samedi 26 mars 2011

Quand ça commence...


Je fus contente de mieux dormir que la nuit dernière. Je n'ai pas pu dormir comme je l'ai voulu car ma nuit a été écourté par le fait que j'avais deux articles à rattraper suite à mon état. De plus, mon fils n'hésita pas à me réveiller dès qu'il aperçu le jour en se levant.
J'avais encore la tête toute retournée mais le réveil fut moins difficile que les autres.

Rien que de savoir tout ce que j'avais à faire, je n'avais même pas envie de commencer ma journée. Y'a des jours comme ça.
Je commençais mes tâches ménagères petit à petit tout en m'occupant au mieux de mon fils. J'adore mon fils mais c'est vrai qu'en ce moment ce n'est pas ce dont j'ai le plus besoin ni envie. Je m'octroyais donc quelques instants en sa compagnie devant un dvd. Cela me permit de me reposer.

Mauvaise surprise en voulant reprendre mes activités. Je voulais étendre mon linge dehors profitant des journées radieuses et de la chaleur (il fait au moins vingt degrés). C'était l'idéal : c'est pour ça que j'avais tout prévu pour faire au moins deux machines dans la journée et me prévoir le repassage pour le soir afin de le faire tranquillement lorsque mon fils serait couché.
Pas de chance : j'ai eu le même souci que le week-end dernier. La machine s'arrête en m'anonçant un message d'erreur, se stoppant alors qu'elle est à moïtié remplie de linge et d'eau. J'avais fait exprès de pas trop la charger pour justement éviter ce problème (enfin croyant que ça vienne de là).

Avec mon état fébrile, j'étais à deux doigts de craquer. Les nerfs montèrent et les larmes aussi, sans pour autant couler. J'avais envie de tout casser. Il fallait que je me calme que je me reprenne en main.
Je décidais donc de tout laisser tomber au lieu de continuer à m'énerver et de passer à la préparation du repas, sans grande conviction pour autant.
Rien que de penser que je devais lutter avec ma machine à laver en plus de la préparation de la chambre de mon fils, j'étais déjà toute démoralisée. Je n'ai déjà pas le moral de faire tout ça mais il faut m'en rajouter une couche !!
Forcément faut que ça m'arrive maintenant.

Comme souvent, après le repas, je fis une sieste. Là, j'en avais grand besoin. Il fallait que je me calme. Il fallait que je me ressaisisse et que je me repose pour continuer à guérir au mieux même si ce n'est pas encore ça qui est ça !
Impossible de pouvoir me reposer : entre mon fils qui ne voulait pas faire la sieste, la porte qui sonna et les téléphones, autant fixe et portables aussi. Pour la porte et le portable, le temps que je me recouche, me relève, je n'ai pas eu le temps de répondre en temps et en heure. Tampis, si c'est important, ça repassera ou ça rappellera. Les gens ont le chic pour m'appeler soit quand je me repose en voulant faire une sieste soit quand j'ai les mains sous l'eau ou que je suis sous la douche... à croire qu'ils le font exprès parfois !

Quand le fixe sonna, je n'hésitais pas, surtout que je n'avais pas eu le temps de me recoucha, juste le temps de faire demi-tour pour atteindre le combiné. Je me doutais de la provenance et je ne me trompais pas.
Maître, me connaissant que trop, devinait qu'il appelait à un mauvais moment. Il sait très bien, tout comme moi, qu'il ne peut m'appeler quand il veut : je m'adapte en fonction de sa disponibilité. Ce qui paraît logique d'un point de vue vanille, connaissant sa profession mais ça l'est encore plus concernant mon statut.
Il me rassura tant bien que mal sur mon manque de moral. C'est facile pour lui, il arrive toujours à faire face aux situations en n'écoutant pas ses ressentis ou ses sentiments en premiers lieux (comme s'il n'avait pas de coeur alors que je sais très bien que c'est loin d'être le cas) contrairement à moi.

Je lui fit part de ma journée et lui annonçant la mauvaise nouvelle. Tellement désespérer par ma poisse que j'allais presque oublier de lui en parler. Là, nous n'avons plus le choix : obliger d'investir dans une nouvelle machine à laver.
La différence est que Maître est plus perfectionniste et exigeant que moi. Il veut une machine à laver qui ait la fonction sèche linge avec certains critères. En résumé, il veut me faciliter les tâches. Personnellement, je ne vois pas l'intérêt d'investir autant dans du haut de gamme étant dans un appartement et non en maison mais bon, je n'ai pas mon mot à dire.
Après lui avoir décrit plusieurs articles trouvés en ligne sur le lien qu'il m'avait demandé, Maître a préféré demander conseil auprès de sa mère.

Je ne suis pas forcément d'accord avec sa décision. Je sais qu'il veut bien faire. Elle va être fier de pouvoir aider son fils où là moi je ne le peux pas. Sauf que pour moi, ce n'est pas à elle d'intervenir à ce niveau là. Elle ne m'apprécie déjà pas forcément si en plus elle m'estime incapable de pouvoir choisir mon électroménager pour mes tâches de femme au foyer... j'imagine même pas l'image que je dois lui renvoyer ! Maître ne pense pas à ça. Du fait, que sa maman a eu une grande famille, tandis que nous nous étions que deux, il estime qu'elle est meilleure juge pour avoir son avis. A ma connaissance, ce n'est pas son foyer qui est concerné, c'est bien le mien ! Maître va encore me faire la morale sur les préjugés mais c'est sûr qu'en agissant ainsi, elle va tout de suite avoir un appriori à mon sujet même si elle ne me connait pas et ne cherche pas pour autant à le faire plus que ça. La preuve : elle n'a même pas eu la délicatesse de me remercier de prendre en compte que je transferais ses remerciements concernant l'intention de son fils cette semaine : l'envoi d'un bouquet de fleurs. Après avoir fait tout une éloge sur la beauté du bouquet et la délicatesse de son fils, je n'ai eu aucun retour sur ma réponse lui disant que transmettrais à Maître ses compliments énoncés et que j'étais ravie que mon choix lui ai plu. Ne m'a-t-elle pas répondu par oubli ? parce que c'est moi qui ait répondu et pas son fils ? parce que j'ai précisé que le choix venait de moi et pas de son fils donc indirectement qu'elle me complimentait par la même occasion sans le vouloir ? par fierté ? Je sais pas et je ne le saurais jamais. Bref !

Au moment où je m'y attendais pas : mon amie (que j'ai logé) m'appela. Elle avait besoin de parler de sa soeur et voulait prendre de mes nouvelles.
Elle se rend compte que malgré les grands airs de sa petite soeur, elle est très influençable, se laisse marcher sur les pieds, de peur de ne pas se faire apprécier, pour se faire intégrer et concernant les amours ce n'est pas la joie non plus.
Probablement suite à leur éducation, elles ont toutes deux eu beaucoup de manque de repères et ça se voit dans les parcours jusqu'à présent. Elle se rend compte, que plus ou moins, sa soeur effectue les mêmes erreurs qu'elle. Etant trop émotive, elle souffre de voir sa soeur ainsi. J'ai tenté de lui faire comprendre que son résumé ne m'étonnait pas plus que ça (pour moi c'est une logique) et qu'elle avait assez de se préoccuper d'elle-même pour se soucier au lieu de se rendre malade pour sa soeur. Elle est majeure et vaccinée, elle veut faire la grande, elle assume.

