'avait pas le choix. En revanche, je ne cache pas que j'étais contente de pouvoir souffler un peu.
A peine revenue sur la production, nous avons été en panne informatique. Il y a eu une maintenance avec l'installation des nouveaux postes. A ce que j'ai cru comprendre, cette panne a concerné tout les sites, pas seulement le nôtre. Que du bonheur pour moi, je ne vais pas me plaindre, cela m'a permise d'avoir quarante minutes de libre tout en sachant que je n'avais pas encore pris ma pause de la matinée...
Juste avant la pause déjeuner, donc pendant la maintenance informatique , notre supérieur nous convia à le joindre pour nous transmettre une information. Il nous informa que dorénavant il y aurait des nouvelles primes en fonction de nos chiffres. Vu les montants, c'est clair que c'est très intéressant. Je crois que c'est la proposition la plus haute que nous ayons eu depuis mon entrée sur le site. J'ai souligné que je doutais de cette parole ayant déjà eu des propositions de primes auparavant et rien au bout. Mon supérieur m'a certifié que ça a été discuté et que cela est effectif depuis le 7 avril. Je trouve qu'il y a plusieurs injustices, déjà qu'il n'y ait de rétroactivité sachant que nous travaillons dessus bien avant la date d'accord et que les autres filles ayant travaillé sur l'opération avant d'être en formation, ne pourront pas en profiter...
Pour des facilités de production, ma pause déjeuner fut décalée. J'ai donc eu une bonne demie heure en commun avec mon amie. Comme par hasard, elle a trouvé le prétexte qu'elle n'avait rien à manger car ce qu'elle avait prévue, elle avait tout manger avec son fils la veille. Résultat, elle a fait ce qu'elle a fait depuis qu'elle vit seule : elle s'est arrêté au supermarché à côté et s'est acheté un sandwich. Bref, elle fait comme bon lui semble mais j'ai pas intérêt à l'entendre se plaindre qu'elle n'a plus d'argent ou pas assez pour une autre raison... ! Par rapport à ce qu'elle m'avait dit le matin, je fais style que je n'y avais pas prêté attention vu qu'on peut rien lui dire. "Madame" a toujours raison...
La production de l'après-midi n'a pas changé par rapport à la semaine dernière. Toujours aussi difficile de joindre les personnes concernées, l'après-midi. Evidemment, c'est un obstacle pour atteindre mes chiffres mais j'étais pas loin quand même. J'ai quand-même trouvé le temps assez long. J'ai juste eu un peut d'animation quand ma collègue est revenue de formation. Les nouveaux ont écoutés des appels pour voir en gros les procédures d'appels sauf qu'ils n'ont pas eu l'indication que les procédures sont variantes si c'est de l'émission ou de la réception, en sachant qu'après la formation, nous serons en émission pour cette nouvelle opération en question. J'ai trouvé un souci d'organisation mais bon, ce n'est pas moi la formatrice.

En sortant, je ne me suis pas arrêtée. Je me suis dépêchée pour pouvoir aller chercher mon fils au plus vite afin de nous rendre chez l'orthophoniste à l'heure. Pour une fois mon fils était déjà prêt. Pas besoin d'attendre qu'il s'apprête. Nous avons pu partir de suite. Forcément, cela nous a fait gagné du temps.
J'adore quand je vois l'orthophoniste avec le sourire jusqu'aux oreilles quand elle vient nous chercher à la salle d'attente. Je vois bien que c'est un plaisir pour elle de travailler avec mon fils et tant mieux. Je suis toujours étonnée de voir la facilité que mon fils à de se détendre dès que nous sommes rentrés dans le bureau. Les exercices de relaxation en début de séance ne sont que plus faciles et ça m'arrangent parce qu'à la maison, ce n'est pas toujours évident. Ni de trouver le temps, le courage et surtout de convaincre mon fils qu'il faut le faire régulièrement et son efficacité.

Comme prévu le compagnon de Maman avec Maman sont venus nous chercher. J'apprécie fortement cette aide. Cela m'évite d'accumuler de la fatigue. J'en ai assez comme ça. En cours de chemin, encore en voiture, Maître m'appela. J'étais un peu gênée car je ne peux pas dire ce que je veux en présence de ma famille donc je reste plus réservée. Je sais que Maître voudrait que je m'extériorise plus mais c'est encore difficile pour moi. J'y travaille pour autant. Déjà parler de Maître à Maman, rien qu'en temps de "compagnon", j'ai déjà du mal. Mais bon, ça va venir. Du moment, que personne ne se rend compte du vouvoiement pour éviter tout choc (je connais ma famille), ça sera déjà ça.
Maître a très bien vu que je fais tout pour m'organiser au mieux mais que j'ai des lacunes à savoir les priorités. Je n'ai pas les même visions que Maître et nous n'avons pas le même emploi du temps, ni le même mode de vie pour des raisons professionnelles. Bien sûr que je ne cache pas que j'ai du mal à penser comme si j'étais Maître à ce propos. Difficile de se mettre dans la tête de quelqu'un d'autres, surtout quand nous ne sommes pas forcément sur la même longueur d'ondes (tout dépend des sujets) et en prenant compte la routine de chacun...

