mardi 15 mars 2011

Pas plus loin que son nombril


Je ne sais pas si c'est parce qu'il fait jour tôt mais je trouve les réveils de plus en plus difficile. Mon corps a beaucoup de mal à suivre mais je n'ai pas le choix. Il faut bien que je suive la cadence pour pouvoir avancer mais c'est vrai que des congés seraient les bienvenues.

En emmenant mon fils à l'école, un peu juste au niveau de l'heure du départ, je croisais en chemin, mon amie avec son fils et ma collègue qui descendait à leur tour. Nous avons fait une partie du trajet en ensemble.
Je me suis rendue compte qu'au lieu de passer par le lotissement, qui lui ferait gagner du temps, elle passait par un chemin plus long. Je lui ai déjà donné mon avis à ce sujet mais vu qu'elle préfère en faire qu'à sa tête il était inutile que je retourne sur ce sujet.
Nos chemins se sont quittés à la moïtié du trajet.
Juste au croisement où nous nous sommes quittés, j'ai croisé la maman d'un camarade de classe de mon fils. Finalement, nous avons fait la route ensemble.

Comme d'habitude, je descendais à mon travail après avoir déposer mon fils à sa classe. J'étais soulagée de voir que le soleil était encore parmi nous. Cela était donc signe de journée ensoleillée donc beaucoup plus agréable à tout point de vue.
Faut croire que c'est le jour des croisements : une autre collègue de travail, me reconnue sur le trajet, presque arrivée et s'est garée pour me prendre au passage. Ce fut fort sympathique de sa part. J'avoue que cela m'arrangeait un peu à cause des mes bottes qui commencent à me faire souffrir et les talons commencent à s'user sérieusement, sans parler que les beaux jours arrivent.

Professionnellement, la journée fut très calme même trop calme ! Que ça soit en émission ou en réception, presque rien à faire. Résultat, ma supérieure passait sa journée à faire des débriefings et s'est arrangée pour nous occuper comme elle le pouvait.
C'est seulement à ma pause déjeuner que je me suis rendue compte que j'avais oublié mon repas que j'avais fini de préparer le matin même. La colère après moi-même me monta au nez mais je ne pouvais rien faire d'autre. Ayant l'argent sur moi, l'argent que je n'avais pas utilisé en discothèque, exceptionnellement (même si j'en ai abusé ces derniers temps) je m'octroyais un repas au restaurant rapide pas loin de mon lieu de travail. Personnellement, à partir de cet instant là, je m'interdis de suite d'y remettre les pieds avant le mois prochain minimum, quitte à sauter un repas. J'y suis allée avec mon amie, qui elle aussi avait oublié sa boîte.
Elle voulait se choisir un repas à faire réchauffer au micro-onde au supermarché juxtaposé mais connaissant la longueur de temps pour choisir j'ai préféré l'invité pour qu'elle m'accompagne.
L'après-midi fut identiquement que le matin. Presque pas d'appels en réception, le fichier commence à être terminer concernant l'émission.
Ma journée professionnelle s'acheva par un débriefing de ma supérieure concernant quatre appels. Nous les avons commentés et notés, les uns après les autres. Je vois bien que ma supérieure le fait juste par obligation. Elle enchaîne les notations comme une caissière enchaîne les produits à la caisse... L'essentiel est que je puisse avoir des notes pour espérer avoir des primes. Vu la moyenne que j'ai, autant en émission qu'en réception, je pense que je vais plutôt être contente le mois prochain (ayant toujours un mois de décalage entre le mois actif et nos paies).

En sortant de mon travail, je me dirigeais pour aller chercher mon fils chez la nourrice. Vu le rendez-vous que j'avais chez l'orthophoniste, je n'avais pas le temps de flâner, ni de marcher lentement. Mon amie devant aller chercher son fils chez la nounou (habitant pas loin du travail) et ma collègue devant aller au bureau de tabac pour son compagnon, tout comme ce matin, nous avons fait une partie du trajet ensemble.
C'est là que j'ai appris que mon amie comptait se rendre au magasin d'habits, juste après, pour son fils. Je n'ai rien dit : elle savait que je devais lui rendre un service après l'orthophoniste (lui récupérer la vaisselle en porcelaine qu'une amie lui vend pour trois francs six sous) avec l'ami de ma Maman. Je voulais voir si elle allait se débrouiller pour être à l'heure chez elle de façon à ce que je puisse lui déposer la vaisselle.

