samedi 26 mars 2011

Quand ça commence...


Je fus contente de mieux dormir que la nuit dernière. Je n'ai pas pu dormir comme je l'ai voulu car ma nuit a été écourté par le fait que j'avais deux articles à rattraper suite à mon état. De plus, mon fils n'hésita pas à me réveiller dès qu'il aperçu le jour en se levant.
J'avais encore la tête toute retournée mais le réveil fut moins difficile que les autres.

Rien que de savoir tout ce que j'avais à faire, je n'avais même pas envie de commencer ma journée. Y'a des jours comme ça.
Je commençais mes tâches ménagères petit à petit tout en m'occupant au mieux de mon fils. J'adore mon fils mais c'est vrai qu'en ce moment ce n'est pas ce dont j'ai le plus besoin ni envie. Je m'octroyais donc quelques instants en sa compagnie devant un dvd. Cela me permit de me reposer.

Mauvaise surprise en voulant reprendre mes activités. Je voulais étendre mon linge dehors profitant des journées radieuses et de la chaleur (il fait au moins vingt degrés). C'était l'idéal : c'est pour ça que j'avais tout prévu pour faire au moins deux machines dans la journée et me prévoir le repassage pour le soir afin de le faire tranquillement lorsque mon fils serait couché.
Pas de chance : j'ai eu le même souci que le week-end dernier. La machine s'arrête en m'anonçant un message d'erreur, se stoppant alors qu'elle est à moïtié remplie de linge et d'eau. J'avais fait exprès de pas trop la charger pour justement éviter ce problème (enfin croyant que ça vienne de là).

Avec mon état fébrile, j'étais à deux doigts de craquer. Les nerfs montèrent et les larmes aussi, sans pour autant couler. J'avais envie de tout casser. Il fallait que je me calme que je me reprenne en main.
Je décidais donc de tout laisser tomber au lieu de continuer à m'énerver et de passer à la préparation du repas, sans grande conviction pour autant.
Rien que de penser que je devais lutter avec ma machine à laver en plus de la préparation de la chambre de mon fils, j'étais déjà toute démoralisée. Je n'ai déjà pas le moral de faire tout ça mais il faut m'en rajouter une couche !!
Forcément faut que ça m'arrive maintenant.

Comme souvent, après le repas, je fis une sieste. Là, j'en avais grand besoin. Il fallait que je me calme. Il fallait que je me ressaisisse et que je me repose pour continuer à guérir au mieux même si ce n'est pas encore ça qui est ça !
Impossible de pouvoir me reposer : entre mon fils qui ne voulait pas faire la sieste, la porte qui sonna et les téléphones, autant fixe et portables aussi. Pour la porte et le portable, le temps que je me recouche, me relève, je n'ai pas eu le temps de répondre en temps et en heure. Tampis, si c'est important, ça repassera ou ça rappellera. Les gens ont le chic pour m'appeler soit quand je me repose en voulant faire une sieste soit quand j'ai les mains sous l'eau ou que je suis sous la douche... à croire qu'ils le font exprès parfois !

Quand le fixe sonna, je n'hésitais pas, surtout que je n'avais pas eu le temps de me recoucha, juste le temps de faire demi-tour pour atteindre le combiné. Je me doutais de la provenance et je ne me trompais pas.
Maître, me connaissant que trop, devinait qu'il appelait à un mauvais moment. Il sait très bien, tout comme moi, qu'il ne peut m'appeler quand il veut : je m'adapte en fonction de sa disponibilité. Ce qui paraît logique d'un point de vue vanille, connaissant sa profession mais ça l'est encore plus concernant mon statut.
Il me rassura tant bien que mal sur mon manque de moral. C'est facile pour lui, il arrive toujours à faire face aux situations en n'écoutant pas ses ressentis ou ses sentiments en premiers lieux (comme s'il n'avait pas de coeur alors que je sais très bien que c'est loin d'être le cas) contrairement à moi.

