samedi 5 mars 2011

De nouveau chez moi


Enfin en week-end ! Enfin pas obliger de me lever tôt le matin ! Enfin pas obliger de devoir me lever à une précise en me précipitant dans mes activités ou mes tâches quotidienne.
Là, j'avais tout mon temps.
Moi qui comptait davantage dormir, je fus réveillée par mon amie qui choisissait ses habits. Ce qui m'a réveillé exactement c'est quand je l'ai entendu pleurer. J'en étais pas sûre. C'est quand je me suis retournée, je l'ai vu tête baissée, se cachant, en train de sécher ses larmes et de renifler.
A peine réveillée, je ne comprenais pas la raison de cette réaction. J'ai compris par la suite, en essayant de me mettre les idées en place, de me réveiller, sans pour autant être agressive n'ayant pas été réveiller dans le calme.
C'était très simple à deviner : malgré nos coups de gueule et la cohabitation difficile, surtout sur la fin, mon amie avait un coup de blues de partir. Je pense qu'elle a eu, ce que j'apppelle un "flash back". Comme dans les films, elle a eu en quelques minutes une prise de conscience en faisant défiler ses souvenirs au sein de l'appartement depuis sa venue jusqu'à aujourd'hui. Elle s'est rendue compte que je m'étais beaucoup donnée, que j'avais redoublé d'efforts pour qu'elle soit le plus à l'aise possible malgré mon mode de vie habituel, que je l'avais soutenue au maximum. Quelque part, elle avait un petit pincement de quitter l'appartement aujourd'hui et en même temps l'appréhension de commencer à vivre dans le sien.

Quand je me suis levée, c'était l'heure à laquelle elle devait partir pour se rendre au magasin de meubles afin de préparer le dossier de crédit pour pouvoir avoir ses meubles avant de commencer l'emménagement en lui-même.
J'ai pris mon temps pour déjeuner. Le vide soudain, même si mon fils était présent me donna une sensation étrange. J'étais à la fois contente de me retrouver de nouveau "chez moi", de pouvoir faire comme bon me semble sans pour autant avoir la crainte d'être juger par la suite et de pas convenir, contente de ne pas devoir supporter la déprime de mon amie et en même temps son absence me perturbait.

J'ai profité de mon après-midi pour me reposer un maximum. J'en avais grand besoin. J'ai profité de l'absence de mon amie et de son fils pour pouvoir faire une sieste sans pression, au calme !
J'ai pris un peu de temps pour être auprès de mon fils également. J'ai apprécié le fait qu'il soit plus calme. Je l'ai senti moins stressé, moins agité. Cela m'a rassurée. Malheureusement, cela m'a bien montré aussi que le fils de mon amie avait pas mal d'influence sur mon fils et ça, ça ne me plait pas du tout. J'aime pas sentir mon fils influençable. C'est une grande marque de faiblesse. Je sais ce que c'est : je l'ai été pendant longtemps (et même encore maintenant de temps en temps) et j'en ai souffert de ne pas savoir me défendre ou de m'en apercevoir. J'ai pas envie que mon fils vive la même chose. Surtout en étant de sexe masculin, j'ai envie qu'il puisse se défendre naturellement.

Après avoir passer du temps avec mon fils, je me suis enfin décidée à faire un peu de rangement dans ma chambre. Il fallait que je vide mon bureau pour pouvoir m'en débarrasser afin de recevoir mon nouveau bureau d'angle que je vais finalement avoir samedi prochain. Il fallait aussi que je le décharge pour pouvoir l'emmener chez mon amie au plus tôt. Le top serait que je puisse l'emmener demain ou dans la semaine. Bref, on verra bien.
J'avais pas du tout le coeur à faire ça. Primo, je ne vois pas l'intérêt d'avoir un bureau d'angle dans une pièce aussi petite que notre chambre. Deuxio, je ne vois pas l'intérêt, tout court d'avoir un bureau d'angle et tertio, ça me fait mal au coeur de devoir me séparer d'un bureau que j'ai dû économiser pour avoir !
Mais bon, une fois de plus, ce n'est pas moi qui choisit. J'ai juste donné mon avis et la décision finale revient à Maître mais qui se charge de tout le reste, c'est encore "bibi" !

En début de soirée, j'ai attendu le retour de mon amie, qui devait, normalement, revenir pour mettre ses courses dans mon frigo (devant laisser à vide le sien pendant une douzaine d'heures et demain étant dimanche...) et dîner à nos côtés, pour être sûre qu'elle mange.
Même après l'heure du repas, j'ai vu personne et aucune nouvelle. Je me suis bien doutée qu'il y avait eu un changement de programme mais au moins elle aurait pu me prévenir !
Nous avons donc mangés sans elle mais j'étais déçue qu'elle n'est pas pensé à me prévenir quand-même !! Pour moi c'était le minimum mais bon, c'est pas grave.

Depuis de longs jours, j'ai pu couché mon fils calmement. Sans trop traîner, sans cri, sans dispute, sans caprice... Il a juste essayer de faire de la résistance mais il est resté raisonnable comme je lui ai toujours appris. Enfin je commence à retrouver mon fils. Plus le temps passait, plus j'avais l'impression d'avoir un duplicata du fils de mon amie...

