mardi 10 mai 2011

Un sacré virage

Je ne souhaite pas prendre un virage à 180°C, mais c'est vrai qu'il va être serré quand mon bébé va rentrer et s'en apercevoir. J'écris moi-même ce message car celui-ci sera le dernier de ce blog, Falomise n'aura alors plus aucune obligation, il ne sera alors plus question de soumission de Falomise envers moi. Ce virage important dans notre couple, je le sais, sera assez difficile à admettre, autant pour Falomise que pour moi, je ne serai plus dès lors son Maître et Falomise ne sera plus ma soumise, elle fera ce que bon lui semble, de la manière qu'il lui conviendra, et je n'aurai alors plus mon mot à dire. Falomise ne sera désormais plus punie non plus, je sais qu'elle a encore beaucoup de choses à apprendre, mais elle l'apprendra désormais autrement.

Pourquoi cela? Je sais que Falomise va se poser cette question, mais je n'ai d'autre réponse à lui fournir qu'il est temps, Falomise n'a pas choisi sa soumission, je lui ai imposé, je sais que je prends là un risque, mais je crois en elle. Comme Falomise le sait, j'aime que mes soumises (les véritables) sachent se débrouiller sans moi, et il n'en va pas autrement pour Falomise.

De mon côté, je vais, il est vrai, naviguer à l'aveugle, je n'aurais plus de blog pour avoir les ressentis de Falomise, je n'ai jamais vécu une pareille situation en étant en couple avec une soumise, et je n'ai jamais réussi à vivre dans un couple vanille. Je sais que Falomise ne veut pas se passer de soumission, elle me l'a déjà dit. Seulement, je lui ai déjà dit pourquoi j'avais des soumises, quel en était le but final, j'espère qu'elle pourra au moins comprendre ça. Désormais, je fais mon choix, et Falomise pourra faire les siens en toute liberté, tout comme elle sera libre de me quitter si tel est son désir, tout lui est permis.

J'ai envoyé un message ce matin par sms afin qu'elle puisse se poser les bonnes questions et qu'elle se prépare pour ce soir. Je ne sais pour autant, toujours pas comment je vais pouvoir agir avec elle, je devrai normalement vivre de manière moins proche, car Falomise ne sera plus aussi disponible pour moi qu'elle ne l'était.

Elle pourra aussi dire non à ce qu'elle souhaite, et je n'aurai alors qu'à acquiescer. Je suis heureux d'en arriver là, car ce sera pour elle l'occasion de s'assumer réellement. Bien entendu, je serais à ses côtés, mais je veux surtout qu'elle saches vivre sans que je sois derrière elle. Une nouvelle épreuve pour elle, mais aussi pour moi, donc pour nous.

MP.

lundi 9 mai 2011

Bientôt la muselière...

Avec une nuit coupée en deux, pas étonnant que le réveil soit difficile. Bien entendu c'est toujours quand il faut se lever que je le dors le mieux !
Avant même de devoir me préparer, j'avais déjà aucune conviction pour cette journée.

Comme prévu la veille (et pas une semaine avant...), mon fils et moi avons rejoint Maman qui m'attendant devant le hall pour partir ensemble. C'est plus agréable de partir ensemble sachant que nous faisons le même trajet : moi devant emmener mon fils à l'école et Maman devant aller à sa formation au lycée dans la même rue, à quelques pas de la maternelle.
Cela me fait du bien de pouvoir passer du temps avec ma Maman, même si elle ne fait que de parler de son stress par rapport à sa formation (j'ai l'impression de revoir mon amie, mais bon...).

Sans grande motivation, après avoir accompagner mon fils, je suis restée quelques minutes avec Maman avant d'aller travailler. Cela m'a paru étrange d'avoir le réflexe de vouloir allumer une cigarette mais je ne le pouvais pas. Je me sentais frustrée en plus d'une colère que je n'arrivais pas à expliquer.

Le long du trajet, je n'étais pas du tout à l'aise par rapport à ma tenue (j'étais en robe). Je me sentais comme mise à nue. Me sentir les membres de mon corps, sans soutien, sans protection, cela me gêne autant, je n'arrive pas à m'y faire. Pour moi, c'est comme si je n'étais plus moi-même.
Quand c'est ainsi, sur mon lieu de travail, je n'ose plus bouger. Je n'ai pas envie de sentir des regards lourds à espionner de la tête aux pieds pour juger ce que je porte (ce qui est tout fait le genre de la maison) et je n'ai nullement envie de me justifier sur ma tenue. Je n'ai pas envie que les gens parlent ou fassent circuler des rumeurs à cet effet.
Le fait de me sentir toute plate et sans valeur, je ne le supporte pas et je ne l'assumerais jamais ! C'est naturel comme dirait Maître mais c'est comme si je dévoilais une grande partie de moi intimement !

