samedi 23 octobre 2010

Journée relax !

Pour une fois, je me suis levée avec motivation. 
Je savais que quelques heures plus tard, j'avais rendez-vous chez ma coiffeuse. 
Je n'ai pas réussi à faire garder mon fils donc j'ai dû l'emmener avec moi. 

Je me rendis à mon rendez-vous avec un peu d'avance : histoire de pouvoir regarder les différents livres sur les coupes qui pourraient m'intéresser.
Pour une fois, ma coiffeuse me fit part que j'étais en avance alors qu'elle était en retard. Cela m'a fait sourire car d'habitude c'est moi qui ait un problème de ponctualité.
Arrivé mon tour, nous avons commencés par la couleur. Au fond de moi je n'avais qu'une envie : de changer, redevenir celle que je suis (en brune). Nous avons mis un peu de temps, mais nous avons retrouvés la couleur qui se rapprochait le plus de celle que j'avais. Si je fais cette couleur qui me fait devenir rousse, c'est uniquement pour obéir et faire plaisir à mon Maître. Je me déteste avec celle-ci. Heureusement, je suis encore plus ou moins libre sur le choix de la coupe. 
Pour qu'ils puissent grandir plus facilement, j'ai choisi de faire un carré plongeant légèrement effilé. J'ai l'intention d'essayer de les laisser pousser, au moins à mi-longueur (en espérant que cela contente mon Maître également). Cette coupe me permet de rester féminine et de tenter de pouvoir garder un contrôle pour me coiffer à l'avenir. 

Mon fils trouva un peu le temps long malgré mon autorisation qu'il emmène son jeu vidéo portable pour l'occasion. 
De ce fait, je me suis promise de lui accorder un peu plus d'attention dans l'après-midi. 
Après nous avoir été reposer, j'ai discuter avec lui au mieux que je pouvais. Je tente de lui faire prendre conscience qu'il a certaines réactions encore trop infantile pour son âge. 
D'ailleurs, il est bizarre en ce moment. Il ne peut s'empêcher tout mettre à la bouche (doudou, col du pull, col du blouson, fuite la nuit). Je me demande ce que cela signifie. 
Nous avons joués un peu et ensuite il m'a accompagné pour faire un gâteau (un moelleux au chocolat). 

Personnellement, je n'avais rien envie de faire. Je me forçais de me motiver. C'est ainsi que j'ai décidé de me lancer pour tenter de faire un moelleux au chocolat. J'ai pu tester mon fouet électrique. 
Je ne suis pas une experte en cuisine mais j'ai pu voir et apprécier l'utilité et l'efficacité de cet appareil. 
Dans l'ensemble ma préparation fut réussie, je suis plutôt contente de moi (ce qui est rare dans ce domaine). J'ai légèrement échoué sur la cuisson étant amatrice de l'utilisation de ma cuisinière. Mon gâteau n'est pas aussi moelleux que je l'attendais mais il est bon quand-même, je pense. 
Cela fera un goûter pour les garçons demain après-midi (mon fils et celui de mon amie). 

Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé mais je m'octroyais une soirée télévisée. La première partie du programme fut inintéressante donc je vaquais entre la télévision et le chat. 
J'étais détendue et cela se remarqua dans mon expression. Tout en restant à ma place, comme le voudrait mon Maître, j'arrive à dialoguer en général. J'arrive même à converser avec des personnes qui considère les soumises comme des jouets sexuels ou autres. J'arrive à garder mon calme et rester courtoise. Je prends les situations moins à coeur même si certaines me mettent hors de moi. 
J'en ai même eu des compliments en dialoguant. En quelques heures, j'ai dû avoir au moins trois remarques de suite qu'il était agréable de converser avec moi, que mon dialecte était fort intéressant tout en voyant que je reste soumise avec caractère. Ces compliments me touchent car indirectement ils complimentent également mon Maître. Je pense qu'il serait ravie et content de voir cette amélioration. 

Maintenant, je vais me détendre, devant ma série préférée... un samedi soir bien sympathique ! 

vendredi 22 octobre 2010

Premières vacances...

Le froid est toujours parmi nous. En ouvrant mes volets et les fenêtres pour aérer, je vis que tout était pris par le gel. Tout était blanc.
A mon départ, pour emmener mon fils à l'école, je vis que les voitures étaient bien prises également.