C'est seulement, au cours de la soirée que mon amie est revenue chercher une partie de ses affaires, du moins de quoi pouvoir dormir convenablement pour sa première soirée chez elle. Je l'ai trouvé culotté de venir aussi tard même si elle sait que le soir pour moi c'est important pour me reposer, me calmer de ma journée. Mais non, maniaque comme elle est, elle n'a pas pû s'empêcher de faire le ménage à fond chez elle avant de venir récupérer le nécessaire chez nous. Une fois de plus, elle n'a pas su faire la part des priorités.
Personnellement, ça me désole de la voir réagir encore comme ça malgré les millions de conseils que tout le monde a pu lui donné au cours de ces dernières semaines. Une fois de plus, elle veut n'en faire qu'à sa tête. J'ai vraiment du mal à voir qu'elle n'arrive pas à se mettre des priorités concernant son fils : par exemple, si elle ne se ménage pas, si elle fait trop d'efforts d'un coup, elle s'épuise, se fatigue trop vite et c'est ainsi qu'elle n'arrive pas à avoir les nerfs nécessaire pour supporter son fils.
C'est pour ça que je me suis permis de lui dire ce soir, quand je voyais qu'elle n'arrêtait pas de tourner en rond pour prendre les sacs et me disait qu'elle comptait continuer à ranger en rentrant pour pouvoir se sentir bien. Je lui ai fait comprendre, qu'il n'y a avait plus rien d'urgent pour la soirée, qu'il fallait qu'elle pense à se reposer à dormir correctement pour pouvoir être en forme demain afin de continuer le reste de l'emménagement et surtout pour pouvoir se préparer lors du retour de son fils qui vient de passer la moitié de la semaine avec son père !
Le petit va être complètement dépayser suite à ce nouvel appartement, n'ayant pas assister au déménagement. Même si elle a tenté de le préparer avant en lui en parlant régulièrement (qu'ils allaient avoir de nouveau "un chez soi"), cela lui fera subir un autre changement en l'espace de trois mois. Je trouve que ça fait beaucoup pour un petit garçon de trois ans. Il va devoir aussi accepter qu'il se retrouva tout seul avec sa mère car malgré tout, il s'était habitué à être à la maison et même si ça frustrait sa mère, j'ai très bien remarqué qu'il était plus rassuré de se savoir encadrer, remis en place de temps en temps. Ce qui est certain est que sa mère est incapable de pouvoir le remettre en place ainsi. Elle va faire comme d'habitude : soit lui passer ses caprices pour ne pas supporter les jérémiades, soit piquer une crise ne supportant pas que son fils lui fasse affront, surtout quand elle est fatiguée...
Enfin, je ne devrais plus m'en soucier maintenant mais c'est plus fort que moi. Je sais très bien que tant qu'elle n'aura pas trouver son équilibre avec son fils, elle n'arrivera pas à trouver la force de continuer à se battre.
On en a reparlé vite fait avant qu'elle aille chez elle définitivement : je lui ai fait comprendre qu'il fallait qu'elle continue ses efforts, qu'elle continue à se battre. Que se battre, ce n'est pas seulement avec une conscience de la situation, se convaincre que c'est ainsi mais qu'au contraire c'est se convaincre et agir pour pouvoir avancer et éviter de stagner ! C'est être patient de faire des efforts perpétuels et ne pas attendre à avoir un résultat soudain mais beaucoup plus lointain dans l'avenir, dans quelques semaines, quelques mois... voir quelques années pour certains cas.

Et voilà, je viens de nouveau, de passer mon premier samedi, réellement seule avec mon fils, vaquant librement et calmement à mes occupations, sans avoir de pression.
Et depuis de longues semaines, je vais retrouver mon lit pour moi toute seule. Cela va me fait bizarre mais je suis sûre que je vis vite m'y refaire.

vendredi 4 mars 2011

Reposant


Ce matin je fus réveillé par un appel de Maître. Je me doutais un peu qu'il allait m'appeler avant l'après-midi comme prévue. Il voulait me rassurer qu'il soit bien partie et sûrement du fait que j'ai répondu à sa demande (d'être disponible même sur mon lieu de travail) tout en restant froide malgré moi.
Après l'appel de Maître, j'ai hésité à me rendormir ou pas car il ne me restait plus que cinq minutes avant que le réveil se mette en route.
Finalement, je me suis recouchée pour me reposer. Mon amie s'est réveillée et nous avons discuté tranquillement au lit jusqu'à leur finale de me lever. Devant partir après moi et n'ayant pas son fils, elle pouvait se permettre de prendre son temps. Cela faisait longtemps que je n'avais pas parler aussi sereinement avec mon amie. J'avoue que ça m'a fait du bien. J'avais l'impression de retrouver une partie de mon amie.
J'ai réussi à me préparer en temps et en heure ainsi que mon fils. J'étais contente et rassurer. Au moment où j'allais partir, je venais de finir de me préparer, j'ai eu un sms de ma collègue habitant près de chez moi pour me proposer de nous descendre ayant les même horaires.
J'étais contente car cela me permettait de pouvoir prendre mon temps, de pouvoir souffler un peu avant de me rendre au travail. C'est vrai aussi qu'avec le froid glacial de ces derniers matins, ça m'arrangeait bien aussi.

Sachant que j'effectuais ma dernière matinée professionnelle, j'étais bien motivée.
A peine lancée dans mon travail, notre supérieur nous débriéfia quelques minutes pour nous donner des informations. Dans un premier temps, il convoqua que les intérimaires. Je me permis de lui demandais si cela me concernait également. Il m'a convié à assister à l'intervention. D'un sens, ça faisait toujours quelques minutes de gagner à ne pas travailler. C'est là qu'il nous appris que l'opération, comme nous le savions, s'achevera fin de semaine prochaine mais qu'il serait probable qu'ils auraient toujours besoin de leurs services pour une opération venant dans une quinzaine de jours et ayant besoin entre quinze et vingt personnes. C'est ainsi que j'ai demandé des informations pour savoir s'ils avaient l'intention de faire appel uniquement à des services extérieures (comme les intérimaires) ou s'ils allaient faire comme cette opération actuelle, prendre quelques personnels dans les "anciens". En sommes, je voulais savoir si j'avais une possibilité de pouvoir échapper de retourner dans mon ancienne équipe. J'en ai profité pour appuyer que j'étais motivée et ouverte à être disposer pour d'autres opérations si nécessaire. Mon supérieur m'a fait part qu'il avait très bien saisi le message quand je lui avais parlé en tête à tête que j'avais entendu des bruits sur une certaine offre d'appels pour une entreprise connue vendant des produits surgelés à distance.
Même si j'ignore comment ils vont procéder je me suis sentie rassurée d'avoir été écoutée et prise en compte malgré que mon supérieur ne m'en ait pas parler directement.

A la fin de ma journée, comme d'habitude, j'ai calculé mes chiffres. Je me suis rendue compte que j'avais une nouvelle fois, mis les bouchées doubles (tout en prenant mon temps, en discutant, en prenant plusieurs poses espacées de quelques minutes, de faire l'imbécile avec mes collègues...). En résumé, j'étais super détendue tout en consciente : la vraie Emilie était de retour.
J'étais en train de me déloger, au même moment, mon supérieur, me demanda de remplir un questionnaire (qu'il aurait dû nous donner il y a déjà quelques jours). J'avais les nerfs de devoir perdre quelques minutes avant de quitter l'entreprise devant finir ma journée plus tôt grâce à mes heures de délégation.

Ma collègue habitant près de chez moi, terminant à la même heure, ayant le même poste que moi concernant la représentation syndicale, me proposant de me ramener.
Nous avons donc été chercher mon fils. Je me faisais une joie de pouvoir passer une après-midi en tête à tête avec mon enfant.
J'en ai profité pour pouvoir me reposer. J'ai fait la sieste en même temps que lui et ensuite je pris mon temps pour vaquer à mes occupations. Je vais pouvoir faire le nécessaire à fond, une fois que mon amie aurait emménagée.
Maître m'appela au même moment. J'étais contente de pouvoir dialoguer tranquillement en tête à tête. Je l'ai senti aussi un peu moins sous pression et j'en étais rassurée. Je suis toujours sûre qu'il se passe quelque chose professionnellement et dont il ne désire pas m'en parler pour l'instant, en tout cas pas dans les détails. Il reste toujours très bref à mon goût concernant son travail contrairement à moi qui peut épiloguer à ce sujet pendant des heures et des heures. J'aime tellement mon travail et j'en suis tellement fier car c'est grâce à ce CDI que j'ai réussi à m'en sortir dans ma vie, à faire mes preuves, à survenir au besoin de ma famille...