Heureusement, la soirée fut plus calme. Je profitais de faire tourner une machine pendant que je préparais le repas. Ainsi je n'aurais plus qu'à l'étendre tranquillement, une fois que mon fils soit couché.
En cette soirée, j'ai été moins tolérante avec mon fils m'ayant fait une crise pour rien. Je suis patiente, tolérante et compréhensive mais il faut pas abuser non plus ! Je reste encore celle qui décide en l'absence de Maître et quoiqu'il en soit, je reste toujours sa maman... !

Je fus étonnée, en début de soirée, mon ex belle-soeur (la femme du frère du papa de mon fils) me contacta pour savoir la disponibilité afin que mon fils puisse y passer quelques jours de vacances et être en relation avec sa cousine et surtout son cousin avec qui il s'entend très bien. Pas de chance, elle voulait me le prendre ce week-end où je suis déjà prise jusqu'à au moins lundi. On s'est mise d'accord pour qu'elle me rappelle d'ici lundi, dès notre retour de chez Papa. Ainsi, j'ai le temps d'en parler à Maître pour pouvoir le programmer une semaine à l'avance. Malgré nos manques de contacts, suite, je pense au manque d'entente entre moi et mon ex-beau-frère (il ne m'a jamais apprécié réellement, faisait uniquement des efforts pour son frère). Inévitablement, ça crée de la distance...

Enfin, depuis X temps, je vais pouvoir passer une soirée tranquille et sereine. Autant en profiter avant que je retrouve des soirées bien prenantes !

lundi 11 avril 2011

Gaston, y'a le téléphon qui son...


C'est reparti pour une nouvelle semaine... J'ai eu du mal à me ressortir du lit mais j'étais de bonne humeur. Nous avons pu nous préparer tranquillement, sans tension.
En général, comme je commence bien une journée ainsi, elle se termine de la même façon. Je croisais les doigts pour que ça soit le cas.
J'ai simplement mis du temps à pouvoir choisir ma tenue du jour. Les beaux jours revenant, c'est plus difficile de choisir des vêtements discrets mais qui font tout ayant habillé et dans lequel je reste à l'aise... pour correspondre à la demande de Maître à ce niveau là.

En arrivant à mon lieu de travail, je me suis bien rendue compte que le soleil de ce week-end avait rendu le sourire pour la plupart des collègues. Effectivement, le soleil remonte le moral, je confirme, moi-même il me fait beaucoup de bien malgré que je n'ai pu en profiter comme j'aurais dû !
J'ai eu une collègue de mon équipe qui m'a fait part du reste de tension qu'il y a eu vendredi soir après mon départ. Comme souvent, les collègues profitent de la faiblesse de certaines personnes pour en remettre une couche. A croire qu'elles aiment faire du mal !
Franchement, je me suis demandée pourquoi ma collègue en intérimaire se confiait à moi. Pourquoi moi particulièrement ? Je me suis dit que j'avais peut-être une écoute plus attentive et plus réceptive que d'autres personnes. J'ai pensé ainsi car mes collègues travaillant dans mon équipe actuelle, presque personne ne sait que je fais partie du CHSCT. C'est peut-être dû aussi que je ne dis pas grand chose mais qu'il ait rare que je parle pour rien dire (sauf pour de l'humour) et que j'essaye d'agir au mieux par la suite pour arranger les choses. Ce qui est sûr c'est que je ne vais pas laisser passer ce genre de choses et je vais le faire remonter en temps et en heure. J'en parlerais à ma collègue qui est secrétaire CHSCT.
Dans l'ensemble, la journée fut correcte. J'ai presque réussi à faire mes chiffres jusqu'à la fin de mon travail. C'est sûr que c'est moins évident d'atteindre les objectifs quand les personnes concernés sont en extérieur ou voir même que l'établissement soit sous répondeur...

Me restant des petits sablés que j'avais confectionné hier, j'en avais ramené aujourd'hui en guise de dessert. J'en ai fait goûté à trois de mes collègues et elles ont bien aimé. Elles m'ont même complimenté. Je cache pas que ça fait plaisir même si c'est le robot qui a fait les trois quart du travail... Merci le robot !

