samedi 2 avril 2011

Physique et reposant


Quel bonheur de ne pas avoir de réveil ! C'est très plaisant de pouvoir se lever à l'heure où on se réveille naturellement. Le calme, suite à l'absence de mon fils étant chez ses grand-parents est appréciable aussi. J'ai l'appartement pour moi toute seule tout en soulignant que je suis dans ma semaine de liberté. Je peux ainsi gérer mon temps comme je l'entends. Le principal est que j'arrive à faire l'ensemble de ce que j'ai prévu.

J'ai donc commencé tranquillement par faire le minimum du ménage. J'ai poursuivi par faire la poussière qui s'installe trop vite à mon goût.
J'ai poursuivi par le démontage des meubles dans la chambre de mon fils. J'ai terminé de casser mon ancien bureau que j'avais installé dans sa chambre en attendant pour débarasser ma salle à manger.
Quand j'ai commencé à tout descendre, j'ai eu la mauvaise surprise que je tombais en plein déménagement de mon voisin habitant deux étages plus haut. Il fallait que je patiente que l'ascenseur soit libre pour pouvoir descendre à mon tour.
Une fois que le bureau fut descendu dans la cave, je devais remonter pour demonter son ancien lit. Une nouvelle fois, j'ai tout redescendu dans ma cave.
Je pouvais ainsi sortir les pièces détachées du nouveau lit de mon fils. Lorsque j'ai tout sorti, j'ai pu enfin rentrer l'ancien lit, également en pièces détachés. Je sais qu'il ne restera pas longtemps car j'ai donné l'ancien lit à ma collègue habitant près de chez moi. Il faudra juste que je la prévienne qu'il est bien disponible afin qu'elle vienne le récupérer.
Idem : j'ai dû patienter pour prendre l'ascenseur donc j'ai perdu un peu de temps.

J'avais réussi à pouvoir devancer mon oncle : remonter l'ensemble des pièces à l'étage pour éviter de perdre du temps un maximum. C'est déjà bien gentil d'avoir fait le nécessaire, le déplacement, pour m'aider au montage de ce nouveau lit.
J'ai pu enfin me restaurer légèrement : histoire d'avoir quelques choses dans le ventre.
A peine finie d'avoir manger, le temps de me décontracter quelques minutes et je repartie ranger les pièces détachées que j'avais laissé momentanément dans le couloir à l'extérieure.

Une prise de conscience me revenait soudain. Je n'étais pas sûre d'avoir le nécessaire pour monter le lit. Je décidais donc de rappeler mon oncle (je l'avais déjà appeler pour m'assurer de sa venue) pour lui dire qu'il emmène le nécessaire. Trop tard, mon oncle était déjà parti et ce que j'ai pu comprendre presque à mi-chemin ; perte de temps pour faire demi-tour. Je croisais les doigts pour pouvoir tout monter.
En attendant, profitant un peu de ma semaine de liberté accordé par Maître (à mon grand étonnement quand il me l'a annoncé), je me suis permise de me prendre quelques verres de mon apéritif préféré, sans abus pour autant. Juste de quoi pouvoir apprécier et se détendre en attendant la venue de mon oncle.

J'attendis le bruit de l'ascenseur et les portes s'ouvrirent à mon étage. Je regardais l'heure et je reconnu la démarche et la voix de mon oncle. Je me préparais donc à commencer le montage, psychologiquement.
Nous avons donc fini ensemble de mettre les pièces dans la chambre de mon fils après avoir démonter son ancienne armoire qui ne tenait presque plus debout ayant subi plusieurs déménagement et étant de basse qualité. Je vis, mon oncle, se faire plaisir en cassant le reste de ce meuble. J'ai pu ainsi redescendre à nouveau les pièces de l'armoire et aller récupérer des pièces du lit se trouvant encore dans ma cave les ayant oublié.

Pendant que j'étais descendu, n'ayant aucun mode d'emploi, mon oncle jouait au puzzle. En disperçant les pièces, il tentait de retrouver l'ordre et l'assemblage de chaque pièce pour que le montage soit correcte. Il ne manquait plus que la pièce maîtresse pour pouvoir commencer.
Dès que je suis remontée, nous avons pu débuter ayant ramener le nécessaire.
Je n'ai pas fait grand chose mais le peu que j'ai fait à permis de gagner du temps à mon oncle. L'ambiance était forte sympathique. Comme à son habitude, il me taquinait de temps à autres.
Au moment où nous étions le plus concentré, Maître m'appela. Il prenait des nouvelles et fut ravi de comprendre que nous étions, enfin en plein montage du nouveau lit de mon fils. Nous avons échangés quelques minutes. J'avais fait en sorte de m'éloigner le plus de la chambre : mon oncle est de nature jalouse et possessive à mon égard, de ce fait, il apprécie plus ou moins le fait que je sois en couple avec Maître. Je voulais éviter qu'il entende que je puisse vouvoyer Maître. Cela l'aurait choqué et il l'aurait très mal pris. Evidemment, cette réaction aurait rendu encore plus difficile la relation avec Maître et mon oncle. Pour moi, c'est important que ma famille s'entende bien avec Maître, en tant que mon compagnon sachant que nous sommes en couple, même s'il n'est pas forcément le gendre idéal qu'ils auraient pu s'imaginer. Il est essentiel, personnellement est qu'ils puissent comprendre que je suis bien avec Maître, que notre couple se porte très bien et que l'important est que Maître arrive à me rendre heureuse et que je puisse à mon tour aussi pouvoir le satisfaire.

Mon oncle ne tarda pas. Tout comme moi, il voulait profiter de son week-end et vaqué à ses occupations. Il me fit comprendre qu'il était attendu de son côté.
Je me retrouvais donc seule dans l'appartement. Je pris quelques minutes pour souffler et je me remis au rangement. Il fallait que je remettes tout en autre pour que la chambre de mon fils soit correcte et présentable. Je devais aussi faire du tri, à nouveau dans ses vêtements afin de pouvoir les ranger dans leur nouveau meuble : ma commande que j'affectionne tant.

Cela m'a pris plus de temps que prévu. Je me suis donc pris une petite pause histoire de récupérer. De plus, je ressentais de plus en plus mes courbatures, notamment dans mes cuisses qui me lançaient vivement. Cela m'a rappelé la raison pourquoi je n'aimais pas le sport : tout simplement pour la souffrance subit les jours suivants.

Je décidais de passer une soirée tranquille, pas stressante. Le mot maître était "décontraction". C'est ainsi que je commençais à rédiger mon article de la veille, que j'avais repoussé au lendemain, tout en regardant une série à la télévision, profitant du bon fonctionnement.
La rédaction de mes articles, même si j'y mets plus de coeur, c'est toujours une tare pour moi. C'est une grande perte de temps qui m'empêche de me reposer à cent pour cent. C'est toujours cette étape qui m'empêche d'aller me coucher à l'heure que je le souhaiterais et qui me fatigue davantage.
Pas de chance, en plein lancement et pleine concentration, Maître me téléphona au même moment. Etant trop fatiguée pour faire deux choses à la fois, je décidais donc, logiquement de me réserver pour Maître. Je pouvais rédiger la suite après avoir raccroché.
Hormis quelques désaccords de Maître, suite à mon comportement pendant ma liberté accordée, la conversation fut agréable. Il me manque terriblement et sa voix, sa présence malgré la distance me rassure et me réconforte énormément.

C'est ainsi que j'ai terminé la rédaction de l'article de la veille après avoir raccroché. J'avais prévu d'enchaîner avec l'article du jour pour terminer mais ayant été retardé, pris de fatigue et l'heure tournant plus vite que prévue, je n'ai pu le faire. La raison a pris le dessus tout en profitant encore de ma dernière semaine libre, je suis allée me coucher de suite.

vendredi 1 avril 2011

Journée sportive


Cette matinée fut un peu stressante. Il fallait que je prépare les dernières affaires pour la journée USEP de mon fils (Union Sportive de l'Enseignement Public) sachant que sa classe y participait parmi d'autres écoles.
Etourdie comme je le suis, il ne fallait pas que j'oublie quelquechose. Machinalement, j'ai regardé à deux fois la composition du sac de pique-nique, qui contenait autant les affaires de mon fils que les miennes. Il a fallu que je prenne aussi ses livres de bibliothèques et son cahier du jour. Nous étions bien chargé pour une simple journée sportive.

