samedi 15 janvier 2011

Lessivée...


Moi qui me faisait une joie de pouvoir dormir plus longtemps que d'habitude, je n'ai même pas pu ! Je fus réveiller par le téléphone. J'ai décroché automatiquement pensant que c'était Maître mais nullement...
Suite à cet appel, j'ai du me bouger les fesses pour pouvoir effectuer une demande de Maître. Cela a perturbé fortement le déroulement de ma journée mais bon c'est ainsi.

L'après-midi, où là je pensais pouvoir me reposer, voir même dormir, je n'ai pas pu. Le fils de mon amie a fait des siennes de voulant pas dormir. Autant moi que mon fils n'avons pu faire de sieste alors que tout deux en avaient besoin grandement.
Malheureusement, je me suis laissée emportée par la fatigue et j'ai été désagréable pour le reste de la journée. J'étais énervée et je ne supportais plus rien mais je faisais au mieux de prendre sur moi et de me la mettre en veilleuse.

Le fait que le compagnon de mon amie est profité que je ne l'accompagne pas pour lui "bourrer" le crâne pendant près d'une heure m'a mise sur tension aussi. Je me demandais ce qu'il a pu lui dire et comment mon amie l'aurait interprété et ressenti. Il ne se rend pas compte qu'après c'est moi qui remonte le moral de mon amie...

La soirée fut horrible : les garçons ne tenaient pas en place et le moindre bruit de travers remettaient de l'huile sur le feu me concernant. D'accord d'habitude, je mange tard mais là cela m'a vraiment retarder dans mon organisation. Je m'en voulais de ne pas réussir à contrôler mes humeurs et plus je m'en voulais, plus j'attisais ma colère et ma fatigue ! Un vrai cercle vicieux.

La communication entretenue avec Maître et mon amie, en cette soirée, m'a fait du bien même si j'étais là sans y être. Je n'avais qu'une envie : aller me coucher, je ne tenais plus. Je suis tellement épuisée que j'en ai réussi à avoir des nausées devant attendre que Maître me donne le feu vert pour me restaurer étant en conversation avec nous et devant nous dire certains points importants pour lui.

Cela n'aurait tenu qu'à moi, je serais aller me coucher, sans manger, beaucoup plus tôt dans la soirée en repoussant la rédaction de cet article au lendemain matin..
Maintenant, il est temps que j'aille me coucher et je vais même y courir !

vendredi 14 janvier 2011


La nuit fut horrible !
Déjà en allant me coucher, j'avais les yeux qui me piquaient.
A peine endormie, mon fils me réveilla en sursaut. Des nausées et des sels liquides le prirent de cours.
Quand ce n'était pas mon fils, c'était celui de mon amie... Résultat, nous avons peu dormi toutes deux.

Mon fils n'a pas pu aller à l'école et j'évitais de le sortir suite à son état. Mon amie a dû emmener le sien, seule. Je n'étais pas rassurée mais je n'avais pas d'autres choix.
J'ai pu ainsi tenter de récupérer un peu. Au moment où je dormais le mieux, je fus réveillée en sursaut par le téléphone. J'étais complètement perdue, encore toute endormie, tout en répondant à Maître du mieux que je pouvais.

En voyant l'heure, je me suis apprêtée à vaquer à mes occupations pour tenter au mieux de m'avancer de ma soirée pour que l'on puisse, mon amie et moi nous reposer tranquillement...
A peine commencer, je m'inquiétais car je pensais qu'elle tardait à rentrer.
Une fois arrivée, elle n'a même pas eu la force d'ouvrir la porte : elle était avachi contre le mur. C'est moi qui l'ait ramassée à la petite cuillère. Je lui ai demandé de se reposer et de s'endormir en notre asbsence, pendant que j’emmenais mon fils chez le docteur.

En rentrant, ce fus la course party... J'ai dû préparer le repas, manger assez vite repartir aussi vite, me rendre à la banque, pouvoir insister pour aider mon amie financièrement (qu'elle soit en sécurité de plus de ce côté là), me rendre au centre médico-social pour qu'elle puisse avoir les démarches nécessaires afin qu'elle parte sur de bonnes bases lorsqu'elle se retrouvera seule (même si nous serions toujours derrière pour autant).
Ensuite, direction la pharmacie pour que mon fils puisse avoir son traitement sachant que lorsque j'étais sortie de chez le médecin la pharmacie fut fermée.