Mon état s'améliore légèrement mais je n'ai pas encore tout à fait la forme. Je me remets petit à petit. Je déteste ça d'ailleurs. J'ai l'impression de faire la course après le repos et ça m'agace.
Ce qu'il y a de sûr est que ce n'est pas demain que je vais pouvoir me reposer. N'ayant pas pu tout démonter comme prévu, je vais devoir faire le maximum demain matin, au mieux et demain après-midi c'est le montage du futur lit de mon fils qui est prévu. Cela va être encore un vrai casse-tête n'ayant pas de mode d'emploi et connaissant la patience légendaire de mon oncle et de mon père (alors les deux ensemble...).

vendredi 25 mars 2011

Tout doucement


Après cette nuit très difficile, il fallait que je me concentre pour garder ma force afin de pouvoir emmener mon fils à l'école.
Ce n'était pas gagner d'avance ! Je me sentais toujours aussi faible jusqu'à peur de me déplacer. J'étais à deux doigts de laisser mon fils à la maison avec moi mais je finis par trouver la force de pouvoir faire le trajet.

Le long du chemin, cela me paraissait une éternité vu la vitesse à laquelle je marchais. Je préférais aller lentement mais sûrement et éviter de faire trop d'effort vu ma forme.
Je me suis sentie tellement faible que je m'en suis sentie frustrée. C'était assez compliquer et lourd à supporter en plus de ma fatigue et de ma fièvre qui continuait ici et là.
Heureusement, à mon grand étonnement, je croisais ma collègue, habitant près de chez moi, emmenant les enfants de son compagnon à l'école pas loin celle de mon fils. Elle me proposa de m'attendre et de me ramener, devant rentrer de son côté aussi. Elle avait pris des congés pour avoir un grand week-end.
Sa proposition était bien tombée. Elle même me fit part que c'était la première fois qu'elle me voyait aussi livide que ça, que j'avais besoin de repos et de me ménager. Je ne fais que ça depuis trois jours !!

En rentrant, je n'ai pas chercher à comprendre. Je n'ai pas chercher à savoir si j'avais des obligations, des tâches ou des attentes : après avoir monter les six étages à pied, l'ascenseur y mettant des siennes aussi, je me jetais sur mon lit, une fois après avoir appeler l'office hlm pour prévenir de la panne. Il était impératif que l'ascenseur soit de nouveau en fonction pour ce soir, lorsque j'aurais récupérer le bureau.
J'ai donc réussi à dormir toute la matinée. Pas de bruit, pas de travaux, pas de téléphone... rien le calme total !! Enfin !!

Mon père m'avait invité afin d'avoir mon avis sur l'avancement des travaux. Je me demandais si j'étais en état de pouvoir y aller. Au pire, je l'aurais appeler et lui aurait fait part de mon état.
A mon réveil, je n'avais plus de fièvre, ayant pris mon traitement, mais je me sentais toujours fragile. En revanche, j'arrivais à pouvoir me déplacer, légèrement plus facilement qu'auparavant, ce qui me rassura. Ce fut bon signe.
Bien sûr, inutile de trop forcer, malgré mon envie. Je pris mon temps pour me rendre chez mon père. Il n'habite pas loin. Il faut compter une dizaine de minutes tout au plus. Je mis le double de temps mais au moins, je ne me sentais ni tremblante, ni oppressée.

J'ai pu me restaurer correctement et tranquillement contrairement aux autres jours. Mon père avait prévu le premier barbecue de l'année vu les températures et la journée radieuse. Je ne cours pas après mais contrairement à ce que j'aurais pu cela m'a donné de l'appétit : j'avais faim !
De plus, ce repas convivial me fit le plus grand bien. Ce fut très agréable de pouvoir échanger un repas plaisant avec des personnes que j'aime et non par obligation. De plus, je n'avais pas la tâche de faire le repas...

Je ne me suis pas éternisée après le repas. Je suis juste restée histoire de boire un café et je suis rentrée de suite, histoire de me reposer au plus vite, ayant grand besoin. Je voulais essayer de dormir mais je n'avais pas sommeil. Je me suis donc résolu à regarder le troisième dvd, la troisième partie de mes livres à suspens, thriller, que j'ai pu lire dernièrement.

Je n'ai pas pu terminer mon dvd; il était l'heure que l'ami de Maman me ramène mon fils. J'en profitais de lui demander de pouvoir me déposer en ville pour récupérer mon colis. J'avais, sous l'autorisation de Maître, acheter par correspondance des chaussures : des baskets et des petites ballerines n'ayant plus rien à me mettre, mes bottes m'étant lachés. Ces derniers jours, je m'étais mes dernières chaussures, plus ou moins en état, mes dernières ballerines de l'été dernier (qui ont déjà bien vécu).

Finalement, nous avons tous été chercher le bureau chez la vendeuse du lit : Maman, Tim, l'ami de Maman et moi-même. Il rentrait à l'aise dans le coffre juste en enlevant la plage arrière du Kangoo. Cela me dérangeait que Maman soit présente car la discrétion n'est pas son fort, mais bon, je ne pouvais rien dire, ce n'est pas moi qui conduit et cela économisait sur les aller-retour. Je comprenais.
J'ai pu donc monter mon bureau à l'étage vu que l'ascenseur fonctionnait de nouveau. Cela me rassura : je me voyais mal devoir le monter dans les escaliers, je n'en avais pas la force et l'ami de ma mère, malgré que ça soit un homme n'en avait pas les moyens physiques ayant des problèmes dorsaux.
N'ayant pas le choix, je le laissais à l'entrée, dans le couloir extérieur, près de ma porte. Je posais quelques affaires dessus pour bien montrer que c'est un meuble qui m'appartient bel et bien et que je ne veux me débarasser : je me suis fais déjà voler une télévision que je voulais me débarasser donc maintenant je me méfie. C'est à double tranchant mais je n'ai pas le choix, n'ayant pas la place dans l'appartement pour l'instant. J'avais prévu de faire de la place depuis le week-end dernier mais vu mon état, je n'ai pas pu.

Je profitais d'avoir récupérer un peu concernant ma forme, même si je me sens toujours faible, pour passer du temps avec mon fils.
C'est important pour moi de lui montrer ma présence, son importance, surtout dans mon état. Il me remonte le moral. Avec la fièvre et la fatigue, j'avais du mal à supporter ses caprices et avaient tendance à vouloir y céder mais je lui ai fait comprendre que ce n'était pas bien de profiter de mon état. Il est intelligent et respectueux donc il s'est calmé. Je l'ai bien remarqué et je suis fière de lui.

