Le réveil, même tardif fut il, paraîssa doux et agréable par les rayons de soleil laissant place à un ciel bleu azur (comme j'aime) et une lègère chaleur se ressenti.
J'en profitais pour régulariser mon retard pris dans mes lessives : je suis en vacances, je reste organisée mais je prends mon temps.
J'ignore si c'est du fait de mes vacances, je suis plus ouverte et à l'écoute, moins agaçante, moins stressée ou le fait que je sois plus présente mais je vois bien que mon fils reprends des ailes. Les caprices sont moins importants en sommes mais ils sont toujours présents. J'ai dû reprendre les choses en main lui faire comprendre que mes vacances n'en changeait rien. Il faut croire que cela à porter ses fruits car il fut sage tout au long de cette journée.
J'ai donc pris la décision de le récompenser, comme me l'avait suggérer mon Maître. J'ai appliqué ces conseils.
Nous sommes donc allés nous promener, profiter de ce beau jour mais très chaud. La promenade fut agréable et se poursuivit par une visite rendue à ma grand-mère. Je pu lire son sourire en me voyant, seule en compagnie de mon fils, ce qui me rassura car je l'ai senti très fatiguée et beaucoup moins en forme qu'il y a quelques semaines.
De plus, voir mon fils, fièr de lui raconter les cadeaux offerts à son anniversaire étaient un bon moment partagé.
J'ai pu également, furtivement, faire la connaissance du fils de ma grande demi-soeur qui est en vacances chez ma grand-mère. C'est hallucinant comme il lui ressemble. La dernière fois que je l'avais vu, il avait l'âge de mon fils et maintenant c'est un vrai adolescend en pleine puberté. Ma grand-mère est ravie de l'avoir en sa compagnie mais j'ai eu mal au coeur quand j'ai ressenti son ennui. Il ne connait personne ici et est certainement en manque d'activité. C'est dommage, j'ai oublié de demander à ma grand-mère quand est-ce que ma soeur le récupérait : cela aurait fait une occasion de se revoir après tant d'années.
J'ai remarqué aussi que ma grand-mère a changé ses photos de famille de décoration sur le meuble : elle en a mis de mon fils. C'est la première fois en cinq ans que ma grand-mère expose des photos de mon fils chez elle. Mon côté "démon" réveilla un peu d'amertume pour ce manque d'attention auparavant mais fut remplacé aussitôt par de la joie de ce changement.
Le bon comportement de mon fils continua. J'en étais étonnée. J'ai longuement hésitée, de peur de mes représailles mais ensuite, je me souvenus que mon Maître m'avait fait la remarque que j'éduquais comme je l'entendais mon fils alors je pris l'initiative de l'inviter à se restaurer dans mon restaurant kebabs habituel. Il en était tout content.
En remontant, toujours se promenant, j'ai croisé mes cousines (enfin mes petites cousines). Nous avons très peu grandi ensemble. Paradoxalement, nous sommes de la même génération socialement ayant le même âge (à un mois près pour l'aînée et un an près pour la cadette) mais j'ai une génération de plus familialement.
Nous avons échangés quelques mots, ce qui me fit plaisir. L'aînée élève également son fils seule (qui a quatre ans de plus que mon fils). Nous avons bavardés sur la difficulté de bien vouloir élever nos enfants, en restant responsable tout en travaillant et pouvoir profiter de notre jeunesse pour autant. Même si j'ai quelques échos à propos de ma cousine (que je tus), dans l'ensemble, nous avons les mêmes opinions, ce qui me réconforta quelquepart.
Même en début de soirée, la forte chaleur se ressentait fortement. Contrairement qu'en début de saison, je m'y adapta et en profita suite à la déception pluvieuse que j'ai eu au début de mes congés.
J'essaie de prendre du bon temps, en pleine solitude, une fois mon fils couché. Je me força, quelques instants de faire abstraction de l'inquiétude à bien répondre et bien obéir à mon Maître pour apprécier davantage ce long silence qui s'offrait à moi, accompagnée d'une nuit bien étoilée en restant songeuse au sujet de mon Maître...
La famille, aussi peu que je puisse la voir, est importante pour moi. Ces rencontres imprévues ont répondus à un manque émotionnel dont j'ai besoin pour me revitaliser, pour me sentir appartenir auprès des miens.