Pour être sûr, savoir si mon fils avait changé d'avis, au cours du trajet, je parlais de la journée à venir à mon fils et lui demanda une nouvelle fois s'il était content de ma présence, en lui soulignant que je ne serais pas forcément dans son équipe ou à ses côtés. Sa réponse resta identique à celle de la veille : il n'était pas du tout ravie de ma présence.
Tampis pour lui ! Quoiqu'il en soit, je le faisais en partie pour lui mais surtout pour aider la maîtresse qui avait sollicité mon aide.
En arrivant à l'école, je me précipitais à demander à la maîtresse à savoir à quelle heure elle aurait besoin de mes services. Il me restait une bonne demi-heure avant de pouvoir rejoindre la classe de mon fils.

Tout en me dépêchant en connaissant les rues par coeur, je descendis au centre ville à mon café habituel. J'étais rassurée de savoir que c'était la patronne : je n'avais pas prévue de descendre en ville donc je n'avais pas pris de sac à main. Je n'en avais pas besoin devant être toute la journée accompagnatrice pour la sortie de la classe de mon fils. Je savais que si c'était la patronne, la connaissant assez bien et connaissant la confiance qu'elle m'accorde, il n'y allait avoir aucun souci pour pouvoir m'avancer d'un café. Juste le temps de me détendre avant de pouvoir remonter à l'école de mon fils.

En arrivant à l'école de mon fils, tout les enfants étaient regroupés dans le hall d'entrée qui leur sert comme préau ou comme salle de sport, voir comme salle pour faire la sieste. Ils étaient tous assis sur les bancs prévus à cet effet. J'ai cru comprendre que la maîtresse n'attendait plus que ma présence. Un parent d'élève était déjà là. Machinalement, je regardais ma montre : j'étais bien à l'heure.
L'appréhension de mon côté, n'ayant jamais pratiqué ce genre d'organisation, se ressentait un peu mais je tentais de garder confiance en moi. Après tout, j'ai réussi à gérer une vingtaine de gamins comme j'avais une quinzaine d'années, seule, lors d'un stage dans une ludothèque ; je devrais pouvoir gérer une dizaine de bambins encadrés par des institutrices...

Nous avons donc pris un bus scolaire pour nous rendre au gymnase le plus fréquenté : celui qui se trouve non loin de chez nous, juste à côté du collège. Dans celui-ci se trouvait aussi les enfants de la classe grande section de l'école des Perrières, je crois.
Pour faire un poisson d'avril, les élèves déjà présents s'étaient cachés derrière les sièges et ont réapparus dès que nos élèves étaient assis. Cela m'a permis de me détendre avant d'arriver à destination. Je fus rassurée de pouvoir avoir une place devant dans le bus ne supportant peu ce mode de transport. Je pensais que l'on allait s'y rendre à pieds mais après réflexion c'était mieux ainsi : en fin de journée les enfants allaient trop fatigués.

Dans un premier temps, nous nous sommes tous installés sur les estrades placés au dessus dans la grande salle principale du gymnase. La maîtresse nous débriefa très vite sur le déroulement et l'organisation de la journée. Il fallait minimum un parent par équipe et quelques parents pour certaines activités comme assistant.
Dans un deuxième temps, l'institutrice nous fit le tour global de toutes les activités (dites : Atelier). Il y avait huit ateliers dans la grande salle, deux dans la petite salle de gymnastique (la salle que je maudissais pendant toute la période scolaire), une dans chaque vestiaire , une dans la salle de Dojo (la salle de lutte) et trois dans la salle de boxing.

A chaque passage de chaque salle, cela me réveillait des souvenirs. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir avoir de la nostalgie en retournant dans ce gymnase. Il est vrai que la discipline sportive n'était pas ma favorite et n'est pas non plus, celle où j'ai les meilleurs souvenirs, bien au contraire. Les seuls bons moments que je me souviennes étaient ceux quand nous faisions du handball ou du volleyball. Même le badmington n'en fait pas partie alors que j'aime ça.
Mon fils est loin d'imaginer le bien que ça m'a fait de pouvoir l'accompagner à cette sortie se déroulant dans ce gymnase.

Pour terminer, les institutrices nous attribuait à tous nos tâches. Avec ma perte de confiance en moi, je fus assez maligne pour éviter d'avoir une équipe à charge. Je n'avais pas envie de faire de discipline de peur de ne pas être à la hauteur : soit trop sévère, soit pas assez. Il est difficile de concilier autorité, discipline et détente, surtout en cette occasion. Je le savais très bien.
Au final, je me retrouvais, malgré tout, à la discipline que j'appréciais le moins : l'atelier 8 qui fut l'atelier gymnastique.
Nous étions toujours deux par atelier. Je me retrouvais avec l'assistance maternelle de l'école de mon fils.

J'avoue que je redoutais d'être avec cette personne ayant remarqué son manque de vitalité dès la première fois que je l'avais vu à l'école. C'est le genre de personne que je nomme "personne molle" et qui a tendance à m'ennuyer même si je ne suis pas quelqu'un de super tonique pour autant mais y'a quand-même un minimum.

La matinée passa très vite. Je n'ai pas vu passer les deux heures avant l'heure du déjeuner. Sans le vouloir autant, j'ai réussi à dynamiser l'atelier. Presque tout les groupes sont passés au minimum deux fois et certains voulaient même y revenir. J'avoue que j'étais plutôt fière de moi.
L'heure du déjeuner se déroula très bien. J'avais même de l'appétit. C'est sûr, j'avais fait de l'exercice physique en montrant les figures à certains enfants où en faisant en même temps qu'eux pour certains afin de les motiver à la tâche. Sans parler que je n'avais pas fumer de la matinée. L'envie était bien là mais je n'en avais pas eu le temps. J'avais qu'une hâte, pouvoir aller fumer dès que nous pourrions aller à l'extérieur comme l'avait prévue la maîtresse en cas de beau temps.

Une fois, les enfants dans la cour dehors, prenait l'air et se défoulant librement, une autre maman et moi, nous nous sommes arrangés pour s'éclipser pour fumer une cigarette. C'est une maman d'un camarade de mon fils mais avec qui je n'ai pas d'affinité et il est très rare que nous nous saluons mais là, lui ayant fait part de mon envie de fumer, nous commençions à nous rapprocher. Je pense qu'elle pensait de cette occasion pour pouvoir faire connaissance mais pas de chance pour elle, Maître m'appela au même moment. Etant disponible et libre, je passais mon quart d'heure de libre au téléphone avec Maître. J'étais ravie de pouvoir être, plus au moins, en tête à tête avec Maître et d'avoir de ses nouvelles, de pouvoir entendre sa voix.
Malheureusement, la communication fut coupée pour je ne sais quelle raison.

Après ma communication interrompue, je suis allée rejoindre l'ensemble de l'équipe. C'est là, où je me suis amusée du comportement de mon fils. N'étant pas satisfait de ma présence, il était hors de question que j'intervienne le concernant, quelque soit la raison. Pas de chance pour lui, un de ses camarades l'avait dénoncé à la maîtresse, ayant perdu son foulard (le foulard était l'accessoire pour distinguer l'appartenance aux équipes). Ce qui fut le plus ironique pour moi était que mon fils se fasse reprendre par surprise par son institutrice en ma présence. J'ai bien vu qu'il cherchait où je me trouvais après s'être fait disputer. C'est la première fois que je le voyais aussi vexé, voir même humilié : sa fierté en avait pris un coup. Pauvre petit... (sourires) !

Cet écart fut vite oublié dès que nous sommes tous retournés à l'intérieur du gymnase pour nous remettre aux ateliers. Systématiquement, je me repositionnais au même emplacement, avec l'assistante maternelle. Là, étant un peu plus calme nous concernant, j'ai pu en profiter pour faire quelques photographies et pour filmer.
C'est peu de temps après, alors que j'assistais des élèves à faire quelques figures que la maîtresse de mon fils me sollicita vivement pour que j'aille aider un autre accompagnateur.
Le grand-père d'un des élèves se retrouvait tout seul pour gérer son équipe. Sans le vouloir, il se retrouvait avec l'équipe la plus turbulente selon l'équipe pédagogique. J'en avais entendu quelques échos pendant la pause déjeuner donc je savais à quoi m'attendre plus ou moins.