Maître a pu m'appeler un court instant en début de soirée. J'aurais penser qu'il aurait reçu mon mail et qu'il m'appelait pour ça m'ayant dit la veille qu'il y a avait très peu de chance qu'il me contacte aujourd'hui.
J'ai très vite compris qu'il n'avait rien eu. Je lui ai donc résumé ma situation, au mieux pour l'inquiéter le moins possible. Je ne veux pas qu'il s'inquiète plus que cela, même si je trouve cela normal, et qu'il culpabilise dans ce cas, de la distance (ce qui fait partie de nos inconvénients de notre relation). L'essentiel est qui voit que je continue à me battre malgré tout, comme j'ai l'habitude de faire quoiqu'il en soit.

jeudi 24 mars 2011

Légume...


Toujours aussi fébrile que les autres matins, voir même encore plus. Malgré tout, il faut que je tienne le coup pour emmener mon fils à l'école, je n'ai pas le choix.
J'aurais préféré rester au lit. Tout le reste est synonyme d'effort pour moi en ce moment.

De toutes façons, je devais me faire force. Il était impératif que j'emmène mon arrêt de travail à ma chef et poster pour celle de la sécurité sociale.
Il a fallu que je réagisse avant d'agir : je ne pouvais y aller à n'importe quelle heure. Il fallait que je montre, au moins, que je respecte les heures de sortie pour enlever tout soupçon malgré tout.
Il y a tellement eu d'abus que maintenant le siège fait surveiller régulièrement, je me méfie.
C'est pour cette raison, qu'après avoir emmener mon fils, je suis allée boire un café même si je n'en avais pas envie.

J'ai eu de la chance, j'ai vu un ami, un ancien collègue de mon père qui, voyant ma forme, me proposa de m'emmener à mon travail pour y faire mon dépôt. Etant quelqu'un de confiance, j'ai accepté volontiers. Ce n'était pas mon refus. Pourtant en tant normal, j'aurais refusé pour profiter du soleil radieux !
J'ai pu donc gagner du temps et ainsi rendre visite quelques instants à mon père le sachant chez lui pour la journée, l'ayant croisé le matin même en emmenant mon fils à l'école et postant mes lettres.

Mon père était en plein travaux. Il réaménage sa salle de séjour en deux parties (ce que j'ai tant espérer quand je vivais dans cette foutue maison) et une partie du couloir.
J'apprécie qu'il fasse des efforts pour cela. Il démontre bien son nouvel intéret de se sentir mieux chez lui. Le fait d'avoir terminé le loyer de la maison y joue beaucoup, je pense.
Bref, il m'invita à me restaurer à ses côtés. Je fus gênée car cela n'était pas prévu et je ne pouvais rien avaler. Je n'ai pas voulu le frustrer et j'ai finalement accepter, à titre exceptionnel. Je sais que je vais devoir rendre des comptes à Maître plus tard...

L'après-midi fut synonyme de tentative de repos. Impossible de pouvoir le faire convenablement. Quand je le pouvais, les travaux furent bruyant. J'ai donc tenté de me reposer avec la télévision (quand elle fonctionnait correctement) et par défaut avec un peu de lecture mais sans grande conviction. Je n'avais pas la tête à ça.
La température me prit soudainement. Je n'ai pas hésité à prendre mes médicaments pour espérer que l'effet soit rapide. J'en avais besoin.

Quelques temps après, j'ai récupéré mon fils. C'est l'ami de Maman qui me le prenait chez la nounou et ayant la gentillesse de me le ramener. C'est très gentil de sa part. Rien ne l'y obligeait. Ainsi, ça lui permet de passer du temps avec lui. Il l'adore. Je pense même qu'il le considère comme son petit fils. N'ayant pas d'enfant de son côté et connaissant son tempérament, ça me touche énormément.

La soirée fut tout autre. Encore pire que mes dernières journées. Panique à bord totalement.
Je n'ai pas compris ce qui s'est réellement passé. J'essayais de me reposer et de me détendre n'arrivant pas à tenir debout, je m'étais résolue à m'allonger quelques instants avant de faire le repas.
Ne me sentant toujours très mal, je décidais de me laisser m'assoupir une petite demie-heure, quitte à ce que cela me retarde dans la préparation du repas.
Une grande chaleur m'envahissait. Je ne saurais décrire ce ressenti, c'était étrange et très dérangeant. J'avais l'impression qu'un volcan était rentrer en moi, me paralysant. Des fourmis se logeant tout le long de mon corps. Impossible d'enlever le couette alors que j'étouffais de chaleur. Je transpirais fortement, je sentais quelques gouttelettes sur mon front. Et d'un coup, je me suis endormie, laissant mon fils en sécurité devant l'un de ses dvd préférés.

Lorsque je me suis réveillée, pour commencer, je ne savais plus où j'étais ni comment ça se faisait que je m'étais endormie. Toujours impossible de pouvoir bouger à mon gré, je ne comprenais plus rien. La panique m'emporta mais je devais me reprendre.
J'hésitais longuement : je pensais fortement à appeler les secours si cela persistait après avoir fait l'effort de me reprendre calmement et appeler ma voisine pour mon fils. Après la panique, ce fut la place à la peur. Je devais me resssaisir malgré mon état !
Je respirais comme les exercices d'accouchement : la respiration du chien. Expirer et inspirer, petit par petit à succession rapide. J'ai pu me détendre et trouver la force d'aller prendre mes médicaments.

Ma première réaction fut de savoir comment allait mon fils. Je le trouvais recroqueviller sur le sol, endormi devant son dvd. Je n'avais pas la force de le porter et le coucher jusqu'à sa force. Etant juste en dessous, je l'ai porté, tant bien que mal, sur notre canapé. Au moins, il serait plus confortable. Des nausées me prirent mais je n'avais rien avaler. Aucun moyen de pouvoir me faire vomir donc je pris ce qui me tombait sous la main, le plus proche de moi : une serviette de bain.
Les tremblements furent toujours là. Je gardais les téléphones, fixe et portable, près de moi, ayant peur d'en avoir besoin mais voulant éviter pour autant !

Au moment où je commençais à reprendre mes esprits, où la température baissa, mon fils se réveilla, perdu à son tour. Pour le rassurer, ne pouvant bouger de mon côté, je le laissa regarder un dernier épisode et lui demanda de se coucher à mes côtés. Cela me permit de le et de me sentir en sécurité.
Je me suis fait une grosse peur mais je fus rassurée que j'ai réussi à m'en sortir sans l'aide de personne ! Il était inconcevable pour moi, de passer une nuit à l'hôpital, de laisser mon fils comme ça, subitement.

Je me demande la gravité de mon état : est-ce la suite logique de ma mauvaise grippe ? est-ce l'effet de l'antibotique assez fort selon le médecin et la préparatrice en pharmacie ? est-ce la fatigue accumulée ? est-ce le fait que je suis plus affaibli parce que j'ai maigri trop vite ? est-ce parce que j'ai du mal à supporter les premiers jours où les températures sont plus hautes et agréables ?

