samedi 19 juin 2010

Non stop !!

Je suis effectivement seule : sans mes hommes mais ce n'est pas pour autant que j'ai chômé...

C'est vrai que j'en ai profité pour faire la grasse matinée tranquillement : pas de bruit, personne pour me réveiller... uniquement le craquement des feuilles et branches des arbres, provoqués par le vent et la pluie. Quelle paix et quelle joie ! J'adore cela : rien de tel pour être de bonne humeur et joyeuse.

Le réveil ne fut pas si tranquille que cela : j'avais toujours la gorge en flamme, avec un volume et une articulation faible concernant ma voix accompagnée de toux grasses...
J'ai de suite contacter le docteur pour connaître sa disponibilité. Pas de chance : pas de consultation l'après-midi. J'ai dû y aller pour midi. Mes convictions furent bonnes : une bonne angine et trakéite avec début de bronchite... Chouette comme diagnostic !! Au moins, quand je vais chez le médecin ce n'est pas pour rien.

Malgré mon manque de force et ma fébrilité, j'ai pu avancer dans ce que j'avais prévue dans ma journée et répondre en partie aux demandes de mon Maître malgré son absence.
J'ai pris mon temps et j'ai fait les choses calmement sans stress tout en ayant des imprévus.

Le fait de me retrouver seule m'a fait du bien, c'est vrai. Cela n'empêche pas que la présence de mes "hommes" (mon Maître et mon fils) me manquent. C'est dans des moments ainsi que je me rends compte que j'ai besoin d'affection pour me sentir bien un minimum : le voir, les toucher, les câliner, les taquiner...
Le temps passe à une vitesse folle donc je ne me fais pas de souci sur les retrouvailles mais je suis pressée d'être à demain et lundi également.

vendredi 18 juin 2010

Début d'un week-end de solitude

Je suis toujours fébrile et encore moins en forme que ces derniers jours. Mes conditions physiques sont limitées. Je ne supporte pas être ainsi !! Heureusement que j'avais pris mon après-midi.

Sous la demande de mon Maître, j'ai tenté de dormir mais ce fut un échec : trop stressée. J'ai pu seulement me reposer. Le calme de l'appartement m'a apaisé. Pas un bruit, pas un cri, pas un son : juste la circulation passagère à l'extérieur et le ronflement de l'ordinateur... ! Ce fut rapide mais profiteur !

En rentrant, j'ai pris mon temps. J'ai géré mon temps comme je l'entendais : calmement, simplement, sans me presser... Cela faisait un moment que ça ne m'est pas arrivée. J'apprécie agréablement ces petits moments de solitude.

Me retrouver seule dans mon appartement, sans mon Maître et sans mon fils, fut un simple bonheur. J'aime me sentir seule chez moi. Certains préfèrent aller gambader et se noyer au milieu d'un champs, regarder la nature se basculer au gré du vent, tandis que moi, il suffit que je me retrouve seule chez moi pendant quelques temps. J'en ai autan besoin psychologiquement que physiquement. D'ailleurs, je pense que c'est une des raisons pour laquelle je suis malade : mon corps se relâche parce que psychologiquement et moralement la tête a du mal à suivre.

Paradoxalement, les deux hommes de la maison me manquent. Leur absence fait un vide : personne pour me faire enrager ou pour s'occuper de moi ou même pour me reprendre.
Heureusement que les sms existent ! Ils me permettent de rester en contact, sans pour autant envahir, en restant à distance.
Je me retrouve seule, seule avec la "liberté" de gérer mon temps comme il m'entend avec l'accord de mon Maitre, bien sûr ; seule avec mes envies, mes énervements, mes colères, ma fatigue et mon agacement.

Je suis de nature angoisée mais là c'est pire ! Mon Maître m'a réduit de moitié, en quelque jours, ma consommation de cigarettes. Je tente de me maîtriser mais nerveusement, c'est difficile. N'ayant pas été un grand fumeur, il se rend compte du niveau de difficulté mais ignore complètement la difficulté en elle-même !!!
Je sais pas combien de temps je vais tenir, tout en sachant qu'il compte réduire davantage ma consommation et ceci dans un avenir proche. Je suis sûre qu'il va me le demander avant de partir : donc début de semaine prochaine mais là je ne suis pas prête. La crise de nerf ne sera pas loin !