En accompagnant mon fils à sa classe, je croisais son institutrice. Etant le dernier jour avant les premiers vacances de l'année, j'en ai profité pour lui demander un point. Je voulais savoir si ça se passait bien. Elle m'a souligné que mon fils travaillait bien mais qu'il était encore "trop bébé" pour elle. 
C'est pas facile à digérer comme commentaire. J'en suis consciente car j'ai fait le même constat à la maison. En même temps, il n'a que cinq ans. J'ai pas envie qu'il grandisse trop vite mais j'ai pas envie non plus qu'il stagne dans son évolution. Je ne sais pas comment faire pour améliorer cela et ça m'inquiète un peu. 

Toujours lassée d'aller travailler mais j'étais contente de savoir que c'était ma dernière journée. Je sais pas si ce sont les circonstances actuelles politiques de la France (grève sur grève) qui rend les clients aussi désagréable mais ce fut difficile de garder mon sang froid. 

En rentrant à la maison, je fus contente de me retrouver au chaud et de me savoir en week-end. Je suis vraiment fatiguée physiquement. Le changement de climat n'y est pas indifférent. Je sais qu'il ne faut pas que je le relâche pour autant mais il est évident que j'ai besoin de repos. J'en ai besoin autant physiquement que corporellement. 

Même si cela m'empêche de traîner au lit, je suis impatiente de me rendre chez la coiffeuse demain. Pour commencer, j'en ai sacrément besoin concernant ma couleur : on voit de nouveau mes racines noires et j'ai certains endroits qui virent au blond... De plus, je n'arrive plus à contrôler mes cheveux. J'en perds encore plus qu'avant (même si ce n'est pas si dérangeant avec la masse que j'ai) mais ceci est signe de souci en général et ils partent dans tout les sens. Besoin d'une revitalisation générale. 

jeudi 21 octobre 2010

A glagla

Quelle tristesse de devoir quitter la chaleur de son lit... 
A peine levée, j'avais bien senti une baisse de température. Mon premier réflexe fut de regarder le bulletin météo. Je ne me suis pas trompée : ils annonçait -1 avec un risque de gel... 
Nous l'avons bien senti, mon fils et moi lors du trajet habituel pour se rendre à l'école. 

Je pensais aller me réchauffer en allant boire un café et à mon arrivée, je fus grandement déçue. Je me suis retrouvée, nez à nez, avec une affichant mentionnant "Fermeture pour cause de machine à café en panne. Ouverture à 13h"... La rage me monta.
Pas le temps de remonter à la maison (enfin l'appartement) et nul part où aller. De plus, hors de question de rester dehors dans ce froid ! 
Il ne me resta plus qu'une solution... me rendre plutôt sur mon lieu de travail. Au moins je serais sur place et au chaud ! 

A partir de la fin de matinée, les supérieurs furent en réunion jusqu'à la moitié de l'après-midi. A nous, de montrer notre autonomie en cas de besoin. De mon côté, je fus tranquille : j'étais seule sur "mon" opération avec une production plutôt calme... Je faisais simplement signe à mes collègues si nécessaire. 
Je trouva cette situation plus intéressante professionnellement : j'ai pu travailler sur mon temps de communication qui est mon point faible que je dois travailler en urgence (je suis sûre que cela ne surprendra pas mon Maître et le fera sourire...). 

Rien de savoir que nous sommes jeudi soir, cela me conforte légèrement. C'est synonyme que le week-end approche. Fini les sonneries de réveil, fini les réveils tôt... Fini de supporter les températures basses matinales... 

Plus que demain et c'est terminé pour cette semaine ! 

mercredi 20 octobre 2010

Légèrement apaisée

Ce matin, j'étais plus apaisée. C'est sûrement dû à l'échange téléphonique que j'ai pu avoir avec mon Maître. Evidemment que je préfère parler ainsi que d'être en désaccord. Cela n'empêche pas que je ne peux toujours pas adhérer le silence qu'il m'impose. 
Je le comprends son point de vue mais pour moi, au fond, cela est une marque de non-respect de la personne que je suis. Je suis soumise oui mais je reste ce que je suis pour autant. Je ne me crée pas de carapace lorsque j'ai envie de dire quelquechose... Je l'assume tout simplement. Pourquoi ouvrir sa bouche, défendre ses opinions, défendre son futur et celui de ses proches et enfants, serait-ce une carapace ? Moi je pense plutôt que mon Maître pense de moi ainsi en se référant de trop sur mon passé mêlant avec l'idéologie qu'il a d'une soumise. Je vis en France, en démocratie et en république. J'ai cette chance là et je ne l'oublie pas. De toutes façons, la discussion est close pour mon Maître mais vu mes positions, il reviendra tôt au tard...