En rentrant, nous avons croisés la tante de mon amie qui a tenté de la secouer à son tour pour qu'elle ne baisse pas les bras de se battre, qu'elle ne se laisse pas influencer par son ex conjoint et se laisser aveugler par les sentiments qu'il lui reste (car lui ne lui fera pas de cadeaux, ça c'est sûr !).
Nous avons eu le temps de rentrer un cours instant où j'ai passé ces quelques minutes avec Maître par téléphone. Il voit bien que même si je le fais de bon coeur, là je commence à fatiguer sérieusement et il ne faut pas que je lâche : ce n'est que le début.

Avec l'aide de l'ami de Maman (donc en voiture), nous voilà reparti pour aller récupérer son fils et l'emmener, à son tour chez le médecin. La remplaçante de mon médecin, nous ayant déjà suivi pour l'état de mon amie, a très bien vu que son enfant a un souci et est assez complexe a éduqué et n'a pas hésité à m'en faire part quand mon amie s'est rendue aux sanitaires pour son fils. Cela m'a peiné pour elle. J'éviterais de lui en parler maintenant, je lui en parlerais sûrement plus tard : pour l'instant, elle n'est pas en état d'entendre ce genre de remarque.
Nous avons tardés pour rentrer notamment suite à l'attente de la pharmacie de garde. J'aurais même eu le temps d'aller dire un bonjour à mon oncle habitant en face mais je ne pouvais laisser l'ami de Maman seul avec les garçons (il est déjà bien gentil de nous dépanner ainsi, de nous rendre service).

Arrivés à l'appartement, je n'avais qu'une hâte : me restaurer et coucher les garçons. Le repos est le mot maître, autant me concernant que concernant mon amie.
A ma grande surprise, Maître me laissa le temps de pouvoir respirer un peu.
J'ai fortement apprécié de pouvoir passer toute ma soirée en compagnie de Maître. Même si je déteste la webcam, c'est beaucoup plus chaleureux de pouvoir le voir tout en lui parlant et de plus, cela est de meilleure qualité que le téléphone...
Mon amie a eu la force d'appeler sa soeur et lui a résumé son état actuel. Elle a pu aussi profiter de parler avec Maître, cela lui a permis de se détendre : ce qui me fait plaisir. Je préfère la voir ainsi, avec le sourire qu'être à deux doigts de tomber.

La journée me parut longue mais j'apprécie quand elle se termine ainsi : c'est le lendemain qui va être le plus difficile me concernant.

jeudi 13 janvier 2011

Besoin de souffler


A peine levée, j'ai senti mon amie stressée. Une fois de plus, il a fallu que je prenne sur moi. C'est vrai que nous avions passés une nuit difficile face à son état grippal, les toux furent assez fréquentes.
Le fait que mon amie soit malade l'a stressé en plus de sa déprime... Nous avions juste le temps de nous préparer mais elle a pris du temps sous la douche ce qui forcément nous a mis en retard. Ne supportant pas être en retard, j'ai cru que c'était la fin du monde.
Le long du trajet, elle m'a envoyé boulé car j'ai osé la reprendre sur l'autorité de son fils. Je veux juste l'aider mais elle ne m'écoute pas. Au lieu de m'écouter, elle se renferme sur sa frustration de son mal être actuel et préfère culpabiliser que d'essayer de pouvoir avancer. Elle se noie dans son passé.
Là c'était la goutte d'eau : je l'ai remise en place, en lui disant que je n'étais pas son compagnon, que je n'étais pas son souffre douleur et que je ne fais que tout pour qu'elle soit mieux et l'aider au maximum...

