mardi 19 octobre 2010

Mal être

La chaleur était si bonne, sous la couette, au fond de mon lit... Quelle frustration de devoir se lever, au froid et m'activer pour cette journée qui ne figurerait pas de bonne augure me concernant. En général, j'estime avoir pas pas mal de feeling, de l'intention et je me trompe rarement dans ces cas. 

Ayant passer une nuit difficile, enfin du mal à m'endormir les idées claires... le réveil fut catastrophique. Pour une fois, depuis longtemps, je me suis levée en retard par rapport à ma programmation mais j'ai pu partir à l'heure à deux minutes près. 
Le fait que l'ascenseur soit de nouveau en panne ne m'arrange pas non plus, c'est clair ! 

Après avoir emmené mon fils, j'en ai profité pour me vider la tête, me détendre en allant boire un café. Les filles ( la patronne et une connaissance que j'apprécie) ont bien remarqué que je n'étais pas comme d'habitude. Pas de sourire spontané par exemple... 
Evidemment, connaissant mon tempérament et mes idéaux politiques, elles m'ont demandé la question si j'avais l'intention de grèver ou manifestation en ce jour. La question qu'il ne fallait pas me poser !! D'un coup, je me suis fut aussi furax, comme dans les dessins animées de Tex Avery, avec la fumée sortant des oreilles et le visage rouge de colère. Elles ont vu mon expression et ma réponse aussi triste l'une que l'autre. 
Etant en partie vrai, je leur ai dit que je ne pouvais me permettre professionnellement par rapport à mes horaires et j'ai vite changer de sujet. Hors de question que je dise une nouvelle fois que je n'ai pas mon mot à dire par rapport à mon statut... Elles ne comprendraient pas. J'ai juste suggéré que mon compagnon et moi avions des idéaux opposés et que cela étaient source de désaccord et de tensions actuels. Forcément elles m'ont répondu que quoiqu'il en étant j'avais la liberté de m'exprimer. Ironiquement, j'ai répondu que notre chef de l'Etat m'avait fait oublié les valeurs de la France : une démocratie et une république... Mon humour noir ressortait plein pot... 

La journée fut bien triste dans son ensemble. 
Je n'ai pas oublié l'anniversaire de ma grand-mère (entrant dans sa quatre vingt quatorzième année) : petit coup de blues supplémentaire...
J'étais tellement de colère contre mon Maître que je n'attachais pas plus d'importance à la sanction qu'il m'avait donné ce jour suite à mon comportement selon lui. 
Puérillement, je pensais que son absence me permettait d'éviter de remettre un couche sur la discussion close et ne pas me refaire remonter les bretelles, ni avoir un cours social et un rappel à l'ordre dans mon éducation ! Je m'en contentais amplement. De plus cela me permettait de pouvoir extérioriser la colère que je ne peux lui faire parvenir directement : une journée où je peux le haïr complètement ! 

En rentrant, je me suis occupée de mon fils avant de prendre quelques minutes pour moi. Je  n'avais vraiment pas la tête à ça. Trop de mal à rester concentrer sur ce que me disait mon fils qui pour moi n'avait aucun intérêt en connaissant l'importance de ma situation actuelle... 
Je déteste réagir ainsi. C'est mon égoïsme qui reprend le dessus et que j'ai du mal à contrôler sans contrariété ! Forcément, je ne peux m'empêcher de culpabiliser après mais le mal est déjà fait...

Je peux baisser la garde seulement quand mon fils fut couché. J'ai voulu faire le vide dans ma tête : cesser de me tourmenter, cesser de détester mon Maître, cesser de faire du sur-place (ce que je déteste par dessus tout)... La musique est le meilleur moyen me concernant pour cela. La mélancolie me permet de me remettre en question calmement et sereinement. 

Au moment, je fus le plus apaisé, très surprise (comme souvent) mon Maître décida de m'appeler. Au fond j'étais ravie de l'avoir au bout du fil mais la rancœur fut encore présente malgré moi. Je ne supporte pas d'être aussi rancunière ! Quand j'ai senti un mal être de sa part, celle disparue aussitôt. Sauf que j'ignorais comment aborder le sujet... Je ne me suis pas permise de me prendre l'initiative de commencer et je le laissais me parler au fur et à mesure. Il m'expliqua son état d'esprit. Il a commis une erreur professionnel et forcément culpabilise. Une erreur de la part de mon Maître ? Lui qui est aussi réfléchi et pointilleux ? Et oui, personne est irréprochable. 
Nous avons aussi conversé sur l'évolution de mon éducation. Elle me demanda de réfléchir dessus. Justement, toutes les questions qu'ils m'a suggéré sont en grande partie, les questions que je me pose depuis une quinzaine de jours maintenant. Pour certaines, j'ai des réponses mais je n'ai pas la réflexion profondeur attendue par mon Maître. De plus, j'ignorais si je devais lui en faire part tout en attendant des réponses. Bien au contraire, il me fait comprendre qu'il voulait que je lui en fasse part et me répondrait au fur et à mesure et en temps voulu. 
Encore de la réflexion... Comme si j'avais besoin de ça en plus de mon état d'esprit ! Je suis fatiguée psychologiquement et moralement... J'avoue que je perds un peu pied dûe à la distance mais lui s'en doutait contrairement à moi. Je savais que j'allais rencontrer des moments plus difficile que d'autres mais j'ignorais que les préoccupations, mes questions allaient intervenir toutes en même temps. J'ai tellement et si peu à dire au fond... Je ne sais comment l'exprimer, je ne sais comment m'organiser, ni par quoi comment pour pouvoir tout remettre à plat !!???
Je pense que sa demande a lieu maintenant par rapport justement à mon état d'esprit actuel. Il veut me faire réagir et avancer, ne pas me laisser me morfondre et m’apitoyer sur mon sort. Il me donne son soutien à sa façon. Mais le mal être est autant profond pour moi n'ayant pas de soutien attendu sur ce que j'ai besoin actuellement ! Et tant que je n'aurai pas les idées claires à ce propos, il y aura un blocage de mon côté quoique je fasse. Ce blocage peut s'atténuer au fil du temps, c'est certains mais il sera toujours présent et surgira à un moment où un autre ultérieurement... 

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