Que c'est sur de se réveiller quand il fait nuit noire.
Difficile de se lever, se motiver quand on ne voit , par les fenêtres ou le balcon, uniquement les lumières des lampadaires... Malgré cela, il faut que je garde la tête sur les épaules et me dire qu'il y a toute une journée à tenir !
Il fallait que je trouve une solution pour me changer l'esprit que je me sente bien dans ma peau. Il fallait queje me sente féminine ! Je suis fière et je n'oublie jamais qu'avant d'être quoique ce soit, j'ai la chance d'être une femme.
Grand exploit et grand travail pour moi, en pensant fortement à mon Maître, malgré la discussion désagréable de la veille, je décidais de me vêtir d'une jupe. Même si les températures sont froides et difficiles à supporter de plus avec les exigences de mon Maître (non port de sous-vêtement par exemple), le simple fait de porter des bas avec une jupe et mes bottes me fit sentir légèrement valorisée.
La journée se succèda de déception !
La première commença par le fait que l'ascenceur était de nouveau en panne. Obligés, de descendre les escaliers : forcément moins accomodant dans la tenue que je portais ! Trop tard pour faire demi-tour et se changer et il faut que je m'habitue à être plus féminine...
Deuxième déception, j'avais un besoin important de parler à mon amie mais impossible de pouvoir le faire sur mon lieu de travail. Ce n'est pas l'endroit effectivement et la production ne le permettait pas de son côté. Elle a bien remarqué que je n'allais pas bien : manque de sourire, manque de contact...
Mon amie m'invita à la restauration rapide se situant dans la zone commerciale. Elle se sent redevable de mon invitation du mois dernier. Elle ne peut pas s'en empêcher. A quoi bon faire des cadeaux de bon coeur si c'est pour en attendre un retour. Enfin bref, pas la tête de déblatérer là dessus.
Je n'avais aucun appétit mais je me força. J'étais plus préoccupée et ronger par mes pensées diverses suite à la semaine passée et à la conversation de la veille avec mon Maître.
J'en ai profité pour lui faire part de ma conversation téléphone d'hier pour qu'elle me comprenne et attendait aussi quelque peu du soutien voir de la solidarité. Pensant à mon statut et pour éviter de faire affront indirectement à mon Maître, j'évitais de faire dire mes réelles pensées sur mon amie.
Mon amie pense comme mon Maître mais plutot comme son compagnon. Forcément, il pense ainsi donc il a obligatoirement raison... C'est facile de dire que c'est signé et que ça ne sert à rien de se révolter, de se battre ! C'est tellement plus facile de lâcher prise et donner raison au pouvoir ! Heureusement que certaines personnes n'ont pas penser ainsi dans le passé, dans le cas contraire, on aurait jamais connu la révolution de 1789, le droit des femmes, le droit de vote des femmes, les congés payés, mai 68, j'en passe et des meilleurs...
Bref, elle me confirma, qu'en dehors de la raison pécunière son homme n'était pas pour les manifestations, même en dehors du travail. En voyant son air désolant de ne pas m'accorder le soutien attendue, j'étais dégôutée, réellement. Je sentis passer chaque bouchée de mon repas. Quel gâchis global !
Je profitais de prendre ma pause, vu que la production était calme en voyant une de mes collègues syndicalisée (le bras droit de la déléguée syndicale) pour pouvoir lui parler comme me la demander mon Maître. Je dûs prendre mon courage à deux mains, oublier la boule présente dans mon ventre et dans ma gorge. Je lui ai fait comprendre que je mettais fait remonter les bretelles en faisant en partie mon devoir de syndicalisée. Je lui ai dit qu'il m'était impossible de pouvoir manifester contre cette cause car lors d'opinions différentes au sein de mon couple, c'était l'avis de mon Maître qui le remportait. Me connaissant, elle était outrée. Elle tenta, tout comme moi ayant pu le faire avec mon Maître me parler que nous étions en démocratie et que en tant que personne vivant en république, j'avais la liberté d'expression. Je lui ai tenue tête en lui disant que je n'avais pas le choix que c'était ainsi malgré moi. Là, elle me sortit une phrase qui me blaissa au plus haut point sachant ma personnalité (et mes revendications passées) en me dit "En gros, tu n'as plus ton mot à dire, ton seul droit restant c'est de filer droit et de fermer ta gueule... elle est belle la France". Je lus beaucoup de mépris et de déception dans ses yeux avant de quitter la production.
Certainement que je prends les choses trop à coeur en vue des circonstances. Le fait de ne pas assumer à l'extérieur ma nouvelle vie ne m'aide pas, c'est sûr. Je tentais de faire comprendre cela à mon amie lors de notre pause déjeuner mais étant tellement à suivre comme un petit mouton son compagnon, elle ne m'a pas comprise et ne su quoi me répondre.