Mais avant cela, je compte bien profiter du week-end de solitude auquel j'ai le droit, que j'attendais depuis un moment (même si j'avoue que la présence de mon Maître me manque).

Premier message du Maître à sa soumise puritaine Emilie

Pour ma soumise, je pars bientôt pour la Réunion, déjà partir ce week-end sur Bordeaux est pas si facile que ça, car j'aurai aimé profiter de ce week-end avec toi, mais il s'en passe autrement pour les raisons que tu sais.

Je tenais à te dire que je suis satisfait de ce que tu fais pour moi, et ce, malgré les punitions que je me vois obligé de t'infliger pour t'éduquer, mais toi comme moi savons que c'est un mal nécessaire.
Malgré mon plaisir sadique, te punir n'est pas toujours un plaisir pour moi, j'aime jouer avec toi, certes, mais je préfères encore plus quand j'obtiens ce que je veux de toi sans en passer par là, mais tu es encore loin de me connaître, et d'autre surprises t'attendent...

Continue tes efforts comme tu le fais si bien jusque là, tu es ma soumise, et je sais que tu as conscience du privilège que je t'ai accordé quand j'en ai décidé ainsi.

Si je ne m'exprime pas souvent concernant ma satisfaction de Maître, c'est aussi mon côté sadique, mais je pense que tu l'as déjà compris et ressenti.

Et n'oublie jamais, j'ai aussi besoin de ma soumise que tu as besoin de ton Maître.

Maître Puritain

Réponse à mon Maître

Tout d'abord, je vous remercie de votre sincérité.
Votre message me touche. Il me montre davantage que vous avez besoin de moi. Notamment pour votre bien-être et votre bonheur. Vous m'en voyez heureuse et peut-être un peu fière.

Je suis très bien consciente que j'ai une grande marge d'efforts à effectuer pour atteindre vos demandes mais vous savez que je ferais mon maximum pour vous satisfaire.

Je ne vous cache pas, qu'en dehors que je me sentes bien en tant que votre soumise, j'appréhende et sûrement un peu peur de l'avenir. Les difficultés vont s'accroître et j'ignore si je pourrais toutes les surmonter : je connais très bien votre exigence.

Je suis ravie de pouvoir vous rendre le sourire et la joie de vivre. Je n'en attendais pas tant.

Vous arrivez à lire en moi, comme dans un livre ouvert et nous sommes souvent en accord ce qui facilite notre relation. Quelque part, c'est vrai que cela me gêne un peu : je n'aime pas me dévoiler, surtout aussi rapidement. Soumission ou pas, j'ai toujours penser que chacun d'entre nous avait droit à un jardin secret.

J'aime m'abandonner à vous, me laisser à vous : cela me fait un bien fou, je l'avoue. En contrepartie, j'ai dû mal à accepter le fait que vous arrivez à me cerner en un claquement de doigts alors que je ne pourrais pas en avoir autant de vous. Dans un premier temps, je ne me permettrais pas et dans un deuxième temps, je sais que vous n'êtes pas le genre de personne à vous laisser découvrir facilement malgré que j'ai remarqué que vous me faites confiance en vous confiant par moment.

Comme je vous l'ai déjà dit, je vous maudits lors de certains moments, surtout aux moments des punitions par exemple. En contrepartie, je vous remercie de me donner autant de temps, d'attention, d'affection, de tendresse et d'amour. Je ne vous le dit pas assez mais je suis consciente de la chance que j'ai de vous avoir comme Maître et de tout vos efforts et investissements depuis vos prises de décisions nous concernant... je vous en suis reconnaissante et vous en remercie...

jeudi 17 juin 2010

Fébrilité et fatigue

Toute la journée, j'ai été mal : frissons, mal de tête, mal de gorge, manque de sommeil en dehors de la fatigue habituelle... L'horreur qui a persisté du matin au soir. Ma journée professionnelle m'a parue une éternité.