Une fois les enfants emmenés à leur école, il était prévu que j'emmène mon amie chez mon docteur suite à cet état grippal et en milieu de chemin, elle a commencé à me faire une crise d'angoisse qu'elle a terminé dans la salle de consultation. J'étais en panique mais je ne pouvais pas le montrer : mon objectif était que je la calme psychologiquement pour que son corps se calme. J'y suis parvenue jusqu'à la salle d'attente.
Au final, la remplaçante de mon médecin traitant a réussi à nous prendre après les rendez-vous prévus. Et c'était reparti pour que mon amie s'explique de son état. Elle en a profité plus pour se libérer, se confier que se faire consulter proprement dit.
Elle a réussi à avoir un traitement pour la grippe et du repos pour le reste. De ce fait, j'ai dû aussi me mettre en arrêt pour ne pas la laisser seule car je sais qu'elle finirait par craquer et c'est surtout pas le moment ! Ce n'est que le début d'un enfer de quelques mois...

Une fois rentrée, il était impératif qu'elle se repose.
Elle a commencé par appeler sa tante pour l'informer et se confier. Cela lui a fait du bien de parler à une personne de SA famille et extérieure de moi ou de Maître.
Ensuite nous avons fait le nécessaire que nous devions faire et quelques temps après, Maître fut disponible et j'en profitais de mon côté. Surtout en tenant compte qu'il prenait sur son temps de travail, non autorisé...

L'après-midi fut agréable car j'ai pu la passer au côté de Maître alors que je ne m'y attendais pas. Mon amie a pu en profiter également, même si elle n'était pas forcément d'accord avec ses dits. Elle est rassurée de pouvoir l'entendre quelque part. Elle me l'a même dit elle-même mais ce qui la dérange au fond, ce qui peut être paradoxal, même si elle est heureuse pour moi, d'un sens elle est déçue de n'avoir pas eu la chance que j'ai actuellement.

Nous sommes de suite parties chercher son fils chez la nourrice.
Il fallait aussi procéder au paiement de sa fiche de salaire, vu que cela tardait et que tant qu'employeur, elle ne peut se permettre de trop tarder.

Le soir, je n'ai pas eu le temps de souffler aussi : j'ai été partagé entre Maître, les garçons, mon amie, la continuité de mes occupations de l'appartement.
J'avoue que c'est lourd à supporter, surtout en fin de soirée... mais en même temps, je sais que ce n'est que périodique.
De plus, ce n'est pas lorsque mon amie aura trouver un nouvel appartement que je vais la lâcher ainsi, je compte bien continuer à la soutenir. Bien au contraire, ça sera à ce moment là qu'elle aurait besoin de soutien plus que tout autre moment.

Pas de chance : pour une fois que nous pouvions, plus ou moins passer une soirée paisible, les garçons ont été un peu malade, ce qui nous a forcément perturbée et rester éveillée plus tard que prévue et ce qui me tarda dans mes tâches.

mercredi 12 janvier 2011

Mauvaise nouvelle


Le levé fut très difficile. La journée d'hier m'avait épuisée autant moralement que physiquement mais hors de question de le montrer.
Il a fallu que je me fasse force pour trouver le courage de quitter mon doux lit.
Mon amie tenta de me motiver mais sa pression ne m'aidait pas du tout. Je déteste qu'on me mette la pression et surtout pas le matin mais ça elle ne peut pas le savoir n'ayant jamais vécu à mes côtés. Il n'y a rien de tel pour que je sois de mauvaises humeurs.
Les garçons étaient en forme, ce qui m'empêcha de déjeuner tranquillement.

Nous avons eu la chance de pouvoir emmener les garçons chez leur nourrice respective et de nous rendre au travail en voiture, grâce à notre collègue qui se propose très gentillement de nous emmener en voiture, ayant les même horaires que nous.
Au moins, je n'ai pas la pression de devoir partir plus tôt devant tenir compte que le fils de mon amie est plus petit et n'ayant pas l'habitude de marcher autant. C'est déjà difficile quand nous les emmenons à l'école. C'est juste une question d'adaptation.

