mardi 29 mars 2011

Se ménager !


Enfin un matin où je me réveille plus ou moins à l'heure. Enfin j'ai le temps de déjeuner tranquillement même si je n'ai presque plus rien à déjeuner, pourtant il faut que je reprenne des forces, c'est évident.
Je me ressens de nouveau un peu en forme, depuis de longs jours. Ce qui est sûr c'est que ça me fait du bien et ça me remonte le moral. Au moins, j'ai plus de motivation à me rendre à mon travail.

Forcément, ce fut plus agréable d'emmener mon fils à l'école. Nous avons pu prendre notre temps même si systématiquement, j'ai l'habitude de marcher vite. C'est plus fort que moi.
Je fus contente aussi de pouvoir retrouver mon souffle. Je tousse un peu moins.

Mon amie est arrivée peu de temps après moi sur notre lieu de travail. Pendant que je me trouve dehors, à l'entrée, en train de fumer ma cigarette avant de prendre la production, je sentis mon amie mal à l'aise. Elle avait l'air d'être remontée pour je ne sais quelle raison encore.
Finalement, elle nous expliqua ce qui se passait, nous comprenions mieux son saut d'humeur. Connaissant sa réaction et avec la demande de Maître, sur le coup, je ne disais rien. Je voulais que mon amie assume ses responsabilités mais ça a été plus fort qu'elle : ma collègue n'a pu s'empêcher de la remettre à sa place en la mettant face à ses décisions en lui faisant comprendre que rien ne se passait comme nous le prévoyons mais qu'avec un peu de réflexion, il y a toujours une solution. Mon amie me regarda comme pour savoir ce que j'en pensais. Je n'ai rien dit d'autre qu'un simple conseil appuyant l'avis de ma collègue.
Cela ne lui a pas plu et quand j'ai voulu lui poser une question, elle m'envoya bouler comme si la Terre entière venait de lui tomber dessus. Je n'ai même pas répondu et je l'ai laissé bouder.

Elle m'énerve quand elle réagit comme ça ! Je ne suis pas son souffre douleur et quoique je dise elle le prendra mal et si je ne dis rien, elle est en déprime se sentait seule...
Elle est vraiment trop lunatique et capricieuse. Elle l'a toujours été, je ne suis pas surprise mais j'aurais pensé qu'avec le temps, avec un peu de maturité, elle se serait remise en question, notamment avec son couple avant la séparation.
Ma collègue, étant sa voisine d'étage, ces derniers jours s'en plaint pas mal : elle a essayé de l'aider mais mon amie ne fait que de se plaindre notamment de son travail (le même que le nôtre mais elle a eu un froid avec notre supérieure) et qu'elle soit fatiguée. C'est sûr, elle ne pense qu'à elle et ne pense pas aux autres, elle pense qu'à son intérêt ce qui n'est pas à son avantage ! La preuve puisque ma collègue l'entend aussi de plus en plus "gueuler" après son fils sans cesse tous les matins et tous les soirs depuis le début de semaine. De toutes façons, c'est reparti, pour une semaine de stress vu que son fils va chez son père ce week-end.

Professionnellement, cela a été très ennuyeux. Très peu d'appels, autant en réception qu'en émission et on ne peut rien y faire, c'est ainsi.
La bonne nouvelle fut que nous avons trouvé un arrangement entre mon supérieur, ma collègue déléguée syndicale et moi-même pour que je puisse assister à la formation de la nouvelle opération sur laquelle je vais être affecté à partir de demain. Cela me dérange de ne pas assister à la réunion, ayant été investi depuis le début mais si je veux pouvoir partir de l'équipe de ma supérieure le plus possible, il faut bien que je fasse quelques sacrifices aussi. On a rien sans rien !
Il n'y avait rien à faire. J'ai d'abord mis mon agenda à jour, consulter mes mails, lu quelques magazines que Maître m'avait acheté concernant des connaissances informatiques, j'ai même avancé dans mon livre de suspens mais à force de lire j'en avais plein la tête. La fatigue me gagna d'un coup. J'avais du mal à lutter pour ne pas fermer les yeux. De temps à autre, il m'arrivait de plonger ma tête dans mes bras, légèrement avachie sur mon poste de travail, pour me reposer quelques minutes en espérant que je puisse avoir quelques appels pour me réveiller.