La visite chez l'orthophoniste me permis d'oublier cela. Je dois me décontracter et me laisser aller quelques temps pour ne pas montrer ma tension ni à mon fils et encore moins à l'orthophoniste.
Elle a remarqué que mon fils est quelqu'un d'angoissé pour diverses raisons mais en partie parce que j'y suis moi-même comme j'avais pu lui souligné... Elle nous a invité au cours de cette séance à nous détendre autant mentalement que physiquement. 

L'horaire étant juste pour me rendre à mon travail, nous n'avions pas une minute. Juste le temps d'emmener mon fils chez la nounou et repartir aussitôt. 
Professionnellement, j'ai ressenti aussi que ma tension fut redescendue (même si je garde toujours mes positions). 

Mon Maître m'a demandé de me remettre en question sur mon évolution en tant que soumise. Il veut me faire travailler psychologiquement. Il veut que je me pose les bonnes questions... Je ne fais que ça : me poser des questions sur moi, mon statut, ma personnalité, leur comptabilité, l'éducation imposée de mon Maître, mon nouveau mode de vie, mes ressentis... Tout se mélange et au fond, ma personnalité nature revient au galop. C'est pour cette raison que je me pose sans cesse la question si je suis et serais à la hauteur de ce qu'attend mon Maître. Je sais qu'il m'accorde une énorme confiance, sinon il ne m'aurait pas choisie en tant que telle mais je me demande s'il ne pas vu trop haut me concernant. 

Je suis d'accord avec lui sur certains points qu'une soumise doit être avec son Maître. Même si je comprends ses points de vue, ses convictions, je n'y ai jamais adhéré pour autant et il le sait ! 
Etre soumise à mon Maître comme il l'entend cela ne me ressemble pas du tout ! Pour moi, je ne serais plus Emilie. Oui, je vais m'améliorer, oui, je veux avancer mais je ne veux pas m'effacer ! 
De plus, il est clair et cela ne changera en rien que mon fils passera avant n'importe qui y compris mon Maître. Pour moi, une soumise n'est pas un pantin de son Maître. Tout en la faisant évoluer, le Maître doit continuer à penser qu'elle est femme avant tout, qu'elle n'est pas un objet : la respecter en tant qu'humaine. Une soumise doit respecter son Maître, c'est une des bases mais ce n'est pas à sens unique. Rien ne fonctionne à sens unique !! 

mardi 19 octobre 2010

Mal être

La chaleur était si bonne, sous la couette, au fond de mon lit... Quelle frustration de devoir se lever, au froid et m'activer pour cette journée qui ne figurerait pas de bonne augure me concernant. En général, j'estime avoir pas pas mal de feeling, de l'intention et je me trompe rarement dans ces cas. 

Ayant passer une nuit difficile, enfin du mal à m'endormir les idées claires... le réveil fut catastrophique. Pour une fois, depuis longtemps, je me suis levée en retard par rapport à ma programmation mais j'ai pu partir à l'heure à deux minutes près. 
Le fait que l'ascenseur soit de nouveau en panne ne m'arrange pas non plus, c'est clair ! 

Après avoir emmené mon fils, j'en ai profité pour me vider la tête, me détendre en allant boire un café. Les filles ( la patronne et une connaissance que j'apprécie) ont bien remarqué que je n'étais pas comme d'habitude. Pas de sourire spontané par exemple... 
Evidemment, connaissant mon tempérament et mes idéaux politiques, elles m'ont demandé la question si j'avais l'intention de grèver ou manifestation en ce jour. La question qu'il ne fallait pas me poser !! D'un coup, je me suis fut aussi furax, comme dans les dessins animées de Tex Avery, avec la fumée sortant des oreilles et le visage rouge de colère. Elles ont vu mon expression et ma réponse aussi triste l'une que l'autre. 
Etant en partie vrai, je leur ai dit que je ne pouvais me permettre professionnellement par rapport à mes horaires et j'ai vite changer de sujet. Hors de question que je dise une nouvelle fois que je n'ai pas mon mot à dire par rapport à mon statut... Elles ne comprendraient pas. J'ai juste suggéré que mon compagnon et moi avions des idéaux opposés et que cela étaient source de désaccord et de tensions actuels. Forcément elles m'ont répondu que quoiqu'il en étant j'avais la liberté de m'exprimer. Ironiquement, j'ai répondu que notre chef de l'Etat m'avait fait oublié les valeurs de la France : une démocratie et une république... Mon humour noir ressortait plein pot... 