A peine arrivée sur le plateau, à peine loguée, à peine le temps de passer trois appels qu'une supérieure m'avertit que je devais tout éteindre pour monter en formation sur une ancienne opération.
En résumé, une autre collègue et moi (celle avec qui Maître parle de temps en temps) sommes formées sur cette opération, car au futur changement de l'ensemble de la production, les supérieures se sont rendues compte qu'elles seraient en manque de personnel et que ça prendrait d'embaucher et de reformer...
Personnellement ce changement ne me plait pas ! Le fait d'avoir été choisie non plus ! J'ai été choisie car mes supérieures savent que j'ai une conscience professionnelle et quoiqu'il arrive je n'oserais pas refuser une demande. Je suis consciente que changer de poste, changer d'opération fait partie aussi de mon travail et de mes compétences. Justement, au fond, je pense que l'on m'a choisie grâce à mes facilités d'être polyvalente même si parfois il me faut du temps pour bien assimiler.
Ma collègue n'a pas hésité à dire qu'elle allait être sous pression rien le fait de savoir qu'elle devait être dans cette équipe (et oui nous allons être obliger de changer d'équipe). C'est bien la preuve qu'il y a un manque de maturité face à une différence d'affinité... Rien que d'y penser, ma collègue avait le ventre qui se resserrait.
J'en ai fait part de même que le fait de devoir travailler avec certaines filles, manquaient pas mal de respect, cela allait m'handicapé dans mon travail.

Nous avons trouvés une solution, autant pour moi que pour ma collègue. Comme beaucoup trop souvent à mon goût, une fois de plus, ce n'est pas moi qui est le plus de privilège. Mais oui, la petite Emilie est forte, elle tiendra le coup : on lui passera de la crème pendant quelques jours pour l'adoucir et ça passera comme une lettre à la Poste... Au fond, je me demande pourquoi moi aussi, j'en ai pas rajouté pour pouvoir rester dans mon équipe actuelle (tout en changeant d'opération)...
Je suis verte de savoir qu'on puisse m'utiliser ainsi mais par rapport à mon statut, je ne peux rien faire, ni rien dire, sinon y'aurait longtemps que j'aurais ouvert ma bouche ! Il y a d'autres personnes que moi, qui sont formées, qui en ont plus d'expérience sur celle-ci mais non, c'est moi qu'on choisit ! En plus, c'est vraiment pas le moment de me demander de changement de d'adaptation : c'est bon, j'ai ma dose dans ma vie privée, sans rien que j'en demande !

Ayant eu d'autres échos et même des objections convaincantes (des collègues étaient passées par là où elle passe actuellement), mon amie a pris la décision de se rendre au rendez-vous bancaire avec son ex, concernant leurs comptes et emprunts. Elle a tenté de demandé si sa tante était disponible pour l'accompagner mais c'est sûr qu'en prévenant au dernier moment ce ne fut pas le cas. Résultat, elle n'a pas eu le choix que d'y aller seule, sans grande conviction...
Evidemment que son ex en a profité pour lui en mettre plein la tête, et elle rentre dans son jeu, sans s'en rendre compte, en prenant attention à ce qui lui dit...
C'est en partie ce que Maître voulait lui évité en lui conseillant fortement de ne pas s'y rendre, qu'il est encore trop tôt...

Résultat, en sortant de mon travail, j'ai dû courir partout : aller chercher le petit de mon amie et de devoir aller faire des courses car là, il y a avait besoin. Nous avions commencés à taper dans les réserves et même à manquer de certains produits, notamment pour les petits...

En rentrant, je n'ai pas eu le temps de souffler non plus.
Maître me demanda de me poser en restant tranquillement à dialoguer à ses côtés, pendant que mon amie me remplaçait pour faire le repas.
Il fallait que je reste attentive à ce que pouvait me dire Maître, à me reposer un peu, tout en faisant la police avec les garçons : mon fils apprécie de ne pas être seul et au contraire, le fils de mon amie ne supporte pas que mon fils soit à ses côtés, il veut être tout le temps collé auprès de sa maman... D'accord qu'il soit perturbé par ce qu'il se passe et qu'il ne soit pas chez lui mais faut pas abuser quand-même !
De plus, après avoir une journée aussi chargée, de sentir mon amie perdue devant se débrouiller seule ne connaissant pas l'appartement, se sentant gênée de vivre à l'appartement à mes côtés, la pression était bien présente et mon manque de concentration en était bien là !!

Dans la soirée, je n'ai pas arrêté également. Entre le ménage, la vaisselle, le linge... tout le retard que j'avais pris au cours de ces quarante huit heures dernières suite aux évènements, je me sens débordée et je ne le supporte pas.
Mon amie a repris de la forme physique, j'en suis ravie mais je ne supporte pas son stress au quotidien : ce n'est pas ma façon de vivre !
Je ne supporte pas la perfection : quelque soit les domaines, pour moi, ça n'existe pas. Ce n'est qu'une illusion pour se masquer de certaines circonstances de la vie et je ne vois pas ma vie de cette façon !!