La soirée fut plus apaisant également. Mon fils me fait toujours quelques caprices au niveau du coucher mais j'ai réussi, plus ou moins à éviter de me fâcher et à le calmer pour qu'il dorme sereinement. Je lui ai fait comprendre qu'il serait bien qu'il me laisse dormir un peu demain malgré que mon amie va se lever avant moi pour préparer son déménagement entre chez nous et son nouvel appartement.
J'ai réussi à parler tranquillement à mon amie au cours de la soirée, de tout et de rien. Même si cela me faisait perdre du temps dans la rédaction de mon article, cela m'a fait beaucoup de bien. Il y avait longtemps que l'on avait pas parlé aussi sereinement que cela. Je suis contente et rassurée, même si ce n'est encore pas le top, je vois qu'elle commence à pouvoir apprécier d'avoir son futur chez soi. Elle est un peu débordée par les évènements, plus ou moins pris de court mais je trouve qu'elle s'en sort très bien. Je la laisse faire : elle est grande, je ne suis pas sa mère et je ne pourrais pas toujours être derrière elle même si je ne peux m'empêcher de vouloir tout faire pour qu'elle soit bien !
Lors de nos discussions, elle m'a fait part qu'elle avait bien senti une déchirure depuis ses reproches lors de sa dernière colère. Elle s'est rendue compte qu'elle avait été trop loin. J'apprécie qu'elle s'en rend compte et même si je lui avais déjà dit hier, j'ai été franche en lui avouant une nouvelle fois qu'effectivement la pilule a du mal à passer mais qu'il faut qu'elle me laisse du temps pour pouvoir passer l'éponge.

jeudi 3 mars 2011

Perte de temps...


Le réveil fut très difficile. C'est sûr, la fatigue s'accumule car je n'ai pas assez de repos. Sans parler de la tension. Justement, j'ai eu du mal à m'endormir du fait que Maître me reprocha de ne pas être disponible au moment lui il l'était. Je comprends que je dois être disponible par rapport à mon statut, comme je le disais hier avant même d'avoir la discussion, mais je ne peux pas me libérer comme bon me semble même en faisant des efforts au maximum.
C'est vrai qu'hier, c'était vraiment pas évident que je puisse me libérer avant ma pause. Je ne travaille pas dans la même équipe donc pas la même façon de travailler par rapport à mon supérieur (moins de tolérance, plus de professionnalisme) et la production n'est pas la même non plus. Forcément, Maître ne peut pas penser à ça, je peux comprendre. Cela m'a quand-même fait un blocage notamment concernant notre conversation avec Maître cette nuit. Il m'en a fait le reproche que je ne parlais pas. Bien entendu que je ne pouvais pas parler. Etant à bout de nerf, j'ai pas pu faire face à mes émotions et du coup, j'en avais gros sur la patate. J'avais besoin de craquer mais je ne le pouvais pas. J'avais déjà assez déçue Maître dans l'après-midi et j'avais pas envie de craquer en présence de mon amie. Elle n'a pas à supporter ça en plus de sa pression actuelle et de plus elle se serait inquiéter beaucoup elle voit bien que je n'arrive plus à répondre à tout mes rôles en temps et en heure.

Le froid était de nouveau parmi nous ce matin en emmenant mon fils à l'école. Je n'avais pas regretté d'avoir ressorti les affaires d'hiver : gants et écharpes...
Malgré que je me sois loupé concernant le réveil, j'avais réussi à partir à l'heure pour ne pas être en retard chez la nourrice.
Au moins, cela me permet de ne pas déposer mon fils trop vite comme on peut déposer un sac de pommes de terre.

Je n'avais vraiment pas le coeur à travailler aujourd'hui. Je n'avais qu'une envie : me retrouver, tranquillement, seule chez moi ! Mais bon, il fallait bien que je travaille : je ne suis pas payer à rien faire (si seulement).
Rien qu'en ouvrant ma boîte mail, je savais que j'allais perdre du temps, que j'allais avoir du travail supplémentaire. Ensuite, en ouvrant mes fichiers, je me suis rendu compte qu'au final, il n'y avait rien de dramatique : je pouvais me permettre du temps avec mes mails par rapport au nombre de fiches qu'il me restait à contacter pour ce jour. Je savais d'avance que j'allais avoir fini avant la fin de la journée et qu'il fallait que je tarde un maximum pour une simple et bonne raison : dès que j'aurais fini mes fiches, n'ayant rien d'autres à faire en attendant, je devrais retourner dans mon ancienne équipe et retourner sur mon ancienne opération : le coeur n'y était pas du tout. Je me sens beaucoup mieux dans ma nouvelle équipe (rien le fait d'avoir changer de supérieur) et le rythme et les conditions de travail sont tout autre !
Comme d'habitude, avant ma pause déjeuner, j'ai calculé mes chiffres de la matinée. Par rapport au nombre de fiches que j'avais pour la journée, je savais très bien que j'aurais fini bien avant l'heure. Cela ne me rassurerait pas mais je ferais tout pour perdre un maximum de temps tout en ne pénalisant pas la production pour autant.
Effectivement, c'est ce qui s'est produit. Même en ralentissant, en milieu d'après-midi j'avais tout terminé. J'ai dû donc me réduire à faire part de mes chiffres à mon supérieur et à changer d'équipe. C'est vrai que je l'ai fait à contre-coeur. Malgré cela, j'ai pris sur moi et j'ai fait style de rien en arrivant dans mon ancien phone. J'ai fait comme si ça ne me dérangeait pas de revenir quelques instants (juste pour trois quart d'heure) mais je n'avais qu'une envie c'était de repartir, de quitter cette bande de faux-cul !!

En rentrant à la maison, j'ai pu ainsi profiter de l'absence de mon amie pour pouvoir me reposer un peu tout en avançant dans mes tâches ménagères, tranquillement, sans pression. Me revoilà, de nouveau toute seule avec mon fils, sans avoir derrière soi quelqu'un : pas d'amie et pas de Maître (connaissant plus ou moins son manque de disponibilité à ce moment là).
J'ai pu ainsi avancer. D'ailleurs tant mieux car lorsque j'avais presque achevé mon repassage, au moment où j'allais préparé le repas en prenant mon temps, ma voisine m'appela pour savoir si j'étais disponible pour descendre.
Je suis donc descendue voir ma voisine, laissant mon amie qui venait de rentrer et mon fils qui était calme devant un dvd. Je me suis dit qu'il n'y en avait pas pour longtemps. Je me donnais au grand maximum, une bonne demie heure. Malheureusement cela à durer le double mais au fond, ça m'a fait du bien. J'ai pu parler tranquillement à ma voisine, comme auparavant. Il était inévitable qu'elle me parle de ma cohabitation. Elle en a fait part à Maître lorsqu'il l'avait contacté avant ces derniers jours. Elle me fit comprendre qu'elle allait être autant soulagée du départ de mon amie. Encore une fois, ce n'est pas mon amie le souci mais beaucoup plus l'éducation de son fils. Ma voisine pense la même chose que moi, sans pour autant la connaître (et oui encore un jugement, on ne peut y échapper). Mon amie n'est pas une mauvaise mère mais elle veut trop bien faire tout en ayant peur de se faire obéir pour ne pas être trop sévère.