Cette équipe se retrouvait dans la petite salle verte (la salle de gymnastique : là où à l'époque je devais faire des exercices sur les échelles, les cordes, les poutres et les barres symétriques). De suite, en entendant le vacarme, j'ai commencé à faire de la discipline. Les enfants ont très bien compris que la donne avait changé et qu'ils n'avaient plus le pouvoir.
L'accompagnateur en question a remarqué la facilité de gestion depuis ma présence. Il m'a même félicité sur ma gestion de l'équipe qui lui permettait de souffler. Il manquait juste un peu d'autorité et de fermeté. Cela m'a fait sourire : j'ai cru retourné quelques années en arrière lorsque je m'occupais des enfants en centre aéré, âgés entre trois et six ans....

L'après-midi passa aussi vite que la matinée. A peine le temps de faire deux activités qu'il était déjà l'heure de se préparer pour le retour. Pendant que les institutrices rangeaient le matériel (tapis, ballons, balles, cerceaux...), avec l'assistante maternelle, je veillais sur les enfants de la classe de mon fils, s'étant regroupé par école respective.
Une fois tout ranger, nous pouvions récupérer les affaires et nous rendre au bus.
A ma grande surprise, à la sortie du bus, étant à l'avant, une nouvelle fois, je pris l'iniative de me mettre en tête, dirigeant les enfants, en partie avec la maîtresse. Je pris le soin de faire le nécessaire pour les mettre en rang et le faire avancer pour laisser repartir le bus, sans la demande de la maîtresse. Ensuite nous les firent traverser et nous étions arrivés à l'école.
Restant une vingtaine de minutes avant la fin de la journée, je laissais la maîtresse et repartie me promener. Je décidais de me rendre au centre ville : j'avais aperçu mon père le long du trajet lorsque nous étions dans le bus et quand nous en sommes descendus (il ne m'avait pas reconnu ayant du mal avec mes changements de couleur de cheveux).

Une fois les vingts minutes passées et après avoir rattraper mon père en ville, je pus aller chercher mon fils afin de nous rendre à l'appartement.
Je n'en pouvais plus. Le long du trajet du retour, mon fils et moi commençions à resentir les courbatures. Mon fils se plaignait avoir mal aux pieds. Me concernant, j'avais le corps en compote : les molets, les cuisses, les pieds et même les bras. Je n'avais qu'une envie : m'allonger dans un bon bain relaxant.
Le grand-père de mon fils vint le chercher une bonne demie-heure plus tard.

Dès que je me suis retrouvée seule, j'en ai profité pour m'allonger calmement sur mon lit. Je n'en pouvais plus. J'avais besoin de repos afin de pouvoir me remotiver pour ma réunion de la soirée à propos des ustensiles culinaires.
Au même moment Maître m'appela. Impossible donc de pouvoir me reposer tranquillement. Tampis, je pourrais me reposer plus tard même si je savais qu'il me restait peu de temps afin de pouvoir tout préparer.

Justement, je me fis au rangement de l'appartement pour qu'il soit présentable au mieux possible. Surtout concernant la cuisine. C'est toujours l'endroit de l'appartement que j'ai dû mal à ranger correctement n'ayant pas les même souhaité pour ranger à ma convenance. Sans compter des nouveautés demandés par Maître. C'est limite si je ne manquerais pas de place...

Je venais de finir de laver ma table pour être sûre qu'elle soit de convenance dès l'arrivée de mes invitées, quand l'animatrice arriva. Elle commençait par se préparer à son tour en positionnant les produits sur la table. J'en profitais pour finir de ranger la cuisine, c'est à dire préparer les ingrédients que j'avais besoin pour faire la recette de démonstration (j'avais bien retenue la leçon de Maître).
Je n'ai pas eu le temps de faire quoique ce soit car mes invités sont arrivées les unes après les autres. Ce fut le tour par ma collègue et ma voisine peut de temps après. Mon autre invité, la connaissance de ma voisine est arrivée lorsque nous commencions la recette. Maman la suivit de quelques minutes.
La réunion en elle-même se passa très bien. Nous avons toutes commandés. J'ai même eu des commandes de personnes ne pouvant se présenter. Le montant de la commande fut important, j'avais une offre commerciale qui m'était plus qu'alléchante : si j'arrivais à avoir un rendez-vous et grâce au montant total de toutes les commandes, je pouvais avoir la cocotte que je convoite tant à un quart du prix initial. L'offre était très intéressante mais je n'oubliais pas mon mode de vie avec Maître. Ma voisine avait très bien compris mon hésitation. J'ai finalement accepté, après avoir réfléchi longuement. N'ayant pas abusé, au cours des jours précédents, je profitais d'avoir un peu de liberté pour m'accorder cet écart.
J'hésitais longuement car je savais, lors de notre choix commun, que Maître n'était pas favorable pour cet investissement. Je me rappelle encore de ma déception, voulant cette cocotte de puis des années... Je savais que j'allais finir par culpabiliser lorsque je devrais le dire à Maître mais il m'était très difficile à résister à cette exception avec tout les efforts que j'ai pu faire depuis que je suis soumise à Maître.

Une fois tout le monde partie, je n'ai pas eu la force et le courage de pouvoir faire mon article et mon mail. Je profitais donc de ma semaine de liberté, une nouvelle fois, pour reporter la rédaction de celle-ci au lendemain.

jeudi 31 mars 2011

Se ressentir avoir de l'intérêt


La préparation de la matinée commence plutôt bien.
Le trajet pour emmener mon fils fut plaisant aussi vu que je savais que je prenais le travail plus tard (suite au fait qu'hier j'avais terminé plus tard de façon imprévue).

Après avoir emmener mon fils, je me rendis directement à la Poste pour être sûre de pouvoir faire ce que Maître m'avait demandé : recharger la carte téléphonique.
Moi qui m'était dit que ça allait me prendre juste cinq minutes, j'ai encore perdue du temps. Les cartes ont changés et de ce fait, la postière n'arrivant pas à recharger l'ancienne ce qui était logique : pourtant je l'avais prévenu que l'on m'avait averti la dernière fois mais elle n'a pas voulu m'écouter. Quand elle se rendit compte qu'elle n'arrivait pas à faire la recharge, elle demanda de l'aide. Bien sûr, on lui dit la même remarque que je venais de lui faire.Résultat, un bon quart d'heure de perdu, tout ça pour l'achat d'une nouvelle carte.
Une fois sortie de la Poste, je pus prendre cinq minutes pour aller boire un café avant de me rendre à mon travail.

Je suis arrivée à mon lieu de travail, avec les cheveux trempés et ma veste ainsi que le pantalon bien humide aussi avec une pluie fine qui n'a cessé de tomber tout le long de mon trajet.
J'avais peur de choper un coup de froid après avoir été bien malade et récupérant petit à petit. C'est pas le moment que je rechute, hors de question.
Je n'ai donc pas mis longtemps à rentrer à l'intérieur et me rendre directement à mon phone. Pas de chance, cela faisait une demie-heure que les filles n'arrivaient pas à travailler suite à un problème technique. Je patientais avec elles et finalement, j'ai trouvé de quoi m'occuper en faisant les quizz que je n'avais pas eu le temps de passer auparavant.
Une fois mes questionnaires terminés, le souci technique fut réglé. Nous avons donc pu nous remettre au travail.
Etant une nouvelle opération, comme souvent, mes premiers appels furent assez hésitant mais je m'en sortais tout de même bien. J'avais cru trouver une astuce afin d'avoir des appels argumentés. Je n'hésitais pas à en faire part à mon supérieur pour savoir si nous pouvions le transmettre à l'équipe afin d'aider les filles qui rencontraient des obstacles au même niveau que moi. J'étais contente de voir le sourire de mon supérieur lorsque je fus ma remarque.
Après m'avoir fait la main, j'arrivais plus facilement et j'étais donc plus à l'aise. Cela se remarquait dans ma façon de travailler et dans mes chiffres.
Au moment du repas, nous avons été conviés au buffet qu'avait proposé la cliente d'une autre opération dont nous perdons aujourd'hui (après avoir travailler avec nous pendant plus de huit ans). M'étant préparé un repas, je déjeunais ce que j'avais dans ma boîte et après avoir fumer une cigarette, je me rendis donc à l'étage pour le buffet.
Là, je vis mon amie qui était seule avec les supérieurs et la cliente. La peine et la tristesse se lisait dans ses yeux à peine on l'a regardait. Je peux comprendre son attachement à cette opération, sur laquelle elle a débuté et n'a pas quitté depuis ces huit années mais ce n'est pas pour autant qu'il faut se rendre malade. Mais bon, vu que je ne peux plus rien lui dire, c'est comme ça. Cela n'empêche pas que ça me fait mal au coeur de la voir ainsi.