Mon amie s'est rendue compte que je devais vraiment être disponible pour Maître. Sur le coup, elle s'est emportée en ne le comprenant pas, étant en plein ménage, me coupant dans mon élan... et savait que j'allais, une nouvelle fois prendre du retard et devoir me coucher tard.
J'y suis habituée mais pas elle. Oui, ces temps-ci, j'ai tendance à me coucher plus tard pour tenter de faire au mieux ce que je dois faire mais je me récupérerais ultérieurement, soit en me couchant plus tard, soit en me reposant un peu plus ce week-end.
De ce fait, j'ai eu de la pression de la Maître, me reprochant un manque d'attention (ce que je n'ai pas accepté, ni supporter) et de l'autre côté mon amie qui pètait un câble car mon organisation n'est pas similaire à la sienne et quelque part parce que je ne pouvais être à ses côtés comme j'ai pu l'être ces derniers jours...
J'ai besoin de souffler sérieusement : je ne peux pas me partager !! Je ne peux pas être soumise, être maman, être femme au foyer, être salariée en même temps !!!
Je ne sais pas encore combien de temps je vais supporter cette pression permanente !

Pour résumer, je suis polyvalente, certes, dans presque tout domaine, mais là, il ne faut pas en abuser pour autant : moi aussi j'ai besoin de prendre sur moi !!!

mardi 11 janvier 2011

Pression : une réelle épreuve


Ce matin ça m'a fait bizarre de devoir emmener mon fils à l'école et de devoir emmener le fils de mon amie à son école.
Mon amie était là sans y être. Elle était à côté de moi mais loin dans ses pensées. Elle n'arrêtait pas de réfléchir sur le fait de devoir rester à l'appartement étant conscience qu'elle a besoin de recul tout en étant partagé (malgré tout le mal qu'il a pu lui faire) à ne pas faire de mal à son compagnon, quitte à se sacrifier en étant malheureuse...
Hormis continuer à lui donner mes opinions, sans pour autant vouloir l'influencer, je ne pouvais rien faire et je me sentais impuissante.

En sortant de l'école de son fils, nous avons croisés notre collègue déléguée syndicale et nous avons dialogués quelques instants. Mon amie a senti un besoin de se confier, étant quelqu'un de confiance (autant pour elle que pour moi). Notre collègue, en quelques mots, lui a dit exactement pareil que ce que nous (Maître et moi) lui disons depuis ce week-end.

Ayant des obligations de mon côtés, je voyais que mon amie n'était pas en état mais il a fallu que nous coupons court à la conversation et nous accélierons au court du trajet pour arriver à temps au lieu que je devais me rendre (pour acheter le portable de Maître) tout en pouvant retourner au travail sans y être en retard.
Grande déception, même en nous précipitant, le magasin fut fermé, nous nous retrouvions le bec dans l'eau. Il était temps de faire une pause et de pouvoir souffler rapidement. C'est ainsi que j'ai décidé de nous rendre à "mon" bar habituel pour prendre un café.
J'étais contente car j'ai pu ainsi voir mon père que je n'ai pas vu depuis la dernière fois avec Maître... Mon père a très bien remarqué que mon amie était mal, que je tentais de faire diversion pour nous changer les idées mais j'étais quand-même gênée malgré tout.

Nous avons réussi à nous rendre au lieu professionnel en temps et en heure.
La journée fut très difficile professionnellement me concernant (et aussi concernant mon amie, certes). Je n'avais pas du tout la tête à ma profession : moi d'habitude qui parle sans cesse de conscience professionnelle et là je n'en avais que faire... Ma voix était faible et je ne pensais qu'à mon amie. J'évitais de me retourner pour ne pas encore dramatiser davantage sachant par avance son état...

