samedi 7 mai 2011

Goutte d'eau...


Pour commencer je n'ai pas réussi à faire de grasse matinée comme prévu ce matin. Moi qui comptait pouvoir profiter de ma matinée ayant cru comprendre que Maître ne serait pas forcément disponible et en l'absence de mon fils mais non, j'étais réveillée comme si je devais aller travailler : j'ai oublié d'éteindre le réveil !
Impossible de me rendormir : il faisait trop jour et le plus lourd de mon sommeil était déjà passé. Après m'être retournée "x" fois dans le lit, je n'avais pas d'autre choix que de me lever. J'avais trop les nerfs à peine levée... Il fallait surtout pas que j'oublie de changer mon patch.

J'en ai donc profiter pour prendre un peu d'avance sur mon ménage que j'avais prévu plus tard dans la matinée. Evidemment cela m'a permise de pouvoir prendre un peu de temps pour moi ayant terminé plus tôt que prévu surtout que je voyais que Maître n'était toujours pas disponible.
J'ai pu, enfin, apprécier d'avoir beaucoup plus de chaîne télévisée. Je n'avais personne pour me déranger : un instant rien qu'à moi ! J'en ai tellement profité que je me suis légèrement retardée pour la préparation du retard.
J'ai été soulagée de voir Maître connecté sur la messagerie instantanée plus tard dans la matinée sauf que ça correspondait au moment où je devais préparer le repas. Cela ne m'arrangeait pas mais bon, j'ai quand-même fait mon rôle : rester disponible.
Après le repas, impossible de pouvoir parler tranquillement à Maître : toujours déranger pour les interruptions. Ce qui m'agace c'est que ça devait s'arranger en changeant de box et rien ne va mieux, c'est même encore pire ! A vrai dire ça me saoule de devoir payer ma consommation habituelle en ayant un dysfonctionnement donc de ne pas pouvoir profiter de l'offre entièrement de mon abonnement ! De plus, cela m'handicape pour être en relation avec Maître.

Comme prévu, je me suis rendue à l'auto-école. Je n'étais pas très motivée sachant Maître disponible de son côté. C'est toujours comme ça... Pour me rassurer, je me dis que c'est un sacrifice à faire pour pouvoir obtenir mon permis au plus vite.
Dans l'ensemble, j'étais plutôt contente de moi. Tout en ayant pas pu y aller depuis plusieurs mois, j'ai réussi à faire autant de fautes que je pouvais le faire avant les fêtes de fin d'années : je n'ai pas augmenté et c'est le principal pour moi. Je pense être sur la bonne voie. J'en ai profité aussi pour redemander un abonnement pour passer le code via internet : ce qui m'aide beaucoup (autant que ça peut me gonfler).
En rentrant, je me suis reconnectée via la messagerie mais impossible de pouvoir parler à Maître suite aux nombreuses interruptions. Vu mon état, je commençais à perdre patience sérieusement. Entre temps, je devais aussi recevoir mon grand-frère qui devait me ramener l'assiette que j'avais laissé lors de l'anniversaire de Papa... Je voyais l'heure tournée et personne arrivé. Suite aux problèmes d'interruption et mon énervement, j'ai décidé d'envoyer un message à Maître que j'étais disponible malgré les problèmes de connexion répétées. Au bout d'une demie heure, toujours pas de réponse... Les nerfs prirent le dessus et je décidais de faire comme auparavant pour me connecter avec Maître : seule solution, enlever la prise CPL (sans ça fonctionne très bien).

Quand je me suis connectée et que j'ai annoncé cela à Maître et il me remonta les bretelles au lieu de me soutenir notamment pour la patience que j'avais eu d'avoir patienter plus d'une heure en ayant diverses coupures....
Quand il m'a expliqué les raisons de sa colère, je le comprenais et il avait raison. En revanche, je n'ai pas du tout aimé qu'il m'envoie bouler juste parce que je lui expliquais que j'aurais eu plus de patience sans mon sevrage. Il avait décider de couper court à la conversation.
Au fond de moi, autant vexée que je l'étais, je savais qu'il allait refaire une apparition d'ici la soirée pour avoir des nouvelles. Il me fit signe sur l'ordinateur de son retour sur la messagerie instantanée et il poursuivit en m'appelant sur mon téléphone fixe. Vu qu'il avait trouver mieux d'aller se coucher, me laissant tomber alors que c'est là que j'aurais besoin de son soutien, je ne voyais pas pourquoi il aurait le temps de m'appeler.
Quand il a essayé de me joindre, j'étais en train de craquer, je ne pouvais répondre. C'est après plusieurs reprises que j'ai réussi à me reprendre légèrement, assez pour pouvoir répondre au téléphone.

Même depuis l'ordinateur, impossible de se connecter sur la box. Ce n'était pas normal donc Maître me demanda de contacter le service après-vente pour leur expliquer ce qu'il se passait. Bien sûr, dans l'état que je suis, c'est moi qui me tape le sale boulot, une fois de plus...
J'ai passé plus de vingt minutes en ligne, tout ça pour rien. La conseillère a bien fait le nécessaire concernant ma box mais il n'y a rien qui a changé : j'ai toujours ces coupures.
Ce que je n'avais pas prévu c'est que Maître, entre temps, avait contacté mon amie pour lui demander de passer afin de me calmer. Dans l'état où j'étais impossible de prendre du recul : je n'ai pas apprécier que Maître lui demande de passer alors que je suis très bien capable de me calmer seule (à condition que personne ne mette de l'huile sur le feu) et de plus, j'avais envie de voir personne...

Une fois qu'elle était là, je ne voulais pas la foutre à la porte comme une malpropre. Finalement, nous avons passé la soirée ensemble. J'adore mon amie et c'est vrai que sa compagnie a fini par me calmer (mais après de longues heures) mais j'en voulais toujours à Maître d'avoir réagi ainsi ! Quelque part, il m'a gâché ma soirée solitaire...

vendredi 6 mai 2011

Soutien


Le réveil fut aussi difficile que les précédents jours. Je suis déjà fatiguée facilement au quotidien mais là c'est encore pire suite à mon arrêt de tabac, sans compter ma soirée sanctionnée la veille. C'est une réelle épreuve pour moi de dormir si peu out en étant fatiguée et affaiblie.
Psychologiquement, je ne supporte pas être dans cet état. Je dois de nouveau, doublement, prendre sur moi. Personnellement, je fais tout pour être forte, pour me supasser mais j'ignore combien je vais pouvoir tenir le coup à ce rythme là.

Je me rends bien compte que je suis à fleur de peau, malgré tout, en supplément de mes tremblements ce qui à le don de ma'agacer au plus au point. Je ne supporte pas être faible. Je suis consciente que ce sont les effets secondaires du sevrage. Ce que je vrains c'est de ne pas pouvoir me conenir et que mon fils en paie les conséquences et il est en hors de question !

Je savais dès la veille que ma journée allait être bien chargée. Hier, ayant reçu un recommandé je savais qu'il s'agissait de mon nouvelle box (suite à un problème de connexion). Il va falloir que je la rajoute cela dans mes tâches de la journée pour m'organiser en plus de ma journée de travail, tout en allant chercher un produit acheté sur le bon coin par Maître sur le site en ligne de ventes de particuliers à particuliers et devant livrer l'ordinateur à mon amie qu'elle a oublié lors de son emménagement.