Bref, je me résultais à écourter ma présence au buffet, ne le supportant pas de la voir ainsi : on dirait une morte vivante. C'est assez hallucinant de se rendre compte qu'elle puisse tomber aussi bas malgré qu'elle soit mère de famille !
Elle ne se rend pas compte qu'elle se détruit à petit feu de plus en plus et pas que dans le privé, dans le professionnel aussi. Elle ne se rend pas compte que ma supérieure ne supporte plus non plus de la voir comme ça et justement se sert d'elle comme bouc émissaire pour la faire réagir et que le directeur de site l'a à l'oeil aussi suite à son dernier comportement sur la dernière opération sur laquelle elle était formée avec moi. Elle ne se rend pas compte qu'elle est considéré comme un cas désespérée... Et je peux rien faire pour la secouer !

Dans l'ensemble, la production de l'après-midi fut meilleure que l'après-midi. Après avoir eu un débriefing pour faire un point de côté positif et des côtés négatifs, mon supérieur suggéra de prendre en compte mon astuce pour accéder directement, passer le barrage secrétaire (et oui je connais quelques astuces ayant été moi-même secrétaire et une formation diplômée à ce titre). Pendant la pause, certaines de mes collègues me donnaient raison sur mon intervention qu'elles avaient tentés à leur tour. Je fus contente et fière d'avoir pu apporter mon aide.
L'ambiance de travail n'a vraiment rien à voir ! Il y a un esprit beaucoup plus convivial et professionnel. J'ai l'impression de retrouver l'ambiance de mes débuts : que ça fait du bien ! Ce qui change, évidemment, c'est le fait aussi que j'ai plus de complicité et d'écoute auprès de mon supérieur actuel. Je sais que si j'ai besoin d'une information, je ne vais pas avoir l'impression de le déranger. Je sais aussi qu'il n'y a pas de différence concernant les affinités !
Notre supérieur nous fit part, en gros, des chiffres de chacune d'entre nous à la fin de journée : ce que j'avais suggéré et demandé en début d'après-midi pour notre production de la matinée afin d'avoir un repère sur mon rythme de production. Il fallait que je sache si je pouvais continuer ainsi ou m'améliorer pour accéder la cadence. Etant au démarrage du projet, forcément, je dois m'améliorer mais cela n'empêche que je suis contente de moi et j'ai comprendre que mon supérieur aussi. Nous en avons parlé brièvement à notre sortie de travail et il approuva indirectement que mes chiffres furent corrects. Le directeur était avec nous également et il me fit aussi la remarque que j'avais fait du bon boulot pour une première (si je reprends ses propres mots). Il faut que je continue ainsi : y'a pas de raison.

Une fois de plus, je n'ai pas pu me rendre chez moi directement : j'ai dû aller chez ma nourrice pour le donner son salaire mensuel et ensuite faire quelques commissions afin de préparer le pique-nique de la sortie scolaire de mon fils prévue pour demain.

En rentrant, j'ai donc ranger mes commissions et je me suis rendue directement chez ma voisine pour savoir s'il y avait du nouveau ou du changement à propos de ma réunion prévue demain soir. C'est elle qui est en relation, normalement avec l'animatrice de la réunion. De mon côté, j'ai aucune nouvelle. Je voulais aussi savoir si une des connaissances de ma voisine, qui connait aussi ma maman depuis leur jeunesse ayant travaillé ensemble pendant de longues années, venait ou pas à ma réunion.

Le soir fut plus tranquille. Je préparais le repas calmement et sereinement, en prenant mon temps tout en m'occupant de mon fils au mieux que je le pouvais.
J'avais décidé de tout faire pour pouvoir me coucher le plus tôt possible afin de pouvoir être en forme demain pour la sortie scolaire de mon fils.

mercredi 30 mars 2011

Encore bien chargée !


Pour une fois, j'étais motivée pour me lever. Je savais que je partais en voiture donc que j'allais gagner du temps et que j'allais être former sur une nouvelle opération.
Mon fils était de bonne humeur aussi ce qui m'arrangeait. Le déjeuner s'est passé plus facilement.

Je pensais m'arrêter à la Poste mais finalement nous n'en avions pas le temps. Tampis, j'irais ce soir comme prévu.
Arrivées sur notre lieu de travail, comme d'habitude, j'avais le temps de pouvoir fumer ma cigarette avant de prendre la production mais ni plus ni moins.
J'étais contente de ne faire qu'une heure de production car ensuite je devais aller en formation.
Je ne me suis pas gênée pour pouvoir prendre ma pause avant que la formation commence.

La formation s'est très bien passée. Nous sommes neuf téléconseillères sur cette opérations (huit intérims et dont moi). Il y a avait donc le client acompagné de son assistance, nous deux directeurs de projets (responsables sur cette opération) et en début de formation le direction du télésecrétariat (une opération du site un peu apart). Je me demandais ce qu'il faisait parmi nous car le projet ne le concerne en rien : il faut toujours qu'il se mêle de ce qui ne le regarde et ajouter ses commentaires à deux francs... Enfin, heureusement, il n'est pas restée.
Comme à mon habitude, je laissais faire le formateur (notamment le client) et je me permis d'intervenir quand bon me semblait. A vrai dire, je n'avais rien de spécial à rajouter, je voulais juste monter mon intérêt pour l'opération. En elle-même, comme je me doutais lorsque mon supérieur m'en parla la veille et suite à la lecture (en avance) du script, je devinais qu'il n'y avait rien de compliquer. Je me demandais juste les problèmes techniques que nous allons rencontrés (comme tout démarrage de nouvelles opérations).
Ma formation fut interrompue une demie heure avant la fin prévue. Le directeur de site est venue me chercher car ma présence était nécessaire lors d'une réunion CHSCT avec la présence de la directrice de ressources humaines France (c'est la DRH de tout les sites de France en résumé).

Elles avaient besoin de moi, car tout les membres du CHSCT devaient être présent pour donner leur accord sur une proposition. Cela concernait l'intervention d'un cabinet d'expert pour un contrôle concernant les risques psycho-sociaux. Cela fait plusieurs mois que la secrétaire CHSCT (qui est aussi maintenant déléguée du personnel titulaire et déléguée syndicale) se battait pour ça. En sommes, la proposition est forte intéressante et après s'être concerter, nous avons donnés notre accord.
Les filles furent en panique car il fallait faire une lettre annonçant et résumant notre entretien et notre accord. Cela n'est pas un souci pour moi. Je proposais mon aide aux filles ce qui les rassura mais sans grande conviction.
Ce n'était que du gâteau pour moi vu que j'avais noté le résumé de la lettre avec des points importants à notifier. La rédaction de la lettre ne me pris que cinq minutes. J'étais ravie que mes connaissances et mes compétences dans le domaine du secrétaire (ce que j'aime faire à la base) me servirent de nouveau. Mes collègues furent très satisfaites du résultat et me valida la lettre que je venais de taper en quelques minutes en prenant compte la mise en page également.
Elles m'ont félicité de mon efficacité ayant qu'une vingtaine de minutes pour tout faire et en donner une copie à qui se doit avant le départ de notre DRH France. J'étais ravie d'avoir pu rendre service et d'en voir le résultat. Les filles sont tellement contentes, qu'elle compte me demander mon aide pour tout ce qui concerne la rédaction d'autres rapports et d'autres tâches administratives. En résumé, elle compte plus sur moi dorénavant que la troisième déléguée du personnel qui est censé rédigé les rapports... Depuis le temps que je n'attendais que ça même si je sais que ma collègue (que j'apprécie) ne va pas apprécie quand elle va s'en rendre compte...