Au moment où je commençais à relâcher la pression, le pire est arrivé pour moi : mon amie a décidé de contacter son compagnon pour lui faire part qu'elle avait enfin réussi à prendre une décision. Elle avait décidé de lui donner une deuxième chance, au détriment de son bien être personnel (mais ça il ne l'aurait pas vu). A peine, elle a eu le courage de lui annoncer son choix, qu'il lui a fait part que de son côté, il avait décidé que tout était réellement et définitivement terminé... pour le bien de leur fils. Mais bien sûr, on y croit tous... Cela confirme bien ce que l'on pense Maître et moi : il avait déjà pris sa décision avant-même de poser, indirectement, le deuxième ultimatum !!
Les conséquences en furent de suite ! Mon amie n'étant déjà pas bien physiquement et mentalement de la journée, suite à sa réflexion (elle m'avait déjà fait part d'un mal de tête important et comme un début de vertige) a fait un début de malaise...

Quand ma collègue m'a annoncé que les pompiers allaient venir faute de trouver un docteur disponible à l'immédiat, une sensation de panique m'envahit. Il fallait que je reprenne mes esprits autant pour le travail et continuer comme si de rien n'était mais c'était surtout et avant tout pour mon amie : elle aurait encore plus culpabilisée de me voir ainsi même dans son état. Il fallait que je tienne le coup aussi pour la poursuite des évènements. Il fallait que je reste lucide, que je garde les idées claires pour pouvoir faire face à ce qui m'attendait (comme récupérer le petit de mon amie, par exemple).

Ni une, ni deux, je me suis empressée d'aller chercher son fils et de suite, me rendre aux urgences pour avoir des nouvelles de mon amie et pour que son fils puisse voir sa maman quelques minutes et inversement.
Je fus soulagée que l'on met autorisée à lui rendre visite et qu'elle allait sortir juste après les examens et qu'elle puisse récupérer brièvement.
J'ai tellement eu peur pour elle que toute ma colère que j'ai envers sa belle-mère et un peu envers son compagnon s'est envolée en un éclair : je ne pensais qu'à mon amie.

Il est vrai que j'ai failli craquer sur le plateau, en plein travail. Il fallait que je trouve une solution pour parler à Maître, tout en restant fonctionnelle. Je l'avais vu quelques instants auparavant, disponible sur un site de réseau social (que nous partageons), ayant entretenu une conversation avec une autre de mes collègues. J'ai enfin trouvé une solution : là j'avais vraiment besoin de Maître et étant soulagée de savoir qu'il n'était pas en mer...

Dès la sortie de mon travail : Maître me donna son soutien à son maximum ainsi qu'à mon amie. Il l'a soutenue et lui a dit exactement ce que je voulais lui dire : du repos, du repos et du repos pour toute la soirée pour commencer !
De voir mon amie dans cet état, j'avoue que j'étais déboussolée. Je me retrouvais seule à gérer mon amie mal en point (sous toutes les coutures, physiques et mentales) et faire le rôle de parent avec son fils et le mien... Tout en tenant à ma parole : avertir les personnes proches que mon amie se remettait doucement et que j'allais prendre soin d'elle autant que possible...

La journée et la soirée en étaient perturbée mais qu'importe, c'est le bien être de mon amie qui compte le plus pour moi pour ce soir !



lundi 10 janvier 2011

Longue journée : début de l'enfer !


Le réveil ne fut pas trop difficile en soit comme à l'habitude ; c'était plutôt l'après qui me paraissait le plus compliqué fut de pouvoir me contrôler nerveusement ne pas appréhender par ce que nous devions faire après avoir emmener les petits, un chez la nounou et l'autre à l'école...

Suite aux événements de ce week-end, nous avons dû nous rendre à la gendarmerie. Ni elle, ni moi, n'y avons été de gaiété de coeur. Personnellement, je savais très bien que cela allait attisé la colère de la belle-mère de mon amie. Mon amie en était consciente mais il fallait que je trouve les bons arguments pour lui démontrer la perversité malsaine de celle-ci.
Ce qui lui fait mal, et c'est là où elle se rend compte que son couple est vraiment mort malgré les sentiments, c'est que la belle-mère dirige totalement son fils et a beaucoup trop d'influence. Elle dit que c'est mon amie la manipulatrice mais elle ne se rend pas compte que c'est elle-même qui manipule tout le monde en voulant trop protéger ses enfants et en attisant la haine envers mon amie.
Je peux comprendre la colère de la belle-mère et du beau-frère, c'est certain mais il y a des limites et le manque de respect et une limite que je ne supporte pas qu'on dépasse, surtout envers mes proches. C'est pour cette raison que j'ai trouvé la motivation de tenter de déposer une main courante contre mon gré pour autant.