Même étant très faible, notamment pour parler comme pour tout autre action, j'aurais tant aimé que Maître puisse m'appeler à ce moment. J'avoue que j'ai eu un grand moment de sollitude et de frayeur. Il aurait pû me rassurer et me faire gagner en confiance comme il sait si bien le faire.

mercredi 23 mars 2011

Le bien être


Ce fut encore pire que les autres matins : mon état s'était empiré. J'ai dû vider la moitié d'un paquet de mouchoirs rien que dans la première demi-heure du déjeuner. La gorge me brûlait. Je me forçais à boire au moins un café, à défaut de ne pas pouvoir manger. Celui-ci a eu du mal à passer tranquillement.
Au moment de la douche, impossible de la prendre sans avoir des montées de chaleur et la tête qui tournait de plus en plus. C'est en sortant que je me suis aperçu que je n'arrivais plus à tenir debout sans avoir un marteau piqueur dans la tête. Quand j'ai voulu adresser les premiers mots à mon fils, j'étais dans l'impossibilité de forcer sur ma voix pour augmenter le volume sans forte douleur.
J'ai tenté au mieux de tenir, tout en prenant des médicaments contre les états grippaux mais rien à faire.
J'hésitais à rester à la maison pour pouvoir récupérer au mieux ou faire un dernier effort aujourd'hui et me résoudre à aller chez le médecin que le lendemain.

A un quart d'heure près du départ, déçue mais raisonnable, j'ai décidé de rester à l'appartement. De toutes façons, je ne pouvais pas faire un pas sans avoir la tête qui tourne et des tremblements. Je me suis dit que Maître, même m'ayant rien dit, m'a testé sur combien de temps j'allais rester raisonnable sur mon état ou non. Il était temps que je prenne du repos. Je l'ai fait contre mon gré mais je n'ai pas le choix, je ne tiens plus.

Je tentais, pendant plus d'une heure de joindre mon lieu de travail pour les prévenir de mon absence. Impossible de les joindre. J'ai halluciné : personne ne répondait. J'ai même eu un doute sur la composition du numéro, pourtant je le connais par coeur. J'ai donc consulté les pages jaunes et là je me suis rendue compte qu'il y avait plusieurs numéros : celui que je connais et un autre. Je composais les deux mais rien à faire, personne répondit. Il fallait que je trouve une solution pour prévenir.
Même avec la tête qui bouillonnait, la température qui montait, qui me faisait transpirer et trembler, j'ai réussi à trouver une solution : j'ai envoyé un sms à l'une de mes supérieures (avec qui je m'entends très bien). Je savais qu'elle était présente car elle faisait l'ouverture du site cette semaine. J'envoyais aussi un autre sms à mon amie pour qu'elle puisse éviter de s'inquiéter et aussi prévenir ma supérieure si nécessaire.

Une fois que j'avais pû prévenir de mon absence, je pouvais appeler pour prendre rendez-vous chez le médecin. J'ai pris rendez-vous pour moi et mon fils vu que son nez coule régulièrement.
J'ai fini par avoir un rendez-vous en milieu d'après-midi. Cela me permettait de pouvoir me reposer, récupérer des forces pour pouvoir y aller, n'ayant personne pour m'emmener.
J'ai prévenu mon fils que l'on restera ici pour la journée et que l'on ira chez le médecin dans l'après-midi après la sieste.
Il était déçu, sur le coup, de ne pas pouvoir aller chez sa nourrice. Vu que là-bas, il n'est pas tout seul, je peux le comprendre même si cela peut-être vexant pour moi.
Je lui fis comprendre que je n'étais pas en état de pouvoir l'emmener et que je devais me reposer. Je l'autorisais donc à pouvoir regarder des DVD comme bon lui semble, au moins je savais que j'allais pouvoir me reposer tranquillement même si je ne dormais pas.
Evidemment, je prévenais Maître de mon état et de ce qu'il allait se passer pour la journée.

J'ai pu ainsi tenter de me reposer. Je déteste rester cloîtrer au lit pour cette raison là. Mais encore une fois, je n'avais pas le choix : c'était le seul endroit où je me sentais plus ou moins bien. Il fallait que je regagne des forces pour pouvoir me rendre chez le médecin. J'appréhendais de ne pas pouvoir récupérer comme il le faudrait.
Le moment du repas fut un calvaire. Déjà rien le fait de me déplacer pour me rendre à la cuisine fut une épreuve. Idem pour cuisiner. Difficile de pouvoir manger quand on a pas d'appétit, pas de force et pas de goût...

J'avoue que j'avais peur de me rendre chez le docteur dans mon état. C'est la première fois depuis des années que je suis autant affaibli au point d'avoir peur de me déplacer.
J'ai eu de la chance : j'ai croisé mes voisins qui sont descendus en même temps que moi. Ils ont dû voir que j'avais du mal à marcher normalement et m'ont proposé de me déposer chez le médecin.
Même si cela m'y rendait avec beaucoup d'avance, ce n'était pas de refus.

Nous avons donc patienté dans la salle d'attente, étant en avance, en attendant que le docteur arrive, étant lui de son côté en consultation en déplacement.
J'avais les nerfs d'être malade avec un temps aussi radieux ! Il faisait très bon, très doux et un soleil éclatant. Ce fut assez rageant, je dirais même frustrant mais c'est ainsi.
Au final, j'ai une bonne grippe ! Je ne voulais pas être arrêter mais le médecin m'a fortement conseillé de rester au chaud jusqu'à la fin de ce week-end pour pouvoir me rétablir et de plus que c'était contagieux...

En sortant de chez le docteur, j'aperçu une connaissance. Nous avons discutés quelques minutes, histoire de prendre des nouvelles. C'est une ancienne voisine quand j'habitais encore avec Maman et en même temps, c'est la maman d'une amie d'enfance.
Elle était étonnée de voir comment mon fils se portait bien et avait grandi ! C'est sûr, cela fait presqu'un an que nous nous étions pas vu, pourtant nous sommes dans la même ville et pas loin l'une de l'autre.

Ensuite, je me décidais, de pouvoir quand-même profiter un peu du soleil et en profitait pour me ravitailler en cigarette, ne pouvant sortir jusqu'à ce dimanche (et vu que je sais que l'entreprise fait surveiller les arrêts maladies, je reste prudente).
Je suis aussi descendu en ville, pour pouvoir me prendre ma coloration. Maître m'a ordonnée de retourner à ma couleur naturelle. Ce qui n'est pas de refus ! Depuis le temps que j'attendais ça. C'était inutile que je le demande car plus j'allais le demander, plus il allait me faire patienter et plus j'allais être frustrée !
J'ai donc pris ma coloration de couleur noir pour redevenir brune, ce que je suis normalement, et quelques courses de coiffure aussi : laque, shampooing...
Mon fils était sage, je lui ai offert un vert. Il était content. Même dans le café, on ne l'entendait pas. Il s'amusait à vouloir lire la presse locale, comme s'il savait complètement lire. Cela m'a fait beaucoup sourire malgré mon manque de forme.