Tout m'avait pris du temps sur ma pause déjeuner, même si les filles ayant fait la formation avec moi, avaient terminé en retard aussi.
Je pris donc le temps de déjeuner tranquillement. De plus, j'avais faim. J'étais contente de me rendre compte que mon appétit était revenu. J'ai pu discuter un peu avec ma collègue intérim avec qui j'ai des points communs sur son couple : elle aussi son compagnon est dans l'armée mais l'armée de Terre. Cela nous a rapproché et je l'ai bien ressenti quand elle m'a demandé des nouvelles sur mon couple. Je me suis rendue compte que nous avons un autre point commun qui nous a fait très sourire : chacun de nos compagnons respectifs nous nomme de la même façon intiment. Ma collègue hallucinait sur les points communs que nous avons malgré nos différences d'âge. En tout cas, j'adore son côté "bon vivre", son côté de prendre les choses de façons positives au maximum même si elle est de nature plus stressée que moi mais c'est normal car elle démarre dans la branche.

Après la pause déjeuner nous avons donc passé en simulation. Il vaut mieux bien s'intégrer du script un minimum, ainsi que l'application informatique pour lors du lancement et éviter le maximum d'inconvénient.
Nous sommes restés pendant un long moment sans pouvoir rien faire suite à un problème technique qui nous empêchait de démarrer, de lancer les premiers appels. Les clients et les directeurs de projets étaient toujours là. Ils nous supervisionnaient. Ils faisaient même plus que ça : ils s'investissaient réellement pour prendre la température et faire le maximum pour nous aider. Travailler pour cette société depuis presque trois ans, je peux garantir que ce n'est pas tout les clients qui réagissent ainsi. D'habitude, on nous laisse gérer tout ce qui est la production étant notre domaine et c'est notre supérieur qui fait remonter ce qui ne va pas.
J'ai vraiment apprécier cet investissement. Je fus encore plus surprise quand le client s'approcha de moi et me demanda ce que je pensais de la formation et du début de simulation, du script... de l'ensemble, tout en prononçant mon prénom. Il a réussi à mémoriser presque le prénom de chacune. En revanche, il me fit une remarque qui me gêna pour lui dans un premier temps mais qui me flatta par la suite : il m'a fait remarqué que j'avais donner de bonnes interventions et suggestions lors de la formation et que limite j'aurai pu le remplacer... C'est à double tranchant : soit c'est un compliment en soulignant que mes interventions furent fortes intéressantes ou plutôt une critique en sous-entendant que je pouvais être prétentieuse. En l’occurrence, j'ai bien senti qu'il s'agissait d'un compliment.

Nous avons réussi enfin à nous lancer une demie-heure avant la fin de ma journée. Nous avons rencontrés quelques soucis technique sur l'opération en elle-même. Ce fut bien que nous les rencontrions maintenant en présence du client. J'ai pu me faire la main sur quelques appels. Cela n'a pas été évident vu que je travaillais sur une application informatique, qui est maintenant généralisée sur tout le plateau et dont nous nous servirons plus que celle-ci pour les nouvelles opérations à venir. Ce qui me rassura est que mes collègues rencontrèrent le même problème.
Dans l'ensemble, cela s'est bien passée. On ne s'est pas découragée et on a poursuivi nos efforts.

Finalement, le client et les directeurs de projets ont voulu faire un débriefing avant le départ. Cela fut légèrement dérangeant pour moi car normalement j'avais fini ma journée. Mon supérieur me demanda si je pouvais m'arranger pour y assister. Ce que je fais de suite. J'espérais juste fortement pouvoir me rendre à la Poste à temps comme prévu.
La réunion ne fut pas tant un obstacle que ça concernant mon retard car l'ami de Maman n'était pas encore arrivé. Je l'ai contacté par téléphone mais ce fut la messagerie (ce qui signifiait qu'il n'avait pas terminé sa journée et que lui aussi viendrait en retard). Je décidais alors de laisser un message qu'il ne s'inquiète pas de mon absence lors de sa venue mais que j'étais toujours au travail.

Une fois sortie, je n'en avais pas terminé pour autant. L'ami de Maman est venu me chercher plus tard que prévu et cela m'handicapa pour me rendre à la Poste. Quand j'arrivais devant les bureaux d'accueil, ils étaient en train de fermer les portes. J'avais la rage et en même temps déçue. Maître va encore croire que j'ai oublié. Bien au contraire et c'est pas faute d'avoir y penser. Malheureusement, je fus pris par le temps pour raison professionnelle en grande partie.
Nous sommes donc directement remontés chez moi pour récupérer les affaires de mon amie afin que je puisse lui apporter et me débarrasser par la même occasion.
Sachant que de son côté, elle n'étais pas arrivé, il fallait que j'en profite pour aller prendre mes ingrédients afin de faire ma recette de démonstration de vendredi.
Une fois avoir terminer les courses, nous nous sommes arrêtés chez mon amie pour lui déposer ses affaires. Je n'avais pas le temps de m'arrêter n'étant pas seule et surtout pris par le temps. C'était déjà leur du dîner. De plus, vu les ordres de Maître et l'humeur massacrante de mon amie, je n'avais pas trop envie de discuter non plus sachant qu'aucune discussion sereine serait possible actuellement. Elle m'enverrait bouler quoiqu'il en soit. On peut rien lui dire, elle prend tout au pied de la lettre et faut toujours être à sa disposition.

Comme les jours précédents, je n'ai pas eu le temps de me poser jusqu'à la rédaction de cet article. Il a fallu que je range mes commissions, que je prépare le repas et que je m'occupe de mon fils avant de le coucher.
J'en ai marre de devoir courir partout ainsi. J'aimerais bien pouvoir rentrer tranquillement et souffler après ma journée professionnelle ! Ce qui est sûr ce que je ne pourrais pas me reposer avant samedi matin et encore vu que je dois mettre en place pour accueillir le nouveau lit de mon fils pour pouvoir le monter dans l'après-midi, sans oublier ma réunion vendredi soir et normalement demain je devrais pouvoir aller récupérer notre future imprimante (si tout se passe bien).

mardi 29 mars 2011

Se ménager !


Enfin un matin où je me réveille plus ou moins à l'heure. Enfin j'ai le temps de déjeuner tranquillement même si je n'ai presque plus rien à déjeuner, pourtant il faut que je reprenne des forces, c'est évident.
Je me ressens de nouveau un peu en forme, depuis de longs jours. Ce qui est sûr c'est que ça me fait du bien et ça me remonte le moral. Au moins, j'ai plus de motivation à me rendre à mon travail.

Forcément, ce fut plus agréable d'emmener mon fils à l'école. Nous avons pu prendre notre temps même si systématiquement, j'ai l'habitude de marcher vite. C'est plus fort que moi.
Je fus contente aussi de pouvoir retrouver mon souffle. Je tousse un peu moins.

Mon amie est arrivée peu de temps après moi sur notre lieu de travail. Pendant que je me trouve dehors, à l'entrée, en train de fumer ma cigarette avant de prendre la production, je sentis mon amie mal à l'aise. Elle avait l'air d'être remontée pour je ne sais quelle raison encore.
Finalement, elle nous expliqua ce qui se passait, nous comprenions mieux son saut d'humeur. Connaissant sa réaction et avec la demande de Maître, sur le coup, je ne disais rien. Je voulais que mon amie assume ses responsabilités mais ça a été plus fort qu'elle : ma collègue n'a pu s'empêcher de la remettre à sa place en la mettant face à ses décisions en lui faisant comprendre que rien ne se passait comme nous le prévoyons mais qu'avec un peu de réflexion, il y a toujours une solution. Mon amie me regarda comme pour savoir ce que j'en pensais. Je n'ai rien dit d'autre qu'un simple conseil appuyant l'avis de ma collègue.
Cela ne lui a pas plu et quand j'ai voulu lui poser une question, elle m'envoya bouler comme si la Terre entière venait de lui tomber dessus. Je n'ai même pas répondu et je l'ai laissé bouder.

Elle m'énerve quand elle réagit comme ça ! Je ne suis pas son souffre douleur et quoique je dise elle le prendra mal et si je ne dis rien, elle est en déprime se sentait seule...
Elle est vraiment trop lunatique et capricieuse. Elle l'a toujours été, je ne suis pas surprise mais j'aurais pensé qu'avec le temps, avec un peu de maturité, elle se serait remise en question, notamment avec son couple avant la séparation.
Ma collègue, étant sa voisine d'étage, ces derniers jours s'en plaint pas mal : elle a essayé de l'aider mais mon amie ne fait que de se plaindre notamment de son travail (le même que le nôtre mais elle a eu un froid avec notre supérieure) et qu'elle soit fatiguée. C'est sûr, elle ne pense qu'à elle et ne pense pas aux autres, elle pense qu'à son intérêt ce qui n'est pas à son avantage ! La preuve puisque ma collègue l'entend aussi de plus en plus "gueuler" après son fils sans cesse tous les matins et tous les soirs depuis le début de semaine. De toutes façons, c'est reparti, pour une semaine de stress vu que son fils va chez son père ce week-end.