Du coup, j'ai tardé pour rentrer ce qui m'a fait perdre du temps dans mon organisation habituelle. Le retard se sentit dans toutes les activités de la soirée que je devais faire. C'est pas grave, j'assume. Cela n'empêche pas que j'arrive quand-même soit à récupérer le retard soit à être à jour et vu les difficultés que j'ai pu rencontrer depuis le début de la cohabitation, je suis assez fière de moi des progrès que j'ai pu faire jusqu'à maintenant.



mercredi 2 mars 2011

Enfin un peu de calme !!!


Une fois de plus, mon amie n'a pas réussi à se lever à l'heure selon le programme. D'ailleurs, elle n'y a presque pas tenu compte hormis les horaires du lever quand elle ne se loupe pas et quand je prends les devants pour l'obliger à suivre.
Cependant, je la comprends malgré tout. Elle a la pression de toute part, elle est carrément usé autant moralement, psychologiquement que physiquement.
Cela ne m'a pas empêché de pouvoir me préparer en temps et en heure malgré que je devais partir plus tôt pour pouvoir aller payer ma nourrice.
Pour une fois, mon amie était presque prête à l'heure. Elle était sur le point de finir quand je suis partie mais je suis sûre que dès que je pars elle en partie pour traîner un peu se lamenter sur son sort malgré elle.

Comme prévu la veille, je suis donc partie plus tôt pour me rendre chez la nourrice afin de lui verser sa paie du mois dernier avant de me rendre au travail.
J'ai pu parler ainsi calmement avec la nourrice de ma situation actuelle pour qu'elle puisse comprendre mon état actuel. Elle ne me l'a pas dit mais j'ai très bien vu qu'elle s'inquiétait. Elle me voit deux fois plus fatiguée, plus stressée et courant sans cesse à gauche ou à droite. Je ne lui ai pas caché que la cohabitation commençait sérieusement à être difficile surtout par rapport à l'éducation de son fils. Pour moi, le coeur du problème est là.

J'ai pu me rendre au travail moins stressée, moins pesante m'étant confier à ma nourrice.
Arrivée sur le plateau avant presque toute mon équipe, je préparais mes affaires, comme d'habitude. J'ai même eu le temps de taquiner mon supérieur et d'aller fumer une dernière cigarette avant ma pause de la matinée.
Avant de commencer, mon supérieur me donna quelques indications pour la production de la journée. Je savais d'avance, par rapport à cela que malgré moi, mes chiffres de la matinée n'allait pas être fameux, du moins moins bon que les autres jours. C'est sûr quand on me refile des fiches que je ne peux appeler, ça fausse les chiffres !!
Je ne me souvenais plus que suite à un changement de plannification de production, mon amie avait la même pause déjeuner que moi. J'avoue qu'au début j'appréhendais qu'elle déjeune à mes côtés : j'avais pas envie de supporter ses états d'âmes... Je tentais au mieux d'être le plus à l'écoute possible.
L'après-midi, je n'ai pas chômé. J'ai remarqué que j'avais des fiches que je pouvais rappeler donc j'ai produit au maximum. Je devais rattraper mon retard de ce matin, je devais pouvoir avoir mes chiffres de la journée. C'est seulement à la fin d'après-midi que j'ai réussi à avoir mon quota correct. Là, je me suis accordée de prendre ma pause. Il était temps : j'avais le cerveau réduit en bouilli !
J'ai des problèmes de réseau sur mon lieu de travail. C'est à ce moment là que je me suis aperçue que Maître avait tenté de me joindre. Mais même si j'aurais voulu, je n'aurais pas pu lui répondre. Contrairement à lui, je ne peux pas me libérer comme ça et je ne peux prétendre une urgence que si j'ai l'intention de quitter mon lieu de travail donc forcément ce n'est pas évident.

N'ayant rien à faire de spécial, pour une fois, j'ai pu rentrer directement. De plus, je suis rentrée avec mon amie mais sans son fils, se trouvant chez son papa jusqu'à la fin de ce week-end.
Rien que dans la voiture, lors du retour, j'ai pu commencer à apprécier le calme.
En rentrant, j'ai également profité du calme qu'il règnait au sein de l'appartement : pas de chamaillerie, pas de pleurs, pas de disputes, pas de représailles... La paix !!
Nous pouvions enfin faire nos tâches ménagères, partagées entre mon amie et moi tranquillement.
J'ai pu aussi avoir Maître au téléphone par la même occasion. J'avais tenté de le joindre mais impossible de l'avoir. Du coup, je n'avais plus qu'à attendre qu'il m'appelle. Au mieux, j'aurais tenté de relancer. Forcément, je me suis fait reprendre que je n'avais pas été disponible. Je comprends qu'en tant que soumise je dois être disponible en toute circonstance mais au travail, c'est quand-même bien particulier pour moi. Justement, je ne suis pas libre de pouvoir disposer comme bon me semble et je ne peux pas pas déborder ou faire des heures supplémentaires en cas de retard...

Pour ainsi dire, j'ai mangé seule avec mon fils car mon amie a passé son heure au téléphone avec son ex beau-père, pour s'organiser pour le commencement de l’emménagement de ce week-end. Je n'ai rien dit car elle l'aurait pris comme un reproche mais c'est vrai que pour moi c'est important de manger tous ensemble et pas à l'arrache. Pour moi, c'est essentiel de pouvoir manger en famille, c'est plus convivial et c'est plus convivial et raisonnable pour la santé. C'est plus apprécier de manger assis à une table, convenablement, en prenant son temps. La différence c'est que mon amie n'a pas la même image : pour elle, sa priorité de ce soir était de pouvoir s'organiser pour son emménagement et s'en est servi comme prétexte, je pense car pour l'instant c'est une tare de manger pour elle et se sent redevable du fait que ce n'est pas "son repas".
Elle a enchaîné par appelé sa grand-mère, pour tenter de continuer son organisation. Pendant ce temps, j'ai eu le temps de tout débarasser et de faire la vaisselle tranquillement. Je ne disais rien pour la responsabilité mais vu qu'elle tardait au téléphone, j'étais anxieuse alors que Maître devait m'appeler, en plus elle se savait très bien. C'est aussi pour ça qu'elle a écourté l'appel, sinon cela aurait durer encore plus longtemps.