Ensuite, j'ai réussi à joindre l'ami de Maman et nous avons pu remonter en voiture. Cela tombait bien, il était en ville aussi. Je fus rassurée de pouvoir remonter en voiture car j'en aurais vraiment galérer pour tout remonter afin de nous rendre à la pharmacie et rentrer à l'appartement. Y'aurai fallu le faire, je l'aurais fait quand-même. Mais bon vu mon état, tant que je peux éviter, j'évite.

En rentrant, je continuais à me reposer. Le fonctionnement de la télévision m'énerva car je n'arrive pas à capter toutes les chaînes ! C'est très énervant ! Que ce soit par la télévision ou par l'antenne, rien à faire. Inutile que je compte sur le décodeur vu ce qui s'est passé. Et dire que Maître me disait qu'il avait pris le décodeur pour me soulager à ce niveau-là. Personnellement, je savais très bien qu'il y avait des soucis mais vu qu'il a toujours raison...
Cependant, je regrette bien la période analogique : au moins tout fonctionnait bien même si je ne n'avais pas toutes les chaînes du câble, au moins, j'avais les chaînes principales.
J'en ai profité aussi pour faire ma couleur. Je n'avais pas le courage mais je me suis dit que c'était une façon de pouvoir m'occuper sans m'énerver, de me changer les idées, et surtout de pouvoir me sentir bien dans ma peau à nouveau.

En tout cas, même si je ne suis toujours pas en forme, je suis bien contente de pouvoir être de nouveau ma couleur naturelle, qui me va beaucoup mieux. Ce qui est sûr est que la couleur de mes cheveux est importante pour moi. Je me sens beaucoup mieux dans ma peau en brune que n'importe quelle couleur. C'est vrai que j'en ai essayé plusieurs justement pour trouver la bonne et là je suis sûre de moi.
Quelque part, je suis aussi contente que Maître me demande d'être à nouveau naturelle. Cela veut bien dire que je paraissais superficielle avec mon ancienne couleur qui était l'une de ses demandes. J'espère que cela me permettra aussi de pouvoir répondre aux demandes de Maître, autant qu'avant.

mardi 22 mars 2011

Injustice !


Très difficile de se lever ce matin en particuliers : je me réveillais avec un mal de tête effroyable. Impossible de me lever de suite. J'ai dû reprendre mes esprits pour pouvoir aller mieux.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas été grippée ainsi.
J'avais du mal à supporter mon fils alors qu'il ne faisait rien de spécial. Je n'avais plus le choix : je devais prendre des médicaments pour me soigner. Et les éternuements qui reprenaient de plus bels !

Je fus contente de partir à l'heure. Pas besoin de se dépêcher : moins de pression.
Arrivés devant la salle de classe, comme d'habitude, je restais jusqu'à temps que mon fils se déshabillais totalement puis l'embrassait.
J'étais sur le point de partir quand la maîtresse me couru après. Elle me sollicita fortement concernant une sortie pédagogique regroupant toutes les classes de grandes sections des écoles maternelles de la ville, aux souvenirs que j'ai. J'ai précisé que ce jour je n'étais pas disponible étant un jour où je travaillais et puis j'ai fait demi-tour en lui proposant que je pose un jour de congés et que j'attendrais la validation pour confirmer ma présence ou pas. J'ai eu un peu de remords de ne pas venir en aide à l'institutrice de mon fils avec tout le travail qu'elle fait. Pour moi ça serait un minimum.
Sur ce coup-là, je l'ai joué fine : il était impossible que je dises à la maîtresse qu'il fallait que j'ai la validation de Maître... surtout vu le jour en question, il est fort probable que mon congé soit accepté.

Comme souvent, je me rendis à mon travail sans grande conviction, ni motivation. Mon état fébrile de m'aidait pas, c'est certain.
Quand j'ai remarqué l'humeur massacrante de ma supérieure, je savais que l'ambiance allait être plus désagréable que les autres jours. Même une collègue lui fit remarquer et lui rétorqua que l'ambiance de l'équipe en dépendait, qu'elle ne se plaigne pas. J'étais d'accord avec celle-ci. Auparavant, j'aurais remis de l'huile sur le feu en appuyant mon avis et pour me faire plaisir de déranger ma supérieure (surtout qu'en ce moment je ne la supporte plus) mais avec mon statut, je me rendis au silence et fait celle qui n'avait rien entendu.
J'essaye de ne plus porter attention au comportement de ma supérieure mais c'est très difficile. Il y a beaucoup d'injustice, ce que je qualifierais d'abus de pouvoir. "Madame" fait souvent comme bon lui semble et quand elle a envie de tout envoyer bouler, on en fait partie aussi. Parfois ma méchanceté prend le dessus et je ne lui souhaite qu'une chose : qu'elle perde son emploi pour connaître la galère d'être sans travail, de rechercher un employeur... et surtout du confort qu'elle a malgré tout. Elle ne se rend pas compte de la chance qu'elle a !
Enfin, c'est ainsi mais à la longue c'est gavant et lourd ! Nous ne sommes pas ses boucs émissaires !
En revanche, je l'ai surprise, prenant ma pause déjeuner, en train de débriéfer mon amie. Je n'écoutais pas forcément mais même avec les portes fermées on entendait tout tellement qu'elle "beuglait" après mon amie. J'ai halluciné ! Même soumise, je n'aurais jamais supporté qu'elle me parle ainsi, surtout pour les raisons que j'ai entendu. Elle sait que mon amie est fragile et discrète, qu'elle n'osera la contredire et donc elle s'en est servi comme souffre-douleur. En résumé, mon amie a pris une soufflante parce que la trois quart de l'équipe n'a pas suivi une consigne de ma supérieure ! C'est super logique !!???

Heureusement que pour moi changer les idées, après ma journée difficile, j'emmenais mon fils à notre rendez-vous chez l'orthophoniste. Elle m'avait parlé qu'elle voulait faire un bilan donc j'avais plus de coeur à y aller que d'habitude.
L'entretien s'est bien passé. Elle m'a lu et expliqué son bilan écrit qu'elle avait effectué et doit transmettre à mon médecin traitant si j'ai bien tout compris. Elle n'a pas le droit de ne le transmettre à quiconque. En revanche, moi, si je le décide, je le peux.
Je fus rassurée de voir que nous avions presque le même résultat. J'ai pu voir que j'avais fourni des efforts pas sans vain. Il faut juste que je continue, il ne faut pas que je relâche !

En rentrant, j'étais contente de n'avoir rien à faire de spécial en urgence. J'avais juste quelques activités à faire au cours de la soirée mais rien de catastrophique et rien de pressant surtout. Pour une fois, je n'avais pas de pression particulière.
Mon fils fut plutôt sage et calme. Pas de caprice, ou quelques tentatives (je serais surprise le jour où il n'en aurait pas) mais plutôt, un petit garçon affectif.
Vu mon état, autant physique que psychologique, cela me réconforta. J'en avais besoin et je pense qu'il l'a ressenti malgré lui. Il doit aussi être content de lui de s'être rendu compte qu'on a parlé de lui en bien et que cela est de plus en plus régulier (même si on ne m'a changé réellement critiqué mon fils négativement).

