samedi 19 mars 2011

Efforts culinaires


J'ai voulu me lever comme d'habitude et d'un seul coup, un grand mal de tête me frappa. Ma réaction fut de me rallonger me maintenant la tête. Les frissons suivirent. Au mieux que je pouvais, je me suis cachée de nouveau sous la couette, tentant de pouvoir me contrôler et patientant que ça passe un peu afin que je puisse me lever sans difficulté. Ma patience gagna.

Mon fils était déjà réveillé. Il m'avait déjà sollicité afin de pouvoir regarder la télévision en attendant que je prépare le petit déjeuner. Il est content de voir que les petits déjeuners sont variés. Tout comme moi, il commençait sérieusement à faire une "over-dose" de biscottes et apprécie de pouvoir prendre autres choses.
Je suis contente de le voir ainsi. J'en avais marre aussi de l'entendre se plaindre. Il ne comprenait pas pourquoi, soudainement, ce repas était strict et indiscutable. Devant appuyer la décision de Maître, même contre mon gré, il était impossible de dire à mon fils que je lui donnais raison. A contre coeur, je lui fis comprendre que c'était ainsi et pas autrement à défaut de tout mettre la faute sur Maître. Pour lui dorénavant, tout en redevenu à l'anormal. C'est un enfant, c'est normal, pour moi, qu'il ne comprenne pas le changement aussi brutal.

Une fois que j'avais, plus ou moins, réussie à me détendre, j'ai trouvé la motivation de faire ce que j'avais prévue : samedi culinaire.
Je commençais à reprendre une recette que m'avait envoyé l'animatrice du produit ménager. N'aimant pas cela et n'ayant pas l'habitude, j'ai dû relire plusieurs fois la recette pour bien l'imprégner, pour bien comprendre ce que je devais faire sans me tromper.
En prenant mon temps, j'arrivais à suivre étape par étape. Qu'est-ce que je déteste être aussi méticuleuse en cuisine !! En revanche, j'étais plutôt fière de moi de voir que l'application commençait à faire son effet.
J'avais essayé de calculer pour pouvoir faire mon dessert avec l'appareil et faire ma recette du repas principal, avec mon livre de recettes simples, dans la cocotte.
Mon objectif était de pouvoir tout terminer à l'heure où j'avais prévu de pouvoir nous mettre à table. A quelques minutes près, j'y suis arrivée. Il n'y avait plus qu'à tester le résultat.

J'ai réussi à rattraper mon erreur concernant ma mousse aux chocolats et aux noix. Mon fils m'avait interrompu en faisant un caprice sur la composition du repas. Il est vrai que j'avais prévu de faire des pommes de terre pour que la blanquette passe mieux si jamais il n'aimerait pas et finalement, pris par le tête, j'ai fait l'accompagnement traditionnel : du riz.
Il était simplement déçu mais je lui ai bien fait comprendre que c'était moi qui cuisinait donc c'était moi qui décidait de la suite et pas lui. Forcément, ça ne lui a pas plu.

Après le repas, pour pouvoir récupérer, il était temps de faire une sieste. Pour ma part, impossible de pouvoir dormir. J'avais trop de courbatures et mon mal de tête qui me reprenait.
J'ai tenté au mieux de rester au lit surtout que je recommençais à avoir de nouveaux frissons. J'ai été obligée de me relever pour pouvoir avoir des mouchoirs. Et oui c'est définitif : je suis belle et bien grippée !
J'ai dû choper un coup froid ou un coup de chaud avec le temps indécis que nous avons actuellement. Les températures sont en générales bien fraîches le matin et douces l'après-midi. Quand nous avons du soleil, cela dure deux ou trois jours maximum et ensuite place à l'humidité donc il est inévitable de tomber malade !
Mon fils se plaignit moins de son mal de ventre et je surveillais régulièrement ses sels. Depuis hier, lui aussi, avait chopé un coup de froid.

Au moment où je commençais à pouvoir m'endormir le téléphone sonna. Je n'étais pas surprise de l'appelant. Maître a bien senti que je n'avais toujours pas la forme.
D'autre part, à mon grand étonnement, il me félicita sur mes efforts culinaires, ayant aperçu mes commentaires sur le réseau social. Il m'a fait part de sa fierté de mon initiative et de vouloir toujours faire dans le meilleur des cas. Il connait très bien mon goût de faire la cuisine. Pour moi c'est réellement une perte de temps et un casse tête même avec tout les moyens de facilité que Maître a pu m'offrir pour m'aider un maximum.

Une fois avoir jouer et câliner mon fils, qui fut un vrai calvaire pour moi car la fatigue me gagna, je me suis résignée à prendre des médicaments pour me soulager ni arrivant pas autrement. Les courbatures étaient de plus en plus fortes et je pense que je débutais à faire un peu de fièvre alors autant faire le nécessaire pour éviter d'être dans un état cadavérique le lendemain et ne pouvoir aller travailler la semaine prochaine.

Je continuais ma journée culinaire, comme je l'avais envisagée. J'ai fait une recette que je faisais quand mon fils était petit et quand j'avais l'appareil à cuisson vapeur. Je lui ai fait son plat favori : ma recette maison de pommes de terre. Il était tout heureux et il a très bien vu que je finissais toujours par tenir parole. Je pense que cela le rassurait inconsciemment.

La journée passa une fois de plus trop vite ! C'est sûr, c'est souvent comme ça le week-end. On apprécie le temps que l'on ne travaille pas et ça paraît souvent trop court !
Je vais continuer mes efforts pour avoir la forme donc je ne vais pas trop tarder pour aller au lit en sachant que j'ai toujours quelques courbatures qui me guettent ici et là.

vendredi 18 mars 2011

Retour en arrière !


Malgré que ça soit le dernier jour de la semaine, aucune motivation à l'horizon mais pas le choix. Mon fils était tout cagneux ce matin, ce n'est pas ça qui va m'aider à me motiver davantage ! J'ai même hésité à le mettre à l'école mais si je disais la raison de son absence à l'école, la nourrice n'aurait pas voulu le garder et j'aurai dû manquer le travail, en absence injustifiée en plus... Hors de question !