En rentrant, malgré mon manque de détermination et de volonté, j'ai continué à obéir à mon Maître. J'ai apprécié son indulgence : il a très bien vu que je n'étais pas en forme et a tout fait pour que je sois bien. Sans trop exagérer, il était au petit soin (je tiens à rappeler que les rôles n'étaient nullement inversés pour autant). Il a été moins exigeant concernant ses demandes : nous avons passés une soirée calme en douceur.

J'espère que demain, j'irai mieux. Je déteste être malade.

mercredi 16 juin 2010

L'eau et le vin...

Pourquoi ais-je des pré-sentiments ? Je ne sais pas pourquoi mais j'arrive souvent à savoir ce qui va m'arriver ou ce qui peut se passer. Rarement, je me trompe, pourtant parfois je préférerais.
Si je dis ça, c'est pour confirmer mes dits d'hier quand je pensais que je trouvais les intentions et les demandes ou sanctions de mon Maître trop "soft"...
Même si cela fait peu de temps que nous avons fait connaissance, je savais évidemment qu'il n'allait pas me laisser "tranquille" ainsi. La sentence a duré environ une bonne demie-heure mais cela m'a parue une éternité...
C'est déjà, plus ou moins difficile, à supporter les punitions en temps normal mais quand je suis fébrile, c'est deux fois difficile.
Je ne pouvais rien dire car mon Maître aurait sûrement penser que j'aurais trouver une excuse pour ne pas être sanctionner ou que je faisais face à ma mauvaise foi. A contre coeur, je suis restée honnête et j'ai avoué à mon Maître que je ne méritais pas de me reposer ou de dormir de suite vu les fautes et erreurs que j'ai commise ces derniers jours.

La sanction fut aussi difficile que je m'y attendais. Mon corps n'arrivait pas à contrôler la douleur. Je connais que bien le côté sadique de mon Maître ; je me posa qu'une question en tête : combien de temps va-t-il faire durer son plaisir ?
Penser à cela me permettait d'oublier quelques secondes, la douleur intense qui me rappela un moment passé de ma vie qui n'est pas forcément un bon souvenir (cela m'a refait pensé au moment où je me suis fait recoudre après l'accouchement)... Même psychologiquement, c'était horrible.

En revanche, j'ai apprécié le moment de douceur, complètement inattendu, de la part de mon Maître juste après cette punition. La douleur, encore présente autant dans ou sur mon corps, s'atténuait au fur et à mesure que mon Maître me câlinait et prenait soin de moi.
Je me retrouvais blottis, sagement, dans ses bras. Rien de plus simple mais rien de tel pour me calmer.
D'ailleurs, c'est la première fois que j'ai senti mon Maître, aussi affectueux après m'avoir sanctionner. J'en étais heureuse mais fortement étonnée et j'en resta perplexe.

C'est là que j'ai encore la preuve que je suis bien avec mon Maître, malgré que j'aime pas quand il me punit.
Son intention et son affection, de plus en plus présentes, marquent davantage l'approche de son départ. Même s'il ne me le dit pas, je suis consciente que c'est un évènement qui sera difficile, autant pour lui que pour moi.
Je commençais à m'habituer à sa présence physique, en ma compagnie, malgré mon besoin de solitude.
De plus, il faudra que je sois deux fois plus prévoyante et vigileante en son absence car il ne sera pas à mes côtés pour m'aider et lui aurait besoin de précisions et d'efficacité pour bien me suivre à distance : tout ce que je déteste en somme.

J'y pense régulièrement ces temps-ci mais j'essaye de ne pas trop me ronger et de profiter chaque moment. Je stresse assez de nature et faut que je continue à me maîtriser à ce niveau.

mardi 15 juin 2010

Dissipée, je regrette...

J'ai été mise au parfum dès le matin : interdiction d'exprimer son plaisir sexuellement, obliger de se contenir.

