Je fus réveillée par les rayons du soleil qui passaient entre le l'entrebaillement des doubles rideaux de la chambre de mon petit frère. Mon fils continuait à dormir donc je décidais de me replonger aussitôt dans l'oreiller histoire de me rendormir encore une heure ou deux. Impossible : mon téléphone sonna qui réveilla mon fils. Je pensais que c'était Maître donc je me suis jeter sur l'appareil mais ce n'était que ma voisine. J'avais les nerfs : j'avais répondu pour rien : elle ne m'entendait pas. Dire que j'aurais pu m'endormir de nouveau !
Mon fils n'a pas eu la patience de rester au lit, il voulait descendre. Je lui ai dit de descendre tout seul le temps de me réveiller tranquillement. Je savais qu'il n'allait pas être tout seul, ayant déjà entendu ma tante et ma belle-mère, voir même mon cousin.
Il me fallu une bonne demie heure pour pouvoir émerger calmement. Je ne voulais pas descendre de mauvais poil juste parce que je m'étais précipité.
Mon fils venait de terminer son petit déjeuner. J'ai pu continuer à mon tour.
Pendant que mon cousin passait à la douche, j'en profitais pour me poser quelques instants devant mon ordinateur et aller sur le réseau social. J'ai sélectionné les photos que j'avais pris l'avant-veille et la veille pour pouvoir les mettre en ligne. Cela me tenait à coeur pour plusieurs raisons. J'étais fière d'avoir pu passer de très bons moments auprès de mon Papa. Je savais aussi que cela allait agacer certaines personnes de ma famille que j'ai dans mes contacts sur le réseau social.
Une fois que mon cousin avait libérer la salle de bain, mon fils et moi nous avons pu nous préparer. N'ayant pas le choix, n'ayant pas de baignoire, mon fils n'a pas chipoter pour prendre sa douche contrairement à la maison. Bien entendu, il n'avait pas le sourire pour autant mais ça le rassurait de pouvoier être libérer de suite. J'ai pu à mon tour m'apprêter tranquillement.
Quand je suis sortie, j'ai eu une montagne de compliments de certains membres de ma famille. Presque tous sauf mon père. Je sais très bien que Papa n'est pas du genre à passer de la crème mais son regard voulait tout dire : j'ai aperçu une part de fierté.
Je n'avais pas vu Papa de la matinée sachant qu'il était parti au bois avec mon oncle et qu'ils sont partis tôt. A ce que j'ai cru comprendre, ils avaient prévu, avant ce week-end, d'y aller pour la journée. Papa a changé le programme de la journée pour passer du temps à mes côtés. J'ai fortement apprécier son effort. Il ne me le dit pas mot à mot mais j'ai bien vu ressenti que je lui ai manqué, autant qu'il a pu me manquer (voir même plus).
Au cours du repas, je me suis plus libérée que les autres jours et je me suis investis dans les sujets de conversation. Cela me permettait de démontrer mon intérêt et de me rapprocher de l'ensemble de ma famille présente.
Je fus étonnée de me rendre compte que mon fils a mangé de tout les plats présents sur la table et ayant terminé son assiette. Tout le monde l'a remarqué aussi. C'est là où j'ai eu le droit aux compliments concernant mon fils. J'étais rassurée et fière en même temps. A mon grand étonnement mais c'est vrai que je l'attendais aussi : Papa me complimenta sur mon changement, sur mon rôle de Maman, sur l'ensemble.
Je n'ai rien dit de spécial à Papa, je lui avais juste écrit pour l'avertir que j'avais quelqu'un de nouveau dans ma vie, l'ayant dit à plusieurs reprises, que j'avais un bon feeling pour dire que ça serait une relation aussi durable que je pouvais le souhaiter tout en connaissant les difficultés par rapport au métier de Maître. Je n'ai rien dit de plus. Je n'ai pas parlé de notre relation SM. Je ne suis pas prête à en parler maintenant. Il me fallait déjà savoir que Papa se rende compte justement que je suis bien dans ma peau et en général et ce qui me permet d'évoluer en étant Maman.
Papa m'a ouvertement dit, devant tous que je m'en sortais très bien avec mon fils, qu'il y avait eu de nets efforts et améliorations et ravie que j'étais bien également. Pensant très fort à Maître, même s'il ne le connait pas, je n'ai pu m'empêche de lui rendre hommage en précisant qu'en effet je m'étais reprise en main, j'avais ouvert les yeux en bonne partie, que j'en avais pas fini... mais que je n'y suis pas arrivée seule. Sans préciser de qui il s'agissait, j'ai juste lancé que ça faisait maintenant presque un an que j'avais trouver un équilibre, plus ou moins. A ses yeux, j'ai très bien compris que Papa a très bien compris. Il m'a souligné qu'il s'en doutait mais me disait juste que c'était mieux comme ça car je l'avais inquiété auparavant. En résumé, il a voulu me dire, le reste, j'en ai rien à faire du moment que tu es heureuse avec ton fils. On verra le reste en temps voulu. Chaque chose en son temps. Je préfère ne pas aller trop vite. Cela me perturberais d'avantage.
En début d'après-midi, j'aurais très bien pu faire une sieste pendant que Papa, comme son habitude, s'était câlé dans le fauteuil et s'assoupissait. Je ne dis pas que j'en avais pas envie mais je continue à faire mes efforts pour faire le moins de sieste possible, juste que c'est réellement nécessaire.