Heureusement, nous avons réussi à nous rendre à l'école sans souci, sans petit accident... Je m'inquiétais juste sur le fait que mon fils devait aller à la piscine et qu'il chope un coup de froid par dessus. Si je peux éviter d'aller chez le médecin autant que j'évite !
Je le soignerais tranquillement à la maison surtout que nous sommes bientôt en week-end.

La production fut très calme tout comme les deux derniers jours. Ce fut l'ennui total et vu comme ma supérieure est motivée, je ne peux pas compter sur elle pour améliorer l'ambiance en général. Super !!! Franchement, j'ignore si je vais pouvoir tenir le coup longtemps comme ça.
Je sais qu'il y a, normalement, de nouvelles opérations en perspective d'ici quelques semaines. Je vais patienter jusque là. J'espère en avoir la patience. J'espère pouvoir tenir le coup psychologiquement et moralement. Je pense que c'est moins sûr, en sachant que Maître me sait de nouveau "disponible" donc il va de nouveau me mettre deux fois plus la pression... La tolérance ne sera plus la même que lors de la présence de mon amie. Pour autant, je n'ai pas une vie plus calme pour autant !
J'ai plus en plus de mal à supporter ma supérieure ! J'ai qu'une hâte, changer d'équipe au plus vite. J'ai hâte aussi de changer d'opération. Cela fait partie de mon travail, certes, mais marre de devoir justifier des raisons que je ne peux expliquer n'ayant aucune explication concrète à donner. Quand les clients me disent que l'organisme les prend pour des vaches à lait, je n'ai qu'une envie c'est d'approuver mais je ne le peux. Personnellement, je ressens un grand dégoût de devoir travailler pour ce genre de société. Pour rester positive, je me dis que c'est quand-même grâce à eux que je peux encore garder ma place et éviter d'aller sur l'opération du site que je redoute le plus où je suis le plus incompétente par la même occasion.

En sortant du travail, impossible de pouvoir me reposer, impossible de pouvoir me poser. Encore obliger de devoir courir. J'en ai marre de toujours devoir courir à gauche, à droite ; j'en ai marre de devoir mettre des priorités ; j'en ai marre de devoir tout prévoir à l'avance ; j'en ai marre de devoir demander l'autorisation si je peux aller là ou là...

J'ai besoin de souffler et de me sentir libre. Ce qui est sûr c'est qu'en étant soumise à Maître ça ne sera jamais le cas ! La différence est que lui fonctionne ainsi mais ce n'est pas parce que lui ça lui plait et ça lui convient que moi c'est le cas pour autant. Je me demande comment est-il possible de pouvoir satisfaire et être à la hauteur de son Maître si on est pas soi-même et si on ne se sent pas à l'aise dans notre mode de vie en général. Etre heureuse, il n'y a pas que l'attention affective qui compte mais tout le reste aussi mais je peux faire une croix dessus.
Comment arriver à prendre du recul dans ce genre de situation ? Comment réussir à se poser, à réfléchir si nous sommes sans cesse épuiser, fatiguer, lessiver, à bout ? Pour moi, c'est impossible. Du moins, c'est impossible sur du long terme comme pourrait me le demander Maître. Forcément, si je lui dis ça, il va toujours trouver quelque chose pour me contrer, ce qui aura le don de m'agacer au plus haut point sachant que je ne peux rien en dire et que je ne peux pas réagir comme bon me semble.

Dernière nouvelle : je vais devoir retourner à ma couleur naturelle. Je ne pourrais plus me faire de coloration ni de tenture avant des millénaires. Super, je ne peux plus porter de sous-vêtement, je ne peux plus manger distinctement, je ne peux plus vivre librement et maintenant, je ne peux même plus avoir le peu qui me faisait ressentir féminine...
Pour moi, une soumise doit rester féminine pour autant. Ce n'est pas un animal, ce n'est un animal domestique, ce n'est pas un objet : c'est une femme ! Une femme a besoin de se caractériser par son sexe, de pouvoir se mettre en valeur (tout en restant à sa place pour autant) et rien qu'avec cette demande, Maître m'enlève tout ça !! Mais, bonne soumise que je suis on va encore se la mettre en veilleuse, fermer sa putain de grande gueule de merde comme il le souhaite.

jeudi 17 mars 2011

Calme et speed pour finir


Matinée tranquille dans sa perspective. Mon fils était calme et moi aussi. Pas stressée de devoir me préparer même si je n'avais aucune motivation.
Ma collègue voulant faire des économies d'essence, je lui avais de proposer de me rejoindre en bas de chez moi au moment où je devais l'emmener à l'école. Vu que je savais qu'elle descendais à pieds, je voulais lui éviter de faire le chemin seule. Je connais ça trop souvent. Cela me fait une compagnie également. Nous sommes partis à l'heure, avant de pouvoir croiser mon amie. Elle veut se débrouiller toute seule, c'est très bien.
Finalement, nous l'avons croisés vers l'école de son fils. Elle discutait avec une autre maman, du coup, nous avons fait le reste du trajet ensemble.

Pour une fois, depuis la nuit des temps, ma supérieure était de bonne humeur toute souriante. Elle nous trouva même de bonne humeur alors que l'ambiance était à l'identique que les autres jours. Cela lui a bien montrer aussi que son équipe est le reflet de sa façon d'être avec nous...
La journée professionnelle fut très, très calme. Tellement calme que je m'ennuyais. Je tentais de m'occuper au mieux pour m'empêcher de m'endormir mais malheureusement la fatigue reprenait le dessus.
Il n'y avait tellement rien à faire et tellement peu d'appels qu'une de mes collègues se dévoua pour que ma supérieure lui donne des tâches administratives. Le but était de pouvoir s'occuper, ne pas rester à rien faire mais aussi tenter de limiter la casse concernant les primes d'équipe.
Me concernant, il était hors de question d'effectuer des tâches de ma supérieure : chacun sa place et je tiens bien à garder la mienne.
Ma supérieure a effectué le bilan du mois dernier. A ma grande surprise il est plutôt très satisfaisant. Dans l'ensemble, j'ai des bonnes notes concernant mes appels et mes quizz (comme une mini-interrogation d'une dizaine de questions que nous devons y répondre une fois par mois) et de bons commentaires. J'ai limite des félicitations de mettre améliorer dans mes appels mais toujours un bémol concernant mon intégrité à mon équipe. Je fais des efforts mais il est inévitable que nos mentalités sont différentes donc résultat, j'aurais toujours ce genre de commentaire venant de ma supérieure.