Après m'être préparé pour emmener mon fils à l'école, je me suis rendue compte que ma collègue habitant près de chez nous, m'avait envoyé un sms. Elle me proposait gentillement de me descendre pour emmener mon fils et aussi pour m'emmener au travail. J'ai accepté volontiers car je savais que cela allait me permettre d'aller à la Poste et gagner du temps sur ma journée. Elle a accepté de me rendre ce service, c'est vrai que ça m'arrangeait bien !

Sur mon lieu de travail, le plus complexe était de pouvoir avoir la ténacité de faire semblant de rien alors que j'avais envie de tout envoyer bouler.
Je n'avais qu'une chose en tête : pouvoir avoir quelques taffes de cigarette, savoir que c'était purement psychologique et le fait que j'ai échoué à accomplir ma sanction de la veille. pour moi, si je n'ai même pas réussi à faire la moitié, ça veut dire que Maître a bien été trop loin lors de sa sanction ce week-end. Mais je ne peux rien dire pour plusieurs raisons. Je ne peux rien dire par mon statut : je dois rester à ma place, je suis mal placée pour parler vu la faute que j'ai effectué, et de toutes façons, quoique je dises Maître me dira qu'il sait très bien ce qu'il fait... à quoi bon la ramener... J'aime pas parler dans le vide !

Après avoir répondu aux mails et aux appels dès la premier demie heure, je n'avais plus grand choses à faire. Rien de me savoir sans rien faire cela m'agaçait et augmentait ma nervosité.
Il fallait que je trouve des occupations pour pouvoir m'occuper, me calmer et surtout ne pas m'endormir. Si y'avait bien une chose que j'avais pas prévue concernant ce sevrage c'est que j'allais être aussi affaiblie...
Le matin, je pouvais discutée avec ma meilleure amie, qui n'est autre que ma collègue, située derrière moi (et oui une fois une fois de plus, je suis mise en avant^^). Nous parlions de tout, de la pluie et du beau temps, de la production autant que de ma soumission. Je me rends bien compte, que même si je fais des efforts, je suis trop nerveuse. Cela se prouve du fait que même en étant plus ou moins en forme, je tremble de ma jambe droite comme avec le personnage de "Panpan" dans le dessin animé "Bambi".

L'après-midi fut tout autre. C'était le calme plat. Je crois que depuis que je suis embauchée, c'est la première fois que je rencontre autant peu de production,... il y avait le temps de faire une bonne sieste d'une vingtaine de minute. Autant dire qu'en temps normal je ne peux le supporter mais en étant dans l'état que je suis actuellement suite au fait d'arrêter de fumer autant dire que ma patience se réduit.
Ayant même la moitié de l'équipe en congés et l'autre sur une autre équipe, l'ambiance était morbide.
J'avais déjà trouver une solution pour m'occuper : écrire le début de mon article au brouillon pour pouvoir m'avancer dans ma soirée et aussi pour m'occuper tout court au lieu de m'endormir.
En milieu d'après-midi, je n'avais plus rien à faire autre qu'attendre qu'un appel monte. C'est assez frustrant et dénigrant pour moi de savoir que je viens travailler pour me tourner les pouces, je ne le supporte pas !
Vu que mon amie était sur une autre opération et que les autres de mes collègues ne disaient plus rien, je n'avais vraiment plus à rien à faire. J'ai donc décidé de faire vite fait un petit aller-retour sur le réseau social et sur la messagerie instantanée, histoire de m'occuper, mais cela fut un mauvais choix. Même si je ne faisais que passer et savant Maître en congés pour l'après-midi, je n'ai pu résister prendre quelques instants à cet effet au lieu de déborder sur mon temps de pose à ne rien faire plus.
Malheureusement, pendant cet écart, Maître étant connecté m'a aperçu et m'a parlé. Je voulais coupé mais hors de question de rester Maître sans réponse, je ne voulais l'inquiéter d'avantage qu'il ne peut l'être actuellement connaissant ce qu'il se passe.

Ma faute a été de prendre du temps que j'avais déroger à une demande Maître et ça j'avais du mal à l'accepter une fois que j'en avais pris conscience. Pour moi, cela rentre dans l'éducation qu'il me donne. Il m'a bien fait comprendre qu'il ne trouvait pas normal que je puisse avoir du temps libre malgré que je suis en pleine production... J'ai beau avoir cinquante mille raisons de me justifier, je n'ai pas à l'air et je n'ai pas d'excuses. A moi d'assumer et de la mettre en veilleuse...

Je pensais dès lors que ma soirée allait être gâchée par rapport à ce que j'avais prévue. Je me suis préparée à être sanctionnée de nouveau en cette soirée ou durant ce week-end (voir même la semaine d'après) vu que pour l'instant je n'ai pas le droit à l'erreur, encore moins qu'avant.
D'autre part, je trouve injuste de pouvoir penser que Maître puisse me punir pour cette raison alors que lui-même peut s'octroyer cet écart lorsqu'il est en plein travail ou pas forcément disponible. Comme si j'avais besoin de penser aussi négativement en ce moment...

La soirée passa plus vite que je ne l'avais prévue. Le temps de pouvoir rentrer, me poser un peu, aller récupérer le produit que Maître voulait acheter sur le site internet, rentrer de nouveau et mon amie arriva peu de temps après. Je l'ai aidé à récupérer ses affaires. Je savais que cela allait lui faire gagner du temps (surtout après ce qu'elle m'a dit par rapport à la demande de Maître).
Je n'ai pas eu le temps de souffler. Maître m'appela juste après être de nouveau rentrer. J'ai juste eu le temps de préparer le repas pour le lendemain, de faire mon linge et ensuite d'être disponible pour Maître.

Le soir, je me suis énervée : malgré la nouvelle box, toujours autant de problème de connexion à internet. Et dire que Maître était disponible à ce même moment. Manquant de patience à ce moment là, surtout mon état, j'ai pris l'initiative de contacter le service après-vente de mon opérateur pour trouver une solution. Après avoir attendu plus longtemps que prévu sur leur serveur vocal, je suis tombé sur un idiot de premier classe : hormis lire ce qu'il avait sur son écran il ne savait que faire. Cela se devinait à son discours et à son ton. Peut-être que je le devinais très bien faisant le même métier que lui (et surtout pour la même entreprise). Après avoir eu presque dix minutes de répétitions et n'avoir eu aucune satisfaction à ma demande, je n'ai pas eu d'autres choix que de lui balancer d'arrêter de faire le mode "repeat" que je connaissais très bien ce que c'était que de lire l'écran, faisant le même métier...
Bref, il m'a saoulé, j'ai fini par raccrocher, ça revenait au même pour moi ! L'exaspération était bien présente.
Après avoir raccroché, j'ai suivi les demandes de Maître, de le rappeler mais faut croire que même en suivant ce qu'il me dit ça ne convenait pas. Il m'a bien fait comprendre que je dérangeais même s'il savait q'u'il serait toujours à ma disposition. Pourtant avoir fait la remarque de l'heure tardive, lors de sa demande, je n'ai pas apprécié avoir ce genre de constat en plein figure. Il se peut que je suis plus susceptible qu'à l'habituelle vu mon état... mais bon, je reste quand-même celle que je suis...