Pendant que mon fils se détendait à la game boy et aux jeux de sociétés avec ma tante, j'en profitais pour me connecter sur internet quelques moments. J'en profitais alors pour écouter de la musique.
J'étais bien lancée que Papa m'appela pour m'avertir que nous allions sortir. Le beau temps était présent, nous avions prévus d'aller faire un tour au centre ville de la ville la plus proche. Nous avons donc été dans la rue principale où se trouvent les magasins principaux. Sauf que nous étions lundi : c'est comme chez nous, la plupart était fermé... L'important était juste de prendre l'air tous ensemble et de se promener. Nous avons emmener mon fils au parc pour qu'il puisse se dégourdir et s'amuser. Il était content. Quand nous avons fait du lèche-vitrine, Papa a craqué en achetant une figure de dragon à mon fils. Son geste me toucha. Cela aurait tenue à moi-même je l'aurais fait sans attendre, au moins pour le récompenser de son bon comportement de ces derniers jours (même chez nous) mais vu que je ne suis plus libre financièrement... Je pense que Papa a lu dans mes yeux ma forte envie de lui prendre et a voulu faire une bonne intention envers son petit fils.
Nous avons terminés la ballade en s'arrêtant à l'église : ma belle-mère nous a montré leur bel orgue. C'est vrai qu'il est grand et impressionnant. Nous avons poursuivi par un arrêt à une terrasse avant de retourner au parking, là où nous attendait Mamie (ne pouvait pas se déplacer de trop par son vieil âge et sa forme physique ; elle avait déjà bien tenue le coup dans le parc).
C'était tellement sympathique que mon fils ne voulait plus rentrer...
En rentrant je commençais à regretter de devoir partir. La tristesse me gagna de plus en plus. Surtout, que plus l'heure avançait et moins j'avais de nouvelle de mon petit frère. Nous avons patientés au maximum mais y'a bien fallu rester raisonnable et partir avant que mon petit frère arrive, ignorant l'heure exacte.
Je n'ai pu m'empêcher de laisser une petite touche personnelle dans la chambre de mon petit frère que j'adore et qui me manque. Je lui ai laissé un petit mot sur son ardoise, lui inscrivant aux feutres que je pensais à lui et l'embrassais très fort.
Le retour avec mon cousin fut très sympathique. Je me suis sentie à l'aise à ses côtés depuis le début du week-end. Il y a plusieurs points qui nous ont rapprochés : son intérêt sur les bases informatiques (similaire à Maître), son rapport avec sa chatte et son métier (il enseigne aux futurs professeurs), notre visions sur la vue des choses de la vie en général... Je pense aussi que je l'ai impressionné de m'en sortir jusqu'à présent.
Nous avons discutés tout le long du trajet. Au mieux, nous avions son téléphone portable qui nous servait comme GPS et détecteur de radar. Mon cousin n'a pas l'habitude de faire cette route. C'est vrai que je la connais mieux que lui mais j'ai trop l'habitude de me faire emmener et donc de prêter moins d'attention à l'orientation. Cela change au fur et à mesure depuis que je suis le code de la route...
A peine arrivés, nous étions sur le parking, Maître m'appela au même moment. Je n'avais qu'une envie : qu'il me laisse rentrer tranquillement et qu'il me rappelle plus tard mais c'était impossible.
Apprenant que j'étais en compagnie de mon cousin, Maître a voulu que je lui demande qu'il m'aide à connecter l'imprimante à l'ordinateur. Au fur et à mesure que mon cousin découvrait son installation, il me donnait des informations et parfois me demandait confirmation pour être sûr de ne pas se tromper. Lors de ces explications, j'ai remarqué qu'il pensait exactement comme Maître. Il y a une procédure que Maître ne voulait pas faire et mon cousin, sans le vouloir, l'approuva en me disant qu'il était contre de faire comme c'était indiqué. Il suffisait juste d'identifier l'imprimante à la box, par la wii-fi et uniquement ainsi. C'est tout ce que Maître désirait : ça tombait très bien. J'ai halluciné comme ils étaient sur la même longueur d'ondes informatiquement parlant.
L'installation a pris plus de temps que prévu. C'est une des raisons que ça me gênait de demander ce service à mon cousin qui avait déjà bien eu la gentillesse de me ramener. En plus du café, je l'ai donc invité à souper à nos côtés. Je ne voulais pas qu'il parte le ventre vide. Déjà que faire la route tout seul, c'est pas marrant... même si j'ai cru comprendre que mon cousin est tout comme moi : il apprécie beaucoup certains moments de solitude qui peuvent le peser à d'autres moments. Je l'ai bien compris lors de nos échanges dans la voiture.
Résultat, mon fils s'est couché plus tard. Heureusement pour moi que ce sont les vacances. Mon cousin n'a pas tardé, il est directement reparti après le repas.
La fatigue est revenue d'un coup. J'étais soulagée d'avoir l'imprimante en fonction sans devoir appeler le service après-vente mais je devais tout de même mettre à jour le blog, continuer mon article et envoyer le mail à Maître. Comme d'habitude, ce qui m'a fait perdre du temps : sans cela, j'aurais pu aller me coucher plus tôt.

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