En rentrant, je comptais m'arrêter au garage, pour répondre à une demande de Maître après avoir avoir mon service client afin d'avoir quelques informations sur nos lignes téléphoniques. Pas de chance, ça m'a pris beaucoup plus de temps que prévu. Forcément, j'ai dû appeler à plusieurs reprises le service client car chacune de mes demandes concernant un service différent et je savais d'avance que j'allais devoir contacter chacun des services pour avoir satisfaction... sans parler des temps d'attente avant la prise de communication et pendant l'appel.
Comme si j'en avais pas assez d'être au téléphone, en plus de ma journée professionnelle, à peine raccrocher de mon premier appel, mon livreur de surgelés à domicile m'appela. J'étais un peu en panique. Je savais plus ou moins ce que j'allais prendre mais je n'avais pensé à noter à l'avance ma commande pour être prête le jour de l'appel. Je ne me souvenais même plus si j'avais reçu le catalogue ou pas sachant que le mois dernier je l'avais eu avec un peu de retard. Le livreur a été super sympathique en me laissant une bonne heure pour laisser faire ma commande, via internet par défaut si nécessaire. Cela me laissait le temps de remettre la main sur la catalogue si je l'avais reçu, de choisir mes articles et aussi de rappeler le service client pour mon ligne téléphonique. Mon appel auprès du fournisseur d'adsl a duré plus longtemps. Il a fallu que j'insiste légèrement pour avoir satisfaction et il fut moins agréable que le premier appel dû à l'accueil de la conseillère beaucoup moins chaleureux (et je sais de quoi je parle...).

Une fois mes appels passés, je l'avais prévenu de mon retard entre temps, j'ai apporté à mon amie, ses papiers qu'elle avait oublié le week-end dernier. J'aurais pensé qu'elle se serait proposé pour venir les chercher mais même pas. Même ce matin même quand je lui ai expliqué pourquoi je ne les avais pas pris avec moi comme convenu, elle trouva juste à me dire qu'il lui fallait impérativement pour aujourd'hui en en ayant besoin pour le lendemain.
C'est vrai que j'ai pas trop apprécié qu'elle me laisse prendre les devants pour l'arranger. Elle n'a pas eu le réflexe de réfléchir et de trouver une solution surtout que l'oubli ne vient pas de ma part. C'est pas grave, comme me le dit souvent Maître, elle est comme ça...

Heureusement pour moi, que j'avais pensé à prendre de l'avance hier : mon repas du soir était déjà fait. Je n'avais juste qu'à le préparer et à nous restaurer.
Maître m'appela au même moment où j'étais à table. J'ai donc tout stoppé pour pouvoir être à sa disposition. C'est là où j'étais contente d'avoir penser à faire un repas froid, suite aux chaleurs notamment. Je n'avais pas besoin de faire réchauffer. Même si j'ai de nouveau un micro-onde, cela n'empêche pas que je déteste faire réchauffer un plat.
Maître fut soulagée de me sentir de nouveau en forme. Trois bonnes semaines pour se remettre d'une grippe, c'est quand-même énorme. C'est même la première fois que ça m'arrive. D'habitude, le maximum c'est une bonne semaine de récupération. Je pense qu'il remarque que j'essaye d'être le mieux organisé auparavant tout en continuant mes efforts en tentant de prendre les choses moins à coeur (ce n'est qu'une apparence).

Après la conversation avec Maître, j'ai pu enfin terminer mon assiette. Sans parler que ce soir j'avais plus d'appétit que les autres soirs. Pourquoi, j'en sais rien mais c'est comme ça.
J'ai pu ensuite coucher mon fils. J'étais contente car il n'était encore pas trop tard même si javais dépasser le couvre-feu de mon fils.
Une fois mon fils couché, je me suis appliqué de rédiger cet article afin de gagner du temps sur ma soirée. Comme j'ai pu le dire, ça me saoule autant de rédiger quelque chose qui me fait perdre du temps et auquel je ne suis pas sûr que Maître lira quand il en aura l'occasion. Avec tout les articles que Maître doit lire depuis son départ, je doute s'il va "s'amuser" à les lire tous.

dimanche 10 avril 2011

Cuisine et ménage


Impossible de faire la grasse matinée : je devais me lever pour préparer mon fils afin qu'il puisse retourner à la pêche avec le compagnon de Maman. Je ne dis rien car c'est pour mon fils mais franchement ça me gave de gâcher mon dimanche. C'est sacré le dimanche pour moi !
Je n'ai pas mis longtemps pour me recoucher dès le départ de mon fils contrairement à hier.