Finallement, comme d'habitude, la soirée ne se passa pas comme je l'avais prévue. Elle fut plus calme. Après avoir eu l'imcompétent de mon service après-vente de mon opérateur, j'ai pu avoir Maître par téléphone, ce qui me fit beaucoup de bien. Je sentis sa voix et son état bien fatigués (je l'avais bien deviné avant mais là c'était encore pire). Je me suis dit que de m'entendre cela lui ferait autant de bien qu'à moi et me remonta un peu le moral.
Nous avons continué notre conversation via la messagerie instantanée mais en même temps je devais rédiger cet article (qui me saoule tant) pour être à jour dans ma soirée et éviter de me coucher trop tard.
Mon fils étant absent, je voudrais pouvoir profiter de m'endormir, plus ou moins tranquillement (en évitant de penser aux douleurs par exemple) et ainsi prolonger dans la matinée du lendemain si possible. On fera bien....

jeudi 5 mai 2011

Sur les nerfs !!


Il a fallu que je me motive une fois de plus pour me lever. J'ai senti un grand fois dès que je suis sortie du lit c'était l'horreur.
Heureusement que le soleil est réapparu quelque temps après. Cela m'a remonté le moral.
J'étais déjà anxieuse rien que de savoir qu'il ne me restait plus que deux cigarettes. J'aurais tellement préférée commencer que ce week-end mais bon autant commencer au plus vite.
J'ai donc joué le jeu et j'ai fait exprès de fumer mes dernières cigarettes avant de mettre le patch dès mon départ.

Je suis donc partie main nue, contrairement à d'habitude. C'est vrai que ma première réaction a été de fouiller dans ma poche pour y trouver un briquet. Bien sûr, cela a commencé à m'agacer.
J'ai donc retrouvé ma Maman le long du chemin. Au moins sa compagnie me fait du bien, surtout dans mon état et que je ne peux rien dire.

J'ai pu enfin aller me détendre tranquillement au café habituelle : toute seule, sans rien dans les pattes, sans rien à faire à côté... J'étais contente : je pouvais enfin souffler.
Je voulais aussi me tester. Normalement un vrai fumeur est en manque de nicotine après un café ou c'est un réflexe. Je voulais savoir ma réaction à ce moment là.
Venant de mettre le patch même pas une heure auparavant, je n'ai pas eu de grande difficulté à m'en passer. C'est juste que j'étais un peu nerveuse. Il fallait que j'occupe mes mains pour pouvoir me concentrer... ça m'agaçait à un plus haut point mais je n'ai rien dit. Il faut que je m'entraîne à passer au dessus de ce genre de chose.
J'étais contente de pouvoir voir mon oncle que je n'avais pas vu depuis la dernière fois qu'il est venu me monter le lit de mon fils. Au moins il était agen en semaine tout en étant en congés. Le connaissant je trouvais cela bizarre. Après avoir discuter, j'ai bien compris le pourquoi... J'aurais même pas du être étonner.

La journée professionnelle fut catastrophique. C'était bizarre comme sensation : j'avais envie de fumer sans pour autant être en manque de nicotine. Je ne savais pas comment l'annoncer à mon amie sans qu'elle fasse de gaffe à d'autres. Je n'avais pas forcément envie que tout le monde le saches. Elle n'a même pas pensé à me poser la question si je voulais en parler ou pas, sans rien me demander, elle en a parlé à l'ensemble de l'équipe ouvertement... Bien évidemment j'ai eu le droit à ce que je redoutais et ce que je déteste la compassion : "non, tu es sûre de toi...", "tu vas y arriver ?", "depuis quand ?", "je sais pas comment tu fais"... Tant de questions auxquelles les gens attendent à ce que l'on se justifie et que je ne fais pas en tournant à l'humour et l'empathie... J'ai pas aimé ce comportement. Je lui ai fait remarqué dans une conversation en tête à tête plus tard dans la journée...
Le plus difficile fut pendant ma pause déjeuner. Je ne me suis pas sentie bien déjà un peu avant. J'avais comme un grand coup de barre que je n'arrivais pas à calmer. Je me sentais toute faible. Mon amie m'accompagnant l'a très bien vue. Elle m'a dit qu'il fallait que je mange.
Elle avait raison mais je ne voulais manger au boulot, avec ce qui s'est passé hier, je l'ai encore en travers de la gorge, même si je fais style de rien à cause de mon rôle de soumise mais la pilule a du mal à passer quand-même : hors de question de rester au travail pour me restaurer ! Après réflexion : je pouvais me rendre au restaurant rapide, histoire de bien manger et surtout reprendre mes esprits. Je n'ai rien dit à mon amie pour ne pas l'inquiéter mais je me suis demandée la question si à un moment donné je n'allais pas tombée et perdre connaissance ! J'ai eu peur mais je n'ai rien dit et j'ai dû me rétablir et me soutenir toute seule (et quand Maître me dit qu'il est toujours là pour me soutenir... c'est bien la preuve que non !).
J'ai tenté aussi de m'expliquer avec ma supérieure, la responsable adjoint du site en démontrant que je trouvais un manque de reconnaissance. D'accord, j'ai sauvé les meubles (en reprenant l'expression) par mon expérience et mon savoir faire mais cela n'empêche pas que ce n'était pas mon rôle de m'expliquer à la place de la direction... J'aurais très bien pu ne pas assumer et passer le casque à ma supérieure directement (ce que beaucoup d'autres de mes collègues auraient fait sans hésiter) et qu'elle se débrouille toute seule à l'antenne de la radio, face aux attaques de tous ! Elle arrive déjà pas à contre attaquer ses propres employés alors comment peut-elle contre attaquer une journaliste, une avocate, une cliente mécontente et un animateur de radio sur une onde très connue du grand public... Tout ce qu'elle a su me dire c'est qu'elle m'écoutait quand-même me souffler quelques réponses (alors qu'elle ne m'a rien dit hors le numéro de dossier pour me faciliter la recherche) et me dire sans cesse qu'on prenait les choses en main et on fait remonter l'information. En résumé, elle ne me soufflait pas la réponse attendue par tous à l'antenne et elle n'a pas su quoi dire quand on m'a demandé pourquoi la direction était injoignable, pourquoi n'avait-elle pas rappeler ? J'ai fait face toute seule...