Depuis très longtemps, j'ai pu enfin coucher mon fils tranquillement. Nous avons fait les exercices que me demande l'orthophoniste, qui sont presque comme des rituels maintenant et j'ai fortement apprécié de pouvoir lui faire un câlin avant de le mettre au lit.
Le plus appréciable est de savoir le calme s'imposant après le coucher de mon fils. Quel bonheur et quelle tranquillité !! Je sens que je vais fortement apprécier cela jusqu'à la fin du week-end, compte bien en profiter. Cela va me permettre aussi de pouvoir me reposer : je ne suis plus obliger de supporter les caprices du fils de mon amie et de sa résistance face à sa mère pour lui tenir tête jusqu'à temps que mon amie pète un câble.
Malgré que son fils peut lui manquer, je la sens plus reposée, moins stressée ! Je sais très bien que cela ne sera pas éternel : juste le temps que son fils soit chez son père pendant les vacances.



mardi 1 mars 2011

Prendre sur soi... mot d'ordre du jour !!


Je ne sais plus comment faire ! Tout les matins, c'est la même chose. Personne ne se rend compte que j'en ai marre de devoir faire la police tout les matins, tout ça parce que le fils de mon amie a l'esprit de contradiction à chaque moment et du coup c'est la chamaillerie entre les garçons. C'est sûr si personne ne lui apprend, il continuera... mais bon. En plus, mon amie n'a pas de patience, pour rien ! Encore moins envers son fils. Dès qu'il y a la moindre chamaillerie, elle a tendance à s'emporter ou dans le cas contraire, elle laisse aller et s'énerve au dernier moment. Franchement ça me gave sérieusement.
Résultat, quelque part, c'est encore son fils qui a le dernier mot indirectement car je suis obligée de reprendre mon fils pour le moindre truc pour faire tenter de comprendre à mon amie qu'il devrait intervenir identiquement pour son fils. Je suis obligée de fonctionner comme ça vu que je ne peux plus intervenir pour les deux garçons, juste pour ne pas toucher l'orgueil de "Madame" dans son rôle de maman... même si je suis encore chez moi !!

Encore un exemple, ce matin, tout en me préparant après elle, j'ai réussi à être prête et à partir avant elle alors que ça devrait être le contraire !
Ce matin, j'ai fait exprès de partir plus tôt que d'habitude. Je me doutais que l'ancien voisin de mon amie allait être dans les parages et j'avais pas envie de justifier mon refus.
A peine arrivés dans le hall, je l'ai vu qui passait dans ma rue et allait se garer sur le parking juste à côté. Pour l'éviter, j'ai dû faire semblant d'aller dans l'ancienne rue où habitait ma maman, là où il ne me voyait pas et changer de trajet pour être sûre qu'il ne me saoule pas en cours de route.
C'est quand-même fou que je suis obligée d'agir ainsi pour une erreur que mon amie a commis ! Et après elle me dit qu'elle en a marre qu'on lui fasse la morale ou qu'on veuille lui donner des conseils. Elle n'arrive même à appliquer ses propres conviction quand elle m'a parlé de prudence et de confiance, en sommes de méfiance. Je lui en avais parlé, gentillement, hier, et là elle a été totalement contradictoire avec ses propos d'y il y a même pas une semaine. Elle m'a dit qu'elle ne s'était pas méfié car elle ne voit pas le mal chez personne. Là, faut quand-même arrêter : depuis le plus jeune âge on nous apprend à se méfier des inconnus, à ne pas monter avec n'importe qui... Mais bon, au moins, elle a pu se rendre compte qu'elle était encore plus fragile et plus naïve qu'elle pouvait le penser elle-même. Là c'est quand-même inquiéter pour moi !!

La matinée fut stressante. Rien n'allait dans le bon sens. Mon supérieur pris en charge la vague d'intérimaires qu'ils ont embauchés à l'occasion pour l'opération parallèle à la mienne. Ils commençaient la production aujourd'hui.
Par manque de place, mes collègues de mon équipe ont dû se rendre dans le phone juste derrière. J'étais la seule à rester dans ce phone, au milieu des nouveaux tout ça parce que j'étais la seule bien installée qui avait commencé la production et qui devait rester près du remplaçant complétant mon équipe.
En faisant une première analyse de la journée, je conclus que j'avais presque atteint les chiffres demandés. J'étais contente. Cela signifie que j'avais réussi à bien travailler malgré le vacarme à mes côtés, pourtant difficile de prendre sur moi.
L'après-midi fut encore pire que la matinée. En résumé, après deux heures de production, ayant bien avancé avant la pause déjeuner, j'avais terminé mes relances que je devais faire. Il ne me restait plus que les appels que j'avais effectué hier. Il fallait que je consulte mon supérieur pour lui faire part de mon avis : j'étais contre le fait de rappeler aujourd'hui mes relances de la veille sous peine d'harcèlement. Tout ce qu'on a su me répondre c'est que je devais au moins rappeler et gérer à ma façon, qu'ils avaient confiance en moi...
Pendant ma pause, j'ai fait une mise au point avec mes collègues qui se trouvaient de l'autre côté. Après, avoir expliquer les nouvelles directives conseillées par la chargé de comptes directement sachant que mon supérieur était très occupé s'il n'était pas en réunion, j'ai pu reprendre la production un peu plus sereinement. Mais voilà, j'ai eu les nerfs toute l'après-midi tout en essayant de ne pas le transmettre, encore prendre sur moi...
A la fin de la journée, quand j'ai calculé mes chiffres et à une fiche près, je les avais. Mon supérieur me les a demandé oralement pour pouvoir faire un point et il avait le sourire quand il a fait le calcul de tête...

A peine ma journée professionnelle terminée que la journée continua à son tour. Je devais aller chez ma nourrice pour effectuer le paiement. J'aurais dû le faire la veille mais j'avais complètement oublié donc je lui avais proposé de le faire ce soir. Changement de programme : en allant chercher mon fils, ma nourrice était en famille donc impossible de faire la fiche de paie. Au fond, c'est bien fait pour ma poire, je n'avais qu'à pas oublier la veille ! Je n'en ai rien dit, même si j'avais déjà les nerfs suite à ma journée et j'ai accepté de reporter cela au lendemain matin suite à ces évènements.

Une fois sortie de chez la nourrice, mes collègues, sortant elle de formation CGT sur Besançon, m'attendaient pour pouvoir se rendre à notre réunion avec notre secrétaire de la CGT afin de faire une mise au point pour les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) prévue pour la semaine prochaine.
La réunion a duré pas loin de trois heures. Nous avons mis du temps qu'il y avait certains points à éclaircir et de plus, nous avons été nous renseigner sur internet pour être sûr de nos propos et pouvoir avoir le maximum de corde de notre côté.

Maître a tenté de m'appeler avant et pendant ma réunion. Heureusement que les filles sont tolérantes et connaissent plus ou moins ma situation : cela m'a permise de répondre au téléphone plus facilement. L'handicap était surtout de pouvoir entendre Maître correctement car il n'y a pas beaucoup de réseau dans le local où nous nous trouvons pour faire nos réunions.