En sortant de mon travail, je n'ai eu nullement besoin de demander quoique ce soit, je comptais me débrouiller seule, ma collègue me demanda si j'allais récupérer mon fils chez ma nourrice, devant elle se rendre au centre ville. J'ai aisément accepté pour plusieurs raisons.
Dans un premier temps, cela me permit de pouvoir me rendre à la Poste avant de récupérer mon fils. Pas de chance, quand j'arrivais, il y a avait une bonne file d'attente. Pris par le temps, je ne pouvais attendre. J'ai patienté quelques minutes et vu qu'à l'accueil, ils ne sont jamais pressée, j'ai dû faire demi-tour pour être à l'heure chez l'orthophoniste.
Je me dépêchais donc d'aller récupérer mon fils pour pouvoir nous rendre au centre médical.
Nous arrivons à l'heure et tout se passa très bien. L'orthophoniste est plutôt contente et satisfaite de la progression de mon fils. C'est vrai qu'il prend beaucoup de plaisir à y aller et appréciant fortement la professionnelle. Cela me rassure beaucoup et me donne de nouveau confiance autant en mon fils qu'en moi.
A peine sortis, je me suis rendue au supermarché juste en face. J'en profitais car j'avais vu des promotions sur certains produits, et j'avais vraiment besoin de provisions pour pouvoir me remettre à la cuisine et varier mes repas. Cela m'a pris plus de temps que prévu même si j'avais prévu ma liste à l'avance et que je ne l'avais pas oublié.

En rentrant, avant de ranger mes courses, il a fallu que je transmette mon linge à ma Maman suite à ma panne de machine à laver. C'est gentille à elle de me rendre ce service. Cela m'évite de me fatiguer davantage à laver à la main avec les journées bien chargées que j'ai et me remettant doucement de ma semaine étant malade...
J'étais en plein rangement lorsque Maître m'appela. Cela me fait toujours autant de bien de pouvoir entendre sa voix même si cela ne dure que quelques minutes. Je m'en contente aisément et c'est bien le seul point sur lequel je ne me plains pas de ma journée.
En revanche, il me repris sur un point sur lequel j'ai beaucoup de mal sans vouloir lui désobéir : laisser mon amie se débrouiller seule. Je lui ai résumé ce qui s'était passé ce matin et lui averti que mon amie comptait m'appeler ce soir pour s'expliquer. Il me stoppa de suite en m'ordonnant de n'avoir aucune explication avec celle-ci. Même si je ne suis pas d'accord, la soumise que je suis n'a qu'à se faire toute petite et acquiescer sans broncher. Ce que je fis évidemment mais Maître vit très bien que cela ne me convenait guère. Je lui soulignais que j'allais en avertir mon amie sur sms mais que j'allais m'en prendre plein la tête et qu'il valait mieux qu'il lui annonce lui même si cela était possible. Je sais très bien que si Maître lui dit directement elle sera beaucoup moins agressive que si c'était moi : et oui, même si je suis sa meilleure amie, elle respecte plus Maître que moi-même, ce qui est assez vexant et frustrant pour moi !

Une fois mes activités faites avant de coucher mon fils, j'en profitais dans ma lancée pour dans un premier temps, appeler mon oncle afin de le relancer pour ne pas qu'il oublie sa promesse de monter le lit de mon fils ce samedi. Je continuais par appeler les grands-parents de mon fils pour savoir s'ils étaient intéressés de le prendre ce week-end (cela me permettrait de me reposer un peu et surtout de pouvoir dormir ! j'en ai grandement besoin !).


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