Je tentais de prendre au mieux sur moi mais j'étais quand-même bien sur les nerfs. Je ne supportais rien. Dès que quelque chose me contrariait, je prenais la mouche. Pourtant, j'évitais de m'emporter. Je n'aurais souhaité qu'une chose : tout balancer, tout défoncer !!
Comme si j'avais besoin de ça : Maître m'a sanctionné par rapport à ma pause déjeuner. Là c'est bien une nouvelle preuve que je ne suis vraiment pas sur la même longueur d'onde que lui, même en pensant à bien faire, même en essayant de penser comme il aurait pensé (ce qu'il me demande de faire en cas de réflexion et de besoin). Je comprends très bien ce qu'il a voulu m'expliquer ce soir mais ce n'est pas ainsi que je vois les choses. Mais bon, vu que je n'ai plus le droit de penser (devant penser comme Maître et pas avec MES pensées), ne pouvait plus faire ce que bon me semble (comme me nourrir avec un repas et un dessert pour avoir presque un repas complet pour éviter de tomber et bien tenir le reste de l'après ; en n'oubliant pas que je n'ai pas le droit de grignoter...), je me demande bien ce que je peux encore faire ou pas... Franchement ça me gave grave : je me sens prisonnière au fond de moi-même et je n'aime pas ça du tout !! Evidemment, je ne parle pas des douleurs physiques supplémentaires

Génial le soutien pour la première journée sans tabac...


mercredi 4 mai 2011

Ténacité

Enfin une matinée où j'ai pu dormir plus longtemps. Prenant le travail plus tard et ne devant pas emmener mon fils à l'école je pouvais en profiter Autant dire que j'en ai bien profiter pour me reposer le maximum, surtout que la nuit fut assez légère que les précédentes mais je prends sur moi.
J'ai même eu ma collègue qui me demandait un renseignement qui me proposa de me descendre ayant les même horaires.
C'est quand je suis sortie, même me sachant en voiture, j'ai regretté de mettre peu habillée. J'ai senti soudainement une violente douleur m'envahir les tétons. Quand c'est pas en bas, c'est au dessus...

Quand je suis arrivée sur le site, je n'ai pas mis longtemps à rentrer à l'intérieur pour me mettre au chaud, du moins à l'abri.
Dès que je suis arrivée à mon poste, une de mes collègues m'a annoncé une anecdote qui venait de lui arriver. Elle me racontait qu'elle était passée à la radio avec un animateur connu concernant un dossier. Exagérant toujours, je ne le croyais pas sur le fait. A vrai dire, elle non plus n'y croyait. Elle se posait encore la question si ce n'était pas une farce.
En l'absence de notre superviseur, étant en congés, nous nous gérions tout seuls. Cela prouve bien que nous sommes bien autonome contrairement à ce que pourrait nous reprocher notre superviseur.
Même pas une heure après, c'était à mon tour d"avoir la journaliste de l'animateur en question. N'ayant aucune connaissance du dossier concerné et des informations à transmettre. Je n'ai pas mis longtemps pour mettre la journaliste en attente et me renseigner. Elle me renseigna en m'indiquant ce que je devais répondre (tout à l'aveuglette) sans pour autant me proposer une solution pour m'aider en cas de "question piège" ou de d'insistance pour avoir la direction. Elle su simplement me dire que la direction n'allait pas les rappeler en résumé, c'est à moi de me débrouiller.
C'est ce que j'ai finalement fait presque toute seule. Sans rien me demander, la journaliste m'a mise en direct à l'antenne pour que je puisse m'expliquer à la place de la direction n'ayant pas fait le nécessaire. Comme la plupart des gens appelant, ils ne comprennent pas que nous ne sommes pas le centre traitant les dossiers mais uniquement à titre d'informations. C'est sûr il n'y a qu'un seul numéro d'appel, c'est nous et l'adresse email sur le site internet, c'est également nous-même. Il est donc difficile de concevoir que le centre de traitement soit joignable uniquement par courrier postal ou par mail (sous demande à notre service).
Bref, j'ai quand-même réussi à me débrouiller en ayant l'animateur directement, la journaliste qui s'y mêlait et ainsi que la cliente qui commentait. J'ai expliqué le fonctionnement et donner les directive pour répondre au mieux à la demande de la cliente mais il m'était impossible de transmettre quelqu'un de la direction, ce qui était la demande première de l'équipe de radio.
Il est clair que je ne pouvais expliquer le fait que le centre de traitement a effectué une erreur : j'en mourrais d'envie mais cela aurait discréditer l'image relationnelle et professionnelle de notre centre d'appel. J'en étais bien consciente.
A mon grand étonnement, la direction du site m'a félicité d'avoir bien gérer la situation tout en masquant mes craintes... Ils sont marrant plus facile à dire qu'à faire : c'est pas tout les jours qu'on doit montrer ses qualités professionnelles en directe sur une radio tout en mettant en valeur notre donneur d'ordre (le client) qui ne fonctionne pas avec logique mais uniquement par procédure...

Le reste de l'après-midi fut beaucoup plus calme. Le flux d'appel est toujours aussi bas et pour ainsi dire : on s'ennuie. C'est vrai que cela nous repose, je ne peux me plaindre à cet effet mais à choisir, je préfère être active toute la journée au moins je sais que je ne viens pas travailler pour rien !
Etant chargée des mails pour toute la semaine, cela m'occupe un peu. Mais je n'en ai pas tout le temps, c'est par période au cours de la journée. Cela me prend juste plus de temps le matin car c'est là où on en reçoit le plus. Je dois jongler entre les appels et les mails tout en étant productive et quantitative... Super !

Dès que je suis rentrée, j'ai rendu visite à ma voisine pour connaître sa disponibilité de la semaine prochaine suite à l'absence de ma nourrice. Nous en avons profité pour discuter un peu. Evidemment, étant encore un peu à chaud, je lui ai résumé la "Star" que j"ai pu être au cours de la matinée...

Au final, je trouve que ce cas de figure fait bien de tomber pendant la présence de l'expert. Cela démontre bien que le manque de compétence de certaines personnes et le manque d'écoute est une source de pression et de tension au sein de l'établissement. Cela prouve bien aussi un manque d'organisation pointu. En résumé, ça conforte bien ce que nous avons pu démontrer et expliquer la veille lors de notre repas à l'extérieur.

Une fois de plus, j'ai passé la soirée, au côté de Maître. Du moins, nous étions en contact par micro avec la messagerie instantanée. J'avoue que même si je peux encore lui en vouloir et que je tente de faire abstraction, devant assumer complètement ma faute, le fait de pouvoir être en tête à tête avec Maître ainsi me fait beaucoup de bien, ça me remonte un peu le moral et me donne encore un peu plus de soutien. C'est toujours bon à prendre dans mes circonstances actuelles.
C'est dans des conditions comme celles-ci que j'apprécie l'attention et le soutien de Maître. Il m'accompagne, m'aide, me porte (voir me supporte) vraiment en toutes circonstances et ça je sais que c'est pas donné à tout le monde...

mardi 3 mai 2011

Besoin de réconfort

Vu la nuit passée, le réveil difficile. Il fallait que je prenne encore sur moi et que j'avance malgré tout. Je n'avais aucune motivation sauf qu'il fallait que je mette les bouchées doubles pour pouvoir être à la hauteur de ce qui m'attendait dans la journée.
Quand j'ai regardé la météo, j'étais plutôt contente : elle était en ma faveur ! Cela aurait été très complexe et insupportable de me savoir autant dévêtue auprès de ma hiérarchie.
Surtout que je ne me rendais pas directement au travail après avoir emmener mon fils à l'école.