Pas de chance, l'orthophoniste a pris du retard suite au rendez-vous précédent le mien (la maman du petit garçon n'était pas encore de retour alors que j'étais à l'heure malgré tout). Je me suis donc permise d'envoyer un sms à mon autre collègue qui devait m'attendre pour que je récupère la vaisselle après sa journée de travail, et après mon rendez-vous. Je l'ai prévenu de mon retard. Elle m'appela pour savoir s'il était possible de s'arranger avec mon amie. Comme par hasard, impossible de la joindre. Je lui ai donc laissé un message vocal pour la prévenir de ce qu'il en était.
Ma collègue a tout fait pour être près de chez mon amie pour la dépanner, l'éviter à tout transporter à pieds. Elle l'attendait près de chez moi, connaissant où se trouvait l'office hlm comme repère. J'ai finalement réussi à joindre mon amie. Elle m'envoya bouler parce que "Madame" était en train de faire les magasins avec son fils. Elle me fit comprendre qu'elle n'était pas à mon service selon ses propos "je ne savais pas que tu allais passer, ni Elodie. Le travail c'est le travail et j'ai une vie privée, je fais encore ce que je veux en dehors du boulot !". Ses paroles m'ont fortement agacées ! J'ai évité de démarrer au quart de tour en lui disant qu'elle laisse tomber que je m'arrangeais de mon côté (encore pour lui rendre service malgré qu'elle ne soit pas à mon service).
Une fois que le compagnon de Maman vint me chercher, je n'ai pas pu faire la petite sortie qu'il pensait faire avec mon fils pour pouvoir monter chez moi au plus vite, ma collègue m'attendant. J'ai donc réceptionné et tout déposé dans ma cave pour libérer ma collègue de son côté.
De mon côté, je tentais de trouver un arrangement avec l'ami de Maman, n'arrivant pas à joindre mon oncle, concernant la réception du futur lit de mon fils. Finalement, il y aura peut-être possibilité que je m'arrange avant vendredi. Je tente une dernière fois de joindre mon oncle ce soir et demain et ensuite j'aviserais. J'y suis obligée, je ne peux pas faire autrement.

Une fois dans l'appartement, j'envoyais un sms à mon amie pour la prévenir que j'avais réussi à m'arranger mais que je ne la dérangeais pas plus la laisser vivre sa vie privée. Rancunière et égoïste, mauvaise foi, comme elle peut l'être, je suis sûre qu'elle était vexée et en colère. Elle essaya de m'appeler mais je ne pouvais y répondre étant déjà au téléphone fixe pour tenter de joindre mon opérateur et par la suite mon oncle. Après tout, vu comme elle m'a envoyé bouler malgré que je continue à essayer de la dépanner, vu qu'elle veut se débrouiller toute seule faut qu'elle commence par assumer ses bêtises. Là, ça commence à bien faire. En tout cas, ça me fait bien rire quand elle dit qu'elle est reconnaissante quand on lui rend service !

J'ai enfin réussi à joindre le service technique de mon opérateur concernant mon problème de batterie. Je voulais avoir confirmation de la procédure à suivre pour envoyer mon portable en réparation. Malheureusement la solution, à laquelle je m'attendais me désespérait mais je n'ai pas le choix. En sommes je dois me rendre au point de vente le plus proche pour effectuer un échange... sauf qu'il n'y en a pas dans ma ville. Le plus proche se trouve à la grande ville se trouvant à une cinquantaine de kilomètres. L'avantage est que je sais où il se trouve, ayant habité pendant une année, s'il n'a pas été transférer. Je m'arrangerais d'ici là. Forcément, je ne peux pas aller plus vite que la musique...
En revanche, impossible de contacter mon oncle et cela m'inquiète sérieusement.
J'ai tenté de le joindre à plusieurs reprises dans la soirée mais aucun résultat : toujours messagerie. Sans grand espoir, j'ai donc laissé un message sur son répondeur lui annonçant que j'avais besoin de son aide et de la façon que je comptais procéder pour le joindre et tenter de récupérer le lit au plus vite.

Pour une fois que j'avais passé une journée plutôt tranquille, sans encombre, il a fallu que mon amie me la gâche par son comportement. Elle me deçoit de plus en plus. A ce point de vue, je fonctionne exactement comme Maître : quand on me deçoit, surtout de trop, quand on me pousse à ma tolérance, c'est rare que je revienne sur mes pas et on perd de mon estime inévitablement. La différence est que moi, je peux être méchante contrairement à Maître, amie ou pas amie, surtout les amies d'ailleurs !
De plus, par un réseau social, j'ai pu dialoguer avec ma collègue qui nous a rendu plusieurs services auparavant. Elle m'a fait part qu'elle était en colère contre mon amie que sa patience de tolérance commençait être à ses limites aussi à ses côtés. Elle a dû mal à supporter la mauvaise foi, l'égoïsme de mon amie qui en fait payer les conséquences à autrui sans se soucier du mal qu'elle peut faire... Elle verra bien par la suite ! Qui va encore la ramasser à la petite cueillère ?? A tout les coups, ça va être encore "bibi" sauf que "bibi" serait trop bonne de le faire vu que je ne suis qu'une sale petite prétentieuse et juste une pauvre petite soumise bordélique...

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