Après cette journée très ennuyeuse, j'ai pensé à acheter un bonnet de bain pour mon fils sachant qu'il a piscine tout les vendredi avec sa classe. Impossible de remettre la main sur le bonnet de bain que lui avait acheté Maître lors de nos vacances d'hiver... Il avait déjà la dernière fois tout sauf le bonnet de bain donc là je n'avais plus le choix. Heureusement que mon emploi du temps me permettait de pouvoir le faire avant la date prévue.
Une fois le bonnet de bain acheté, nous avons déposés mon fils chez ma Maman pour que nous puissions aller chercher le lit. Nous sommes restés un peu chez elle, le temps d'attendre que mon oncle termine son travail. Elle était toute fière de me montrer le bilan de son stage équestre de la semaine passée, filmé et graver sur un DVD. Je n'y avais pas le coeur mais elle a voulu que nous faire visionner le film. Personnellement, je n'avais aucun intérêt de voir des cas sociaux tenter de vaincre le peur du cheval et de découvrir le monde du cirque. Je l'ai fait uniquement pour faire plaisir à Maman. Personnellement, je trouve que ça ne sert à rien ce genre d'activité. C'est juste perdre du temps sur du temps à rechercher un emploi et ce n'est pas ça qui peut l'aider à sa recherche. Bien au contraire, cela l'encourage à trouver d'autres occupations au lieu de s'activer pour travailler !

A la sortie de son travail, nous avons donc été chercher mon oncle directement devant le dépôt. Je me suis permise de rentrer dans le local et de demander si mon oncle travaillait encore. C'était le cas. En attendant qu'il termine, je me suis promenée dans le magasin : j'ai pu voir les prix de certains meubles qui pourraient nous intéresser. Cette visite me permit aussi de comparer un peu avec les autres magasins d'ameublement ou sur le site de vente à particuliers.

Sachant que je m'y était déjà rendue, il était plus facile d'y retourner. A peine arrivés, la propriétaire nous ouvra le portail et la porte du garage. Mon oncle discuta avec la vendeuse car son nom lui était familier. En résumé, il connait bien son père, son oncle et son cousin.
La voiture bien garée, devant le garage, les portières ouvertes, les sièges rabattus, nous avons pu commencer à charger. J'ai commencé à vouloir aider mais vu que mon oncle est déménageur il a vite pris les choses en main. J'ai laissé les deux hommes faire : mon oncle et l'ami de Maman tout en les aidant de temps à autres quand je le pouvais. Mon oncle a tout fait pour nous éviter deux voyages. C'est vrai que cela m'arrangeait. Surtout pour l'essence de l'ami de Maman ; quand on sait le prix du carburant actuellement, on évite de faire du superflu. Il me faudra juste récupérer le bureau allant avec le lit, courant de semaine prochaine. Cela ne sera pas le plus compliquer pour moi. Ce qui m'inquiétait le plus était de savoir si tout rentrait dans le Kangoo, même sièges dépliés.

Le retour fut compliqué. Vu que l'automobile était bien chargée, il n'y avait plus de place et peu de visibilité pour le conducteur. Heureusement que je n'habite qu'à une quinzaine de kilomètres de là. J'avais qu'une peur le long du trajet : croiser les gendarmes. L'ami de Maman aurait pu avoir une amende suite au fort manque de visibilité.
Je fus soulagée quand nous arrivions en bas de l'immeuble. Nous avons pu tout décharger tranquillement dans ma cave. Je les ai aidé à transporter. Les deux hommes étaient étonnés de me voir participer autant, de porter autant. Bande de machos au fond ! Ce n'est pas parce que je suis une femme que je ne peux pas porter. Je fais juste le maximum pour aider, surtout que c'était plutôt eux qui m'aidaient donc c'était un minimum pour moi.
Ensuite nous avons pu raccompagner mon oncle et récupérer mon fils pour pouvoir rentrer à notre tour.

Et encore, ce n'était pas terminer de mon côté. J'ai dû aller chez ma voisine pour récupérer ma commande de produits pour faire la cuisine. Elle venait d'être livrer et à dû avancer l'argent suite à mon absence, pour éviter une livraison repoussée.
Elle s'amusa donc à m'expliquer la fonction de presque tout ce que je venais d'acheter. Je sais que je suis de nature naïve, cuisinant que très rarement mais ma voisine ayant de l'expérience dans ce domaine (ayant été elle-même vendeuse à domicile pour cette marque pendant un long moment), elle a tendance à oublier que j'ai des restes de ce que ma grand-mère a pu m'apprendre étant dans la filière aussi.

La soirée fut très furtive. Juste le temps de grignoter de quoi avoir quelque chose dans le ventre, surtout pour mon fils, le temps de descendre mon décodeur tnt à ma voisine (ayant le sien qui lui ai lâché il y a quelques jours), de coucher mon fils et de m'occuper une partie du linge.
J'étais en train de finir quand Maître m'appela. Je tentais de le dissimuler mais je suis très inquiète par les nouvelles qui l'a pu me donner. Malheureusement, il s'est blessé, aux mains avec un produit chimique nocif. Je sais que Maître est fort, autant psychologiquement que moralement mais cette blessure accumulée venant d'apprendre que sa demande de prendre une semaine en juin n'est pas valider, en plus des journées complètes et fatigantes depuis le départ, du manque de sa famille (en d'autres termes, de nous en particulier), je sais très bien que ce n'est pas évident. C'est un tout. A vrai dire, dès le début de l'appel, j'ai senti que ça n'allait pas mais je n'ai pas voulu être pessimiste et je me suis dit que si quelque chose n'allait pas, Maître allait m'en parler. Chose qu'il a fait peu de temps après d'ailleurs. Faut dire aussi que notre temps de communication est compté : il reste peu de crédit sur la carte téléphonique et il n'est pas le seule à vouloir appeler sa famille...
Ce qui me fait mal pour lui c'est qu'il ne peut pas se soigner comme il le faudrait ! En étant en mer, il est obligé de faire avec les moyens du bord et le service médical, non loin de là de douter des compétences de ses collègues, est moins efficace, je pense qu'un centre médical sur la terre ferme !

mercredi 16 mars 2011

Chaque chose en son temps !