Je lui fit part de ma journée et lui annonçant la mauvaise nouvelle. Tellement désespérer par ma poisse que j'allais presque oublier de lui en parler. Là, nous n'avons plus le choix : obliger d'investir dans une nouvelle machine à laver.
La différence est que Maître est plus perfectionniste et exigeant que moi. Il veut une machine à laver qui ait la fonction sèche linge avec certains critères. En résumé, il veut me faciliter les tâches. Personnellement, je ne vois pas l'intérêt d'investir autant dans du haut de gamme étant dans un appartement et non en maison mais bon, je n'ai pas mon mot à dire.
Après lui avoir décrit plusieurs articles trouvés en ligne sur le lien qu'il m'avait demandé, Maître a préféré demander conseil auprès de sa mère.

Je ne suis pas forcément d'accord avec sa décision. Je sais qu'il veut bien faire. Elle va être fier de pouvoir aider son fils où là moi je ne le peux pas. Sauf que pour moi, ce n'est pas à elle d'intervenir à ce niveau là. Elle ne m'apprécie déjà pas forcément si en plus elle m'estime incapable de pouvoir choisir mon électroménager pour mes tâches de femme au foyer... j'imagine même pas l'image que je dois lui renvoyer ! Maître ne pense pas à ça. Du fait, que sa maman a eu une grande famille, tandis que nous nous étions que deux, il estime qu'elle est meilleure juge pour avoir son avis. A ma connaissance, ce n'est pas son foyer qui est concerné, c'est bien le mien ! Maître va encore me faire la morale sur les préjugés mais c'est sûr qu'en agissant ainsi, elle va tout de suite avoir un appriori à mon sujet même si elle ne me connait pas et ne cherche pas pour autant à le faire plus que ça. La preuve : elle n'a même pas eu la délicatesse de me remercier de prendre en compte que je transferais ses remerciements concernant l'intention de son fils cette semaine : l'envoi d'un bouquet de fleurs. Après avoir fait tout une éloge sur la beauté du bouquet et la délicatesse de son fils, je n'ai eu aucun retour sur ma réponse lui disant que transmettrais à Maître ses compliments énoncés et que j'étais ravie que mon choix lui ai plu. Ne m'a-t-elle pas répondu par oubli ? parce que c'est moi qui ait répondu et pas son fils ? parce que j'ai précisé que le choix venait de moi et pas de son fils donc indirectement qu'elle me complimentait par la même occasion sans le vouloir ? par fierté ? Je sais pas et je ne le saurais jamais. Bref !

Au moment où je m'y attendais pas : mon amie (que j'ai logé) m'appela. Elle avait besoin de parler de sa soeur et voulait prendre de mes nouvelles.
Elle se rend compte que malgré les grands airs de sa petite soeur, elle est très influençable, se laisse marcher sur les pieds, de peur de ne pas se faire apprécier, pour se faire intégrer et concernant les amours ce n'est pas la joie non plus.
Probablement suite à leur éducation, elles ont toutes deux eu beaucoup de manque de repères et ça se voit dans les parcours jusqu'à présent. Elle se rend compte, que plus ou moins, sa soeur effectue les mêmes erreurs qu'elle. Etant trop émotive, elle souffre de voir sa soeur ainsi. J'ai tenté de lui faire comprendre que son résumé ne m'étonnait pas plus que ça (pour moi c'est une logique) et qu'elle avait assez de se préoccuper d'elle-même pour se soucier au lieu de se rendre malade pour sa soeur. Elle est majeure et vaccinée, elle veut faire la grande, elle assume.

Mon état s'améliore légèrement mais je n'ai pas encore tout à fait la forme. Je me remets petit à petit. Je déteste ça d'ailleurs. J'ai l'impression de faire la course après le repos et ça m'agace.
Ce qu'il y a de sûr est que ce n'est pas demain que je vais pouvoir me reposer. N'ayant pas pu tout démonter comme prévu, je vais devoir faire le maximum demain matin, au mieux et demain après-midi c'est le montage du futur lit de mon fils qui est prévu. Cela va être encore un vrai casse-tête n'ayant pas de mode d'emploi et connaissant la patience légendaire de mon oncle et de mon père (alors les deux ensemble...).

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