La journée fut bien triste dans son ensemble. 
Je n'ai pas oublié l'anniversaire de ma grand-mère (entrant dans sa quatre vingt quatorzième année) : petit coup de blues supplémentaire...
J'étais tellement de colère contre mon Maître que je n'attachais pas plus d'importance à la sanction qu'il m'avait donné ce jour suite à mon comportement selon lui. 
Puérillement, je pensais que son absence me permettait d'éviter de remettre un couche sur la discussion close et ne pas me refaire remonter les bretelles, ni avoir un cours social et un rappel à l'ordre dans mon éducation ! Je m'en contentais amplement. De plus cela me permettait de pouvoir extérioriser la colère que je ne peux lui faire parvenir directement : une journée où je peux le haïr complètement ! 

En rentrant, je me suis occupée de mon fils avant de prendre quelques minutes pour moi. Je  n'avais vraiment pas la tête à ça. Trop de mal à rester concentrer sur ce que me disait mon fils qui pour moi n'avait aucun intérêt en connaissant l'importance de ma situation actuelle... 
Je déteste réagir ainsi. C'est mon égoïsme qui reprend le dessus et que j'ai du mal à contrôler sans contrariété ! Forcément, je ne peux m'empêcher de culpabiliser après mais le mal est déjà fait...

Je peux baisser la garde seulement quand mon fils fut couché. J'ai voulu faire le vide dans ma tête : cesser de me tourmenter, cesser de détester mon Maître, cesser de faire du sur-place (ce que je déteste par dessus tout)... La musique est le meilleur moyen me concernant pour cela. La mélancolie me permet de me remettre en question calmement et sereinement. 

Au moment, je fus le plus apaisé, très surprise (comme souvent) mon Maître décida de m'appeler. Au fond j'étais ravie de l'avoir au bout du fil mais la rancœur fut encore présente malgré moi. Je ne supporte pas d'être aussi rancunière ! Quand j'ai senti un mal être de sa part, celle disparue aussitôt. Sauf que j'ignorais comment aborder le sujet... Je ne me suis pas permise de me prendre l'initiative de commencer et je le laissais me parler au fur et à mesure. Il m'expliqua son état d'esprit. Il a commis une erreur professionnel et forcément culpabilise. Une erreur de la part de mon Maître ? Lui qui est aussi réfléchi et pointilleux ? Et oui, personne est irréprochable. 
Nous avons aussi conversé sur l'évolution de mon éducation. Elle me demanda de réfléchir dessus. Justement, toutes les questions qu'ils m'a suggéré sont en grande partie, les questions que je me pose depuis une quinzaine de jours maintenant. Pour certaines, j'ai des réponses mais je n'ai pas la réflexion profondeur attendue par mon Maître. De plus, j'ignorais si je devais lui en faire part tout en attendant des réponses. Bien au contraire, il me fait comprendre qu'il voulait que je lui en fasse part et me répondrait au fur et à mesure et en temps voulu. 
Encore de la réflexion... Comme si j'avais besoin de ça en plus de mon état d'esprit ! Je suis fatiguée psychologiquement et moralement... J'avoue que je perds un peu pied dûe à la distance mais lui s'en doutait contrairement à moi. Je savais que j'allais rencontrer des moments plus difficile que d'autres mais j'ignorais que les préoccupations, mes questions allaient intervenir toutes en même temps. J'ai tellement et si peu à dire au fond... Je ne sais comment l'exprimer, je ne sais comment m'organiser, ni par quoi comment pour pouvoir tout remettre à plat !!???
Je pense que sa demande a lieu maintenant par rapport justement à mon état d'esprit actuel. Il veut me faire réagir et avancer, ne pas me laisser me morfondre et m’apitoyer sur mon sort. Il me donne son soutien à sa façon. Mais le mal être est autant profond pour moi n'ayant pas de soutien attendu sur ce que j'ai besoin actuellement ! Et tant que je n'aurai pas les idées claires à ce propos, il y aura un blocage de mon côté quoique je fasse. Ce blocage peut s'atténuer au fil du temps, c'est certains mais il sera toujours présent et surgira à un moment où un autre ultérieurement... 

lundi 18 octobre 2010

Qu'ais-je fais de ma boussole ?