C'est limite si ce matin, je n'avais pas besoin de réveil. Maître s'était arrangé pour m'appeler à l'heure où je me réveille pour éviter de me perturber dans ma nuit. Il prit quelques temps sur son temps libre avant de commencer son travail.
J'apprécie fortement ses efforts. Il est vrai que c'est plus agréable de passer une nuit complète surtout qu'en ce moment je fais tout pour ne pas me coucher trop tard afin d'éviter de me réveiller fatiguée et donc de mauvaise humeur. Cela me permet aussi de pouvoir récupérer ma fatigue accumulée ces derniers mois.
C'est vrai que j'avais les nerfs d'être debout aussi tôt mais bon, je ne vais pas me plaindre : je préfère avoir des nouvelles que de ne pas en avoir.
J'ai pu donc déjeuner et me préparer tranquillement avant que mon fils se réveille. C'est pratique : je n'ai pas besoin d'aller le réveiller, ou très rarement. Cela m'arrange car je déteste le faire : ça me fait mal au coeur de le faire alors que je vois qu'il dort si bien... avec sa petite tête d'ange...

Au travail, l'ambiance se passait bien enfin pas plus, pas moins que l'anormal. L'ambiance est aussi morbide et ma supérieure manque toujours de nous motiver. Son seul atout est qu'elle fait tout pour que nous ayons nos primes pour le reste elle est totalement découragée et cela se ressent dans sa façon de travailler.
De mon côté, l'ambiance était froide avec mon amie. Je ne savais pas comment elle allait réagir et il était hors de question que je fasse le premier pas. Elle veut assumer, elle va assumer ! Elle a commencé à me parler par le réseau social auquel je me connecte et jette un coup d'oeil pendant mes pauses. Je lui ai répondu aussi simplement que possible sans en remettre une couche. Juste que je n'avais pas l'intention de lui faire la tête mais lui faisant comprendre que cela commençait à bien faire, qu'elle devait s'assumer, assumer ce qu'elle fait et ce qu'elle dit sans que personne récupère ses gourdes à côté. Elle veut être indépendante en envoyant tout le monde bouler quand ça va pas, pas de souci mais qu'elle ne vienne pas pleurer dans les chaumières après !

En sortant de mon travail, j'attendais l'ami de Maman qui devait venir plus tard que prévu. Je l'attendais pour pouvoir voir mon oncle n'arrivant pas à le joindre et trouver une solution pour que je puisse récupérer le futur lit de mon fils.
Bref, l'ami de Maman a fini le travail beaucoup plus tard donc j'ai dû aller récupérer mon fils, moi-même. Pour gagner du temps et vu que je n'ai plus de bonnes chaussures, je m'arrangeais avec une collègue pour qu'elle me dépose en ville, étant sur sa route.

Je m'étais résolue donc à rentrer à pieds depuis chez la nourrice, au centre ville et de tenter de joindre mon oncle pour la dernière fois et par défaut m'arranger avec uniquement l'ami de Maman que j'aurais contacté plus tard dans la soirée si besoin.
Finalement, il m'a récupéré en cours de trajet, on en avait déjà fait les trois quarts. Il m'a donc descendu chez mon oncle directement pour que je m'arrange avec lui. Enfin, j'ai pu le trouver. Nous avons converser quelques minutes pour se saluer, prendre des nouvelles et mettre les choses au point. Mon oncle va tout faire pour m'aider (avoir la remorque de son voisin) mais sans garantie, j'en saurais plus demain.

En rentrant, j'ai eu beaucoup de chance : à peine le temps de souffler de me déshabiller et de commencer à préparer le repas, Maître m'appela de nouveau. Il voulait bien sûr savoir des nouvelles mais aussi me remonter les bretelles sur quelque chose que je n'ai pas pu effectuer (et c'est pas faute d'y avoir penser mais pas le temps d'y faire sans vouloir non plus repousser !) et m'annoncer que finalement, sa semaine de vacances en juin serait impossible. Personnellement, même si j'étais déçue, je n'étais pas surprise. Je m'y étais préparée.

J'ai réussi aussi contacté la personne me vendant le futur lit de mon fils pour la prévenir que je faisais mon possible afin de récupérer le lit demain soir et que j'en aurais confirmation seulement le lendemain également et qu'en cas de changement à la dernière minute je l'avertirais sans hésiter. En tout cas, je la sentis soulager de savoir qu'elle pouvait partir en vacances tranquille. En revanche, moi ça va être un week-end de folie si on doit s'amuser à tout monter. Hors de question que ça tarde dans la cave !

Nous sommes déjà à la moïtié de semaine et je ne fais que de courir partout pour pouvoir m'organiser au mieux et être tranquille par la suite ! Et après, on me reproche d'être peu disponible !! En tout cas, quoiqu'il en soit, ce n'est pas moi qui ait voulu tout ces changements mais c'est moi qui doit les gérer...
Quand j'en parle, Maître n'hésite pas à me remettre en place en me soulignant que cela fait partie de mon rythme de soumise. En somme, je n'en ai rien à redire. Quelque part ce n'est pas faux mais pour que je puisse être à la hauteur, il faudra peut-être qu'on me laisse un peu de répis et là ce n'est pas le cas du tout ! Facile à dire : il faut que je prenne du recul et que je trouve des solutions pour avancer et continuer à satisfaire Maître comme il se doit !

mardi 15 mars 2011

Pas plus loin que son nombril


Je ne sais pas si c'est parce qu'il fait jour tôt mais je trouve les réveils de plus en plus difficile. Mon corps a beaucoup de mal à suivre mais je n'ai pas le choix. Il faut bien que je suive la cadence pour pouvoir avancer mais c'est vrai que des congés seraient les bienvenues.