Je me retrouvais seule, en pleine tâche que Maître me demanda (je le faisais sur le moment même où j'y pensais avant d'oublier). Justement Maître m'appela au même moment.
Nous avons vaguement résumer notre journée. Pour éviter de me plaindre, mon résumé fut plus court que le sien.
J'en ai profité pour lui faire part, en marchant sur des oeufs, ma demande de pouvoir accompagné mon fils à la sortie où la maîtresse me sollicita le matin même. Je n'ai pas eu le temps de terminer ma programmation, ni de poser la question que Maître me reprocha de ne pas en compte son avis et de lui en demander l'autorisation. Justement, j'étais en train de le faire mais je ne voulais pas poser ma demande de façon brusque sachant que c'est assez pressant que je donne une réponse pour savoir si la maîtresse peut compter sur moi ou pas.
Maître me fit comprendre que la réponse sera sûrement négative mais qu'il y réfléchirait. Il n'a pas à se justifier (ce qui est assez dur pour moi vu qu'il s'agit de mon fils !) mais je ne comprendrais pas cette réaction négative.

C'est encore mon propre fils et je pense que je suis encore capable de savoir comment m'investir à son égard, surtout scolairement ou pas. Je suis encore sa mère et ce n'est même pas son père !
Je n'ai jamais participer à une seule sortie scolaire, justement car je me consacrais à mon travail. Et là, que je pourrais me libérer pour aider l'institutrice de mon fils, je ne le pourrais pas ?? Même si elle est payée pour ça, je trouverais logique de lui venir en aide avec tout le travail qu'elle fait, toute seule !! De plus, cela pourrait me rapprocher et faire connaissance avec certains parents de la classe de mon fils et démontrer que je ne suis pas bonne qu'à déposer mon fils devant la classe chaque matin !
Ma Maman m'a déjà accompagné à plusieurs sorties scolaires. Par fierté, je refusais d'être dans l'équipe qu'on lui attribuait. En général, les institutrices furent d'accord avec moi à l'époque. Ce qui frustrait Maman d'ailleurs.
Justement, là si Maître accepte, je pense qu'il serait bon de réagir pareil avec mon fils. Il ne serait pas bon que je sois sans cesse à ses côtés. Il faudra que mon fils comprenne que je suis accompagnatrice pour tous et pas en tant que "sa maman" ! Cela serait une bonne épreuve pour mon fils je pense aussi ! Mais bon, faut croire que je n'ai même plus mon mot à dire concernant mon propre fils !!
Comment Maître, sous prétexte qu'il a dirigé un centre, a été éducateur et l'aîné d'une grande famille, peut savoir ce qui est bon pour mon fils ou pas alors qu'il n'a pas d'enfant lui-même !! ?? De plus, il ne peut rien y penser pour moi car nous avons pas du tout les même façons de voir concernant l'éducation de "nos" enfants !

lundi 21 mars 2011

Moment privilégié


Je sentis soudainement une grande lumière m'attaquant même les yeux fermés. Je trouvais étrange qu'il fasse autant jour, je regardais l'heure. Je m'en rendis compte qu'avec la fatigue et mon état, je n'ai entendu aucun de mes réveils ! Génial ! Et pour une fois, mon fils resta couché.
J'ai dû préparer vite fait le petit déjeuner et en même temps réveiller mon petit garçon qui dormait si bien.
Tout s'est fait dans la vitesse. Je déteste quand ma journée commence comme ça. D'autant plus que je n'ai toujours pas la forme : je suis toujours fébrile : courbatures toujours présentes, quelques maux de tête accompagnés de quelques maux de gorge ici et là.
Difficile de motiver mon fils à se dépêcher pour limiter la casse concernant le retour de son arrivée à l'école.

En accélérant le pas sans relâcher, sans parler de mes douleurs, en essayer de détendre au mieux mon fils, nous sommes arrivés avec dix minutes de retard. Pas le temps de ralentir la cadence et encore moins de s'arrêter quelques secondes. Même si Maître dirait que c'est une fois de trop, c'est la première fois de l'année que j'arrive autant en retard depuis le début d'année scolaire contrairement à l'année dernière. La différence est que là c'est une année importante et aussi parce que la maîtresse est beaucoup plus professionnelle que l'institutrice de la classe des moyens.

Cela n'a pas retardé pour me rendre à mon travail (heureusement). Le long du trajet, comme par hasard, je croisais mon amie après qui j'étais en colère hier soir.
Je ne savais pas comment réagir, je ne savais pas quoi lui dire. Ma première réaction fut de la saluer furtivement et lui demander si elle avait bien reçu mon message.
Je la sens complètement perdue et le plus dur pour moi est de suivre les directives de Maître : je dois prendre de la distance ! Facile à dire ! Elle va droit dans le mur et je dois la laisser faire !??

Bref, j'essayais au mieux de répondre à Maître tout en ayant un minimum de présence et d'écoute envers mon amie. Je lui ai juste dit ouvertement que tant qu'elle ne pensera pas à elle-même tout ses efforts serviront à rien car elle le regrettera un jour !
Elle me posa une question qui était assez gênante pour moi : elle voulait savoir si ça me dérangeait qu'elle parle avec Maître. Je lui ai répondu que non : ce qui me dérange c'est qu'elle préfère rechercher du réconfort vers quelqu'un qui peut la manipuler et joue avec ses sentiments au lieu de se confier à sa meilleure amie depuis plus de dix ans ! C'est assez vexant et frustant mais là elle ne se met pas à ma place. Elle est trop confortable dans la sienne ! C'est tellement mieux de se plaindre en attendant que les réponses tombent du ciel !

Les premiers appels ne sont pas venus dans les premières minutes comme d'habitude en début de semaine mais seulement au bout d'une dizaine de minutes. Et oui, ça commençait bien ! En plus ma supérieure commençait seulement à midi donc impossible de pouvoir prendre des initiatives pour aller en émission d'appels pour combler et pour éviter de fausser les chiffres.
Le fait que j'ai des maux de gorge fut quelque part efficace pour réduire mes temps de communication : mon but était de parler le moins possible pour éviter de tirer sur les cordes vocales et de relancer la douleur. Je ne pouvais pas échapper aux maux de tête. Le cachet ayant fait son effet...
J'ai tenté au mieux de trouver l'appétit mais rien à faire : je me forçais ! Il fallait que je prenne des forces malgré que cela avait du mal à passer ! J'ai déjà pas faim quand je vois dans l'état pitoyable où se trouve mon amie et qu'on me demande de rester de marbre !