La journée fut forte ennuyeuse. Je n'avais rien à faire de spécial et la production était bien calme hormis un ou deux pics d'appels ou je m'amusais faire le répondeur.
C'était encore pire quand mon amie a changé, momentanément d'opération . N'ayant aucune affinité avec les personnes de mon groupe, je n'avais plus personne à qui parler. Personne vers qui me retourner, personne vers qui parler, personne pour m'occuper l'esprit.
L'après-midi fut guère mieux. Mon amie, hors des appels, passait le trois quart de son temps à vérifier si son, soit disant, "plan sexe" lui avait envoyé un message. Je remarquais dès qu'elle avait des nouvelles : un sourire comme une banane s'affichait à son visage, les yeux qui pétillait et suivait à moitié ce que je lui racontait. Tout pour me calmer...

Ce qui me dérange ce n'est pas qu'elle tombe amoureuse, ce n'est pas qu'elle est un plan sexe. Ce qui me dérange fortement, c'est que dans un premier temps, elle ne se sent pas capable de patienter de rechercher toute seule ce qu'elle voudrait. Elle a besoin de compter, une fois de plus sur l'aide de Maître. Maître me soutient qu'il ne lui a fait qu'une proposition, qu'elle a accepté, aucune manipulation. Ce qui est paradoxale, c'est qu'il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'elle apprenne... S'il lui mâche le travail en lui faisant faire des rencontre, qu'elle n'a fait aucune démarche par elle-même, comment peut-elle réellement apprendre ? Automatiquement, arriver à un moment, si ça tourne mal, n'assumant rien, faisant semblant d'assumer, elle rejetera une partie de la faute sur Maître. Dans ce cas, je me demande comment pourra-t-elle complètement apprendre de ses erreurs si pour elle, elle n'en sera pas entièrement fautive ?
Rien n'est logique là dedans. Elle ne cesse de me dire qu'elle veut être indépendant et dès que Maître lui tend la main, de peur de se noyer elle se jette dessus comme une affamée. Je n'ai plus le droit de la conseiller donc je ne lui dirais rien à ce sujet. Après tout, elle se sent mieux en se confiant totalement à Maître au lieu de se confier totalement à sa meilleure amie. Elle n'a qu'à me laisser dans ma frustration et continuer à être dépendante puisqu'elle aime tant cela mais quand elle ira mal sentimentalement parlant, je ne serais pas là vu qu'elle n'est pas là où je l'attends actuellement !

C'est ce que j'essaie d'expliquer à Maître lorsque nous en parlons mais il rapporte ça à de la jalousie. Avec un peu de réflexion, je peux comprendre que Maître pense ainsi. Il me dit qu'il fait tout ça pour me rendre heureuse. Le jour où je serais vraiment heureuse c'est quand il arrêtera de vouloir faire le bon samaritain et de se mêler malgré lui des malheurs des autres, surtout de ses connaissances par alliance. Il me dit que je pourrais plus m'ouvrir vers son entourage ce qui me permettrait de le comprendre mais contrairement à lui, je ne suis pas une fouine dans la vie d'autrui.
Si quelque chose me convient ou pas concernant mon entourage et quand me demande mon avis, je le donne mais je ne m'investis pas non plus dans leur vie. Je les laisse agir comme bon leur semble ! Chacun vit sa vie comme bon lui semble.

Dans la soirée, nous avons effectivement reparler de la situation de mon amie. De toute façon, si je suis exactement ce que me demande Maître cela est synonyme que je dois m'éloigner de mon amie. Mais à quoi sert une amie si elle s'éloigne ??
Elle me reproche que je ne suis pas aussi diplomate que Maître. Elle me reproche qu'elle ne m'a pas connue comme ça. C'est sûre quand sa meilleure amie lui fait la tête juste pour une histoire de jalousie paranoiaque pendant plusieurs années, y'a de l'eau qui passe sous les ponts. Je suis désolée mais si elle préfère faire sa pleurnicheuse auprès de Maître au lieu de se confier à sa meilleure tout ça parce que je ne suis pas du genre hypocrite à passer de la pommade, c'est qu'elle ne m'accepte pas comme je suis au fond.
Elle préfère fermer les yeux sur le fait que je m'éloigne petit à petit, elle me laisse partir. Sauf qu'une fois que je pars, je ne reviens pas ! Ce n'est pas une fois qu'elle m'aura perdue pour de bon qu'il faudra qu'elle vienne pleurer. Elle n'aura qu'a demander conseils auprès de Maître comme elle préfère le faire, comme elle s'est si bien le faire et vu que mes pensées ne valent rien entre ce que peut faire Maître. Elle est où la valeur de notre amitié la dedans ? Nulle part, elle se détruit à petit feu... Je m'en rend compte et ça me fait mal mais je ne peux rien dire vu que quand j'en parle à Maître, en résumé, je suis qu'une petite égoiste jalouse et il m'interdit de conseiller et de donner mes avis ou opinions à ma meilleure amie. On ne fait pas d'omelette dans casser des oeufs à ma connaissance !
En revanche, se servir de ma meilleure amie pour me faire évoluer dans ma soumission, c'est pas égoiste ça ?? Mais comme d'habitude, je n'ai rien d'autre à faire que de la mettre en veilleuse... Je sais pas si nerveusement, je vais supporter cela.

