jeudi 17 mars 2011

Calme et speed pour finir


Matinée tranquille dans sa perspective. Mon fils était calme et moi aussi. Pas stressée de devoir me préparer même si je n'avais aucune motivation.
Ma collègue voulant faire des économies d'essence, je lui avais de proposer de me rejoindre en bas de chez moi au moment où je devais l'emmener à l'école. Vu que je savais qu'elle descendais à pieds, je voulais lui éviter de faire le chemin seule. Je connais ça trop souvent. Cela me fait une compagnie également. Nous sommes partis à l'heure, avant de pouvoir croiser mon amie. Elle veut se débrouiller toute seule, c'est très bien.
Finalement, nous l'avons croisés vers l'école de son fils. Elle discutait avec une autre maman, du coup, nous avons fait le reste du trajet ensemble.

Pour une fois, depuis la nuit des temps, ma supérieure était de bonne humeur toute souriante. Elle nous trouva même de bonne humeur alors que l'ambiance était à l'identique que les autres jours. Cela lui a bien montrer aussi que son équipe est le reflet de sa façon d'être avec nous...
La journée professionnelle fut très, très calme. Tellement calme que je m'ennuyais. Je tentais de m'occuper au mieux pour m'empêcher de m'endormir mais malheureusement la fatigue reprenait le dessus.
Il n'y avait tellement rien à faire et tellement peu d'appels qu'une de mes collègues se dévoua pour que ma supérieure lui donne des tâches administratives. Le but était de pouvoir s'occuper, ne pas rester à rien faire mais aussi tenter de limiter la casse concernant les primes d'équipe.
Me concernant, il était hors de question d'effectuer des tâches de ma supérieure : chacun sa place et je tiens bien à garder la mienne.
Ma supérieure a effectué le bilan du mois dernier. A ma grande surprise il est plutôt très satisfaisant. Dans l'ensemble, j'ai des bonnes notes concernant mes appels et mes quizz (comme une mini-interrogation d'une dizaine de questions que nous devons y répondre une fois par mois) et de bons commentaires. J'ai limite des félicitations de mettre améliorer dans mes appels mais toujours un bémol concernant mon intégrité à mon équipe. Je fais des efforts mais il est inévitable que nos mentalités sont différentes donc résultat, j'aurais toujours ce genre de commentaire venant de ma supérieure.

Après cette journée très ennuyeuse, j'ai pensé à acheter un bonnet de bain pour mon fils sachant qu'il a piscine tout les vendredi avec sa classe. Impossible de remettre la main sur le bonnet de bain que lui avait acheté Maître lors de nos vacances d'hiver... Il avait déjà la dernière fois tout sauf le bonnet de bain donc là je n'avais plus le choix. Heureusement que mon emploi du temps me permettait de pouvoir le faire avant la date prévue.
Une fois le bonnet de bain acheté, nous avons déposés mon fils chez ma Maman pour que nous puissions aller chercher le lit. Nous sommes restés un peu chez elle, le temps d'attendre que mon oncle termine son travail. Elle était toute fière de me montrer le bilan de son stage équestre de la semaine passée, filmé et graver sur un DVD. Je n'y avais pas le coeur mais elle a voulu que nous faire visionner le film. Personnellement, je n'avais aucun intérêt de voir des cas sociaux tenter de vaincre le peur du cheval et de découvrir le monde du cirque. Je l'ai fait uniquement pour faire plaisir à Maman. Personnellement, je trouve que ça ne sert à rien ce genre d'activité. C'est juste perdre du temps sur du temps à rechercher un emploi et ce n'est pas ça qui peut l'aider à sa recherche. Bien au contraire, cela l'encourage à trouver d'autres occupations au lieu de s'activer pour travailler !

A la sortie de son travail, nous avons donc été chercher mon oncle directement devant le dépôt. Je me suis permise de rentrer dans le local et de demander si mon oncle travaillait encore. C'était le cas. En attendant qu'il termine, je me suis promenée dans le magasin : j'ai pu voir les prix de certains meubles qui pourraient nous intéresser. Cette visite me permit aussi de comparer un peu avec les autres magasins d'ameublement ou sur le site de vente à particuliers.