En emmenant mon fils à l'école, un peu juste au niveau de l'heure du départ, je croisais en chemin, mon amie avec son fils et ma collègue qui descendait à leur tour. Nous avons fait une partie du trajet en ensemble.
Je me suis rendue compte qu'au lieu de passer par le lotissement, qui lui ferait gagner du temps, elle passait par un chemin plus long. Je lui ai déjà donné mon avis à ce sujet mais vu qu'elle préfère en faire qu'à sa tête il était inutile que je retourne sur ce sujet.
Nos chemins se sont quittés à la moïtié du trajet.
Juste au croisement où nous nous sommes quittés, j'ai croisé la maman d'un camarade de classe de mon fils. Finalement, nous avons fait la route ensemble.

Comme d'habitude, je descendais à mon travail après avoir déposer mon fils à sa classe. J'étais soulagée de voir que le soleil était encore parmi nous. Cela était donc signe de journée ensoleillée donc beaucoup plus agréable à tout point de vue.
Faut croire que c'est le jour des croisements : une autre collègue de travail, me reconnue sur le trajet, presque arrivée et s'est garée pour me prendre au passage. Ce fut fort sympathique de sa part. J'avoue que cela m'arrangeait un peu à cause des mes bottes qui commencent à me faire souffrir et les talons commencent à s'user sérieusement, sans parler que les beaux jours arrivent.

Professionnellement, la journée fut très calme même trop calme ! Que ça soit en émission ou en réception, presque rien à faire. Résultat, ma supérieure passait sa journée à faire des débriefings et s'est arrangée pour nous occuper comme elle le pouvait.
C'est seulement à ma pause déjeuner que je me suis rendue compte que j'avais oublié mon repas que j'avais fini de préparer le matin même. La colère après moi-même me monta au nez mais je ne pouvais rien faire d'autre. Ayant l'argent sur moi, l'argent que je n'avais pas utilisé en discothèque, exceptionnellement (même si j'en ai abusé ces derniers temps) je m'octroyais un repas au restaurant rapide pas loin de mon lieu de travail. Personnellement, à partir de cet instant là, je m'interdis de suite d'y remettre les pieds avant le mois prochain minimum, quitte à sauter un repas. J'y suis allée avec mon amie, qui elle aussi avait oublié sa boîte.
Elle voulait se choisir un repas à faire réchauffer au micro-onde au supermarché juxtaposé mais connaissant la longueur de temps pour choisir j'ai préféré l'invité pour qu'elle m'accompagne.
L'après-midi fut identiquement que le matin. Presque pas d'appels en réception, le fichier commence à être terminer concernant l'émission.
Ma journée professionnelle s'acheva par un débriefing de ma supérieure concernant quatre appels. Nous les avons commentés et notés, les uns après les autres. Je vois bien que ma supérieure le fait juste par obligation. Elle enchaîne les notations comme une caissière enchaîne les produits à la caisse... L'essentiel est que je puisse avoir des notes pour espérer avoir des primes. Vu la moyenne que j'ai, autant en émission qu'en réception, je pense que je vais plutôt être contente le mois prochain (ayant toujours un mois de décalage entre le mois actif et nos paies).

En sortant de mon travail, je me dirigeais pour aller chercher mon fils chez la nourrice. Vu le rendez-vous que j'avais chez l'orthophoniste, je n'avais pas le temps de flâner, ni de marcher lentement. Mon amie devant aller chercher son fils chez la nounou (habitant pas loin du travail) et ma collègue devant aller au bureau de tabac pour son compagnon, tout comme ce matin, nous avons fait une partie du trajet ensemble.
C'est là que j'ai appris que mon amie comptait se rendre au magasin d'habits, juste après, pour son fils. Je n'ai rien dit : elle savait que je devais lui rendre un service après l'orthophoniste (lui récupérer la vaisselle en porcelaine qu'une amie lui vend pour trois francs six sous) avec l'ami de ma Maman. Je voulais voir si elle allait se débrouiller pour être à l'heure chez elle de façon à ce que je puisse lui déposer la vaisselle.

Pas de chance, l'orthophoniste a pris du retard suite au rendez-vous précédent le mien (la maman du petit garçon n'était pas encore de retour alors que j'étais à l'heure malgré tout). Je me suis donc permise d'envoyer un sms à mon autre collègue qui devait m'attendre pour que je récupère la vaisselle après sa journée de travail, et après mon rendez-vous. Je l'ai prévenu de mon retard. Elle m'appela pour savoir s'il était possible de s'arranger avec mon amie. Comme par hasard, impossible de la joindre. Je lui ai donc laissé un message vocal pour la prévenir de ce qu'il en était.
Ma collègue a tout fait pour être près de chez mon amie pour la dépanner, l'éviter à tout transporter à pieds. Elle l'attendait près de chez moi, connaissant où se trouvait l'office hlm comme repère. J'ai finalement réussi à joindre mon amie. Elle m'envoya bouler parce que "Madame" était en train de faire les magasins avec son fils. Elle me fit comprendre qu'elle n'était pas à mon service selon ses propos "je ne savais pas que tu allais passer, ni Elodie. Le travail c'est le travail et j'ai une vie privée, je fais encore ce que je veux en dehors du boulot !". Ses paroles m'ont fortement agacées ! J'ai évité de démarrer au quart de tour en lui disant qu'elle laisse tomber que je m'arrangeais de mon côté (encore pour lui rendre service malgré qu'elle ne soit pas à mon service).
Une fois que le compagnon de Maman vint me chercher, je n'ai pas pu faire la petite sortie qu'il pensait faire avec mon fils pour pouvoir monter chez moi au plus vite, ma collègue m'attendant. J'ai donc réceptionné et tout déposé dans ma cave pour libérer ma collègue de son côté.
De mon côté, je tentais de trouver un arrangement avec l'ami de Maman, n'arrivant pas à joindre mon oncle, concernant la réception du futur lit de mon fils. Finalement, il y aura peut-être possibilité que je m'arrange avant vendredi. Je tente une dernière fois de joindre mon oncle ce soir et demain et ensuite j'aviserais. J'y suis obligée, je ne peux pas faire autrement.