Quand à mon autre meilleure amie, je ne la vois presque plus, notamment à son emploi du temps changé, à nos mode de vie qui ont changés chacune de notre côté.
De mon côté, j'ai du mal à supporter son éloignement soudain pour raisons professionnelles et de son côté, elle n'arrive pas à se faire à ma vie que Maître me demande d'avoir, sans que je lui rappelle. Il n'y a qu'à voir la dernière fois quand je lui ai parlé ouvertement qu'il fallait qu'elle s'habitue à me demander avec beaucoup d'avance pour qu'on puisse se voir. Suite à cette organisation, j'ai dû refuser une sortie en discothèque (donc une suppression de complicité mais ça Maître s'en moque) et une autre entrevue entre filles. Au bout de la deuxième, tout en étant sous de l'humour, elle m'a quand-même balancé que Maître la gonflait, qu'elle ne pouvait plus me voir librement. Etant obligée de subir le mode de vie demandé par Maître et ne l'assumant pas, obligatoirement j'ai pas digéré cette remarque. Je l'ai continué à le prendre sous l'humour, me forçant à rester le plus ouverte possible mais elle ne faisait que me remettre le couteau dans la plaie sans qu'elle s'en aperçoit. Forcément, elle croit que j'acquiesse tout bêtement, docilement ce que Maître me demande. Au fond pour moi, connaissant sa façon de penser, elle me voit comme une bonne petite chienne au pied de son dresseur, allant faire "coucouche panier" au simple dressement du doigt ! Elle ne me le dit pas mais ses yeux en disent long. Le plus frustrant pour moi est que dans ses conditions, même en m'étant Maître en valeur le plus possible, je ressens cette même image animalière et je ne le supporte pas. Je suis soumise, oui, mais je ne suis pas un animal !

On a déjà des conversations de ce genre là avec Maître, et même s'il sait que j'ai raison, il arrive toujours à me donner tort. Il prend ainsi un malin plaisir à me rabaisser et me remettre à ma place. Impossible d'avoir un échange dans mon cas en ces circonstances.
Et après Maître se demande pourquoi j'ai pu m'éloigner ? Après il se demande pourquoi je me renferme ? Pas étonnant en ne cessant de me dire que j'ai tort et de prétexter ma mauvaise foi à tout va ou en me comparant à un animal de compagnie (juste une parenthèse, à ma connaissance, on ne peut se fiancer à un animal de compagnie...).

dimanche 8 mai 2011

Depuis le temps....


Ce coup-ci, je n'ai pas oublié de fermer le volet pour empêcher le jour de me réveiller tôt. Il faut croire que cela à fonctionner plus le fait que je me suis couchée un peu tard : j'ai pu enfin faire une bonne grasse matinée.
J'avais aussi fait exprès de me faire de l'avance la veille concernant mon ménage pour pouvoir me reposer le lendemain et être plus disponible pour Maître.

Ce qui m'énervait c'était de voir mon msn qui se déconnectait et se reconnectait. Je savais que ça allait être un handicap pour joindre Maître hors du téléphone. Il faut vraiment trouver une solution ! Parfois je regrette le temps où je n'avais pas de décodeur... C'était tellement plus simple !

Maître, suite à sa longue semaine et sa journée éprouvantes, avait décidé d'aller se reposer peu de temps après m'être lever. Je me retrouvais toute beta. Je n'avais rien de spécial à faire alors j'en ai profiter pour regarder la télévision mais les programmes n'étaient pas très intéressant : à vrai dire je m'ennuyais ! Cependant j'appréciais d'être au calme.