Que c'est sur de se réveiller quand il fait nuit noire.
Difficile de se lever, se motiver quand on ne voit , par les fenêtres ou le balcon, uniquement les lumières des lampadaires... Malgré cela, il faut que je garde la tête sur les épaules et me dire qu'il y a toute une journée à tenir ! 

Il fallait que je trouve une solution pour me changer l'esprit que je me sente bien dans ma peau. Il fallait queje me sente féminine ! Je suis fière et je n'oublie jamais qu'avant d'être quoique ce soit, j'ai la chance d'être une femme. 
Grand exploit et grand travail pour moi, en pensant fortement à mon Maître, malgré la discussion désagréable de la veille, je décidais de me vêtir d'une jupe. Même si les températures sont froides et difficiles à supporter de plus avec les exigences de mon Maître (non port de sous-vêtement par exemple), le simple fait de porter des bas avec une jupe et mes bottes me fit sentir légèrement valorisée.

La journée se succèda de déception !

La première commença par le fait que l'ascenceur était de nouveau en panne. Obligés, de descendre les escaliers : forcément moins accomodant dans la tenue que je portais ! Trop tard pour faire demi-tour et se changer et il faut que je m'habitue à être plus féminine...

Deuxième déception, j'avais un besoin important de parler à mon amie mais impossible de pouvoir le faire sur mon lieu de travail. Ce n'est pas l'endroit effectivement et la production ne le permettait pas de son côté. Elle a bien remarqué que je n'allais pas bien : manque de sourire, manque de contact...

Mon amie m'invita à la restauration rapide se situant dans la zone commerciale. Elle se sent redevable de mon invitation du mois dernier. Elle ne peut pas s'en empêcher. A quoi bon faire des cadeaux de bon coeur si c'est pour en attendre un retour. Enfin bref, pas la tête de déblatérer là dessus.
Je n'avais aucun appétit mais je me força. J'étais plus préoccupée et ronger par mes pensées diverses suite à la semaine passée et à la conversation de la veille avec mon Maître.
J'en ai profité pour lui faire part de ma conversation téléphone d'hier pour qu'elle me comprenne et attendait aussi quelque peu du soutien voir de la solidarité. Pensant à mon statut et pour éviter de faire affront indirectement à mon Maître, j'évitais de faire dire mes réelles pensées sur mon amie.
Mon amie pense comme mon Maître mais plutot comme son compagnon. Forcément, il pense ainsi donc il a obligatoirement raison... C'est facile de dire que c'est signé et que ça ne sert à rien de se révolter, de se battre ! C'est tellement plus facile de lâcher prise et donner raison au pouvoir ! Heureusement que certaines personnes n'ont pas penser ainsi dans le passé, dans le cas contraire, on aurait jamais connu la révolution de 1789, le droit des femmes, le droit de vote des femmes, les congés payés, mai 68, j'en passe et des meilleurs...
Bref, elle me confirma, qu'en dehors de la raison pécunière son homme n'était pas pour les manifestations, même en dehors du travail. En voyant son air désolant de ne pas m'accorder le soutien attendue, j'étais dégôutée, réellement. Je sentis passer chaque bouchée de mon repas. Quel gâchis global !

Je profitais de prendre ma pause, vu que la production était calme en voyant une de mes collègues syndicalisée (le bras droit de la déléguée syndicale) pour pouvoir lui parler comme me la demander mon Maître. Je dûs prendre mon courage à deux mains, oublier la boule présente dans mon ventre et dans ma gorge. Je lui ai fait comprendre que je mettais fait remonter les bretelles en faisant en partie mon devoir de syndicalisée. Je lui ai dit qu'il m'était impossible de pouvoir manifester contre cette cause car lors d'opinions différentes au sein de mon couple, c'était l'avis de mon Maître qui le remportait. Me connaissant, elle était outrée. Elle tenta, tout comme moi ayant pu le faire avec mon Maître me parler que nous étions en démocratie et que en tant que personne vivant en république, j'avais la liberté d'expression. Je lui ai tenue tête en lui disant que je n'avais pas le choix que c'était ainsi malgré moi. Là, elle me sortit une phrase qui me blaissa au plus haut point sachant ma personnalité (et mes revendications passées) en me dit "En gros, tu n'as plus ton mot à dire, ton seul droit restant c'est de filer droit et de fermer ta gueule... elle est belle la France". Je lus beaucoup de mépris et de déception dans ses yeux avant de quitter la production.