Ensuite, le stress est monté légèrement quand nous sommes allés boire un café au bar où j'ai l'habitude de me rendre car l'occasion se présente. J'ai tellement tenté de me détendre que j'y suis arrivée mais j'ai aussi réussi à en prendre mes bases et mes repères : ce qui m'a value une sanction pour la soirée...
Mon Maître a choisi ce moment pour me demander, ouvertement en public, de lui donner mon carnet de punitions, pour le compléter et le signer. Sa demande m'a refroidi soudainement : la gêne et la pression ont fait surface. Le rappel à l'ordre indirect fut efficace.

J'ai pensé à ma sanction une bonne partie de la journée : ce qui m'a empêchée d'être concentrée et consciencieuse autant que la normale. J'étais légèrement dissipée, ce qui ne me ressemble pas. C'est un cumul : la fatigue et le stress ne font pas bon ménage chez moi (même si je sais que mon Maître va encore me dire que ce sont des excuses... mais c'est aussi la réalité.

Ma sanction a débutée, comme prévue, dès mon arrivée. Il a fallu que j'assume et prenne sur moi, en continuant mes activités de la journée. Le seul avantage que j'ai eu : c'est l'absence de l'ami de mon Maitre. Un ami à mon Maître aurait dû venir ce soir et rester dormir quelques jours.

Maintenant, je me demande les intentions et les futures demandes de mon Maître : notamment celles pour la soirée. Je doute qu'il veule me laisser "tranquille" ainsi avant de me coucher. Après, c'est vrai qu'en ce moment, je suis assez déstabilisée par ce qui m'arrive autour de moi ce qui me fait fauter régulièrement malgré ma vigilance donc j'assume tant que je pourrais.

lundi 14 juin 2010

A fleur de peau

J'étais pas en forme, par rapport à la veille et à peine après une heure de travail (là où je commençais à faire le vide et à me détendre), je venais d'apprendre une nouvelle qui me fit sortir de mes gonds. Pour me calmer, j'en ai fait part, directement, à mon Maître, qui, bien évidemment, m'a dit que c'est à lui de gérer. Facile à dire mais en attendant qui subit : c'est encore moi alors que je n'ai rien demander... C'est le genre de situation qui m'agace et qui me fait déborder à proposer de mon "self-contrôle".

Ma meilleure amie m'a averti que son compagnon n'a pas su tenir sa langue et en parlé de mon statut à ses parents. La preuve, c'est elle qui s'est tout pris dans la tête : place à la fusion de réflexions et jugements gratuits !!!
J'ai déjà du mal à assumer ma soumission à l'extérieur et là son ami en a rajouté une couche : je n'ai pas apprécier qu'il divulgue ma situation. Pour moi, c'est un manque de respect concernant ma vie intime. On lui avait demander de garder cela pour lui. J'ai ressenti cela comme une trahison de sa part. De sûr, de mon côté, je ne veux plus le voir pendant un moment : j'ai trop la rage contre lui.

Les mauvaises nouvelles ont continués : mon Maître m'a annoncé que son ami venait plus tôt que prévu et plus longtemps : encore une épreuve supplémentaire.
A peine rentrée, j'ai su que nous devions aller manger chez mon père. C'est reparti : à peine remis du stress et de l'énervement de la journée, il fallait que je me prépare à me soumettre en famille : je déteste cela. Je ne suis pas à l'aise, ma famille le ressent et ne me reconnait. Mon père la ressenti et fut plus en retrait que j'ai l'habitude. Cela m'a perturbé légèrement ce qui m'a bloqué pour les sujets de conversations : d'où ma discrétion envers mon père.

J'ai pas lu mon horoscope de la semaine mais il doit sûrement me dire que je suis sur tension pendant un long moment alors que je ne cherche qu'une seule chose : me calmer et laisser aller les évènements.
Espérons que demain soit meilleur qu'aujourd'hui.

dimanche 13 juin 2010

Déception de soi-même

J'ai réussi à faire ce que j'avais prévu dans le planning en temps et en heure, tout en restant calme. Je gardais en tête un chronomètre pour respecter chaque activité en temps prévu.
Je me sentais moins oppressée car j'étais seule mais j'avais toujours peur de faire quelque chose de travers, toujours peur de ne pas satisfaire mon Maître ou ne pas le satisfaire complètement : je connais son intransigeance. Il ne dit rien sur le fait, ou une petite remarque ou quand ça tombe ça fait mal... dans tout les sens du terme.