Au fond de moi, je suis complètement révoltée et le fait d'être réduite au silence et de devoir l'exposer me dégoûte encore plus. Je ne me reconnais plus, suis-je encore moi-même ? Puis-je continuer de subir cela (qui est si peu pour mon Maître) juste pour être heureuse en tant que soumise ? Puis supporter de me sacrifier à ce point pour satisfaire mon Maître ?
Pour moi, dans la domination-soumission, il y a de l'échange, là je n'en vois pas, je n'en ressens rien ! Est-ce normal ?
En y songeant toute l'après-midi, j'espèrais pouvoir dialoguer avec mon Maître, le sachant en escale. Je cherchais son soutien par rapport à l'humiliation vécu ce matin.
Je fus rassurée de le voir connecter à mon arrivée à l'appartement après ma journée professionnelle.
Je tentais de commencer le dialogue, le voyant bien silencieux, ignorant les raisons (était-il occupé ?). Comme bien souvent quand j'ai la tête bien remplie, je m'y suis mal prise et a décidé de me laisser en fuyant, prétextant un problème de connexion. J'ai bien senti un mal être de sa part selon mes dits mais trop tard, le mal était fait et je ne pu continuer. Je ne pu lui faire part de ma réelle intention du besoin que j'attendais de la part du Maître.
Tanpis, je me disais, que j'aurais une occasion prochaine de pouvoir lui parler, de tenter de lui demander de l'aide pour que je puisse remonter la tête, une aide pour que je puisse avancer au lieu de faire du sur-place surtout dans ma soumission rencontrant un grand obstacle selon moi.
Vu ce qu'il s'était passé, je ne m'attendais pas du tout à avoir de nouveau des nouvelles de mon Maître. Cependant, il me consacra du temps juste au moment où j'allais commencer cet article. Je coupa mon élan pour me concentrer à la conversation.
Je me dis qu'il fallait que je marche sur des oeufs, l'ayant surement, une fois de plus, décue par mon comportement pour lui faire comprendre que j'avais grand besoin de soutien de sa part. Ce n'est pas Emilie qui parlait, ni la femme, ni la maman, mais bien la soumise !
Je tentais de résister mais impossible, cela fait trop longtemps que je repousse mes limites, j'ai dû craquer. Les nerfs ont lâchés. En parlant comme soumise, je sais inévitablement que mon Maître a raison mais ma personnalité me faite continuer à penser que pour autant à je n'adhére pas à me forcer d'admettre à l'extérieur mon mode de vie (ce qui est pour moi fait partie de ma vie privée) en avouant les raisons de mon absence de soutien lors des futures manifestations prévues et de nouveau avouer le manque d'expression publique que m'impose mon Maître.
Lui qui a su tant me dire "tu sais que je suis toujours là, bébé ; je serais toujours à ton écoute, bébé, tu le sais ; n'oublie pas de te reposer sur moi, mon épaule sera toujours présente..." et là au lieu d'appliquer ce qui me tue à me répéter et me menace de prendre des sanctions si je ne me remets pas en question dès maintenant. En sommes, j'ai le choix entre accepter de plus être moi-même et être comme mon Maître me voit, soit rester moi-même et en subir les conséquences... Super le dilemne !
Je vais tenter de me reprendre en main mais vu les ordres de mon Maître, mon mal être est encore plus prononcé et je m'en sens si seule, personne me soutient ! Il veut m'éviter de déprimer et que je m'apitoie sur mon sort mais il fait l'effet inverse !! Vais-je pouvoir accepter tout cela d'un coup ? Vais-je le supporter ? Tout en oubliant pas qu'à côté, je suis maman et employée.... Contrairement à ce que dis et pense pour Maître, je le garde en tête !!
Pour quelqu'un qui ne porte pas d'importance pour son anniversaire, il m'a quand-même accuser d'être la fautive d'avoir gâcher et empêcher le déroulement de sa soirée... Sauf que justement, je n'ai eu le temps de rien faire : il m'aurait laisser terminer, on en aurait pas été là ! Qui a fuit sans me laisser finir ma conversation ? Qui a décidé de partir en prétextant que la discussion est close ? Ce n'est pas moi !!! Donc ce n'est pas moi qui est tout gâché ! C'est facile de rabattre la faute sur l'autre, de faire culpabiliser pour mettre un coup de pression supplémentaire !!
Ma bonté me perdra : malgré tout je peux comprendre son ressenti quand je tente de me mettre à sa place, contrairement à ce qui peut me reprocher ! C'est lui qui veut rester aussi fermer sur sa façon de voir la soumission, c'est lui qui reste aussi obtu sur la vision de voir sa soumise... Et après, on dit que c'est moi... Inutile de dire qu'il faudrait se regarder dans une glace avant de faire de tels reproches car moi-même je n'arrive toujours pas à m'y regarder suite à une de ses demande par exemple... Mais une fois de plus, je suis rendue au silence en me rabaissant à ma docilité et l'obéissance que je lui dois.