
Etant samedi, j'ai voulu profiter un maximum de pouvoir rester au lit. Le fait de tarder au lit ne m'a pas aidé pour faire le ménage que je n'avais pas fait la veille, par fatigue. Il fallait surtout que l'appartement soit correct pour l'arrivée de mon frère quand il viendrait me chercher.
Tout en m'occupant de mon fils, j’accélérais le rythme pour pouvoir être dans mon timing. Je ne cessais de regarder l'heure, une fois que j'avais terminé une tâche.
Mon frère arrivait à l'heure que j'avais prévue sachant qu'il ne m'avait rien dit d'autres "qu'en fin de matinée". C'était assez large mais je sais plus ou moins comment fonctionne mon grand-frère.
J'ai quand-même eu le temps de faire une grande partie de mon ménage, de me laver et de préparer un gâteau. Je ne voulais pas arrivée les mains vides à l'invitation de mon frère à dîner chez lui avant de partir.
De suite, ma belle-soeur a commencé sa comédie en prétextant avoir mal à la tête. Ceci me fit bien rire. Elle avait prétexté de pas pouvoir venir parce que son fils était malade et elle aussi. Ma nièce, ayant peu d'affinité avec mon petit frère n'était pas très motivée non plus. Elle a suivi le même prétexte que sa mère. J'apprécie beaucoup ma nièce et je trouve dommage qu'elle suive le même chemin de pensées que sa mère (en outre, il n'y a que la famille de ma belle-soeur qui compte, la famille de mon frère ne compte pas vu qu'on se voit beaucoup moins souvent, notamment par la distance).
Tout en finissant de me préparer, sortant de ma douche (il ne manquait plus qu'un coup de sèche-cheveux et de maquillage), je pris au mot ma belle-soeur en lui demandant ce qu'elle prenait comme cachet et lui en proposant en en ayant de disponible. Comme je m'y attendais, elle refusa ma proposition sous-entendant que cela pouvait patienter jusqu'à chez elle.
Pendant que mon frère buvait son café, je me dépêchais de finir ma préparation.
J'ai eu de la chance : il me restait encore du temps pour pouvoir me rendre à la Poste (comme Maître me l'avait demandé). Nous avons poursuivi par un arrêt à la station essence, non loin de chez mon frère, pour sa voiture.
Ma belle-soeur continuait sa simulation mal jouée. Je fis semblant de marcher dans son sang mais je détestais son manque de franchise et son hypocrisie. Je me rendis compte, qu'avec toutes ces années, elle n'a pas changé et malheureusement donne le mauvais exemple pour ses enfants. Mais bon, chacun fait comme bon lui semble au fond.
Lorsque nous sommes arrivés chez mon frère, j'ai pu enfin découvrir où il habitait. En fait, il loge à quelques pas de chez mon oncle. Cela me permettra de pouvoir leur rendre visite plus facilement à l'occasion, de me faire payer le café.
Sur les lieux, je vis mon neveu en pleine forme (hormis son handicap : sourd et malentendant). J'avais encore plus les nerfs contre la femme de mon frère mais sauf faire semblant de rien, je ne pouvais pas faire grand chose. J'ai juste souligner qu'il n'avait pas l'air malade, tout comme sa mère. C'est ainsi que ma belle-soeur trouva l'excuse qu'il était sur la voie de guérison mais préférait être vigileante et qu'elle commençait à avoir le virus. J'ai échangé un regard avec ma nièce et je vis un grand sourire. Je lui rendis de suite : nous nous étions comprises mais toutes deux rendue sous silence.
Le repas se passa très bien et nous avons même eu le temps de manger une partie de mon gâteau confectionné quelques heures auparavant.