Quand j'ai fini  l'ensemble de mon ménage, je suis allée rejoindre mon Maître à la gare de Dijon. Mon fils était aussi content que moi de le revoir. Le retour fut difficile car nous étions chargées. J'en ai encore mal aux paumes de main... Heureusement, une connaissance est venue nous aider et nous a déposer en voiture jusqu'à mon domicile (il nous restait encore une bonne moitié de route).

Même si la difficulté et la distance nous a été raccourcie, j'ai apprécié de rentrer chez moi plus vite. J'ai apprécié (et n'en attendait pas tant) des autorisations de mon Maître concernant le repas notamment.
Pour le reste, je suis déçue... j'ai encore échouée à une demande de mon Maître malgré moi. En plus de ma déception, j'ai bien senti la sienne monter d'un coup. Je me suis même demandée s'il n'y avait pas un peu de colère.

Je déteste ce ressenti. Dans ces moments là, j'ai honte. J'ai honte de ne pouvoir satisfaire mon Maître autant dans sa demande que dans son plaisir. Pour en rajouter une couche, plus ou moins calmée de mon manque de compétence, il m'a rappelé mes fautes que j'ai commise dans l'après-midi. C'est encore la preuve que je dois travailler plus sur ma concentration et ma mémorisation.

Pour conclure, je culpabilise de n'avoir pas été aux espérances de  mon Maître. Cette situation me laisse dans un grand moment de solitude et quelque peu d'humiliation personnelle : je hais cela. Le pire, c'est que je peux en vouloir à une seule personne : moi-même (ce qui a le don de m'énerver et de me décevoir davantage).

Baisse de moral

J'ai détesté cette journée !!!
Le réveil fut très plaisant : comment ne pas apprécier quand mon Maître me donne de l'affection, de la tendresse, de l'attention et surtout du plaisir... en m'autorisant d'en profiter !!!
En revanche, le levé fut brutal. Je déteste me lever de suite : je préfère prendre mon temps à me prélasser quelques minutes dans mon lit... me donnant quelques instants de répits avant une journée complète.


Là, j'ai dû me lever de suite pour respecter le planning de mon Maître. Je déteste être chronométrée à la minute près : cela me donne la pression et me rend de mauvaise humeur.
J'ai dû me lever précipitamment et me dépêcher dans ma préparation pour rien (je devais aller à mes leçons du code, tandis que j'ai l'habitude d'y aller l'après-midi pour justement me poser le matin ; exceptionnellement, il n'y avait pas de leçons de code mais une réunion). Résultat, j'ai eu le droit à un aller-retour gratuit à pieds, sans conviction et rempli d'agacement et d'énervement.

De plus, je n'avais pas du tout envie de faire l'aller-retour Gray-Dijon, surtout que je n'aime pas les bus. Le seul contentement était d'accompagner mon Maître. J'aurais préférée, rester chez moi, finir de ranger tranquillement, prendre mon temps : me sentir tranquille chez moi.