Je m'étais organisée de façon à pouvoir passer une soirée tranquillement. Je m'étais dit que, vu l'heure, l'enfant de mon amie serait déjà couché et qu'on pourrait manger vite fait calmement, que j'aurais pu me poser en cette occasion et ensuite pouvoir coucher mon fils à son tour calmement. Par avance, je me faisais une joie de ne pas devoir faire la police ou de devoir supporter les caprices du fils de mon amie au moment du couché !
Quelle surprise que j'ai eu en rentrant, surtout bien après le couvre-feu pour les garçons en temps normal : le fils de mon amie n'était ni couché, ni douché. Ils venaient tout juste de finir de se restaurer. La colère et la déception m'envahirent d'un coup mais je devais, de nouveau, pour la xième fois de la journée, prendre sur moi. Forcément, j'ai fait part de mon étonnement qu'il n'était pas encore au lit.
C'est là que mon amie m'a expliqué qu'elle avait passé du temps au téléphone avec Maître et étant incapable (selon ses propres termes) d'effectuer plusieurs tâches en même temps, elle n'a pu être prête selon les habitudes de la maison... C'est sûr que c'est compliqué de préparer le repas en même que d'être au téléphone... !! ?? En résumé, si j'écoute ses dits, il lui a fallu environ une heure, voir plus pour nettoyer deux casseroles, pour faire chauffer de l'eau, pour mettre les pâtes et pour manger.... alors que moi même, tout ça me prend une bonne demie-heure à tout casser. Et encore, j'en aurais profiter pour faire prendre la douche à mon fils pendant que l'eau chauffait tout en restant au téléphone... mais bon.
Résultat, les garçons étaient encore excité sachant qu'aucun n'était couché et qu'il se faisait tard et comme d'habitude, il a fallu une bonne demie-heure pour attendre que le fils de mon amie puisse s'endormir convenablement et foute la paix à mon fils...
Mon fils file un mauvais coton, surtout depuis quelques jours en prenant exemple sur le fils de mon amie : il me répond de plus en plus et commence à faire le geste de tenter de me mettre la main dessus. D'accord, il grandit ! D'accord, il prend du caractère et son caractère ou ses façons de penser, de voir les choses sont différentes mais faut pas abuser !! Jamais de la vie je ne tolérerais que mon fils me lève la main dessus, ne serait-ce qu'une tentative !! Et ça, il ne le faisait pas avant la présence du fils de mon amie et vu qu'elle "sait très bien" comment élever son fils, on voit le résultat. Au final, j'ai dû encore reprendre mon fils ce soir pour cette raison, tout comme hier !!!

lundi 28 février 2011

Méfiance !!!


Mauvaise surprise ce matin : le micro-onde nous a lâché.
Au lieu de me réveiller et de m'en faire part, mon amie a tenté de le faire fonctionner plusieurs fois et tournait en rond pour trouver une solution. Résultat, elle a perdu du temps. Si elle perd du temps, elle m'en fait perdre aussi selon l'organisation.
Avec un peu de réflexion, j'aurais été à sa place, même en étant pas chez moi, j'aurais fait chauffer de façon traditionnelle mais bon. Il a fallu que je lui souffle la réponse en me levant, après avoir essayer à mon tour, vérifier si elle n'avait pas fait une fausse manipulation.
Résultat nous étions juste ce matin. Le fait que mon fils soit plus dissipé (c'est sûr il a un bon exemple...) m'a forcé à faire la police dès le matin, ce qui ne m'a pas facilité la tâche.

J'ai laissé partir mon amie en premier chacun, qu'ils marchent beaucoup moins vite que moi et mon fils.
Au moment où j'allais partir, mon amie remonta et me proposa de descendre en voiture avec son ancien voisin. Je lui ai demandé qui c'était, comment il s'appelait mais elle était incapable de me répondre. J'ai décidé de voir au feeling en voyant la personne.
Quand je suis descendue, je n'ai pas été déçue du voyage. Au final, je connais son ancien voisin, mon père aussi le connait. C'est un vieux pervers, près des soixante dix ans maintenant. C'est un personnage vicieux. De sûr, je ne serais pas monté dans une voiture que je ne connaissais pas. Je reste prudente même s'il y a très peu de personne que je ne connais dans ma ville.
J'ai halluciné : mon amie qui me dit qu'elle ne fait confiance à personne, qu'elle ne veut être redevable de personne et juste le premier voisin qu'elle croise qui lui propose de la chercher ou de l'accompagner, elle accorde sa confiance...
Pour ne pas offenser son voisin et sachant qu'il connait mon père, j'ai accepté mais je sais d'avance que c'est la dernière fois. J'ai été plus maligne que mon amie : quand il nous a demandé où nous déposer, j'ai précisé simplement au centre ville ainsi j'étais sûre qu'il ne savait pas où habitait la nourrice de mon fils et pour éviter qu'il me suive à l'occasion (car je sais très bien que c'est son genre). Pour qu'elle assume son erreur, j'ai laissé mon amie se débrouiller avec son chauffeur.
En sortant de chez la nounou, j'avais une crainte de recroiser ce fameux voisin. Je ne m'étais pas loupé : comme par hasard, il traînait en ville et là où je passe pour me rendre au travail. J'ai accepté pour ne pas le frustrer. Je lui ai fait comprendre que je n'étais pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Il me posait des questions sur ma vie privée. J'ai esquivé les questions en lui répondant de courtes et fausses réponses, d'un ton sec. D'un sens, je me suis estimée heureuse qu'il ne le fasse pas avec mon amie car elle n'aurait pas su voir le côté vicieux et aurait répondu bêtement à toutes les questions.
En arrivant au travail, je n'étais pas rassurée pour autant mais je lui ai fait comprendre qu'il n'y aura pas de prochaine fois.

J'appréhendais un peu ma journée professionnelle. Mon but était de pouvoir faire les chiffres demandés ou de m'y approcher un maximum. Le plus dur pour moi est de pouvoir le faire sans faire d'oubli vu l'étourdie que je suis.
Je fus contente de moi quand notre supérieur nous a transmis la satisfaction de notre chargé de compte pour la journée de vendredi. Il a même souligné que j'étais la téléconseillère se rapprochant le plus du quota demandé. J'avoue que j'en étais fière. Maintenant à moi de continuer et persévérer dans mes efforts et ne pas relâcher la pression. J'ai juste eu une remarque sur une erreur que j'ai faite mais ce qui m'a réconforté ce que nous l'avions toute faite !
L'après-midi, j'ai travaillé en binôme avec la personne qui va devoir remplacer mon amie. Oui, forcément, elle a été évincé ne pouvant faire les chiffres mais il nous fait quand-même cinq conseillères clientèles et on se retrouvait plus qu'à quatre...
C'est vrai que lorsqu'on m'a informé que j'allais travaillé avec le remplaçant de mon amie pour pouvoir le former, j'étais contente de moi. Cela signifie, une fois de plus, que je suis professionnelle et que j'ai un bon sens de formation.
En effet, j'ai expliqué une première fois comment on travaillait pour avoir une vue globale. Après, j'ai démontré application par application. Ensuite, j'ai montré l'enchaînement de l'ensemble pour qu'il puisse assimiler. Pour terminer, je l'ai laissé manipuler à ma place tout en passant moi-même les appels. Je fus rassurée de voir qu'il comprend et réfléchit vite et de suite. Cela a un côté pratique. En résumé, à la fin de journée, il savait se servir de tous les outils informatiques. Il ne manque plus qu'il puisse s'imprégner du script donné et c'est parti.
Inutile que je raconte cela à mon amie : elle se braquerait de suite en pensant qu'elle n'a pas réussi à être à cette hauteur et le moral repartirait à zéro (même s'il est même en dessous de zéro actuellement).