Pour me remonter le moral et avoir du soutien indirect afin d'oublier ma douleur, j'ai proposé à ma Maman de faire le chemin ensemble vu que je sais qu'elle se rend à sa formation.
Forcément, Maman m'a un peu saoulé en me racontant ses journées qui ne sont autres que des cours classiques : vu ce qu'elle me dit c'est une révision entre la classe de la 6è jusqu'aux classes du lycée. Elle se plaint car elle a peur de ne pas réussir. Franchement, je me demande ce que Maman fait dans une telle formation qui hormis les lettres de motivation et les démarches de recherches d'emploi, le reste ne lui servira à rien selon moi mais pour éviter de la décourager je préfère continuer à la soutenir et ne rien lui dire. Maman est trop influençable pour ça.
C'est vrai que par moment, j'aimerais tant être à sa place : j'ai toujours bien aimé l'école.

Une fois avoir emmener mon fils et être restée un peu avec Maman, je me suis rendue à la Poste. J'ai récupéré qu'un seul colis sur deux sachant qu'il y en avait un à Maître et que c'est toujours le même souci.
Me restant du temps, j'en ai profité pour aller me poser un peu au café habituel. Avoir les bras chargés ne m'arrangeait pas du tout, surtout vu les circonstances actuelles me concernant mais bon il faut bien que j'y fasse face.
Sur le trajet, le fait d'être chargée en plus d'être dans un manque de confort pour me déplacer, j'en suis arrivée à en avoir les larmes aux yeux mais je devais continuer à avancer. Je savais qu'il fallait que je continue ma comédie au travail... et ça serait encore moins facile car je ne pourrais aller aux sanitaires autant que je le voudrais...

La matinée passait assez vite. Ma superviseur était de retour après être en congés la veille. Elle était non loin de moi et j'ai très bien remarqué qu'elle avait le casque sur la tête, cela signifie qu'elle faisait des écoutes. Evidemment que j'étais encore plus vigilante qu'à l'habitude. Je m'amusais même faire ce qui nous a été demandé : "faire les hôtesses de l'air" ce que je nomme de "faire la pétasse". Je le pris plus comme un jeu et l'empathie était plus présente donc je gagnais en directivité.
C'est passé plus vite aussi car je savais que je devais m'absente le temps de la pause déjeuner, que j'allais pouvoir sortir du site, loin de cette ambiance morbide et de manque de maturité.

A l'heure prévue, mes collègues et moi avons stoppé la production et avec l'expert, nous nous sommes rendus au restaurant où nous avons pris la voiture de ma collègue.
Nous nous sommes installés tranquillement et nous avons commencer à dialoguer tranquillement en choisissant sur la carte le menu que nous préférions. Ne voulant pas trop abuser le budget du compte CHSCT, j'ai pris un plat que je connaissais et que j'étais sûre de manger. Par rapport à ma situation, le point positif était que j'avais un peu d'appétit. Cela me rassura et me redonna confiance en moi.
Comme je fais à l'habitude, j'ai laissé les filles commencer la discussion avec l'expert, j'écoutais et je commentais par moment mais sans plus. En revanche dès qu'il s'agissait d'un point où je pouvais intervenir directement je n'hésitais pas mais contrairement aux filles, j'évitais de prendre les choses à coeur et parlait avec pas mal de recul (comme Maître me l'a appris) ce qui me permettait de bien détailler les faits sans y mêler trop d'affinité personnel.
L'expert à très bien vu que les filles se battent depuis des années pour les choses évoluent dans le bon sens, que l'on soit respecté en tant qu'employé. Comme j'ai pu le rappeler au cours de ce repas, j'ai repris une citation du directeur général de l'an dernier quand il nous a mis en pleine tête qu'il ne fallait pas qu'on oublie que si nous avions notre poste c'était grâce au siège et au rachat de l'entreprise et de mon côté j'ai rajouté que c'était peut-être le cas et qu'on ne l'oublie pas bien évidemment mais qu'en contrepartie, il ne faut pas oublie qu'une direction n'est rien sans ses petits employés, que sans nous, la boîte ne fonctionnerait pas. C'est vrai que c'est une société qui a plusieurs sites mais que nous sommes les seules à avoir la particularité de faire de la réception et de l'émission et être efficace rapidement dans l'ensemble (ce qui a sauvé le site d'ailleurs). L'expert était surpris et prenait des notes petit à petit.
Il a fini par nous dire que même s'il n'avait pas fini son expertise, avec notre conversation et les entretiens rencontrés au cours de ces derniers jours, il est évident qu'il y a un manque de considération de la part de la direction qui crée une forte tension et qu'elle ne cesse de nous mettre la pression alors qu'elle n'est même pas capable de pouvoir corriger ses erreurs pour mieux se relever et faire des faiblesses une force... Après on sait très bien que c'est plus facile à dire qu'à faire mais au moins faire l'effort d'essayer. Il a souligné qu'il y avait aussi beaucoup de tension sur le plateau en lui même et pas seulement pour des problèmes d'affinité : cela revient à un grand manque d'organisation et de gestion. Cela nous a rassuré : nous n'avons pas halluciné et nous n'exagérions rien !

L'après-midi fut aussi calme que le matin. Il y a même un moment, plongé dans ma gestion de mails (c'est ma semaine), je m'inquiétais de mon temps d'attente. J'ai soupçonné un problème technique sur la ligne téléphonique (ce qui nous ait déjà arrivé) mais personne de la direction était présente pour en faire la vérification et nous n'avions, de notre côté aucune possibilité de quitter notre phone... Il a fallu continuer à patienter. Heureusement, aucun problème est survenu : c'est juste une grosse baisse de productivité.
Franchement cette baisse est présente maintenant depuis trop longtemps à mon goût. Je n'aime pas ça du tout et ça commence à m'inquiéter un peu. Mais je comprends tout à fait la raison en tout : les gens en ont marre d'appeler de ne pas pouvoir avoir la réponse exacte et logique et de ne pas pouvoir avoir la personne qui a traité le dossier ou une réponse concrète et franche. Je l'ai comprend très bien mais c'est ainsi...

Avant de rentrer, je me suis arrêter à la pharmacie. Je ne pouvais plus repousser : le gel douche atténue la douleur mais ne la calme et ne la cicatrise pas pour autant. Pour que ça se rétablisse, il faut que ça cicatrise. J'ai donc pris la pommade que Maître m'a demandé. En revanche, il n'y en avait plus donc la pharmacienne m'a redirigé vers une autre similaire mais plus forte et aussi plus polyvalente. Elle ne le savait pas mais ça correspond tout à fait à ce dont j'avais besoin. Avec un grand soupir, je me suis lancée à respecter mes décisions et à me renseigner sur l'utilisation de patchs pour tenter d'arrêter de fumer. Y'a pas de raison, j'ai réussi à vivre sans tabac, j'ai réussi à commencer, j'arriverais à m'arrêter. Il faut juste beaucoup de volonté et de motivation.
Même si parfois les jours peuvent me paraîtrent longs, le temps passe vite et le moment où Maître reviendra de son déplacement approche à grand pas pour autant.