Une fois dans l'appartement, j'envoyais un sms à mon amie pour la prévenir que j'avais réussi à m'arranger mais que je ne la dérangeais pas plus la laisser vivre sa vie privée. Rancunière et égoïste, mauvaise foi, comme elle peut l'être, je suis sûre qu'elle était vexée et en colère. Elle essaya de m'appeler mais je ne pouvais y répondre étant déjà au téléphone fixe pour tenter de joindre mon opérateur et par la suite mon oncle. Après tout, vu comme elle m'a envoyé bouler malgré que je continue à essayer de la dépanner, vu qu'elle veut se débrouiller toute seule faut qu'elle commence par assumer ses bêtises. Là, ça commence à bien faire. En tout cas, ça me fait bien rire quand elle dit qu'elle est reconnaissante quand on lui rend service !

J'ai enfin réussi à joindre le service technique de mon opérateur concernant mon problème de batterie. Je voulais avoir confirmation de la procédure à suivre pour envoyer mon portable en réparation. Malheureusement la solution, à laquelle je m'attendais me désespérait mais je n'ai pas le choix. En sommes je dois me rendre au point de vente le plus proche pour effectuer un échange... sauf qu'il n'y en a pas dans ma ville. Le plus proche se trouve à la grande ville se trouvant à une cinquantaine de kilomètres. L'avantage est que je sais où il se trouve, ayant habité pendant une année, s'il n'a pas été transférer. Je m'arrangerais d'ici là. Forcément, je ne peux pas aller plus vite que la musique...
En revanche, impossible de contacter mon oncle et cela m'inquiète sérieusement.
J'ai tenté de le joindre à plusieurs reprises dans la soirée mais aucun résultat : toujours messagerie. Sans grand espoir, j'ai donc laissé un message sur son répondeur lui annonçant que j'avais besoin de son aide et de la façon que je comptais procéder pour le joindre et tenter de récupérer le lit au plus vite.

Pour une fois que j'avais passé une journée plutôt tranquille, sans encombre, il a fallu que mon amie me la gâche par son comportement. Elle me deçoit de plus en plus. A ce point de vue, je fonctionne exactement comme Maître : quand on me deçoit, surtout de trop, quand on me pousse à ma tolérance, c'est rare que je revienne sur mes pas et on perd de mon estime inévitablement. La différence est que moi, je peux être méchante contrairement à Maître, amie ou pas amie, surtout les amies d'ailleurs !
De plus, par un réseau social, j'ai pu dialoguer avec ma collègue qui nous a rendu plusieurs services auparavant. Elle m'a fait part qu'elle était en colère contre mon amie que sa patience de tolérance commençait être à ses limites aussi à ses côtés. Elle a dû mal à supporter la mauvaise foi, l'égoïsme de mon amie qui en fait payer les conséquences à autrui sans se soucier du mal qu'elle peut faire... Elle verra bien par la suite ! Qui va encore la ramasser à la petite cueillère ?? A tout les coups, ça va être encore "bibi" sauf que "bibi" serait trop bonne de le faire vu que je ne suis qu'une sale petite prétentieuse et juste une pauvre petite soumise bordélique...

lundi 14 mars 2011

Prendre son mal en patience


Premier matin de cette semaine, on fait tout pour garder la forme et la motivation. Cela commençait bien : je me suis réveillée avec les mêmes douleurs aux mollets avec lesquelles je m'étais endormie ! Et oui, c'est ça quand on fait la bringue seulement deux fois par an. On perd vite le rythme et la cadence. C'est juste l'histoire de quelques jours mais ça va s'arranger, contrairement à mes douleurs de pieds qui est dû au fait que je porte sans cesse mes bottes...

J'étais contente de pouvoir emmener mon fils à l'école et cela s'est ressenti. J'étais moins stressée et plus joyeuse. J'ai bien ressenti mon fils plus décontracté aussi.
Il était plus obéissant le long du trajet et avait envie d'aller à l'école. En même temps, c'est rare qu'il n'ait pas envie (sourires).

Comme d'habitude, vu mes horaires, je descendais directement à mon travail. Surprise, ma collègue, la déléguée syndicale m'appela sur mon portable. Elle n'arrivait pas à joindre mon amie (que j'ai logée) et voulait la voir pour lui déposer les meubles de cuisine qu'elle lui a vendu. J'ignorais les horaires de mon amie donc je ne pouvais pas la renseigner plus que ça.
A quelques mètres de mon travail, à la sortie de l'école maternelle du fils de mon amie, je l'aperçue. Au même moment, nous sommes tombées sur notre collègue qui cherchait à la joindre. Elle l'embarqua de suite, comme si elle me la kidnappait. Cela m'a fait sourire. Quand je vis les meubles à l'arrière de la voiture, ma première réaction fut de regarder ma montre. Je savais d'avance qu'entre le fait de se rendre chez mon amie, les déposer chez elle et revenir au travail, ça allait être juste pour qu'elles soient à l'heure au travail.