Une fois que Maître fut réveillé, nous avons pu avoir une discussion mais j'ai du passer par le téléphone portable (que j'avais enfin réussi à rallumer) pour être tranquille. Enfin, façon de parler puisque je galère pour taper les mots sur le tactile...
J'ai eu aussi une discussion avec mon amie qui tourna au règlement de comptes. Elle commençait à me remettre le tort sur une faute qu'elle a commise toute seule. Impossible de lui faire entendre raison que si elle n'arrive pas à penser d'elle-même et à assumer ses fautes sans rejeter la faute sur les autres pour que sa culpabilité soit moins lourde, je n'y étais pour rien.
Elle ne voulait rien en démordre. Si je l'écoute, je l'ai mal conseillé alors que je n'ai fait qu'aquiesser ce qu'elle même avait dit vu qu'elle ne voulait pas m'écouter. Je l'ai même renvoyé plusieurs vers Maître pour qu'elle s'arrange avec lui que moi je ne pouvais rien faire de plus mais j'ai très bien vu qu'elle était vexée que je ne puisse donner mon avis et qu'elle doit se retourner vers Maître pour ce genre de chose.
Elle ne se rend pas compte que si je dépasse les demandes ordonnées par Maître, je risque d'être sanctionner par sa faute ! Elle m'agace quand elle fait sa tête de mûle comme ça. Evidemment, Maître lui dirait la même chose, ça passerait comme une lettre à la Poste mais puisque c'est moi elle me tient tête jusqu'à me faire péter un câble. Cela n'a pas été le cas mais vu mon état c'était à deux doigts !

J'ai fini par dire à Maître que j'avais craqué hier soir par rapport à mon sevrage. Evidemment que je n'étais pas fière de moi mais je cherchais à ce qu'il me trouve une solution. Je pensais bien qu'il n'allait pas me complimenter mais là j'avais vraiment besoin de soutien.
Hier j'étais vraiment à bout. Rien n'allait ! Tout a été de travers ! Le fait que Maître m'est remonté les bretelles pour si peu (en mon sens) m'a complètement anéanti. Surtout quand il a fait déplacer mon amie alors que je comptais passer une soirée en solo, du moins avec nulle autre personne que Maître...

Quand mon amie me raconte ses efforts par rapport au suivi de Maître j'ai beaucoup de mal à la comprendre. A la fois, elle est vexée d'être suivie par Maître, financièrement, car n'arrive pas à faire des efforts seule pour gérer son budget et quand elle me raconte sa journée elle était toute fière d'avoir pu atteindre les objectifs que Maître lui a donné. Logiquement, elle devrait toujours être frustrée et en colère de savoir que c'est Maître qui tire les ficelles... Elle devrait se dire qu'elle aurait dû y penser par elle-même au lieu que ça soit une tiers personne qui lui en fait part.

En fin d'après-midi, j'ai pu récupéré mon fils qui avait passé le week-end chez ses grands-parents. Je suis contente car tout s'est bien passée, je n'ai pas eu de critique ou de commentaires particuliers. C'est plutôt rassurant pour moi.
J'ai pu ainsi le retrouver. C'est vrai qu'il était plutôt calme en cette soirée. J'étais agréablement surprise. Si seulement ça pourrait être comme ça tout le temps. Pourtant, je sais que je n'ai à me plaindre : je m'en suis bien sortie toute seule et ça va encore mieux depuis que Maître est à nos côtés. Je connais pire...

La soirée fut agréable. Maître a trouvé une solution pour me trouver une connexion stable périodiquement. Nous avons pu ainsi dialoguer tranquillement. J'ai pu aussi parler avec le contact de mon amie qu'elle a rencontré par l'intermédiaire de Maître.
N'étant pas pour que mon amie fasse ce genre de rencontre ainsi, évidemment que j'essayais de piquer à vif cette personne pour le tester. Je sais que si Maître l'a choisi ce n'est pas pour rien, qu'il ne fait pas les choses à moitié quand il a décidé de commencer une tâche mais tout de même je reste méfiante envers mon amie car je sais qu'elle ne sait pas se méfier et se confie trop facilement. Elle accorde la confiance trop rapidement et je me suis rendue compte que cette personne aussi. C'est ce qui a été notre sujet principal de notre conversation.

Même si la connexion était stable, je n'ai pu en profiter autant que je l'aurais espérer. Il a passé les trois quart de sa soirée au téléphone avec mon amie. Effectivement, je ne nie pas que ça mange le peu de temps que nous pouvons avoir ensemble suite à la distance mais en contrepartie, je ne peux en vouloir, ni à l'un ni à l'autre, car je sais que mon amie a besoin de l'aide de Maître et qu'il est plus efficace que moi (ce qui m'est frustrant quand-même). Suite aux comportements de mon amie et aux demandes de Maître, je me sens inutilement amicalement et je ne le supporte pas ! J'ai l'impression d'être une simple potiche soumise qui ne peut venir en aide à son amie et ne peut qu'obéir à son Maître... Mais ça, mon amie n'y pense pas vu qu'elle ne pense qu'à elle et à ce que peut lui dire Maître...