Réveil calme mais toujours dans le même état d'esprit.
Moi qui aime tant rester au lit, impossible de me rendormir : les yeux grands ouverts...
Pour une fois j'étais levée avant mon fils. Même lui fut étonnée de me voir debout avant lui.
Quelques minutes après mon réveil, je fus appelé par mon Maître. N'ayant plus de voix après une quinte de toux (suite à ma grippe), puis me connaissant, pensait me réveiller.
Lui aussi fut étonnée que je suis debout de bonne heure. Même si j'ai nier n'avoir aucun tracas (d'où ce reveil en partie), il se doute bien que notre conversation concernant les manifestations me dérange et m'empêche d'être en bon état psychologique.
Il doit sûrement penser, comme d'habitude que cela va me passer et que je vais m'y faire par rapport à mon statut et bien non. Pour moi, la politique n'a rien à voir avec ma soumission : c'était, c'est et ça sera toujours le cas. Le fait d'être réduite au silence publiquement et de ne pouvoir effectuer mon rôle de syndiquer, comme soutenir et parler en nom de mes collègues, me révolte et au fond m'écoeure.
Je suis outrée que mon Maître puisse penser ainsi
Là, il ne pense pas pour mon bien, il pense uniquement pour le sien : il doit tellement se sentir seul dans ses convictions qu'il m'oblige à me taire pour me réduire à ses idéaux. Et c'est pas un manque d'expression ça ???
Je tentais de me changer les idées en vaquant à mes occupations. Même en faisant ainsi, rien n'allait. Impossible de m'entraîner aux leçons de code, impossible de dialoguer sur msn car personne en vue et sur le chat, rien d'intéressant en perspective.
Aucune motivation sauf de tout casser. Je n'ai même plus envie de converser avec quiconque.
De plus, je redoute d'affrontrer mes collègues, même si cela ne se fera pas de suite car je sais très bien qu'il me sera impossible de faire totalement la demande de mon Maître : je n'assume pas assez d'être soumise à plein temps pour cela ! Refuser sa demande serait un affront qu'il ne supporterait pas et les conséquences en serait pire !
Il me demande de rester à ma place et en même temps, il me demande rester moi-même. Comment me sentir moi-même si je suis réduite au silence en faisant passer les idées de mon Maître en priorité ???
Mon Maître m'a annoncé ses projets de vacances lors de son retour. A vrai dire, je suis contente qu'il puisse faire son possible pour me faire quitter mon nid. Effectivement, autant moi que mon fils avons besoin de s'évader et voir d'autres horizons pour s'apaiser.
Ma joie est gâchée par le dégoût que j'ai envers l'exigence de mon Maître. Je l'ai et je l'aurais toujours en travers de la gorge quoiqu'il puisse me dire ou me faire (vu que j'ai fauté, je vais le payer...).
Je fais sûrement une fixette dessus et cela risque de durer longtemps. Je suis comme notre cher Chef de l'Etat : je peux être guignol comme têtue !


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