Comme je l'avais prédit, elles sont arrivées quelques minutes en retard mais rien de bien dramatique. Heureusement que sur l'opération sur laquelle elles travaillent, la permanence commence à huit heures et qu'elles ne sont pas les seules à travailler dessus... Mais bon, c'est ainsi.
De mon côté, la production fut calme. Je jouais au tennis entre deux opérations, surtout en fin de matinée. J'étais une fois en émission et dès que besoin je retournais en réception. Ma supérieure ne se rend pas compte que ce n'est pas pratique de travailler ainsi et gavant ! Inutile de lui en faire part, sinon elle va encore me dire "on a pas le choix" ou "c'est comme ça"... Rien pour arranger, en fait donc ça ne sert à rien d'en faire part ! De toutes façons, ces derniers temps, àpars faire une partie de ces chiffres en début de sa journée et flâner ensuite, elle ne sait faire que ça ! Wahou, joli le professionnalisme ! Comment voulez-vous, que nous les filles, dans son équipe ayant la "patate", la motivation et le dynamisme nécessaire ?? !!
Dans l'après-midi, alors que j'étais en émission d'appels, une autre supérieure nous emprunta deux de mes collègues, pour une autre opération. Elles sont formées dessus mais les prend ponctuellement, juste en cas de réels besoins. Résultat, on ne se retrouvait plus qu'à deux ou trois sur la réception. Et encore, il a fallu se débrouiller quand "Madame" partit en débriefing pendant près d'une heure ! Et après on dit que ce sont les téléconseillers qui abusent !!?? Faudrait peut-être arrêter un jour quand-même !

J'étais contente que j'ai pu finir ma journée. J'avais trop les nerfs contre ma supérieure mais il était tant de tout oublier pour laisser place à ma vie privée, une fois me retrouvant en dehors des locaux professionnels.
Vu le temps, une journée très ensoleillée, où les températures ont augmentés, il était bon et appréciable de pouvoir aller chercher mon fils à l'école. Le lundi, il fait une demi-heure supplémentaire, comme des cours de rattrapage (et oui même en maternelle, ça se fait). Vu que l'ami de Maman finissait plus tard, je m'étais arrangée avec ma nourrice pour qu'elle le récupère et aller les rejoindre de ma sortie de travail.
L'ami de Maman nous rejoignait en chemin. Il nous récupéra en cours de route.

A peine rentrée, le temps de me déchausser, de me dévêtir et le téléphone sonna. Dans un premier abord, je soupirais fortement. Quand je vis le numéro de téléphone s'affiché, je compris que c'était Maître. Mon agacement se calmait pour laisser place à la joie.
Nous avons pu converser un peu plus qu'une bonne petite heure. Je me doutais bien que s'il m'appelait à cette heure, il ne le pourrait le faire plus tard. D'un sens, cela a du bon : ça me laisserait dormir, passer une nuit complète.

Après son appel, je m'activais à la préparation du repas. C'est vrai que je n'avais pas fait attention à l'heure, profitant de la disponibilité de Maître mais l'appétit de mon fils me rappela vite à l'ordre.
Une fois restaurée, je me suis appliquée à faire ce que je devais faire : passer ma soirée au téléphone.
J'ai reçu un coup de fil de la vendeuse du futur lit de mon fils m'informant qu'il était démonté, que je pouvais venir le récupérer. N'ayant pas pu joindre qui se doit au cours du week-end, je n'ai pas pu lui donner de réponse précise. Je lui fit part que je lui reconfirmais en cours de semaine, me renseignant au plus vite. Limite, elle m'imposa de le récupérer avant ce week-end, devant elle partir en vacances ce vendredi soir. Cela ne m'arrange pas du tout mais bon, je fais faire en sorte de m'arranger.
Je décidais de réessayer voir si mon décodeur fonctionnait de nouveau ou pas. Toujours rien à l'horizon et toujours le même signal d'erreur lors du démarrage. Je pris donc le téléphone et contactais le service technique concerné. Le technicien fit les diagnostics nécessaire pour résoudre mon problème mais après plusieurs vérifications, il s'avère que c'est un problème, effectivement de branchement suite au prise CPL. Je suis verte : plus d'un quart d'heure, tout ça pour me dire que je n'ai pas assez de puissance électrique pour pouvoir réceptionner des prises CPL et que je vais devoir sûrement acheter un fil connecteur usb plus long si je veux me servir de mon décodeur !
Je me résignais donc à contacter le service client commercial pour vérifier une de mes options concernant mes forfaits mobiles et fixe. Pas de chance, l'heure de fermeture était déjà passée. Impossible d'avoir autre chose qu'un vieux serveur vocal !
Heureusement, la bonne nouvelle est que j'ai pu avoir confirmation, sur le site internet de mon opérateur que j'ai bel et bien un problème technique sur mon portable. Ce n'est pas normal que la batterie soit aussi faible, que je dois la recharger tout les jours si je ne veux pas être en rade et encore quand l'appareil ne s'éteint pas tout seul. Normalement un conseiller devra m'appeler demain pour savoir comment faire l'échange, l'envoi de mon téléphone contre un de remplacement.

dimanche 13 mars 2011

Dimanche reposant


Réveil en sursaut. Le téléphone sonna. Sans y réfléchir, je jetais mon bras sur mon bureau à la recherche du combiné, les yeux encore fermés. N'arrivant pas à l'atteindre, je fus obligé de me lever légèrement en ouvrant mes yeux pour décrocher avant que Maître tombe sur le messagerie. Avant de me replonger dans ma couette et me câler sur mon oreiller, j'ai quand-même vérifier la provenance de l'appel afin de ne pas me tromper lors de ma salutation quand je décrochais.