Professionnellement, cela a été très ennuyeux. Très peu d'appels, autant en réception qu'en émission et on ne peut rien y faire, c'est ainsi.
La bonne nouvelle fut que nous avons trouvé un arrangement entre mon supérieur, ma collègue déléguée syndicale et moi-même pour que je puisse assister à la formation de la nouvelle opération sur laquelle je vais être affecté à partir de demain. Cela me dérange de ne pas assister à la réunion, ayant été investi depuis le début mais si je veux pouvoir partir de l'équipe de ma supérieure le plus possible, il faut bien que je fasse quelques sacrifices aussi. On a rien sans rien !
Il n'y avait rien à faire. J'ai d'abord mis mon agenda à jour, consulter mes mails, lu quelques magazines que Maître m'avait acheté concernant des connaissances informatiques, j'ai même avancé dans mon livre de suspens mais à force de lire j'en avais plein la tête. La fatigue me gagna d'un coup. J'avais du mal à lutter pour ne pas fermer les yeux. De temps à autre, il m'arrivait de plonger ma tête dans mes bras, légèrement avachie sur mon poste de travail, pour me reposer quelques minutes en espérant que je puisse avoir quelques appels pour me réveiller.

En sortant de mon travail, je n'ai eu nullement besoin de demander quoique ce soit, je comptais me débrouiller seule, ma collègue me demanda si j'allais récupérer mon fils chez ma nourrice, devant elle se rendre au centre ville. J'ai aisément accepté pour plusieurs raisons.
Dans un premier temps, cela me permit de pouvoir me rendre à la Poste avant de récupérer mon fils. Pas de chance, quand j'arrivais, il y a avait une bonne file d'attente. Pris par le temps, je ne pouvais attendre. J'ai patienté quelques minutes et vu qu'à l'accueil, ils ne sont jamais pressée, j'ai dû faire demi-tour pour être à l'heure chez l'orthophoniste.
Je me dépêchais donc d'aller récupérer mon fils pour pouvoir nous rendre au centre médical.
Nous arrivons à l'heure et tout se passa très bien. L'orthophoniste est plutôt contente et satisfaite de la progression de mon fils. C'est vrai qu'il prend beaucoup de plaisir à y aller et appréciant fortement la professionnelle. Cela me rassure beaucoup et me donne de nouveau confiance autant en mon fils qu'en moi.
A peine sortis, je me suis rendue au supermarché juste en face. J'en profitais car j'avais vu des promotions sur certains produits, et j'avais vraiment besoin de provisions pour pouvoir me remettre à la cuisine et varier mes repas. Cela m'a pris plus de temps que prévu même si j'avais prévu ma liste à l'avance et que je ne l'avais pas oublié.

En rentrant, avant de ranger mes courses, il a fallu que je transmette mon linge à ma Maman suite à ma panne de machine à laver. C'est gentille à elle de me rendre ce service. Cela m'évite de me fatiguer davantage à laver à la main avec les journées bien chargées que j'ai et me remettant doucement de ma semaine étant malade...
J'étais en plein rangement lorsque Maître m'appela. Cela me fait toujours autant de bien de pouvoir entendre sa voix même si cela ne dure que quelques minutes. Je m'en contente aisément et c'est bien le seul point sur lequel je ne me plains pas de ma journée.
En revanche, il me repris sur un point sur lequel j'ai beaucoup de mal sans vouloir lui désobéir : laisser mon amie se débrouiller seule. Je lui ai résumé ce qui s'était passé ce matin et lui averti que mon amie comptait m'appeler ce soir pour s'expliquer. Il me stoppa de suite en m'ordonnant de n'avoir aucune explication avec celle-ci. Même si je ne suis pas d'accord, la soumise que je suis n'a qu'à se faire toute petite et acquiescer sans broncher. Ce que je fis évidemment mais Maître vit très bien que cela ne me convenait guère. Je lui soulignais que j'allais en avertir mon amie sur sms mais que j'allais m'en prendre plein la tête et qu'il valait mieux qu'il lui annonce lui même si cela était possible. Je sais très bien que si Maître lui dit directement elle sera beaucoup moins agressive que si c'était moi : et oui, même si je suis sa meilleure amie, elle respecte plus Maître que moi-même, ce qui est assez vexant et frustrant pour moi !

Une fois mes activités faites avant de coucher mon fils, j'en profitais dans ma lancée pour dans un premier temps, appeler mon oncle afin de le relancer pour ne pas qu'il oublie sa promesse de monter le lit de mon fils ce samedi. Je continuais par appeler les grands-parents de mon fils pour savoir s'ils étaient intéressés de le prendre ce week-end (cela me permettrait de me reposer un peu et surtout de pouvoir dormir ! j'en ai grandement besoin !).


lundi 28 mars 2011

Notre côté sadisme se réveille


Comme à son habitude, le premier réveil sonna. Je me dis que j'avais encore le temps de me réveiller en douceur attendant le deuxième réveil, une bonne demie heure plus tard (ma roue de secours si jamais j'ai le malheurs de me rendormir sachant que Maître... sourires). J'attendais mais rien ne vit. Par fatigue, je me suis donc de nouveau plonger dans mon sommeil.
Mon fils me réveilla en me faisant sursauter : je me retournais, regardant mon téléphone portable, pour être sûr, je regardais de nouveau ma montre. Je bondis de mon lit d'un coup tout en ayant un bon mal de tête qui me frappait au même moment. Je préparais de quoi déjeuner vite fait histoire de ne pas partir le ventre vide. En même temps, je nous apprêtait au plus vite que je le pouvais : je n'avais qu'une vingtaine de minutes devant moi pour partir sans être retard pour mon fils.

A peine, trois gorgées de café avalées que mon téléphone portable vibra. Je vis que mon amie avait essayé de me joindre. Ce n'est pas dans son habitude de m'appeler de si bon matin. Je la rappela de suite pour savoir ce qu'il se passait. J'étais déjà en mode panique de mon côté. Tampis, ce fut sûrement urgent.
Il s'avère qu'elle aussi venant de se louper. Suite au changement d'horaires, elle a dû omettre de changer l'heure de son portable : le réveil n'avait pas sonné. Elle m'avertit qu'elle était en retard. Je l'ai coupé de suite en lui signalant que moi aussi et que si je voulais, plus ou moins être à l'heure, je ne pouvais tarder.
Une fois raccrochée, je me suis demandée pourquoi elle m'appela pour ça. Je pense qu'elle comptait que j'étais sur le point de partir (qui aurait dû être normalement le cas) et pensait me demander de prendre son fils pour le descendre à l'école afin d'éviter plus de retard. Pas de chance, j'étais dans le même cas qu'elle.

La tête toute embrouillée, encore le teint pâle, à peine réveillée, nous voilà, parti direction l'école. Je prévenu mon fils qu'il fallait réellement se dépêcher car Maman, était fatiguée, avait loupé le réveil et on était en retard.
Mon fils courant à mes côtés, comme s'il faisait son jogging du matin, moi marchant le plus vite que je pouvais selon mon état, nous avons accélérés tout le long du trajet.
Je fus fière de nous tout de même : nous arrivons à même pas cinq minutes de retard et encore, il y avait encore deux parents derrière moi.

Une fois que j'avais bien craché mes poumons pour emmener mon fils dans le meilleur des temps, je pouvais me rendre au travail plus calmement. Et encore il faut le dire vite. Tout en toussant, comme une malade (c'est le cas de le dire), je me dépêchais pour éviter d'être pile à l'heure. Il me fallait un peu de temps pour pouvoir souffler (et c'est pas peu dire), reprendre ma respiration et me remettre psychologiquement en condition de travail : en mode "hôtesse de l'air".
Je fus rassurée quand je vis sur le panneau d'affichage électronique, n'ayant encore pas subi le changement d'horaire, qu'il me restait encore cinq bonnes minutes.
Quand c'est ainsi, pour me calmer, me maîtriser, j'aime me rendre en salle de pause qui est maintenant muni d'un canapé et de fauteuils ainsi qu'une petite table. On se croirait vraiment dans une salle d'attente. J'aime m'y rendre car il me plait de me rappeler quand Maître m'accompagnait, que je faisais le tour pour le rejoindre afin que je puisse en profiter quelques minutes avant de prendre la production, me prenant dans ses bras et m'encourager au mieux de son possible. Ces quelques images sont à jamais mémorables pour moi et essentielles, elles m'aident beaucoup...