Certainement que je prends les choses trop à coeur en vue des circonstances. Le fait de ne pas assumer à l'extérieur ma nouvelle vie ne m'aide pas, c'est sûr. Je tentais de faire comprendre cela à mon amie lors de notre pause déjeuner mais étant tellement à suivre comme un petit mouton son compagnon, elle ne m'a pas comprise et ne su quoi me répondre.
Au fond de moi, je suis complètement révoltée et le fait d'être réduite au silence et de devoir l'exposer me dégoûte encore plus. Je ne me reconnais plus, suis-je encore moi-même ? Puis-je continuer de subir cela (qui est si peu pour mon Maître) juste pour être heureuse en tant que soumise ? Puis supporter de me sacrifier à ce point pour satisfaire mon Maître ?
Pour moi, dans la domination-soumission, il y a de l'échange, là je n'en vois pas, je n'en ressens rien ! Est-ce normal ?

En y songeant toute l'après-midi, j'espèrais pouvoir dialoguer avec mon Maître, le sachant en escale. Je cherchais son soutien par rapport à l'humiliation vécu ce matin.
Je fus rassurée de le voir connecter à mon arrivée à l'appartement après ma journée professionnelle.
Je tentais de commencer le dialogue, le voyant bien silencieux, ignorant les raisons (était-il occupé ?). Comme bien souvent quand j'ai la tête bien remplie, je m'y suis mal prise et a décidé de me laisser en fuyant, prétextant un problème de connexion. J'ai bien senti un mal être de sa part selon mes dits mais trop tard, le mal était fait et je ne pu continuer. Je ne pu lui faire part de ma réelle intention du besoin que j'attendais de la part du Maître.
Tanpis, je me disais, que j'aurais une occasion prochaine de pouvoir lui parler, de tenter de lui demander de l'aide pour que je puisse remonter la tête, une aide pour que je puisse avancer au lieu de faire du sur-place surtout dans ma soumission rencontrant un grand obstacle selon moi.

Vu ce qu'il s'était passé, je ne m'attendais pas du tout à avoir de nouveau des nouvelles de mon Maître. Cependant, il me consacra du temps juste au moment où j'allais commencer cet article. Je coupa mon élan pour me concentrer à la conversation.
Je me dis qu'il fallait que je marche sur des oeufs, l'ayant surement, une fois de plus, décue par mon comportement pour lui faire comprendre que j'avais grand besoin de soutien de sa part. Ce n'est pas Emilie qui parlait, ni la femme, ni la maman, mais bien la soumise !
Je tentais de résister mais impossible, cela fait trop longtemps que je repousse mes limites, j'ai dû craquer. Les nerfs ont lâchés. En parlant comme soumise, je sais inévitablement que mon Maître a raison mais ma personnalité me faite continuer à penser que pour autant à je n'adhére pas à me forcer d'admettre à l'extérieur mon mode de vie (ce qui est pour moi fait partie de ma vie privée) en avouant les raisons de mon absence de soutien lors des futures manifestations prévues et de nouveau avouer le manque d'expression publique que m'impose mon Maître.

Lui qui a su tant me dire "tu sais que je suis toujours là, bébé ; je serais toujours à ton écoute, bébé, tu le sais ; n'oublie pas de te reposer sur moi, mon épaule sera toujours présente..." et là au lieu d'appliquer ce qui me tue à me répéter et me menace de prendre des sanctions si je ne me remets pas en question dès maintenant. En sommes, j'ai le choix entre accepter de plus être moi-même et être comme mon Maître me voit, soit rester moi-même et en subir les conséquences... Super le dilemne !
Je vais tenter de me reprendre en main mais vu les ordres de mon Maître, mon mal être est encore plus prononcé et je m'en sens si seule, personne me soutient ! Il veut m'éviter de déprimer et que je m'apitoie sur mon sort mais il fait l'effet inverse !! Vais-je pouvoir accepter tout cela d'un coup ? Vais-je le supporter ? Tout en oubliant pas qu'à côté, je suis maman et employée.... Contrairement à ce que dis et pense pour Maître, je le garde en tête !!

