dimanche 27 mars 2011

Conscience et nostalgie


Malgré le grand jour, aucune envie de me lever. Le premier réflexe, dans un premier temps pour mon collier, et pour les rayons du soleil, de me plonger dans ma couette pendant que mon fils me demanda de mettre le dvd en fonction.
Voyant la luminosité, je me demandais quelle heure il était. J'avais l'impression qu'il était plus tôt que ça. Après réflexion, c'était normal que je me sentais perdue : nous avons changés d'heure. Nous avons avancés d'une heure...
Comme d'habitude, même si je vaquais à mes activités quotidiennes, j'étais perdue dans le déroulement. J'avoue l'impression de perdre du temps alors que j'arrivais plus au moins à être dans les temps.

J'ai juste perdu du temps avant de me rendre à l'invitation de mon père. Le portable sonna pour commencer et fut suivi par le fixe. Je n'ai pas eu le temps de pouvoir répondre au premier appel. Tout en répondant à Maître sur le fixe, je m'aperçus que c'était Maman qui essaya de me joindre. Ayant déjà tenter de m'appeler hier en vain, je me suis dit qu'il fallait que je le rappelle après !
En même temps que je répondais à Maître, en voyant l'appel en absence, je m'aperçus que j'avais reçu des mails, un provenant notamment de la maman de Maître.
La raison de son appel était la même du sujet du mail. Cela me fit sourire. Maître m'annonça, avec joie et un peu d'amertume en même temps, que sa maman avait finalement donné son avis et que le choix était fait. Je n'avais plus qu'à passer commande. Ceci me rassura. Je vais pouvoir avoir une machine à laver assez rapidement.
J'étais contente que Maître me consacra du temps pour m'annoncer la bonne nouvelle. C'était aussi l'occasion pour lui de prendre de mes nouvelles connaissant mon état et s'inquiétant même s'il sait que je suis assez forte et fait tout pour me battre. Il fut rassuré à son tour de voir que ma voix allait déjà mieux.

C'est vrai : j'arrive à tenir sur mes jambes sans trembler, sans hésitation, sans vasciller. Je n'ai plus de fièvre, beaucoup moins de courbatures mais encore quelques maux de tête ici et là et la fatigue belle et bien présente malgré que je me repose un maximum. Au final, ce n'est pas de repos d'où j'ai réellement besoin c'est de sommeil tout court.

Une fois après avoir raccroché avec Maître, tout en regardant l'heure, en retard pour en retard, je décidais de rappeler Maman de suite. Souriant tout en pensant à Maître suite à ma réflexion, je me disais qu'il fallait que je sois directive dans ma communication (comme au travail) pour pouvoir écourter le temps tout en voulant dire ce que je devais et écouter ce que Maman devait me dire.
Elle voulait simplement prendre de mes nouvelles, s'inquiétant aussi de mon état. Elle a remis le doigt sur mon sujet tabou actuel : ma perte de poids. C'est déjà assez difficile pour moi de le supporter corporellement et psychologiquement. J'ai pas besoin qu'on me remette le couteau dans la main. Je suis consciente de mon état et qu'il faut que je me reprenne en main.

Il était temps de passer à la douche : rien de tel pour se sentir mieux, autant dans sa peau que moralement. C'est pour ainsi dire, le seul moment de la journée où je peux, plus ou moins, prendre plaisir à prendre soin de moi, à pouvoir ne penser qu'à moi !
Quel bonheur de pouvoir enfin se regarder de nouveau dans la glace. Je prends de nouveau plaisir à pouvoir bien me coiffer, me sentir à l'aise. C'est dommage que mon teint soit aussi pâle actuellement, suite à mon état, ce qui met moins en valeur ma couleur. Elle est assez foncée l'ayant faite il y a très peu mais je suis ravie d'avoir pu revenir à ma couleur naturelle. Je me sentirais plus coquette pour me présenter à l'anniversaire de mon père, qui s'approche.
C'est étrange, mais ainsi, je me sens plus féminine, plus femme aussi.