Franchement, ma belle-soeur a de la chance que je sois avec Maître. Dans le cas contraire, je n'aurais pas hésité à lui dire ce que j'avais sur le coeur : que je trouvais injuste qu'elle prive son fils et sa fille de voir leur grand-père (quoi qu'il en soit), d'attrister mon grand-frère par ce comportement, tout ça parce qu'elle ne peut se passer de sa famille juste le temps d'un week-end. Il n'y a pas que sa famille qui compte !!! Faudrait qu'elle arrête de les mettre sur un piédestal juste parce que mon frère cède à ses caprices.
Suite à un appel reçue de sa maman, avant de partir, nous avons dû nous arrêter au village à côté d'où j'habite pour déposer ma belle-soeur. Son fils aurait été vraiment malade, elle serait resté à ses côtés dans le foyer et non à le laisser seul avec ma nièce juste pour avoir la paix et passer du bon temps. Comme si elle n'avait jamais d'autres occasions pour voir ses parents ?? !!!
J'en profitais pour demander à mon frère, étant sur la route, de faire un petit détour à l'appartement : finalement, je m'étais résigner à prendre mon ordinateur portable, au cas où, et par la même occasion, prendre le jeu vidéo portable de mon fils.
Comme je l'avais prédis, le voyage me fut monotone. Je n'ai pas eu de conversation avec mon frère. Mon fils avait réussi à s'endormir. Hormis la radio, il n'y avait rien d'autre. Je cherchais un sujet de conversation pour tuer ce silence que j'avais du mal à supporter. Il fallait que je trouve un moyen de faire parler mon grand-frère. Quand j'ai vu qu'il ne faisait même pas attention à la question que je lui avais posé en premier lieu, j'ai hésité à me répéter. Je finis par le faire, car mon frère s'était aperçu que je lui avais parlé (mais quelques instants après). Cela aurait pu déboucher sur un sujet... Rien à faire, mon frère me répondit d'une simple phrase courte sans aucun autre enchaînement. Pas étonnée mais déçue, je décidais alors d'aller en son sens : le laisser conduire tranquille et lui parler que s'il m'adresse la parole. Je n'avais pas envie de parler dans le vent... Par la fatigue, je me suis assoupie quelques minutes en quittant le deuxième village après ma ville jusqu'à l'arrivée de la ville où mon fils s'est fait a opéré des végétations et des amygdales.
Hormis l'ennui, le trajet fut paisible et agréable accompagné du beau temps et par la douceur des rayons du soleil. Mon fils eu de la patience. Il se plaignit juste arrivés à une dizaine de kilomètres de chez mon papa. Je n'ai rien dit mais j'étais étonnée. Pour le faire patienter et comprenant que le trajet peut être long pour lui (encore plus que pour moi), je lui proposais de jouer à la console.
Nous nous sommes arrêtés directement chez Papa mais malgré le nombre de véhicules garés dans sa cour, personne fut présent : ils étaient déjà partis à la salle des fêtes.
Aucun doute : j'avais raison. Me rappelant où se trouvant cette salle, j'indiquais la route à mon grand-frère ne connaissant pas. Ce n'est pas compliqué : c'est juste à quelques maisons de la maison (une bonne dizaine de minutes à pieds).
La première personne qui nous a accueilli fut mon cousin étant originaire de l'Aisne. Cela me fit sourire : il promena sa chatte en laisse. Le sourire étant destiné à Maître. La laisse me rappela de suite mon statut, la chatte me fit revoir en pensées le "fameux" grattoir à chats et au fait que Maître emmena régulièrement à ses côtés son ancienne chatte en la faisant voyager si nécessaire, tout comme mon cousin.
Voyant que la timidité de mon frère prit le dessus, je pris les devants pour rentrer dans la cuisine de la salle des fêtes du village afin de prévenir de notre arrivée (étant en avance) et de saluer l'ensemble des membres de ma famille présents.
Evidemment, il y avait mon papa, sa femme (en train de préparer tout deux l'entrée du menu), ma grand-mère, ma tante (la mère de mon cousin et soeur préférée de mon père qui est aussi la marraine de mon petit frère), son compagnon (qui est un cousin éloigné à ce que j'ai pu comprendre à l'époque), ma cousine (qui me ressemble beaucoup concernant le vécu et la personnalité) avec son mari et ses enfants.