Pour quelqu'un qui ne porte pas d'importance pour son anniversaire, il m'a quand-même accuser d'être la fautive d'avoir gâcher et empêcher le déroulement de sa soirée... Sauf que justement, je n'ai eu le temps de rien faire : il m'aurait laisser terminer, on en aurait pas été là ! Qui a fuit sans me laisser finir ma conversation ? Qui a décidé de partir en prétextant que la discussion est close ? Ce n'est pas moi !!! Donc ce n'est pas moi qui est tout gâché ! C'est facile de rabattre la faute sur l'autre, de faire culpabiliser pour mettre un coup de pression supplémentaire !!
Ma bonté me perdra : malgré tout je peux comprendre son ressenti quand je tente de me mettre à sa place, contrairement à ce qui peut me reprocher ! C'est lui qui veut rester aussi fermer sur sa façon de voir la soumission, c'est lui qui reste aussi obtu sur la vision de voir sa soumise... Et après, on dit que c'est moi... Inutile de dire qu'il faudrait se regarder dans une glace avant de faire de tels reproches car moi-même je n'arrive toujours pas à m'y regarder suite à une de ses demande par exemple... Mais une fois de plus, je suis rendue au silence en me rabaissant à ma docilité et l'obéissance que je lui dois.

dimanche 17 octobre 2010

Dégoût !!

Réveil calme mais toujours dans le même état d'esprit.
Moi qui aime tant rester au lit, impossible de me rendormir : les yeux grands ouverts...
Pour une fois j'étais levée avant mon fils. Même lui fut étonnée de me voir debout avant lui.

Quelques minutes après mon réveil, je fus appelé par mon Maître. N'ayant plus de voix après une quinte de toux (suite à ma grippe), puis me connaissant, pensait me réveiller.
Lui aussi fut étonnée que je suis debout de bonne heure. Même si j'ai nier n'avoir aucun tracas (d'où ce reveil en partie), il se doute bien que notre conversation concernant les manifestations me dérange et m'empêche d'être en bon état psychologique.

Il doit sûrement penser, comme d'habitude que cela va me passer et que je vais m'y faire par rapport à mon statut et bien non. Pour moi, la politique n'a rien à voir avec ma soumission : c'était, c'est et ça sera toujours le cas. Le fait d'être réduite au silence publiquement et de ne pouvoir effectuer mon rôle de syndiquer, comme soutenir et parler en nom de mes collègues, me révolte et au fond m'écoeure.
Je suis outrée que mon Maître puisse penser ainsi
Là, il ne pense pas pour mon bien, il pense uniquement pour le sien : il doit tellement se sentir seul dans ses convictions qu'il m'oblige à me taire pour me réduire à ses idéaux. Et c'est pas un manque d'expression ça ???

Je tentais de me changer les idées en vaquant à mes occupations. Même en faisant ainsi, rien n'allait. Impossible de m'entraîner aux leçons de code, impossible de dialoguer sur msn car personne en vue et sur le chat, rien d'intéressant en perspective.
Aucune motivation sauf de tout casser. Je n'ai même plus envie de converser avec quiconque.

De plus, je redoute d'affrontrer mes collègues, même si cela ne se fera pas de suite car je sais très bien qu'il me sera impossible de faire totalement la demande de mon Maître : je n'assume pas assez d'être soumise à plein temps pour cela ! Refuser sa demande serait un affront qu'il ne supporterait pas et les conséquences en serait pire !
Il me demande de rester à ma place et en même temps, il me demande rester moi-même. Comment me sentir moi-même si je suis réduite au silence en faisant passer les idées de mon Maître en priorité ???

Mon Maître m'a annoncé ses projets de vacances lors de son retour. A vrai dire, je suis contente qu'il puisse faire son possible pour me faire quitter mon nid. Effectivement, autant moi que mon fils avons besoin de s'évader et voir d'autres horizons pour s'apaiser.
Ma joie est gâchée par le dégoût que j'ai envers l'exigence de mon Maître. Je l'ai et je l'aurais toujours en travers de la gorge quoiqu'il puisse me dire ou me faire (vu que j'ai fauté, je vais le payer...).

Je fais sûrement une fixette dessus et cela risque de durer longtemps. Je suis comme notre cher Chef de l'Etat : je peux être guignol comme têtue !