Sachant que je m'y était déjà rendue, il était plus facile d'y retourner. A peine arrivés, la propriétaire nous ouvra le portail et la porte du garage. Mon oncle discuta avec la vendeuse car son nom lui était familier. En résumé, il connait bien son père, son oncle et son cousin.
La voiture bien garée, devant le garage, les portières ouvertes, les sièges rabattus, nous avons pu commencer à charger. J'ai commencé à vouloir aider mais vu que mon oncle est déménageur il a vite pris les choses en main. J'ai laissé les deux hommes faire : mon oncle et l'ami de Maman tout en les aidant de temps à autres quand je le pouvais. Mon oncle a tout fait pour nous éviter deux voyages. C'est vrai que cela m'arrangeait. Surtout pour l'essence de l'ami de Maman ; quand on sait le prix du carburant actuellement, on évite de faire du superflu. Il me faudra juste récupérer le bureau allant avec le lit, courant de semaine prochaine. Cela ne sera pas le plus compliquer pour moi. Ce qui m'inquiétait le plus était de savoir si tout rentrait dans le Kangoo, même sièges dépliés.

Le retour fut compliqué. Vu que l'automobile était bien chargée, il n'y avait plus de place et peu de visibilité pour le conducteur. Heureusement que je n'habite qu'à une quinzaine de kilomètres de là. J'avais qu'une peur le long du trajet : croiser les gendarmes. L'ami de Maman aurait pu avoir une amende suite au fort manque de visibilité.
Je fus soulagée quand nous arrivions en bas de l'immeuble. Nous avons pu tout décharger tranquillement dans ma cave. Je les ai aidé à transporter. Les deux hommes étaient étonnés de me voir participer autant, de porter autant. Bande de machos au fond ! Ce n'est pas parce que je suis une femme que je ne peux pas porter. Je fais juste le maximum pour aider, surtout que c'était plutôt eux qui m'aidaient donc c'était un minimum pour moi.
Ensuite nous avons pu raccompagner mon oncle et récupérer mon fils pour pouvoir rentrer à notre tour.

Et encore, ce n'était pas terminer de mon côté. J'ai dû aller chez ma voisine pour récupérer ma commande de produits pour faire la cuisine. Elle venait d'être livrer et à dû avancer l'argent suite à mon absence, pour éviter une livraison repoussée.
Elle s'amusa donc à m'expliquer la fonction de presque tout ce que je venais d'acheter. Je sais que je suis de nature naïve, cuisinant que très rarement mais ma voisine ayant de l'expérience dans ce domaine (ayant été elle-même vendeuse à domicile pour cette marque pendant un long moment), elle a tendance à oublier que j'ai des restes de ce que ma grand-mère a pu m'apprendre étant dans la filière aussi.

La soirée fut très furtive. Juste le temps de grignoter de quoi avoir quelque chose dans le ventre, surtout pour mon fils, le temps de descendre mon décodeur tnt à ma voisine (ayant le sien qui lui ai lâché il y a quelques jours), de coucher mon fils et de m'occuper une partie du linge.
J'étais en train de finir quand Maître m'appela. Je tentais de le dissimuler mais je suis très inquiète par les nouvelles qui l'a pu me donner. Malheureusement, il s'est blessé, aux mains avec un produit chimique nocif. Je sais que Maître est fort, autant psychologiquement que moralement mais cette blessure accumulée venant d'apprendre que sa demande de prendre une semaine en juin n'est pas valider, en plus des journées complètes et fatigantes depuis le départ, du manque de sa famille (en d'autres termes, de nous en particulier), je sais très bien que ce n'est pas évident. C'est un tout. A vrai dire, dès le début de l'appel, j'ai senti que ça n'allait pas mais je n'ai pas voulu être pessimiste et je me suis dit que si quelque chose n'allait pas, Maître allait m'en parler. Chose qu'il a fait peu de temps après d'ailleurs. Faut dire aussi que notre temps de communication est compté : il reste peu de crédit sur la carte téléphonique et il n'est pas le seule à vouloir appeler sa famille...
Ce qui me fait mal pour lui c'est qu'il ne peut pas se soigner comme il le faudrait ! En étant en mer, il est obligé de faire avec les moyens du bord et le service médical, non loin de là de douter des compétences de ses collègues, est moins efficace, je pense qu'un centre médical sur la terre ferme !

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