Après mettre restaurer à mon lieu de travail, je me suis rendue chez ma nourrice pour récupérer mon fils. Comme à son habitude il prit son temps pour finir son repas pourtant ce n'est pas faute de le reprendre à chaque fois.
Il me pressa d'aller voir ma grand-mère afin de rentrer le plus tôt possible avant que l'ambulance vienne nous chercher pour que je puisse me reposer.
Finalement, je pu me poser une petite demie heure. Je fermais les yeux pour être le plus posée possible mais impossible de pouvoir respirer tranquillement. J'avais le nez bouchée, obligée de respirer par la bouche au lieu de ma façon habituelle, de manière nasale... très désagréable !
J'aurais tellement préférée me sentir blottie dans les bras chaleureux de Maître, nous sentir quelques instants paisiblement, l'un à côté de l'autre... tout en me demandant par fraction de seconde ce qui pourrait me réserver par la suite, le trouvait trop gentil et trop affectueux soudainement. Cette dernière pensée me fit sourire et comme pour la conclure, Maître m'appela à ce même moment. C'était juste avant de partir, il savait que je devais descendre rejoindre l'ambulance en VSL pour nous rendre chez l'ORL.

Le chauffeur est arrivé au même moment où j'appelais le standard commençant à avoir un bon quart d'heure de retard par rapport à l'heure prévue dîtes.
Je n'avais pas regretté d'avoir pris mes lunettes de soleil. La chaleur du soleil est agréable, sans l'ombre et sans le vent mais ses rayons sont assez dérangeant. Comme je dis souvent : "j'aime le soleil mais je ne le supporte pas, nuance"...
Mon fils, n'ayant pas fait de sieste, avec le confort de l'automobile, n'a pas mis longtemps pour s'endormir. Il a suffit de rouler même pas cinq kilomètres, d'arriver au premier village entrant pour que sa tête se colle contre la vitre comme une ancre qu'on vient de lâcher en mer... Je le trouvais trop silencieux, contrairement à moi qui parlait pour éviter que des nausées me prennent vu mon état (c'est souvent ainsi en voiture quand je suis fébrile et que le véhicule est trop souple pour moi).
Cette compagnie était plaisante et m'a détendue. Le chauffeur lança un sujet qu'il fallait éviter s'il voulait être tranquille. Il a eu la bonne idée de me demander mon métier... Et blablabla, ça y est j'étais partie, impossible de m'arrêter. J'ai commencé à me calmer d'en parler quand j'ai pensé à une réflexion de Maître quand il m'a fit prendre conscience, un jour que le seul sujet où j'étais réellement à l'aise étant dès lors que parlait de ma fonction, de mon travail.

Quand je vis le monde dans la salle d'attente, j'ai commencé à me dire que j'allais devoir m'armer de patience. Il ne restait plus qu'une seule place pour s'asseoir. J'ai dû prendre mon fils sur mes genoux.
J'entendis que le praticien avait plus d'une heure de retard. Sachant qu'ils sont deux professionnels, j'ignorais si cette remarque concernant "mon" ORL où son confrère. Après déduction, cela me concernant directement. J'avais trop mal à la tête pour m'aventurer dans la lecture de magazine et pas envie de me casser la tête, je l'ai déjà assez en vrac comme ça.
A mon grand étonnement, contrairement à une petite fille et un petit garçon présents dans la salle d'attente et qui n'étaient pas discret, l'un comme l'autre où la petite fille avait l'air plus garce que son "copain", mon fils était plutôt calme. Cela m'a fortement étonné, voir même interrogé connaissant son manque de patience dans ce genre de circonstance. Bien au contraire, il était plutôt du genre câlin. Je ne peux m'en plaindre et j'ai même eu une certaine fierté quand on me complimenta sur la sagesse de mon enfant. Les autres moments étaient plutôt l'une gênée et l'autre vexée.

Je confirme : mon spécialiste avait bel et bien une heure de retard. C'est comme par hasard, quand je me suis décidée à lire une article sur le thème des "émotions" et de la "colère" qu'il vint nous chercher. A peine le temps de trouver la page du sujet, de lire trois mois, qu'il fallait décoller de la chaise. L'ambulancier qui attendait en même temps que moi était plutôt rassuré, tout comme moi, il en avait marre d'attendre et à l'inverse, lui il a l'habitude.
La consultation fut très brève. Il lui regarda les oreilles, voir s'il n'y avait pas de bouchons, si les diabolos étaient en place et la gorge pour savoir si l'après-opération de ses amygdales s'était bien déroulée. Il m'a demandé comment s'était passé la convalescence. Je lui fit part que je l'avais trouvé très courageux concernant la douleur mais que ce fut une vraie torture concernant le régime obligatoire lors de la première semaine. Il lui fit de nouveau un test auditif qui restait positif et lui prescrit une solution nasale commençant à avoir la goutte au nez : à tout les coups, je lui ai refilé le début de ma grippe.

Après s'être arrêter à l'accueil pour effectuer le règlement, nous avons pu reprendre la route pour rentrer à la maison. Il me tardait de rentrer. Je n'en pouvais plus. J'étais épuisée autant psychologiquement que corporellement. Même si j'adore mon fils, j'étais aussi pressée de pouvoir le coucher afin de faire mes dernières tâches dans le calme le plus absolu et me coucher le plus rapidement possible. C'est la preuve que je ne suis pas en forme car me coucher tôt, ce n'est pas dans mes éthiques !

Finalement, Maître me consacra sa soirée. Il se trouve actuellement en escale pour quelques jours. Au début, il était en ville mais vu que la communication fut très mauvaise, il se résigna par rentrer à bord pour pouvoir m'appeler et discuter tranquillement.
Cela faisait un moment que nous n'avions pas parler calmement de tout et de rien ainsi. J'avoue que ça me fait du bien. Cela m'apaise et malgré la distance, je me sens plus proche de lui. C'est étrange mais n'oubliant pas mon statut, quand je suis au téléphone avec Maître, comme ce soir, et que je pense ainsi, je m'imagine être à ses pieds docilement... Ce qu'il a de sûr, et Maître le confirma (après lecture) est que je serais moins à l'aise en réel que dernière mon téléphone en y songeant.

Je tentais de rédiger mon article tout en restant à l'écoute près du combiné. Déjà quand temps normal, j'ai beaucoup de mal à faire plusieurs choses à la fois mais là ce fut tout simplement "mission impossible". Je fus incapable de rester concentrer sur mes deux activités donc logiquement et naturellement, je consacrais mon temps à Maître. J'avais largement le temps de terminer la rédaction après avoir raccrocher tout en me couchant pas trop tard.
Pour une fois, je n'ai pas allumé la télévision de la soirée. Je vais seulement le faire, histoire de m'endormir paisiblement tout en me faisant le résumé de ma journée...

dimanche 20 mars 2011

Comme beaucoup de dimanche... journée de M....