Pour couronner le tout, avant le départ, j'ai eu une discussion qui m'a secouée avec ma voisine qui a beaucoup d'importance pour moi....
Elle a toujours été là que ça soit dans les moments joyeux ou mélancoliques ou carrément baisse de moral (surtout par rapport à mon rôle de maman). Elle est même devenue ma confidente : une grande complicité est née...
Suite à ma dernière visite avec mon Maître, elle m'a fait part qu'elle n'appréciait pas notre relation. Ma soumission à l'extérieur lui fait peur pour mon bien-être. Elle a ressenti ma gêne, c'est certain et cela la bloque totalement. Elle n'accepte pas que mon Maître s'est imposé en quelques jours, s'est installé dans mon appartement. Elle comprend uniquement ma soumission intime.
Franchement, je m'attendais à cette réaction mais j'en avais nullement envie d'en parler aujourd'hui. Je pensais en parler tranquillement en tête à tête, devant un café par exemple mais cette semaine, j'ai pas eu le temps de m'arrêter comme je le faisais habituellement.
Elle me croit désorientée, inconsciente de la situation et malheureuse. C'est vrai que la rapidité des évènements me déstabilisent par moment. J'ai toujours eu l'habitude de tout diriger, de prendre les devants, de vivre plus ou moins seule et là, du jours au lendemain, mon quotidien est chamboulé. Tout mes faits et gestes sont contrôlés et suivis, même mes expressions. Elle n'accepte pas que je sois contrôlée car elle ne me connait pas ainsi : elle connait beaucoup plus une Emilie rebelle et arrogante, qui met du piment dans les conversations. Elle ne me connait pas réservée, en retrait...
Je comprends sa réaction et je m'y attendais. Ce qui m'a fait mal, c'est le fait de ne pas pu en parler calmement en tête à tête, devant un petit café, pour lui faire entendre en douceur, avec mes mots que je suis bien actuellement depuis quelques jours.

C'est certain que mon quotidien a changé : tout mes faits et gestes, mes expressions, mon comportement sont surveillés (et de près). Cela m'oppresse par moment, comme aujourd'hui par exemple, mais j'ignore si j'arriverais à lui faire comprendre que j'en ai toujours eu besoin  pour me sentir bien. J'aime me sentir dirigée. Ce n'est pas facile tout les jours mais j'avoue que cela me fait du bien.
En y repensant, ce ressenti était présent aussi quand j'étais petite. A l'école, j'étais consciencieuse quand je me sentais encadrée. Lorsqu'on me donnait des moments de libertés, j'en profitais (comme tout être humain) mais si la durée était trop longue, j'en abusais. Cela s'est produit notamment au cours de mes années de collège.

A mon retour chez moi, je me sentais bizarre. J'étais soulagée de me sentir chez moi, dans mon univers, de pouvoir prendre mon temps (tout en respectant les demandes). Je pouvais souffler un peu, relâcher la pression mais paradoxalement, la présence de mon Maître me manquait par moment.


Cette situation va sûrement se répéter lors de son départ professionnel mais je sais que je vais pouvoir tenir. Il sera absent physiquement mais présent autrement. Son soutien sera toujours là et c'est ce qui m'importe.
Ma baisse de moral continue à toucher mon Maître. Il n'aime pas me sentir ainsi et de son côté aussi cela fut une nouvelle épreuve. Je le sentais pas à l'aise non plus même s'il a tenté de me remonter le moral toute la journée. Il s'inquiète également pour moi, cela me touche mais me gêne un peu également. Il faut que je m'adapte au fait, qu'une personne puisse me soutenir en toutes circonstances, arrive à me comprendre, à comprendre mes ressentis, tout en me donnant beaucoup d'affection.

Mon Maître veut que je déménage. Il m'en a parlé pour que je puisse me faire à cette idée petit à petit. J'ai pas envie de déménagée : je me sens si bien dans cet appartement. C'est le seul appartement dans lequel je me sens vraiment chez moi, indépendante, libre. J'ai pris mes marques au fur et à mesure et depuis quelques années, c'est seulement maintenant que je m'y sens bien depuis quelques mois. C'est en grande partie pour cela qu'un déménagement n'est pas envisagé me concernant actuellement. Si je déménage, cela signifiera qu'il faudra que je tourne la page sur tout ça et j'en ai nullement envie... J'y pense de plus en plus et cela me travaille. C'est peut-être aussi une des causes de mon mal être aujourd'hui !?


Cette journée fut difficile et forte en émotions et psychologiquement. Je pense qu'au fond, j'en avais besoin mais là, cela fait trop d'un coup en un seul jour. Malgré mes apparences, je reste fragile et fébrile, surtout pendant mes baisses de moral.
J'espère que demain sera meilleur. Comme on dit : "la nuit porte conseille"...