En rentrant, je me sentais comme vide tout en ayant les douleurs toujours présentes. Cela a été difficile moralement et physiquement de faire semblant de rien, comme si de rien n'était et de garder le sourire, de tout cacher.
J'ai repensé à une phrase que mon amie m'a dite aujourd'hui, soudainement. Lors de notre conversation, en attendant que les appels montent, elle m'a avoué que c'était difficile pour elle de se rendre compte que j'ai mes moments faibles, j'ai aussi des négatives car je parais tellement forte et combative à l'extérieur qu'on ne peut imaginer qu'il m'arrive de péter des câbles ou de baisser les bras. Je lui expliqué une conversation que j'avais eu avec Maître lorsque qu'il me fit prendre conscience que je m'étais crée une carapace. C'est là qu'elle s'est aperçue que j'avais pas mal souffert et que j'avais réussi à ne pas sombrer en me renforçant ainsi. Cela m'a permise aussi de pouvoir m'ouvrir et de faire face (plus ou moins) aux obstacles que j'avais rencontré.
J'ai pris conscience en pensant à ça que j'avais encore cette fameuse carapace que je m'en sers comme protection mais que tant que je penserais ainsi j'aurais du mal à assumer mon statut à l'extérieur...

Je passais le trois quarts de ma soirée en compagnie de Maître, au micro via la messagerie instantanée. Je lui en veux toujours d'avoir été aussi loin de la sanction, surtout dans la continuité. Je suis quelqu'un qui fonctionne beaucoup psychologiquement et rien que de savoir que j'avais été trop loin et déçu Maître c'est déjà énorme pour moi. Moi même je ne me le pardonnerais pas mais ça il ne le tient pas en compte. Pour lui, c'est à moi d'assumer jusqu'au bout mon erreur. Au fond, je sais très bien qu'il a raison et je sais très bien comment il fonctionne : qu'il allait tout faire pour me faire rappeler doucement mais sûrement l'erreur effectuée pour éviter qu'elle se renouvelle.
Malgré ma rancune, j'ai fait pas mal d'effort envers Maître. J'ai tenté au mieux de rester à ma place et de mettre ma mauvaise foi et ma colère de côté car je sais que cela le fait souffrir et je déteste de le savoir ainsi même s'il n'en dit rien. Je sais très bien, comme il peut me le répéter, qu'il déteste me punir, qu'il préférerait l'éviter mais qu'il ne peut pas se permettre de laisser passer connaissant son intransigeance, que cela était nécessaire. Je le conçois très bien mais pour lui cela doit être encore plus difficile de devoir punir sa soumise mais aussi sa fiancée, en dehors du sadisme, de la sentir souffrir mais de laisser faire les choses pour que la leçon rentre bien. La bonne humeur de cette journée m'aida beaucoup aussi à prendre sur moi.

lundi 2 mai 2011

Rancœur

Ce matin, contrairement aux autres, je n'ai pas eu besoin de réveil. J'avais déjà les yeux bien ouvert... Super pour quelqu'un qui était sensé se reposer je n'ai pas beaucoup dormi. C'est vrai que je me suis couchée tôt mais je sais très bien que lorsque c'est comme ça, je suis perturbée : je suis réveillée dans la nuit sans trouver le sommeil pendant une heure ou deux et c'est ce qui s'est passé. Sans parler de la douleur. Malgré la fatigue, forcément j'avais du mal à m'endormir. La brûlure se faisait ressentir de plus belle que dans l'après-midi quand je dialoguais avec Maître ou quand je faisais mon rapport. C'était pourtant assez difficile comme ça, surtout en présence de mon fils. J'aurais pu tout balancer je l'aurais fait.

Forcément que j'étais d'humeur massacrante, pire que d'habitude : il fallait quand-même que je me contiennes pour mon fils. Il n'y ait pour rien. J'avais quand-même les nerfs contre tout. Je n'arrivais pas à faire un pas sans faire une grimace mais je me forçais pour pouvoir emmener mon fils à l'école et me rendre au travail.
C'est vrai que la douche m'a fait beaucoup de bien mais bien sûr cela n'a été qu’éphémère. Le moindre frottement lors de l'habillage fut un vrai calvaire. Les larmes montèrent très vite mais je devais me contenir. Il fallait que je tiennes !

J'ai pu emmener mon fils. Je marchais tranquillement tandis que lui voulait, comme d'habitude, faire la course (jeu que l'on a instauré ensemble pour le faire accélérer en cas de retard). Impossible pour moi de pouvoir contenter et jouer avec mon fils. Ce fut assez frustrant mais je le cachais bien.
Je n'avais envie de voir personne. Lorsque je suis arrivé à quelques mètres de l'école de mon fils, j'ai pu apercevoir ma Maman. Il ne manquait plus que ça. Je savais que malgré mes efforts elle allait deviné que ça n'allait pas. Je n'ai pas et je n'avais pas envie de me justifier auprès de ma mère !
En revanche, elle me fit une remarque qui ne me plaisait guère. Elle a rapporté à son compagnon qu'elle avait croisé mon amie et qu'elle était en discussion avec moi et avec Maître. Ma mère, naïve, n'a rien vu venir mais forcément, son compagnon, moins dupe, à tout de suite fait la remarque sur l'interrogation du rapprochement de mon amie et de Maître. Je me suis sentie gênée et prétexta que c'était la seule personne qui arrivait à la soutenir en plus de moi-même.
J'avais pas assez les nerfs comme ça, ma mère a remis de l'huile su le feu !
Il faut vraiment que mon amie arrête de faire en sorte qu'on puisse lire en elle comme un livre ouvert ! Elle ne sait pas garder tout pour elle et se trahit toute seule ! Je comptais bien avoir une bonne discussion à ce sujet.

Le long du trajet des fortes nausées m'ont prises, plus que dans la nuit. Je sentais que ça montait. Résultat, changement de programmes, je ne suis allée au supermarché. Je suis rentrée de suite. Ma première réaction fut d'appliquer la crème que Maître m'avait conseillé.
Je me posais quelques minutes dans le fauteuil, le plus confortablement possible avant de me reconnecter quelques instants sur la messagerie instantanée.
La discussion fut plus longue que je ne l'aurais penser. J'avoue que malgré que le fait que je sois consciente de l'importance et même de la gravité de ma faute, je trouvais injuste que Maître me fasse sibir une telle douleur, une telle épreuve au cours de ma vie quotidienne en dehors du week-end. C'est déjà assez difficile comme ça et il le sait mais non il faut que j'aille bosser dans de telles conditions... Je ne savais même pas si j'allais aller pouvoir bosser ou si j'allais pouvoir tenir toute la journée !