Je ne m'étais pas trompé, c'était bien Maître. En quelques secondes, même encore endormie, je réfléchis sur l'heure où Maître m'appela. Je commence à savoir comment il fonctionne et comment il prend soin de moi au delà de mes attentes. J'en ai déduit qu'il était plus tard que je le pensais, sachant qu'il avait sûrement calculer pour m'appeler afin de me laisser dormir car il savait que j'étais de sortie et rentrer très tard, malgré les difficultés de disponibilité. Les yeux encore fatigués, j'avais du mal à les ouvrir et le soleil reflétait sur ma montre, je n'arrivais pas à voir l'heure exacte. Je ne pouvais même pas regarder le radio-réveil, ayant eu besoin de la multiprise pour la démonstration de l'appareil de Vorwek et n'ayant pas pris le temps de tout remettre en place. Ce n'était pas ma priorité, je le ferais plus tard.
Bref, nous avons pu converser avec Maître, tranquillement. Je lui ai fait un bref résumé sur ma journée et ma soirée de la veille. Il a bien senti que je n'ai pas pu me reposer dans l'après-midi jusqu'à la préparation de la soirée.
Je lui ai fait part que je m'étais bien amusée, bien détendue comme ce que nous attendions tous mais sans que je lui en parle, il a bien deviné un petit "hic". Il y avait quelque chose qui a fait qui a fait que je ne suis pas détendue et amusée complètement pour autant. Je n'ai pu lui cacher que j'avais pensé régulièrement à lui au cours de la soirée. Des petits moments de coup de blues. Et oui, malgré que je tente de le cacher, de le dissimuler, Maître me manque et je l'ai ressenti un peu plus hier soir. Bien entendu, pour ne pas déprimer alors que je devais m'amuser, j'ai pensé raisonnablement en sachant éperdument que l'objectif de Maître était que je me détente et que je m'amuse. Pour moi, ce fut étrange de pouvoir penser que j'aurais préféré, à certains moments, être aux pieds de mon Maître que profiter du partage que j'avais avec mes amies.
De mon côté, j'étais rassurée que Maître se porte bien. Il avait l'air un peu fatigué mais beaucoup que lorsqu'il était sur Terre. Même s'il m'en parle peu, je peux le lire dans ses mails, il a des journées beaucoup plus chargées que les miennes. L'avantage est que ça me permet de relativiser que je me rends compte que j'ai tendance à trop me plaindre ou à me lamenter sur ma journée. C'est vrai que j'avais peur qu'il me fasse des demandes alors que je n'y avait pas le coeur. Il sait très bien que je l'aurais fait tout de même comme je peux le faire pour remplir mes devoirs de soumise.

Après cet appel, j'avais du mal à me lever. Je me sentis encore très fatiguée mais malgré le fait de pouvoir rester au lit, impossible de me rendormir. C'est plus fort que moi, quand c'est ainsi, je n'arrive pas à faire autrement à culpabiliser de pouvoir rester au lit alors que Maître est contre.
Je me suis donc levée. Suite à un bon petit café, avec des tranches de brioche et de pâte à tartiner que m'a fait découvrir Maître, j'étais en manque de motivation pour faire mon ménage, je n'avais qu'une envie : flâner devant la télévision. Je me suis résolue à faire un minimum de ménage et vu que j'avais le droit de me proposer, j'avais le temps de regarder un DVD. C'est rare que j'ai le temps d'en regarder. En général, c'est quand je suis seule ainsi, n'ayant rien de particulier à faire, même s'il y a toujours des millions de choses à faire quand on cherche bien.
Tellement fatiguée, de ces derniers mois, cette semaine éprouvante et ce week-end bien chargé, je n'ai pas pu regarder le DVD en entier : j'ai réussi à m'endormir devant. Forcément, quand je me suis réveillée, c'était déjà la fin.
En résumé, je n'ai rien fait de spécial de ma journée mais au moins j'ai récupéré le maximum que je pouvais. J'espère que cela suffira pour que je puisse repartir sur de bons points pour pouvoir être à la hauteur de Maître pour les semaines à venir.

Une fois réveillée, il était l'heure que je prépare le repas du soir avant que mon fils arrive. Etant chez ses grands-parents et les ayant eu au téléphone en début d'après-midi, après l'appel de Maître, je savais que mon fils se restaurerait chez ses grands-parents, que je n'aurais pas la chance de pouvoir partager ce repas à ces côtés et ce qui résultait à ce que je répondes à la demande de Maître concernant ma position que je dois respecter en cas de solitude. Je n'étais pas pressée de manger et d'autre part, j'étais pressée d'en finir.
Présent ou pas, j'ai toujours beaucoup de mal par rapport à cette demande. Je ressens toujours une forte humiliation de devoir manger comme une chienne au lieu de devoir en être fière pour Maître. Comme je peux le souligner à chaque fois, j'en ressens toujours un dégoût me sentant toujours humaine quoiqu'il en soit et je compte bien que je me ressente toujours ainsi toute ma vie !

Le retour de mon fils se passa dans le calme. Ce fut très appréciable. Au début, je le sentis un peu triste de devoir partir de chez ses grands-parents. C'est sûr, il n'a pas le même mode de vie, je peux le comprendre. J'aurais aimé, petite, avoir la chance qu'il a, de pouvoir avoir la chance d'avoir des grands-parents ainsi qui s'occupent aussi bien que moi en supplément de mes parents...
J'ai eu le temps de discuter un peu avec son grand-père qui me le ramena et mon fils. Même si je n'ai pas beaucoup de complicité avec mon ancien beau-père, ça me fait toujours plaisir de pouvoir échanger quelques mots, notamment sur mon fils. J'ai pu conclure que mon fils avait passé un très bon week-end, comme à chaque fois qu'il y va.

Dès le départ de son grand-père, je serrais très fort mon fils dans les bras. Il m'a tellement manqué pendant ces deux jours ! C'est court mais à la fois, concernant mon rôle de Maman, cela peut me paraître long.
J'ai donc décidé de rallonger légèrement le couvre-feu du coucher pour pouvoir passer un peu de temps avec mon fils et pouvoir en profiter avant de le mettre au lit en me disant que cette semaine va être sûrement aussi chargée que la semaine dernière.
J'ai eu beaucoup de bien et cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé : quels moments de bonheur de pouvoir partager l'affection avec mon cher et tendre fils.

C'est seulement après en avoir bien profiter et l'avoir couché que j'ai pu avoir le temps de rédiger cet article. C'est vrai que rédiger les articles quotidiens de ce blog me gave autant chaque jour et me prend beaucoup de temps à mon goût. En contrepartie, il me permet de pouvoir faire comme si j'écrivais mon journal intime sauf qu'à la différence, là Maître en fait la lecture. Pour l'instant, il ne peut les lire mais il le pourra dès qu'il sera en escale. Le connaissant, il n'y manquera pas. C'est important pour lui, cela lui permet à son tour d'avoir un résumé sur mes ressentis en cours de mes journées. Cela participe à l'évolution et à mon éducation qu'il souhaite me donner.
Vu la distance et étant parti en mer, parfois, il m'arrive de penser que ce blog me permet de me rapprocher directement de Maître. Il me manque tellement en ce moment...