La journée fut assez calme en elle-même. Il y a juste que j'étais seule, pendant que mes collègues étaient parties à leur tour en pause déjeuner que ce fut un peu bouscoulé. J'ai dû faire appel à mon amie, formée sur cette opération aussi à l'occasion, à la rescousse pour éviter de perdre le moins d'appels. Je savais que son traitement des appels serait plus longs que les miens (hormis si je tombais sur des cas) suite à son manque d'expérience dessus et surtout son manque de confiance en elle. Justement, j'aurais pû très bien demander de l'aide à quelqu'un d'autres en prétextant que mon amie était déjà en communication s'étant mise en émission. Nullement, il faut qu'elle se reprenne en main dès maintenant pour éviter des crises d'angoisse d'ici la fin du mois qui approche à grand pas. Le fait que je sois à ses côtés et que nous étions seules, l'aide également.

Lors de ma pause du matin, je me renseignais auprès de ma chef pour savoir ce qu'il advenait de ma demande de mon jour de congés pour ce vendredi. Je leur avais laissé une quinzaine de jours. Je trouvais étrange de n'avoir pas encore de réponse, connaissant la cadence de la production actuellement. Je lui demandais, en l'absence de ma supérieure (elle n'était encore pas arrivée, elle faisait la fermeture du site donc n'arrivant pas avant midi).
Je me revois très bien transmettre ma feuille de demande à ma supérieure et celle-ci la transmettre dans le casier concerné sur le bureau de ma chef. J'ignore ce qui s'est passé mais au final, elle n'a rien eu. Je lui ai mis gentillement un coup de pression en lui disant que j'avais fait les choses en temps et en heure que je n'avais rien à me reprocher et qu'il était important que je puisse avoir une validation à condition que je repose mon jour à l'instant même.
Je n'ai pas mis longtemps : je l'ai mise sur le fait accompli. Pris sur ma pause, je pris une feuille de demande de congés et je la remplis en un éclair et lui transmettant de suite en soulignant qu'il me fallait une réponse au plus tard pour demain après-midi avant 16h30 (date à laquelle je dois prévenir la maîtresse de mon fils à l'occasion de sa journée de sortie).

Une heure avant la fin de journée, le manque de maturité de mes collègues me fit sourire. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer finalement. Hors de question que je me morfondes pour eux en tout cas, c'est clair ! Je ne suis pas tombée aussi bas !
Ma supérieure fit part qu'elle devait se rendre d'ici peu à Rouen, là où se trouve le centre de traitement pour lequel nous travaillons sur l'opération dont nous sommes affectés actuellement en réception d'appels. Elle demanda s'il y avait des volontaires et précisant que les frais de déplacement étaient pris en compte et remboursés.
Forcément, les tires au flanc ne mirent pas longtemps à se manifester. Notamment, celle qui en fait le moins et qui s'entend le plus avec ma supérieure. Ensuite, le seul homme (en téléconseiller) étant dans mon équipe et travaillant aussi sur cette opération, nous donna part de son avis positif. Je n'avais encore pas parler. Je les laissais faire et voyais comment ma supérieure allait gérer sa bétise d'avoir donner cette information à la volée au lieu d'en faire part officiellement. C'était limite à celui qui donnait le plus d'arguments favorables pour faire pencher la balance de son côté. Quand je les entendis, je ne pus sourire ouvertement et ma supérieure s'en aperçut. Elle savait au fond d'elle que j'avais raison : elle savait pourquoi je ne pus m'empêchait d'avoir un air perverse.
Discrètement et pour les calmer, elle nota tout les noms des téléconseillers sur le tableau de notes et faisant un tableau à double entrées pour forcer à respecter les procédures et les demandes de ma supérieure. Celui qui aura le plus de point positif, partirait avec elle. C'est là qu'elle me demanda si j'étais d'accord de partir si j'en avais l'occasion. J'en parlerais à Maître bien évidemment, mais je ne vois pas pourquoi il s'y opposera donc sur le fait, pour lui montrer que je portais aussi de l'intérêt à sa proposition et aussi pour faire comprendre à mes collègues que j'étais aussi de la partie s'il le fallait. Bizarrement, en entendant ma réponse positif, à leur grand étonnement, et selon ce que venait de leur lancer comme défi, ils savaient qu'ils avaient d'un coup moins de chance à être en tête de liste... mais ils n'en firent rien ouvertement pour autant : cela se voyait sur le visage.
Je pu partir avec un visage se lisant sur mon visage et leur souhaitant bon courage, n'ayant pour en partie, eux, pas terminer leur journée.

Mon fils faisait du soutien scolaire, comme tous les lundis, il fallait que j'aille rejoindre la nounou à la sortie de mon travail. Physiquement, la reprise, plus mon manque de forme m'ont affaibli malgré que je veux mieux. J'espèrais pouvoir voir une de mes collègues (ma voisine) pour savoir si cela ne la dérangeait pas de me déposer à l'école de mon fils. Dans le cas échéant, j'y serais aller, comme prévu à pieds mais qui ne tente rien à rien. J'aurais été en forme, je n'aurais rien demander et me serais débrouiller seule.
Devant aussi se rendre au même endroit pour récupérer sa soeur, elle accepta. J'étais rassurée : un mal de tête me sonna d'un coup et j'avais le ventre tout retourné.
Je retrouvais donc la nourrice devant la grille de l'école. Voyant l'heure, elle alla chercher mon fils devant sa classe. J'en aurais failli oublier de transmettre mon autorisation de sortie à la maîtresse et lui donner la bonne nouvelle que je pouvais les accompagner. Elle était très satisfaite et me remercia sincèrement. Sa joie se lisait sur son visage. Je fus contente de pouvoir la voir ainsi et voir que mon investissement ne serait sans vain.

En rentrant, je ne pensais qu'à une chose : me reposer ! Je n'en pouvais plus. J'avais la tête en compote comme si je recevais des coups de jus à répétition.
Je décidais alors de m'allonger, après avoir pris des médicaments pour calmer la douleur, avant de m'apprêter au repas. Au moment où j'arrivais à fermer les yeux, à faire le vide, Maître m'appela. Il m'appela deux fois. Le premier rappel fut bref n'ayant peu de temps et des collègues attendant leur tour pour appeler aussi. Il me rappela donc quelques minutes après pour pouvoir terminer la conversation qu'il avait entamer.
Il me confia qu'aujourd'hui il contacta son ex-femme. Il me précisa et me fit comprendre, qu'il lui avait fait de la peine tout en voulant prendre des nouvelles, restant en contact. Cela me fait bizarre mais dans sa voix je sentis comme un sentiment de culpabilité de la faire souffrir et d'un autre côté un sentiment de satisfaction, comme si son sadisme revenait au galop même avec des personnes vanilles comme son ex-épouse. Je ne me trompais guère : il m'avoua quelques instants après qu'il était le seul à pouvoir réussir à la faire craquer, à la faire sortir de ses gonds, à la faire pleurer...
J'ignore leur sujet de conversation concrètement et cela ne me regarde pas tant que Maître n'aura pas décider de m'en parler. Même si on se dit tout, je trouve normal qu'il ait sa part d'intimité, de jardin secret, lui aussi ! Cependant, je me mets à la place de ma précédente. Je n'aimerais pas du tout et cela me ferait souffrir et mon ex mari, auquel je tiens toujours me faire comprendre qu'il sera toujours pour moi quoiqu'il en soit, qu'il ferait tout pour prendre soin de moi, prendre des nouvelles régulièrement même s'il n'y a plus aucun espoir.
Je peux me tromper mais je trouve très vicieux et malsain que Maître puisse "jouer" (même si je sais que ce n'est pas le mot qui convient le mieux) avec les sentiments des autres, notamment des êtres qui l'aiment afin de pouvoir de nouveau se sentir exclusif, se sentir au dessus de tout, faisant part de sa forte prétention à tout savoir mieux que quiconque, notamment vis à vis du sexe féminin. Je n'aime pas ça, je n'aime pas dire du mal à de Maître mais je l'accepte comme il est : avec ses qualités et ses défauts...

dimanche 27 mars 2011

Conscience et nostalgie


Malgré le grand jour, aucune envie de me lever. Le premier réflexe, dans un premier temps pour mon collier, et pour les rayons du soleil, de me plonger dans ma couette pendant que mon fils me demanda de mettre le dvd en fonction.
Voyant la luminosité, je me demandais quelle heure il était. J'avais l'impression qu'il était plus tôt que ça. Après réflexion, c'était normal que je me sentais perdue : nous avons changés d'heure. Nous avons avancés d'une heure...
Comme d'habitude, même si je vaquais à mes activités quotidiennes, j'étais perdue dans le déroulement. J'avoue l'impression de perdre du temps alors que j'arrivais plus au moins à être dans les temps.

