
J'ai voulu me lever comme d'habitude et d'un seul coup, un grand mal de tête me frappa. Ma réaction fut de me rallonger me maintenant la tête. Les frissons suivirent. Au mieux que je pouvais, je me suis cachée de nouveau sous la couette, tentant de pouvoir me contrôler et patientant que ça passe un peu afin que je puisse me lever sans difficulté. Ma patience gagna.
Mon fils était déjà réveillé. Il m'avait déjà sollicité afin de pouvoir regarder la télévision en attendant que je prépare le petit déjeuner. Il est content de voir que les petits déjeuners sont variés. Tout comme moi, il commençait sérieusement à faire une "over-dose" de biscottes et apprécie de pouvoir prendre autres choses.
Je suis contente de le voir ainsi. J'en avais marre aussi de l'entendre se plaindre. Il ne comprenait pas pourquoi, soudainement, ce repas était strict et indiscutable. Devant appuyer la décision de Maître, même contre mon gré, il était impossible de dire à mon fils que je lui donnais raison. A contre coeur, je lui fis comprendre que c'était ainsi et pas autrement à défaut de tout mettre la faute sur Maître. Pour lui dorénavant, tout en redevenu à l'anormal. C'est un enfant, c'est normal, pour moi, qu'il ne comprenne pas le changement aussi brutal.
Une fois que j'avais, plus ou moins, réussie à me détendre, j'ai trouvé la motivation de faire ce que j'avais prévue : samedi culinaire.
Je commençais à reprendre une recette que m'avait envoyé l'animatrice du produit ménager. N'aimant pas cela et n'ayant pas l'habitude, j'ai dû relire plusieurs fois la recette pour bien l'imprégner, pour bien comprendre ce que je devais faire sans me tromper.
En prenant mon temps, j'arrivais à suivre étape par étape. Qu'est-ce que je déteste être aussi méticuleuse en cuisine !! En revanche, j'étais plutôt fière de moi de voir que l'application commençait à faire son effet.
J'avais essayé de calculer pour pouvoir faire mon dessert avec l'appareil et faire ma recette du repas principal, avec mon livre de recettes simples, dans la cocotte.
Mon objectif était de pouvoir tout terminer à l'heure où j'avais prévu de pouvoir nous mettre à table. A quelques minutes près, j'y suis arrivée. Il n'y avait plus qu'à tester le résultat.
J'ai réussi à rattraper mon erreur concernant ma mousse aux chocolats et aux noix. Mon fils m'avait interrompu en faisant un caprice sur la composition du repas. Il est vrai que j'avais prévu de faire des pommes de terre pour que la blanquette passe mieux si jamais il n'aimerait pas et finalement, pris par le tête, j'ai fait l'accompagnement traditionnel : du riz.
Il était simplement déçu mais je lui ai bien fait comprendre que c'était moi qui cuisinait donc c'était moi qui décidait de la suite et pas lui. Forcément, ça ne lui a pas plu.
Après le repas, pour pouvoir récupérer, il était temps de faire une sieste. Pour ma part, impossible de pouvoir dormir. J'avais trop de courbatures et mon mal de tête qui me reprenait.
J'ai tenté au mieux de rester au lit surtout que je recommençais à avoir de nouveaux frissons. J'ai été obligée de me relever pour pouvoir avoir des mouchoirs. Et oui c'est définitif : je suis belle et bien grippée !
J'ai dû choper un coup froid ou un coup de chaud avec le temps indécis que nous avons actuellement. Les températures sont en générales bien fraîches le matin et douces l'après-midi. Quand nous avons du soleil, cela dure deux ou trois jours maximum et ensuite place à l'humidité donc il est inévitable de tomber malade !
Mon fils se plaignit moins de son mal de ventre et je surveillais régulièrement ses sels. Depuis hier, lui aussi, avait chopé un coup de froid.
Au moment où je commençais à pouvoir m'endormir le téléphone sonna. Je n'étais pas surprise de l'appelant. Maître a bien senti que je n'avais toujours pas la forme.
D'autre part, à mon grand étonnement, il me félicita sur mes efforts culinaires, ayant aperçu mes commentaires sur le réseau social. Il m'a fait part de sa fierté de mon initiative et de vouloir toujours faire dans le meilleur des cas. Il connait très bien mon goût de faire la cuisine. Pour moi c'est réellement une perte de temps et un casse tête même avec tout les moyens de facilité que Maître a pu m'offrir pour m'aider un maximum.
Une fois avoir jouer et câliner mon fils, qui fut un vrai calvaire pour moi car la fatigue me gagna, je me suis résignée à prendre des médicaments pour me soulager ni arrivant pas autrement. Les courbatures étaient de plus en plus fortes et je pense que je débutais à faire un peu de fièvre alors autant faire le nécessaire pour éviter d'être dans un état cadavérique le lendemain et ne pouvoir aller travailler la semaine prochaine.
Je continuais ma journée culinaire, comme je l'avais envisagée. J'ai fait une recette que je faisais quand mon fils était petit et quand j'avais l'appareil à cuisson vapeur. Je lui ai fait son plat favori : ma recette maison de pommes de terre. Il était tout heureux et il a très bien vu que je finissais toujours par tenir parole. Je pense que cela le rassurait inconsciemment.
La journée passa une fois de plus trop vite ! C'est sûr, c'est souvent comme ça le week-end. On apprécie le temps que l'on ne travaille pas et ça paraît souvent trop court !
Je vais continuer mes efforts pour avoir la forme donc je ne vais pas trop tarder pour aller au lit en sachant que j'ai toujours quelques courbatures qui me guettent ici et là.