En sortant de la gendarmerie, il ne fallait pas que je montre ma déception du résultat de notre visite. C'est là où je vois que les lois sont mal faites en France et qu'elles donnent raison, pour la plupart, aux personnes faisaient ou créant du mal...
De toutes façons, j'ai déjà eu affaire à la gendarmerie auparavant pour diverses raisons (pas autant que ça quand-même, mais trop pour moi...) et je me suis déjà rendue que tant qu'il n'y a pas de sang, personne ne bouge !

Il a fallu que je me rende à mon lieu de travail dans cet état d'esprit tout en sachant que par rapport à mes horaires, j'avais une demie-heure de retard... mais bon c'est pour la bonne cause (même si ça ne joue pas en ma faveur avec mes absences précédentes).

La journée fut assez complexe : j'étais comme mon amie. Je n'avais pas le coeur à travailler malgré ma conscience professionnelle. Je ne prêtais même pas attention à ce qui se passait autour de moi, j'étais à la fois concentré sur mon travail et quand la production était calme je recommençais à repenser à tout ça ! Je repensais à la méchanceté gratuite de la belle-mère de mon amie, au lavage de cerveau qu'il a pu exercer sur son fils juste en claquant des doigts avec l'influence qu'elle a depuis son plus jeune âge. Je repensais à l'état de mon amie, surtout quand je la voyais quand je me retournais : elle était livide, lessivé, une vraie loque humaine. J'avais mal au coeur de la voir ainsi mais je ne pouvais rien y faire !
Malgré tout, je me rends compte que j'arrive quand-même à travailler correctement car aujourd'hui je fus de nouveau noté et le résultat était bon. J'ai simplement perdu des points bêtement pour un oubli mais que je comptais bien corriger de suite. J'ai même été complimenté par le supérieur m'étant noté de pouvoir continuer à respecter l'essentiel, de continuer mes efforts, d'être à l'écoute de ce qu'on me dit pour m'améliorer et d'avoir une conscience professionnelle. Ce genre de compliments me touchent beaucoup : ils me valorisent professionnellement parlant.

Selon mes horaires, la journée me fut longue mais il fallait que je tienne jusqu'à la fin sans craquer...
A la sortie de notre travail, mon amie a rendu visite à son compagnon pour lui apporter des affaires.
En rentrant, elle m'a expliqué ce qui c'était dit pendant cette visite. Au lieu de la remercie de tout les efforts qu'elle pouvait faire pour prendre soin de lui malgré la complication de la situation, d'avoir fait en sorte de pouvoir lui amener les affaires, il a préféré lui faire un tas de reproche et lui poser de nouveau un ultimatum...

La colère m'est montée d'un coup. D'habitude, j'arrive à me contrôler mais là ce fut impossible : j'ai explosé. J'ai mis du temps à me calmer. J'ai regardé si Maître serait disponible sur internet mais personne. Au fond, j'étais tellement déçue car je sais que c'est la seule personne qui arrive à me calmer à m'apaiser en si peu de temps...

Vu que nous sommes rentrés plus tard que prévu (tout ça pour le compagnon de mon amie, en plus !), je me suis empressée de vaquer à mes occupations pour ne pas perdre de temps !
Heureusement pour moi, et aussi pour nous (mon amie et moi), Maître nous a appelé en début de soirée. Cela a perturbé légèrement le moment du repas mais j'en avais que faire : j'avais besoin de Maître et était rassurée de pouvoir l'avoir à mes côtés, même à des milliers de kilomètres...

Personnellement, il me sera impossible d'obliger mon amie à rester à l'appartement. Je rejoins Maître à penser que donner raison à son compagnon en acceptant son ultimatum serait fatal pour mon amie, sans aucun doute. Maître lui a imposé de rester mais tellement perturbée, j'ignore si elle sera capable de l'écouter une fois de plus.
J'ai tenté en cette soirée de lui démontrer les torts de retourner de suite à son compagnon, après elle en pense ce qu'elle en veut. Je vois bien qu'elle est complètement perdue et je ne sais plus quoi faire car en même temps, je ne peux m'investir dans leur vie de couple davantage : il y a des limites à ne pas dépasser et cela en fait partie pour moi !