Au cours de la discussion avec Maître, il m'avertit qu'il comptait remonter les bretelles à mon amie. On la dépanne dans sa gestion administrative et financière. Elle ne sait pas rendue compte que quand Maître s'engage que ce soit dans n'importe quel domaine, il va jusqu'au bout des choses et écrase tout ce qu'il y a autour.
Elle a débordé dans sa gestion de vie. N'importe qui, y compris moi, aurait dit qu'elle se débrouille toute seule et c'est quand faisant des bétises, en chutant, qu'on apprend sauf que mon amie a besoin de se faire mal pour comprendre. La différence est que Maître ne la laisse pas se faire assez mal donc elle ne comprend pas.
Ce qui m'énerve ce qu'elle ne voit que par Maître. Pour moi, hormis le fait d'avoir un orgueil mal placée, elle n'a pas de personnalité. Elle avance bêtement là où on lui dit d'aller. Quand je lui en parle soit elle se cache derrière son passé, soit elle met en avant Maître : ce qui a le don de m'exaspérer !
Il faut qu'elle comprenne que malgré que Maître soit de bons conseils dans l'ensemble des cas, il faut qu'elle apprenne à penser par elle-même ou lieu de se laisser guider. C'est trop facile de toujours compter sur les autres et de se sous-estimé. Je trouve ça d'une lâcheté insupportable !

Bref, j'ai quand-même réussie à me rendre à l'heure au travail, sans oubli l'ordinateur portable du Comité d'Entreprise qui m'a permis de faire ma première ébauche de mon premier procès-verbal de CHSCT (sur lequel j'ai passé mon après-midi hier dessus).
Dès que je suis arrivée, j'ai fait signe à ma collègue que tout était bouclé de mon côté, qu'il n'y avait plus qu'à faire quelques corrections selon ses habitudes de travailler à ce niveau là. Il ne faut pas oublier que je suis novice et que c'est elle la secrétaire du CHSCT et pas moi. Chacun à sa place : je ne faisais que rendre service pour mieux avancer.
J'ai vu la tête de mon amie qui tirait une tête d'enterrement. Je lui demandais ce qui n'allait pas. Elle me répondit de suite qu'elle s'était loupée concernant le réveil et qu'elle s'était faite remonter les bretelles par Maître juste avant de se rendre au travail. Personnellement, à force de vouloir faire la grande et ne pas m'écouter, je n'allais pas la plaindre mais j'avais quand-même mal au coeur pour elle.

Toute la matinée, elle n'a cessé de me parler de la discussion qu'elle avait avec Maître via la messagerie instantanée depuis son portable entre deux appels professionnels. J'avais envie de lui dire de laisser tomber pour la journée, qu'elle se concentre un peu plus et qu'elle verrait avec lui dans la soirée. A quoi ça sert que je lui dise puisqu'elle ne m'aurait pas écouté ?? J'en ai marre de parler dans le vent alors j'ai décidé de la laisser réfléchir de son côté et répondre de ses actes puisqu'elle préfère écouter Maître. Il ne faut pas oublier que pour elle, même si elle n'est pas d'accord, toutes paroles de Maître sont paroles d'évangile (sauf que Maître est bien un commun mortel comme nous tous...). Elle avait beaucoup tendance à s'exprimer oralement au lieu de lui répondre directement. Cela m’exaspérait mais je pris sur moi (en plus de mes brûlures qui me relançaient). Je lui ai juste fortement conseillée d'écrire à Maître ce qu'elle me disait à haute voix et qu'elle n'oublie pas que quoiqu'il en soit, je n'y suis pour rien. Je lui ai précisé car elle me lançait des regards de tueurs..

Maître a eu une discussion avec elle pendant notre pause déjeuner. Elle était hors d'elle et commençait à se morfondre à se plaindre au lieu de se battre et de prendre du poil de la bête. De mon côté, j'en profitais pour la laisser se faire remonter les bretelles et moi m'asseoir, et tentant de me reposer au mieux en profitant du soleil qui commençait à cogner sérieusement.

Vu les évènements, je n'avais rien pris à manger car j'avais trop peur que ça ne passe pas comme mon petit déjeuner ce matin. Forcément, mon amie vendu la mèche et Maître me demanda de faire le nécessaire au supermarché. Une fois de plus, elle ne pouvait pas se taire... C'est à moi de gérer ça avec Maître, pas elle !

L'après-midi fut un peu plus agréable. J'ai dû prendre une heure sur deux sur mes heures de délégation par rapport à un besoin de mise au point pour le cabinet d'expertise. Ma collègue a eu quelques échos de certaines personnes et il fallait qu'on en parle. Quand ma collègue annonça la plainte qu'elle avait entendu, je n'ai pas hésité à faire part de mon amie. Il faut que ma collègue tienne en compte que cette remarque vient de la personne qui est la professionnelle pour en foutre le moins possible dans la journée, pour retourner le cerveau des gens pour que tout tourne en sa faveur et se foutant complètement des autres tant que ça ne la concerne pas directement sans oublier sa vulgarité dans l'ensemble (évidemment, je parle professionnellement de ce que je connais depuis presque déjà trois ans). Je n'ai pas eu besoin d'insister, mes collègues m'approuva rien qu'au regard et la secrétaire CHSCT en conclut tristement que j'avais raison. Cependant, j'ai quand-même souligné qu'il fallait en parler à l'expert pour mettre les choses à plat et faire notre devoir et bien rappeler à nos collègues que c'est un expert et pas un psychologue !
Nous avons fait aussi un tour bref sur le procès-verbal que j'avais rédiger. J'ai bien vu à leur regard qu'elles étaient épatées. Au moins j'ai pas bouffé mon dimanche pour rien ! Comme je m'y attendais, il y aura certains points à rectifier. Je laisse ce soin à mes collègues, plus expérimentées que moi-même. Je corrigerais en temps et en heure plus tard et cela m'aidera pour mieux rédiger le prochain.

Je suis de suite retourner en production pour éviter de perdre d'avantage sur mes heures de délégation. N'ayant que deux heures dans le mois et aucune réponse de la direction à savoir si nous pouvions avoir les heures supplémentaires en l'occasion de l'expertise, je dois rester vigilante.
J'y retournais à contre coeur. Pas pour travailler mais pour supporter l'état de mon Aline. Je savais d'avance qu'hors se plaindre et faire des commentaires sur les conseils de Maître, elle n'allait pas avoir d'autres sujets de conversations. J'étais quand-même contente de pouvoir me rasseoir. J'allais attendre un bon moment avant de prendre ma pause.
Ce que j'avais prédis, arriva. Mon amie n'arrêtais pas de me commenter les remarques de Maître. Ce qui m'énervait par dessus tout c'est quand elle me disait qu'elle savait qu'il avait raison mais que sa fierté en prenait un coup et que rien que pour ça elle allait faire sa forte tête. Elle n'a pas compris que parfois il faut mettre sa fierté de côté en assumant les choix et les décisions que nous avons pu prendre auparavant pour pouvoir avancer et là enfin pouvoir être fier de la réussite. Instant recherchant mon soutien mais je ne pouvais pas lui donner raison sur ce coup, j'ai terminé par lui dire cash mais gentillement et lui faisant comprendre que Maître ne faisait pas ça pour lui faire du mal mais pour la faire réagir.