Après avoir récupérer mon linge, encore tout humide suite à la panne de ma machine à laver, je pouvais me rendre chez mon père.
Je m'y attendais mais j'ai quand même été déçue de voir que mon oncle fut dans un état d'ébriété. Il savait qu'il devait monté le futur lit de mon fils mais il n'a pas pu s'empêcher. Mon père n'avait rien quand je suis arrivée. Il était encore sobre. J'étais un peu rassurée.
En plus de mon oncle et de mon père, il y avait une connaissance à mon père, accompagné de sa compagne et de son fils, âgé d'un an de moins que le mien.
Le repas se passa plutôt bien malgré que mon oncle soit assez casse-pieds. J'ai bien vu que cela agaçait la compagne de l'ami à mon père et elle s'ennuyait aussi. Elle se força par politesse et appréciant mon père.

Je m'étais dit, voyant que mon oncle n'était pas en état que finalement je pouvais rentrer plus tôt que prévue et j'en étais satisfaite. Pas de chance, la lessive que j'avais fait tourner chez mon père, suite à ma panne, me fit perdre du temps. C'est seulement après avoir lancé deux fois la vidange que mon père m'annonça qu'il arrivait que celle-ci dysfonctionnait à ce programme du fait de son âge (c'est une vieille machine).

Une fois rentrée, je me suis aperçu que j'avais un appel en absence sur mon fixe. Je me laissais supposer qu'il s'agissait de Maître. Il pensait que je devais rentrer plus tôt pour monter le lit, ce qui était logique à la base.
N'ayant aucune motivation à rien faire, je décidais qu'après avoir étendu mon linge, je pouvais rendre visite à ma voisine quelques instants. Elle a dû m'en parler, mais n'y prêtant pas plus d'attention que ça pour autant, elle avait dû me parler de son absence suite à une compétition du domaine sportif de son époux.

Déçue de me retrouver seule d'un coup. Maître me manque beaucoup en ce moment. J'ai besoin de me changer les idées pour ne pas me morfondre dans ma solitude. Il fallait que je trouve une occupation autre que le ménage qui m'agace et me fatigue. Il fallait que je trouve une activité non physique.
C'est ainsi que je me suis résolue, sans grande conviction pour commencer, de continuer ma rédaction qu'il m'a demandé à faire avant la mi-avril. Je déteste rédiger, devoir rendre des comptes par écrit, de devoir peser le pour et le contre... En résumé, je déteste débattre par écrit n'ayant pas de répartie pour peser dans la balance mais je n'ai pas le choix.
Ce qui me motivait était que je devais à tout prix devoir terminé le sujet avant la fin de semaine prochaine. Je préfère autant prendre mon temps mais terminant avant la date finale. On ne sait jamais ce qu'il m'attend, surtout avec la poisse que j'ai actuellement. Tout en sachant déjà que mon vendredi et mon samedi seront déjà pris. Mercredi, ce sera impossible aussi : j'ai une réunion donc de sûr, je serais plus fatiguée. Justement, je serais aussi plus fatiguée devant reprendre le travail après mes trois jours d'arrêt maladie suite à mon état.

Finalement, je passais ma soirée à rédiger. En dehors du repas, je fis quelques pauses pour pouvoir m'éclairer l'esprit. A mon grand étonnement, j'étais bien lancée tout en me posant sans cesse la question si ma réflexion allait correspondre aux attentes de Maître.
Maître m'appela, deux fois de suite, en pleine concentration. N'ayant pas autant écrit depuis longtemps, j'en avais des douleurs aux doigts où se trouvait le stylo. Il voulait faire un point sur notre commande d'électroménager. Même si financièrement je ne suis pas rassurée, n'ayant pas l'habitude à ce genre de situation, je fais confiance à Maître. S'il estime pouvoir faire cette commande, c'est que nous le pouvons.
A peine avoir fini les conversations téléphoniques, je me remis au travail. Je me replongeais dans ma rédaction que je redoute tant.

Maître va être content : une fois de plus, il aura réussi à arriver à ses fins. Tout en me faisant réfléchir sur ce thème, je refais un retour un arrière dans mon passé. Des images me reviennent soudainement. Je n'ai pas envie d'y penser mais c'est plus fort que moi. Plus j'écris, plus les souvenirs défilent. J'en ai même la gorge nouée. La mélancolie me reprend et je déteste être ainsi.

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