En rentrant, j'ai profité de l'absence de mon amie pour pouvoir être disponible "tranquillement" pour Maître, voyant qu'il était disponible de son côté.
Cela m'a fait du bien. Je pouvais pendant quelques instants retrouver une partie de ma vie privée.
En revanche, j'étais étonnée que Maître me fasse une réflexion seulement maintenant. Il a remarqué que j'avais un peu de leste concernant un certain point que je n'avais pas souligné de moi-même. Je voulais lui en toucher deux mots lors de l'une de dernières conversations téléphoniques mais je l'ai pas fait pour une simple et bonne raison : mon amie aurait entendu la conversation (même si elle fait semblant de ne pas écouter) et aurait démarrer au quart de tour en prenant au pied de la lettre ce que j'aurais pu dire. Voulant éviter un autre séisme, j'en ai eu assez comme ça ces derniers temps, j'ai préféré prendre sur moi. Indirectement, je me fais une nouvelle fois punir de la faute de mon amie mais elle ne s'en rend pas compte. Têtue comme elle est, ça serait trop compliqué pour lui expliquer afin qu'elle entende raison. L'autre raison du fait que j'ai tardé à en parler et à me punir c'est que j'attendais que mon amie s'en aille pour pouvoir le faire. Même si je suis encore chez moi, il y a des limites : ma vie privée ne regarde que Maître et moi, personne d'autres et vu les jugements qu'elle peut avoir à mon égard, ce n'est pas la peine...

Malheureusement, je n'ai pas pu avoir beaucoup de temps avec Maître en fonction de sa disponibilité et de la mienne suite au mode de vie de la maison et le décalage horaire. D'un sens, ce qui me révolte, suite aux derniers comportements de mon amie, est que je ne pourrais même pas profiter d'être en tête à tête avec Maître. Qu'il me reprenne, qu'il m'humilie, qu'il me punisse, qu'il me complimente, qu'il me cajole, qu'il me soutienne... je ne supporte plus qu'il puisse le faire en présence de mon amie vu que je n'ai plus totalement confiance en elle. Je n'oublierais jamais qu'elle m'a reproché mon statut de soumise, même sous l'effet de la colère. J'ai toujours dit et penser que sous la colère, nous disions les choses que nous pensons au plus profond de nous-même mais que nous osions en soulever le sujet pour "x" raisons. Au fond, c'est le fond de notre pensée qui en ressort donc si elle m'a fait ce reproche, ce n'est pas anodin pour moi !!

dimanche 27 février 2011

Encore un dimanche détestable


Je me doutais comment ça allait se passer : le fils de mon amie s'est réveillé car elle ne lui avait pas mis de couche et il a fait sur les draps...
Au lieu de se préparer son fils et se lever définitivement en sachant que son fils est incapable de se rendormir en foutant la paix aux autres, non, elle a préféré faire ce qu'elle avait à faire et recoucher son fils et se recoucher car "Madame" était trop fatiguée. Je savais par avance, en la voyant revenir au lit, que le dimanche allait être gâcher.
Forcément son fils a réveillé le mieux et voilà, à peine sept heures, c'était déjà l'euphorie. J'aurais été en maison, j'aurais laissé et serait resté au lit mais non, là j'ai des voisins contrairement à ce que peut oublier mon amie !
Sachant qu'elle était fatiguée et à plus de mal à récupérer, je me suis levée, pour faire la police et forcément impossible de me recoucher. Une fois de plus, j'ai voulu l'aider pour qu'elle puisse se reposer. En cachette de sa mère, le petit s'était levé. Personnellement ça ne me dérangeait pas. Je sais très bien que je peux faire ce que j'en veux quand je suis seule à m'en occuper, quand sa mère n'est pas derrière.
Même restant couchée, par fierté, elle n'a pas pu faire la délégation. Cela a été plus fort qu'elle, elle reprenait son fils au lieu de me laisser carte blanche ! Je sais que la veille j'avais mis les points sur les "i" en lui faisant comprendre que dorénavant on s'occuperait chacune de notre enfant respectif ainsi ça évitera les fusions de reproches de sa part ! Elle ne sait pas faire la part des choses, elle fait tout à l'extrême. Elle n'a pas compris que je voulais la laisser se reposer, qu'elle le méritait bien. Contrairement à elle, je sais prendre sur moi.