Réveillé par le soleil, levé tôt par ce beau jour, mon fils n'a pas pu résister de venir me déranger pour que je lui allume la télévision. Sur le coup, je fus d'une humeur massacrante en l'envoyant bouler qu'il me laisse dormir tout en lui mettant en fonction le téléviseur.
Comme pour en rajouter une couche, à peine, je retournais la couette pour m'y cacher afin de pouvoir me rendormir et profiter dans ma grasse matinée, le téléphone sonna. J'ignorais l'heure qu'il était et j'en avais que faire, tout ce que je savais c'est qu'il était trop tôt pour moi pour me réveiller un dimanche matin !
Forcément, je ne pouvais envoyer balader Maître. J'ai tenté d'être le plus agréable possible mais me connaissant bien il a très bien deviné que j'étais de mauvaise humeur. Il a eu la délicatesse et la gentillesse de me laisser me réveiller tranquillement et me signala simplement qu'il fut disponible par sms.

N'arrivant pas à me rendormir, j'ai fini par me lever mais j'étais en colère. J'essayais au mieux de ne me calmer en buvant mon café. En me disant que j'avais la chance de pouvoir le boire et de pouvoir déjeuner "normalement".
Dans l'humeur massacrante que j'étais, mon fils me cassait les pieds pour que je joue avec lui. J'en avais aucune envie mais je me forçais. Le pauvre, il n'y ait pour rien si je peux être lunatique dès le matin. Je lui fit comprendre que je n'avais pas toute la matinée à lui consacrer.

J'ai enfin réussi à me détendre un peu, quelques heures après, en faisant mon ménage comme bon me semblait. Auparavant, j'aurais profité de mon temps libre pour aller sur le chat, mais étant privé pour une raison avec laquelle je ne suis pas d'accord avec Maître, j'ai préféré continuer mes tâches ménagères.
Nous avons juste déjeuner un peu plus tard que prévu, ce qui a décalé aussi mon moment de repos.
Et encore, si on peut dire ça comme ça. Je n'ai pas pu me reposer comme j'aurais voulu. Ne m'ayant pas puni pour des actions précédentes, j'ai décidé de choisir ce moment là pour le faire. Je savais que ma décision allait me déranger et que je n'allais pas pouvoir dormir comme j'aurais voulu... En plus, j'ai mes moments où je suis en manque sexuellement, c'était encore plus dur pour moi de tenir.

Je fus satisfaite quand Maître m'autorisa à prendre une douche et me rendre chez ma voisine en visite de courtoisie. Au moins, je savais que mon calvaire, après trois quarts d'heure se terminait. J'avais une crainte : qu'il me demande de continuer au cours de la journée pour accentuer la punition. Ce qui aurait été encore plus difficile.

Une fois lavée, je me sentie beaucoup mieux. Sachant que les températures étaient chaudes, il faisait bon, plus ma température, j'en profitais pour me mettre tenue courte : débardeur sans manche et jupe. Je tentais de me rendre un minimum coquette pour être présenter avant de rendre visite à ma voisine.
Mon but de ma visite était de faire goûter mon exploit : ma première recette de dessert, réussi avec l'appareil ménager. Quand je fais quelque chose de nouveau, j'apprécie d'avoir l'avis de ma voisine qui m'aide, notamment concernant la cuisine.
J'avais aussi un grand besoin de me détendre et sentant que Maître était distant malgré qu'il me dise qu'il était disponible par sms, c'était la meilleure solution.
Comme souvent, le week-end, je tombais mal : elle avait déjà de la visite. Le papa de ses fils, son ex-mari lui rendait visite avec sa compagne actuelle (depuis leur séparation). Au moins, il a bien vu que le fait de n'être plus en couple avec son fils, ne m'empêche pas d'apprécier autant ma voisine et de lui rendre visite de temps à autre.

En rentrant, j'ai eu un coup de colère supplémentaire ! Je découvris que mon amie, que j'ai logé, s'était de nouveau laissé aller par ses sentiments au lieu de la raison. Je pense qu'au fond, elle espère pouvoir devenir la soumise de Maître comme je peux l'être. Elle réagit comme ça car elle pense qu'ainsi elle arriverait à être heureuse.
Cela me met hors de moi. Elle se laisse manipuler (et Maître est un très bon manipulateur) et j'aime pas ça. Maître joue avec ses sentiments pour pouvoir avoir une certaine satisfaction de soumettre. Désolée d'être vulgaire mais je trouve ça dégueulasse !! Le pire c'est que je ne peux rien y faire. J'ai pas trouver d'autres mots.

Partie dans ma lancée de poisse, énervée pour énervée, comme si j'avais besoin de ça : impossible de pouvoir essorer mon linge et de le sortir de ma machine à laver, au même moment où je devais coucher mon fils et après avoir était fortement désagréable avec ma meilleure amie.
Je venais de regretter le mal que je venais de lui dire mais trop tard : c'était fait, impossible de revenir en arrière.
Je décidais donc de tout faire pour arranger ma machine à laver, pour la débloquer. Mon objectif était de tout faire pour au moins sortir le linge !
Le pire est que je me disais que si Maître serait là le souci serait réglé en moins de deux minutes mais étant seule il fallait bien que je fasse avec les moyens du bord.
Une fois mon fils couché, je trouvais la solution pour commencer à vider l'eau. C'était déjà une bonne chose. Je me disais que si j'arrivais à sortir l'eau, je finirais par pouvoir ouvrir la porte.

Alléluia ! J'ai réussi à m'en sortir.
Maître m'appela au même moment. Vive le haut parleur !! J'ai pu ainsi pu résoudre le souci de ma machine à laver tout en étant à l'écoute de Maître. Dans la position où j'étais, cela me faisait penser à une scène "d'un gars, une fille", celle où Alex est à quatre pattes, en nuisette, devant la machine, la tête coincée dans le tambour.
Ma situation était similaire : la différence était que je n'avais pas la tête coincée et la jupe remplaçait la nuisette... Je gardais le sourire en pensant à la tête de Maître et à ses pensées s'il me verrait dans cette position...
Je garde de l'humour en décrivant ce passage mais sur le coup, Maître peut en témoigner, je ne rigolais pas du tout ! Bien au contraire ! Mais comme d'habitude, j'ai tenté de garder mon calme malgré tout, même si parfois je pouvais me laisser aller et Maître a réussi à me calmer, à m'apaiser.
J'ai pu finir la conversation tranquillement, en rejoignant mon ordinateur dans la chambre pour tenter justement de terminer cet article afin de me jeter dans le bain que Maître m'accorda. Inutile de dire que je ne me suis pas fait prier et que pour une fois je n'ai pas fait répéter Maître : j'acceptais avec plaisir même si je savais que cela allait me tarder dans mon coucher.

Ayant pris conscience que j'avais été un peu loin avec mon amie et qu'elle ne peut aussi forte que je peux l'être pour encaisser les coups bas, aussi pour satisfaire Maître, j'ai fini par m'excuser auprès de mon amie en lui envoyer un sms en lui faisant part que je m'étais rendue compte que j'avais un peu poussée, que j'étais sincèrement désolée et que j'espère qu'elle me comprendra et qu'elle me pardonnera. Rancunière comme je la connais, c'est pas gagner d'avance mais tampis. Au moins elle a eu le revers de la médaille du mal qu'elle a pu me faire lors de ces derniers propos avant de déménager...