Avec mes horaires, je ne pouvais pas faire grand chose à la maison hormis ce que j'appelle faire la "bobonne" : faire un peu de ménage et le repas.
Rien ne s'est passé comme je l'avais prévu. Maître fini par m'appeler pour parler d'un autre sujet que la sanction où je suis encore à vif autant au sens figuré qu'au sens propre du terme. Elle tenta de me changer les idées du mieux qu'il a pu mais ma rancoeur est encore là ! Je sais qu'en réagissant comme ça, je lui fait aussi du mal. Tout comme moi, ce mal lui passera et ça le fait encore réfléchir sur son manque d'indulgence dans l'ensemble.Il se rend bien compte que dans des cas comme ça je ne peux pas être soumise et fiancée, je suis soit l'une soit l'autre contrairement à ce qu'il voudrait. Je voudrais tant pouvoir assimiler les deux, ce qui m'éviterait de faire des grands écarts comme j'ai pu le faire dernièrement d'où le fait que je puisse être punie maintenant.

Bien sûr, je n'ai pas pu faire ce que je voulais en étant retardé notamment par Maître mais je ne pouvais lui reprocher, lui qui fait toujours tout pour me faciliter les tâches quoiqu'il en soit et quoiqu'il advienne.
Tout me fut décalée mais tanpis, j'avais pas le choix devant mettre en priorité les demandes de Maître...

dimanche 1 mai 2011

Pire que les autres jours

La seule matinée où je suis accordée de faire une vraie grasse matinée, je n'ai même pu ! Il a fallu que je mettes le réveil comme si j'emmenais mon fils à l'école. Il devait être prêt assez tôt pour se rendre à la pêche avec le compagnon de Maman.
Dès son départ, je me suis recouchée malgré que je savais que j'allais devoir me relever une heure plus tard pour contacter le service client de mon opérateur téléphonique afin de solutionner un problème technique sur ma connexion internet.
Je le savais très bien mais je me suis levée pour rien : pendant plus de dix minutes on m'indiquait des temps d'attente assez important et d'un coup et un message m'avertit qu'il fallait que je réitère mon appel. Je connais très bien les heures disponibles étant moi-même conseillère clientèle dans un centre d'appel. Mais non Maître en a voulu faire qu'à sa tête et je ne peux rien y faire hors la mettre en veilleuse et appliquer.

Je n'ai pas mis longtemps à me recoucher. Le problème était que le plus gros de la fatigue était déjà passée et j'avais trop les nerfs de mettre levée pour rien donc j'ai eu du mal à me rendormir. Je comptais me rendormir deux bonnes heures mais au lieu de ça ça s'est réduit à trois pauvres quarts d'heure...
Forcément, c'est au moment où je dormais bien (et à quelques minutes du réveil que j'avais reprogrammé) que Maître décida de m'appeler. Je n'ai même pas eu le temps de me réveiller tranquillement : il me demanda d'être disponible de suite sur la messagerie instantanée. Un grand soupir au fond de moi augmenta mon agacement.

Tout ça pour rien vu que Maître avait des problèmes de connexion de son côté. J'en profitais donc pour faire le nécessaire et appeler de nouveau le service technique pour mon internet.
Je gardais mon calme au mieux et patientait. Mon fils rentra à ce même moment. Cela ne m'arrangeait pas trop car je devais redoubler d'attention : entre mon fils, Maître et ma communication.
Après deux reprises, j'ai enfin eu quelqu'un de compétent (enfin il me semble) et il a peut-être solutionné notre souci. Il s'est avéré que cela viendrait directement de ma box. Résultat, il a été convenu que je dois changer de box. J'espère vraiment que ça vient de ça : j'aimerais tant pouvoir avoir une connexion simultanée avec le fonctionnement du décodeur et de la téléphonie que maintenant j'ai accès aux nouvelles chaînes.

Une fois avoir passer plus d'une demie heure au téléphone, j'étais encore dans les temps (et tant mieux) pour pouvoir rendre service à mon père et mon petit frère : n'étant pas disponible, ils m'ont demandé d'aller chercher du pain et de le déposer chez eux.
Vu l'heure qu'il était je devais faire vite pour pouvoir rester dans ma programmation. Mon fils était plongé dans ses dessins animés, je lui ai fait confiance et j'y suis allée seule, la distance étant courte.
Je n'étais pas très rassurée de savoir mon fils seul à l'appartement c'est ce qui m'a motivé pour faire le trajet en faisant un petit footing. J'ai donc couru, en accélérant à certains moments pour pouvoir rentrer au plus vite. Ainsi même si la distance est courte, j'ai effectué une partie d'une demande de Maître en ce qui concerne des efforts physiques.

Lorsque je suis rentrée, en plus de la fatigue morale, je sentis mon corps fatigué de plus bel. Comme si j'avais besoin de ça aujourd'hui...
Bien évidemment, je tentais ma chance mais hors de question de faire une sieste. Il faut croire que Maître préfère avoir une soumise à la forme la plus basse pour qu'elle puisse continuer mais ce qui est illogique c'est quelqu'un d'affaibli n'arrivera jamais à dépasser ses limites !

Vu que je ne pouvais pas dormir un peu, je m'éternisais sur le procès-verbal que je devais rédiger pour ma collègue. De colère, je pris tout mon temps. Je ne voyais pas l'intérêt de me fatiguer plus que je ne l'étais ! Je n'avais pas envie de m'en prendre après mon fils malgré moi.
Je tentais de tarder plus encore lorsque Maître décida de me sanctionner pour la faute que j'avais commis quelques jours auparavant. J'ai demandé à Maître de me punir car je n'arrivais pas trouver une punition de l'équivalent de ma faute. Je savais que j'allais regretter ce choix mais en même temps, vu l'importance de la faute, je le méritais.

Forcément, je fais le minimum pour bouger, j'avais assez mal comme ça ! En plus, ça ne tenait pas en place, j'étais obligée, à chaque fois de remettre correctement pour que cela fasse l'effet escompté que Maître attendait. A vrai supplice !! Sans compter que mon fils me mettait des bâtons dans les roues sans le vouloir. Les nerfs montaient de plus en plus !!
Je n'avais qu'une envie : aller me coucher... mais il fallait bien que j'achève ce que j'avais commencé et de continuer mon rôle de Maman tant que mon fils n'était pas couché.

Je n'arrivais même plus à parler correctement. Cela me démangeait tellement que je serrais tout ce que je pouvais serrer: les poings, les dents. Il fallait que je tienne jusqu'à temps que Maître le décide. Je n'osais pas lui demander d'arrêter car je suis sûre qu'il m'aurait fait supplier pour cela sans pour autant donner satisfaction. Il jubilait déjà assez de m'entendre souffrir par le micro même si je faisais le maximum pour rester discrète.
A un moment donné, j'avais même les larmes qui commençaient à monter mais je devais rester forte pour ne pas que mon fils se pose et me pose des questions.
Je fus soulagée de voir que Maître a eu la gentillesse et la tolérance de tout arrêter avant le repas.

Le repas fut un calvaire. J'avais trop mal mais je ne devais rien laisser paraître. On dit que l'appétit vient en manger mais là ce n'était pas du tout le cas.
J'en veux à Maître car je sais très bien qu'il a choisi aujourd'hui pour agir me sachant très fatiguée. Il sait que ça aurait été déjà très difficile en ayant la forme mais que la tâche serait plus rude et que la leçon rentrerait mieux dans mon état de ce jour. En même temps, il a joué sur mon organisation et me donner une autre leçon par la même occasion.