J'ai juste perdu du temps avant de me rendre à l'invitation de mon père. Le portable sonna pour commencer et fut suivi par le fixe. Je n'ai pas eu le temps de pouvoir répondre au premier appel. Tout en répondant à Maître sur le fixe, je m'aperçus que c'était Maman qui essaya de me joindre. Ayant déjà tenter de m'appeler hier en vain, je me suis dit qu'il fallait que je le rappelle après !
En même temps que je répondais à Maître, en voyant l'appel en absence, je m'aperçus que j'avais reçu des mails, un provenant notamment de la maman de Maître.
La raison de son appel était la même du sujet du mail. Cela me fit sourire. Maître m'annonça, avec joie et un peu d'amertume en même temps, que sa maman avait finalement donné son avis et que le choix était fait. Je n'avais plus qu'à passer commande. Ceci me rassura. Je vais pouvoir avoir une machine à laver assez rapidement.
J'étais contente que Maître me consacra du temps pour m'annoncer la bonne nouvelle. C'était aussi l'occasion pour lui de prendre de mes nouvelles connaissant mon état et s'inquiétant même s'il sait que je suis assez forte et fait tout pour me battre. Il fut rassuré à son tour de voir que ma voix allait déjà mieux.

C'est vrai : j'arrive à tenir sur mes jambes sans trembler, sans hésitation, sans vasciller. Je n'ai plus de fièvre, beaucoup moins de courbatures mais encore quelques maux de tête ici et là et la fatigue belle et bien présente malgré que je me repose un maximum. Au final, ce n'est pas de repos d'où j'ai réellement besoin c'est de sommeil tout court.

Une fois après avoir raccroché avec Maître, tout en regardant l'heure, en retard pour en retard, je décidais de rappeler Maman de suite. Souriant tout en pensant à Maître suite à ma réflexion, je me disais qu'il fallait que je sois directive dans ma communication (comme au travail) pour pouvoir écourter le temps tout en voulant dire ce que je devais et écouter ce que Maman devait me dire.
Elle voulait simplement prendre de mes nouvelles, s'inquiétant aussi de mon état. Elle a remis le doigt sur mon sujet tabou actuel : ma perte de poids. C'est déjà assez difficile pour moi de le supporter corporellement et psychologiquement. J'ai pas besoin qu'on me remette le couteau dans la main. Je suis consciente de mon état et qu'il faut que je me reprenne en main.

Il était temps de passer à la douche : rien de tel pour se sentir mieux, autant dans sa peau que moralement. C'est pour ainsi dire, le seul moment de la journée où je peux, plus ou moins, prendre plaisir à prendre soin de moi, à pouvoir ne penser qu'à moi !
Quel bonheur de pouvoir enfin se regarder de nouveau dans la glace. Je prends de nouveau plaisir à pouvoir bien me coiffer, me sentir à l'aise. C'est dommage que mon teint soit aussi pâle actuellement, suite à mon état, ce qui met moins en valeur ma couleur. Elle est assez foncée l'ayant faite il y a très peu mais je suis ravie d'avoir pu revenir à ma couleur naturelle. Je me sentirais plus coquette pour me présenter à l'anniversaire de mon père, qui s'approche.
C'est étrange, mais ainsi, je me sens plus féminine, plus femme aussi.

Après avoir récupérer mon linge, encore tout humide suite à la panne de ma machine à laver, je pouvais me rendre chez mon père.
Je m'y attendais mais j'ai quand même été déçue de voir que mon oncle fut dans un état d'ébriété. Il savait qu'il devait monté le futur lit de mon fils mais il n'a pas pu s'empêcher. Mon père n'avait rien quand je suis arrivée. Il était encore sobre. J'étais un peu rassurée.
En plus de mon oncle et de mon père, il y avait une connaissance à mon père, accompagné de sa compagne et de son fils, âgé d'un an de moins que le mien.
Le repas se passa plutôt bien malgré que mon oncle soit assez casse-pieds. J'ai bien vu que cela agaçait la compagne de l'ami à mon père et elle s'ennuyait aussi. Elle se força par politesse et appréciant mon père.

Je m'étais dit, voyant que mon oncle n'était pas en état que finalement je pouvais rentrer plus tôt que prévue et j'en étais satisfaite. Pas de chance, la lessive que j'avais fait tourner chez mon père, suite à ma panne, me fit perdre du temps. C'est seulement après avoir lancé deux fois la vidange que mon père m'annonça qu'il arrivait que celle-ci dysfonctionnait à ce programme du fait de son âge (c'est une vieille machine).

Une fois rentrée, je me suis aperçu que j'avais un appel en absence sur mon fixe. Je me laissais supposer qu'il s'agissait de Maître. Il pensait que je devais rentrer plus tôt pour monter le lit, ce qui était logique à la base.
N'ayant aucune motivation à rien faire, je décidais qu'après avoir étendu mon linge, je pouvais rendre visite à ma voisine quelques instants. Elle a dû m'en parler, mais n'y prêtant pas plus d'attention que ça pour autant, elle avait dû me parler de son absence suite à une compétition du domaine sportif de son époux.

Déçue de me retrouver seule d'un coup. Maître me manque beaucoup en ce moment. J'ai besoin de me changer les idées pour ne pas me morfondre dans ma solitude. Il fallait que je trouve une occupation autre que le ménage qui m'agace et me fatigue. Il fallait que je trouve une activité non physique.
C'est ainsi que je me suis résolue, sans grande conviction pour commencer, de continuer ma rédaction qu'il m'a demandé à faire avant la mi-avril. Je déteste rédiger, devoir rendre des comptes par écrit, de devoir peser le pour et le contre... En résumé, je déteste débattre par écrit n'ayant pas de répartie pour peser dans la balance mais je n'ai pas le choix.
Ce qui me motivait était que je devais à tout prix devoir terminé le sujet avant la fin de semaine prochaine. Je préfère autant prendre mon temps mais terminant avant la date finale. On ne sait jamais ce qu'il m'attend, surtout avec la poisse que j'ai actuellement. Tout en sachant déjà que mon vendredi et mon samedi seront déjà pris. Mercredi, ce sera impossible aussi : j'ai une réunion donc de sûr, je serais plus fatiguée. Justement, je serais aussi plus fatiguée devant reprendre le travail après mes trois jours d'arrêt maladie suite à mon état.

Finalement, je passais ma soirée à rédiger. En dehors du repas, je fis quelques pauses pour pouvoir m'éclairer l'esprit. A mon grand étonnement, j'étais bien lancée tout en me posant sans cesse la question si ma réflexion allait correspondre aux attentes de Maître.
Maître m'appela, deux fois de suite, en pleine concentration. N'ayant pas autant écrit depuis longtemps, j'en avais des douleurs aux doigts où se trouvait le stylo. Il voulait faire un point sur notre commande d'électroménager. Même si financièrement je ne suis pas rassurée, n'ayant pas l'habitude à ce genre de situation, je fais confiance à Maître. S'il estime pouvoir faire cette commande, c'est que nous le pouvons.
A peine avoir fini les conversations téléphoniques, je me remis au travail. Je me replongeais dans ma rédaction que je redoute tant.

Maître va être content : une fois de plus, il aura réussi à arriver à ses fins. Tout en me faisant réfléchir sur ce thème, je refais un retour un arrière dans mon passé. Des images me reviennent soudainement. Je n'ai pas envie d'y penser mais c'est plus fort que moi. Plus j'écris, plus les souvenirs défilent. J'en ai même la gorge nouée. La mélancolie me reprend et je déteste être ainsi.