Elle n'a pas tenue un quart d'heure. A peine debout, elle parlait à son fils comme un poisson pourri. Elle ne s'en rendait pas compte. J'ai décidé de la laisser faire, de continuer à supporter dès le matin ses jérémiades comme si de rien n'était.
Vu que je suis chez moi, j'ai décidé de faire comme à mon habitude, et vu que j'étais levée tôt et que Maître était occupé de son côté, j'en ai profité pour avancer dans le linge, comme tous les dimanche quand je suis seule.
Je n'ai même pas pu repasser tranquillement. Mon fils se tenait tranquille mais le sien nullement. Il faisait tout pour aller jouer dans la chambre alors que je l'avais défendu pour laisser mes voisins se reposer. Ne pouvant s'en prendre après moi, elle s'en prenait à mon fils en le provoquant et à sa mère en lui répondant.
Au lieu d'agir de suite, sans lui laisser de répis et pour gagner en crédibilité, comme à son ancienne habitude, elle a préféré le reprendre "x" fois jusqu'à temps qu'elle est les nerfs à bout. Et bingo, il avait gagné : sa mère était hors d'elle ! Résultat, en voulant se fâcher fortement et le punissant, elle s'est fait très mal au dos. Je pense qu'elle a dû se faire un tour de reins. J'avais mal pour elle mais malheureusement, je ne pouvais rien faire de plus. Elle n'a même remarqué que c'était une alarme : son corps est à bout aussi.
Elle ne pouvait plus bouger. Elle a tenté de reprendre son fils pour ne pas perdre la main. Elle s'est traînée dans la cuisine pour craquer tellement que la douleur fut présente. Comme pour se cacher. Je peux la comprendre donc je n'en dit rien, je peux être ainsi aussi : notre fierté mal placée.
Là, elle s'est bien rendue compte qu'elle n'avait pas d'autres choix que de retourner se coucher pour se calmer et attendre que la douleur passe, au moins quelques minutes. Elle n'avait alors pas d'autres choix que de me laisser diriger les garçons.
Au même moment, Maître fut de nouveau disponible. Vu que j'étais encore à chaud, et qu'il est le seul à me comprendre, ma première réaction fut de lui parler de ce qui s'était passé le matin même. Je recherchais un peu de compréhension et d'attention, ce que je n'ai pas actuellement avec mon amie même vivant sous le même toit (c'est vrai que ça me manque). Maître décida de vouloir parler à mon amie vu qu'elle n'écoute que lui en ce moment. De plus, il est comme moi, il n'apprécie pas que les voisins soient déranger par un gamin...
Il a voulu en faire part à mon amie et elle n'a pas supporter. Elle a eu l'audace de lui raccrocher au nez, s'est levée d'un coup (bizarre, la douleur dorsale avait-elle disparue ?) et s'enfuir dans la chambre de mon fils, la pièce la plus éloignée pour se plaindre à sa grand-mère.
Ce que je craignais le plus, connaissant mon amie, se passa : une fois raccrochée, elle s'en est pris après moi. J'ai eu le droit à une liste complète de tout les reproches possibles. Sur certains, elle avait raison mais je m'assume et je vis comme bon me semble, que ce soit mon couple ou mon appartement ! Je n'avais qu'une envie : lui rentrer dedans en lui renvoyant la balle, en la rabaissant encore plus qu'elle pouvait le faire à mon égard. Evidemment, ce n'était pas la meilleure des solutions donc j'ai fortement penser à ce que Maître m'avait dit de prendre du recul et de prendre mon mal en patience. J'ai encaissé tant bien que mal tout les méchancetés qu'elle pouvait me balancer. Elle voyait bien que j'arrivais à garder mon calme tout en réussissant à lui répondre. J'avais envie de craquer mais c'était hors de question. Ce fut très difficile pour moi surtout vu ce qu'elle m'avait dit. Ce qu'il y a de sûr c'est que je ne suis pas prête d'oublier tout ce qu'elle a déversé à mon égard car si elle l'a dit c'est qu'elle le pensait malgré qu'elle veuille me soutenir quand elle va bien.

Je n'avais pas d'autres choix d'appeler à l'aide Maître. J'étais à bout et je ne pouvais plus rien faire. Elle déviait tout son venin sur moi. J'étais à deux doigts de craquer mais il ne le fallait pas. Il fallait aussi que Maître puisse se rendre compte réellement du comportement de mon amie envers moi quand elle est en colère, en déprime, en dépression malgré que je veuille l'aider. Ne voulant pas prendre le téléphone pour que Maître lui parle, nous avions pas d'autres choix que de mettre le haut-parleur. Maître lui a dit ce qu'il voulait et elle ne l'accepta pas. Vexer de la vérité dite par Maître, regrettant son comportement envers moi et en général, elle partit sur le balcon. Etant à bout de nerf, je la laissais faire mais je la surveillais de près. J'ai bien raison : elle commençait à mettre une jambe par dessus la balustrade du balcon. J'ignore si elle aurait été capable d'aller jusqu'au bout mais dans le doute j'ai lâché le téléphone, je l'ai appelé pour lui faire signe que j'étais là, je l'ai maintenue tant qu'elle ne lâchait pas. Il a fallut que je la maintienne de toute ma force pour lui montrer que je ne céderais pas jusqu'à temps qu'on rentre à l'intérieur.

Ce moment fut très dur pour moi à accepter. Tout ça s'est passé devant les enfants. Mon fils a pris peur, il commençait à paniquer et à pleurer. Heureusement Maître, toujours au téléphone, toujours le haut-parlant en focntion, demanda à mon fils de prendre le téléphone en main. Ne sachant pas ce qui arrivait exactement, il tenta de rassurer au mieux mon fils. Le fils de mon amie était aussi choqué. Il ne savait plus quoi faire, il ne comprenait pas ce qui se passait, il ne comprenait pas que sa maman réagisse ainsi.
Le fait de devoir laisser en plan Maître me dérangea aussi.
Une fois que j'avais réussi à la faire rentrer, je la laissais craquer dans mes bras. J'avais encore la rancoeur de ce qu'elle venait de me dire mais je l'a mis de côté pour pouvoir survenir aux besoins de mon amie.
Une fois ses esprits repris (légèrement) Maître essaya, de son côté de lui démontrer à nouveau que nous serions toujours là quoiqu'il en soit et que nous sommes toujours là, même quand c'est dur pour tout le monde.

Au final, suite à la discussion téléphonique, mon amie passa la journée chez sa grand-mère. C'est méchant ce que je vais dire mais réel : j'en étais contente car au moins j'avais la paix. J'avais encore trop d'amertume par rapport à la matinée passée. De plus, je pouvais souffler, je pouvais être seule et être seule avec Maître.
Même si les nerfs n'étaient pas retombés de mon côté, j'ai tenté de profiter au mieux de mon après-midi. Je n'ai pas eu le temps de faire ce que j'avais prévu mais au moins j'ai pu souffler et tenter de me remettre en question.

Disons les choses telles qu'elles sont : la réaction de mon amie me fait chier même si je sais qu'elle avait besoin de craquer. Je ne suis pas son souffre douleur. Il faut qu'elle apprenne à prendre sur elle et à assumer ses erreurs elle-même car grâce à elle, j'ai eu de nouveau un week-end gâché où je n'ai pas pu être bien avec Maître. Je n'ai pas pu être détendue comme je l'aurais dû et j'ai de la chance que Maître prenne sur soi pour le prendre en considération.

Ce n'est qu'en début de soirée que j'arrivais à me poser. La colère s'était atténuée et je me persuadais qu'il ne fallait pas que j'y pense, qu'il fallait que je passe à autre chose.
Ce qui est sûre, c'est qu'elle a réussi ce qu'elle craignait concernant notre amitié : perdre notre complicité. C'est comme une histoire d'amour : je serais toujours là mais la petite flamme ne brillera plus autant me concernant. Elle a cassé quelque chose d'important pour moi dans une amitié : le respect et ma tolérance. Je ne suis pas prête à lui rendre quoique ce soit comme service, sauf si Maître me le demande (et encore ça sera à contre coeur) mais elle l'aura toujours mon soutien quoiqu'il en est. Je ne peux effacer autant d'années d'amitié du jour au lendemain et je ne peux m'empêcher de venir à son aide : elle reste mon amie malgré tout mais je suis gravement déçue que je ne puisse plus compter sur elle comme il se devrait !

Je sens que Maître est à quelques jours du départ et mon instinct mélancolique revient peu à peu. C'est ce qui m'aide à pouvoir tenir, à pouvoir rester forte mais je suis consciente qu'il ne faut pas que je focalise dessus pour autant pour ne pas m'affaiblir pour autant. Il me manque tant...