Je fus réveillée par mon téléphone portable : c'était le compagnon de Maman qui me m'avertissait qu'ils étaient arrivés et qu'il me ramenait mon fils. J'allais descendre mais je n'ai pas eu besoin : ils sont montés directement. C'est gentil à lui.
Cela m'a arrangé car j'étais complètement dans le brouillard : moitié endormie, moitié réveillée.

Je n'avais qu'une envie retourner au lit. Il fallait que je trouve de quoi m'occuper pour ne pas m'endormir, sans trop me prendre la tête pour autant.
Je me suis appliquée à faire ce que j'avais prévue au cours du week-end : cuisiner et faire des gâteaux.
J'ai commencé par faire chauffer mes pommes de terre à la vapeur avec ma cocotte classique et pendant ce temps je préparais la pâte pour faire mes biscuits sablés.
J'ai halluciné comme cela a été facile de préparer cette pâte. En même pas dix minutes, tout était prêt. La texture était super belle. J'avoue que j'étais fière de moi, même si c'est le robot qui ait tout fait. Il n'y avait plus qu'à laisser reposer et j'en fis de même pendant ce temps.

J'en profitas pour me rendre sur le site du réseau social. Evidemment, je ne peux échapper à mon fond d'écran avec la photo "d'un gars, une fille" composée de Maître et moi. Je sais pas pourquoi mais je déteste autant cette photo que je l'aime. Ce qui est sûr c'est que vu mes humeurs en ce moment, elle me donne toujours un petit coup de blues supplémentaires.

La présence de Maître commence à me manquer sérieusement. Depuis quelques jours, je ne peux m'empêcher de m'imaginer dans les bras, près de son corps, sensuel et doux pour que je puisse m'endormir. Evidemment, cela m'attriste quelques instants mais j'en ai besoin.
De pouvoir penser à cela de temps à autres me permet de tenir le coup. Je me dis que les retrouvailles seront encore plus fortes que les dernières.

Mes pommes de terre ont mis du temps à cuire, plus longtemps que je l'aurais pensé en tout cas. Nous avons donc tardé pour nous restaurer mais aucune importance vu que le dimanche ce n'est pas rare que je mange tardivement, de prendre mon temps, profitant de ce jour vaqué.
Tout en finissant de préparer mes biscuits, d'étaler la pâte et de donner des formes comme indiquer sur le modèle du livre. J'ai même personnalisé. Je déteste faire à la lettre, je préfère mettre une dose personnelle comme pour faire mes marques.
Mon fils fut impressionné que je puisse réussir à faire cet effort. Il me demanda même comment j'avais fait. Cela me fit sourire. Je lui expliquais que j'avais réussi grâce à l'aide du robot mais il ne comprenait pas. Finalement, l'essentiel était pour lui de pouvoir les manger. Cela prouve que ce fut appétissant même avant la cuisson.
J'avais programmé la cuisson pendant que notre repas principal fut prêt et que nous pouvions enfin passer à table. Mes fils se régala du repas préparer. Pour j'avais fait des andouillettes et il ne court pas après d'habitude...

Après le repas, j'ai donc sorti mes biscuits et appliquer le chocolat pour aromatiser le tout et aussi pour guise de décoration. Je ne suis pas encore une experte donc j'essayais. Dans l'ensemble, j'avais pas trop mal réussi. Il n'y avait plus qu'à laisser de nouveau reposer et patienter. De mon côté, j'en profitais pour aller faire une petite sieste devant me reposer pour être en forme pour la prochaine semaine chargée qui m'attend.

Une fois que je fus reposée, malgré ma soif de dormir encore et encore, je me dépêchais de pouvoir faire mon linge. J'ai pas mal de retard à rattraper suite à ma panne de machine à laver. Mais bon, je fais petit à petit quand-même : il ne faut pas oublier que nous sommes dimanche !

Sachant que le repas de midi fut très tardif et très lourd, j'avais décidé de faire un repas léger pour le soir. Je tente au mieux de faire équilibré mais c'est pas évident. Je me suis donc exercé pour la première à faire une vinaigrette.

Pour calmer le tout, j'ai fait prendre un bain à mon fils avant de le coucher. J'ai pensé que cela pouvait le détendre. Je l'ai autorisé à terminer de regarder un de ces dvd.
Une fois couché, à contre coeur, je me suis mise à terminer mon repassage pour être à jour et être tranquille cette semaine, surtout sachant qu'elle sera chargée et fatiguée sans oublier que je serais absente le week-end prochain suite à l'invitation à l'anniversaire et à la retraite de mon Papa.