Je ne cache pas que j'ai peur pour demain : son compagnon sort de l'hôpital en matinée. Sa mère en profitera pour encore profiter de son emprise qu'elle a sur lui et lui refera un lavage de cerveau jusqu'à temps qu'il lui montrer qu'il fera ce qu'elle lui a fortement conseillée. Il sera aveuglé par les paroles d'Evangile par sa mère en détriment de penser au bien de sa compagne et de leur enfant de trois ans...



dimanche 9 janvier 2011

Cauchemard


La matinée fut très agréable en elle-même. Mon amie et moi étions plus ou moins posée par rapport à la journée et à la soirée de la veille...
Nous avons profités des privilèges que m'accorde Maître en ces dimanche matin. Moi, j'ai commencé à m'y faire mais mon amie n'ayant pas l'habitude à ce mode de vie fut un peu intimidé de pouvoir en profiter aussi. Je lui fait comprendre que tout ce que la vie nous donnait de bon il fallait en profiter... sans abuser pour autant.

La journée ne sait pas dérouler comme je l'avais programmé. Je fus retardé par la demande de Maître, étant disponible pour que je l'appelle. Je ne plainds pas, bien au contraire, je suis ravie de pouvoir profiter et savoir la chance que j'ai de pouvoir lui parler dès que possible selon son métier, c'est simplement le fait que j'étais prévu face à cet imprévu.
Mais je n'étais pas au bout de mes surprises...

Dans l'après-midi, je n'ai pas pu me reposer, j'ai dû continuer à vaquer à mes occupations pour ne pas me retarder davantage et éviter au maximum de repousser au lendemain ce que je peux faire le jour même (leçon apprise et bien comprise au cours de ces dernières semaines passées avec Maître).

Là où je pensais me reposer, j'étais loin du compte. Un évènement tragique s'est produit lorsque mon amie a voulu récupérer ses affaires à son domicile pour pouvoir, au final, revenir à la maison quelques jours (tant que son compagnon n'est pas rentré).
Le clash passé et subit à mon amie avec sa belle-mère et son beau-frère fut une épreuve (et sera) pour tous : pour mon amie, pour ma collègue présente en ces lieux à ce moment là (l'ayant ammené par manque de mobilité) moi-même et bien sûr Maître aussi.
Il est hors de question pour moi de laisser mon amie dans cette situation, c'est le moment où jamais elle a réellement besoin de moi et de mon soutien.

Ma difficulté actuelle est de pouvoir faire fasse à toute cette pression psychologique et aussi physique qui commencent à nous épuisées toutes deux ! Tout en sachant que moi je n'ai jamais rien demandé à personne, que mon seul but était de pouvoir aider ma meilleure amie afin de tenter au mieux de pouvoir redonner une chance à son couple pour qu'elle se sente mieux... Mais au final, tout part dans tout les sens et je commence à perdre pieds même si je garde la tête sur les épaules. Mon mot d'ordre actuel est de garder mon sang-froid à toutes circonstances, du moins tant que mon amie sera à la maison... J'ai envie de craquer mais je ne peux pas. J'ignore combien de temps je vais tenir.

Au fond, même si je sais qu'il a voulu m'aider à aider mon amie, j'en veux à Maître d'avoir agit ainsi sans m'en avoir parler auparavant. J'aurais su ses intentions, j'aurais pu le mettre en garde contre ce qui vient de se passer car je le savais très bien, surtout d'avoir pris ses décisions avant de repartir, me laissant seule faire les actions... que j'ai dû mal à accepter et assumer !
Il n'a pas devancer le comportement du compagnon de mon amie, le pensant plus fort, enfin moins faible psychologiquement que ça, sinon on en serait pas ! Et là, c'est moi qui paye les pots cassés à sa place. Il s'en rend compte maintenant mais trop tard, il se trouve à des milliers de kilomètres (même si je me doute qu'il n'hésiterait pas à revenir si cela est réellement nécessaire).