Mon fils fit très vite connaissance avec ses petits cousins qui connaissaient déjà mais ne s'en souvenait plus car il était trop petit lorsque j'avais séjourné chez ma cousine. Je fus contente qu'il essayait de vaincre sa timidité en essayant de s'intégrer.
Les hommes sont partis de leur côté tout en ignorant ce qu'ils étaient parti faire pendant que mon frère accompagné de la femme de Papa partaient eux voir où nous allions dormir. Mon frère n'y avait jamais été. C'était dans la maison où vivait la maman de ma belle-mère qui est maintenant au frère de ma belle-maman. Personnellement, je connaissais très bien la route malgré quelques doutes par le fait que ça faisait plus de trois ans que je n'y avais pas remis les pieds. De plus, ce n'était pas moi qui conduisait...
Je restais alors avec ma cousine et les garçons. J'en ai profité alors pour éclaircir quelques malentendus. Je n'ai vraiment pas compris pourquoi ma cousine était vraiment persuadé d'une telle affirmation à mon sujet. Mais bon, je suis restée directe, franche tout en restant discrète. C'était le principal. En résumé, j'expliquais que j'avais traversé des années difficiles sentimentalement parlant depuis la dernière fois qu'elle m'avait invité chez elle mais que dorénavant tout se passait bien. Je fis de mon mieux pour faire comprendre que j'avais mûri entre temps et que j'étais entre de bonnes mains et surtout que mon fils et moi étions heureux : l'essentiel du sujet ! Connaissant les personnalités de chacun, je n'ai pas osé aller plus loin concernant ma relation avec Maître. J'ai juste parlé dans quel secteur il travaillait pour expliquer la raison d'une telle distance et notamment de son absence.
Lorsque tous le monde fut de retour, il ne fallut de peu pour que le reste des invités suivirent. Toujours dans la même ambiance et dans la bonne humeur, je continuais à parler avec ma famille : mon cousine, ma cousine, son mari...
Pour une fois, je n'ai pas trop abusé sur l'apéritif. Je voulais rester raisonnable et surtout, même s'il ne disait rien, je savais que Papa me surveillait de près pour savoir comment je m'en sortais dans l'éducation avec mon fils : il n'aurait pas manqué de me dire un faux pas. L'ensemble de ma famille a bien remarqué un grand changement nous concernant : nous sommes beaucoup plus posés que dans le passé, autant mon fils que moi-même (il faut dire que ma cousine m'a connu quelques semaines après la rupture du père de mon fils). J'ai été fière d'entendre ses compliments. C'est quelque peu une victoire pour moi : cela leur démontre que je peux très bien m'en sortir et que j'ai toujours eu la tête sur les épaules (hormis quelques écarts dans ma vie privée). Bien sûr que dans ces moments là, je pensais à l'aide que Maître a pu m'apporter depuis que nous nous connaissons même si parfois je ne suis pas d'accord avec quelques principes.
Le reste de la soirée s'est bien passé. Le repas fut agréable avec une musique de fond histoire de mettre un peu d'ambiance. En plus de mon cousine, je conversais pas mal avec un des meilleurs ami de Papa et son épouse. L'ambiance était plutôt convivial et à la rigolade.
Enfin, je pouvais me détendre tout en étant aux côtés de mon papa. J'ai saisi l'occasion pour pouvoir prendre quelques photos : autant de la salle en général que de Papa.
Lorsque fut arrivé le moment où il découvrit ses cadeaux, j'étais soulagée et contente que mes présents lui plaisaient. J'ai longuement hésité mais pas pour rien.
Après avoir pris un petit digestif, mon frère, mon fils et moi sommes rentrés au petit matin, au milieu de la nuit. Il nous fallait quand-même un minimum de sommeil pour pouvoir être en forme afin de terminer le repas, au même lieu le lendemain.