
Le réveil fut doux et calme. C'était fort appréciable. Nous fûmes réveillés, pour le petit déjeuner. J'étais déjà réveillée une heure avant en entendant le corps médical commençant à travailler avant de nous apporter les plateaux. Mon fils fut aussi réveillé par l'agent de service et d'hygiène lorsqu'elle ouvrit la porte, laissant entrer de la lumière supplémentaire à celle qui clairait déjà de la salle de bain (mon fils ne supportant pas dormir sans lumière).
Nous nous réveillâmes tranquillement, sereinement. Mon fils fut déçu de voir que j'avais le droit à un vrai petit déjeuner tandis que lui, avait encore et encore, le même repas que depuis le midi de la veille : trois yaourts et une glace avec une carafe d'eau. En cachette, je lui donnais deux petits morceaux de ma mini-viennoiserie au chocolat.
L'infirmière passa quand nous avions terminés. Elle s'assura que mon fils se portait toujours aussi bien et lui enleva son cathéter pour le remplacement pour un petit pansement. Mon fils se sentit soulagé, désirant cela depuis l'instant même de son réveil après être sorti de la salle de réveil.
C'est à ce moment là qu'elle m'avertit qu'elle allait me rendre les documents nécessaires et me donner l'horaire à laquelle nous pouvions partir. Je lui demandais de pouvoir contacter les ambulances pour qu'ils viennent nous cherchons.
Dans un premier temps, elle laissa un message ayant appelé avant les heures d'ouvertures. Elle les relança quelques temps après et c'est à cet instant qu'elle ait eu la mauvaise nouvelle qu'il était impossible qu'ils viennent me chercher, le seul chauffeur prévu ce jour fut malade et aucun remplacement possible.
La colère me monta. J'ai montré mon mécontentement à l'infirmière qui me compris de suite. Elle me proposa de faire appel à une autre société d'ambulance taxi. J'ai trouvé une solution de mon côté : je fis appel à la seule personne à laquelle je pensais disponible dans ce cas de circonstance... le compagnon de Maman.
Ainsi, nous avons pu partir en fin de matinée. Je n'avais qu'une envie, rappeler le service des ambulances devant me chercher mais je réfléchis qu'il serait inefficace de m'en prendre au régulateur, vu son manque d'efficacité et de professionnalisme et il était évident que le directeur ne serait disponible en ce jour de congés ! Une seule solution : appeler en semaine !
En rentrant, mon amie que je loge fut surprise de me voir. Elle savait que je rentrais aujourd'hui mais tout comme moi, ignorait à quel moment je rentrais exactement.
Nous avons pu converser avant que son ex beau-père (qu'elle considère comme son père) vienne la chercher l'ayant inviter à manger et passer un moment en leur compagnie.
A peine rentrés, mon fils était encore bien fatigué et avait du mal à tenir debout, qu'il a fallu faire la police avec le fils de mon ami. Il n'a pas pu s'empêcher d'être fort désagréable et agressif avec mon fils. Il ne comprenait pas l'état de mon fils mais ce n'est pas une raison pour autant ! J'ai vraiment du mal à supporter cette agressivité gratuite. Quand c'est ainsi, je prends sur moi, je laisse faire sa maman et seulement après j'agis si nécessaire.
Une fois mon amie partie avec son fils, je m'activais à faire le repas, mon fils ayant faim (c'est sûr en ayant pas grand chose dans le ventre et lui ayant l'habitude de bien manger). Nous avons déjeuner tranquillement et calmement. Nous en avons profité.
Ensuite, nous fîmes une sieste qui était plus que nécessaire, autant pour lui que pour moi. Ce repos me fit le plus grand bien : je me sentis détendu et à l'aise, comme si j'avais commencé à récupérer un peu. Profitant que mon fils dormait encore, j'appelais mes ex beaux-parents pour leur avertir que nous étions rentrés et qu'ils pouvaient venir chercher mon fils quand bon les semblerait (pour que mon fils puisse faire au moins, sa semaine de convalescence).
Quelques temps après, mon fils parti avec son grand-père. Au même moment, Maître m'appela. Vu mon accueil, Maître a compris que je n'étais pas seule (sinon je n'aurais pas dit un simple "oui, allo..."). A contre coeur, autant de mon côté que du sien, je fit au revoir à mon fils qui n'avait pas le coeur à partir (c'est la première fois qu'il ne veut pas aller chez ses grands-parents de bon coeur). Vu les circonstances, je le comprends très bien car moi-même j'en avais aucune envie mais bien au contraire, je mourrais d'envie de le garder près de moi pour toute la semaine : mission impossible.
D'un autre sens, Maître a bien fait de m'appeler à ce moment là : cela m'a permis de ne pas me morfondre et de ne pas craquer (car j'étais à deux doigts).
Ayant quelques minutes pour moi seule, pendant que Maître se restaurait de son côté et mon amie n'étant toujours pas de retour, j'en profitais pour rendre visite à ma voisine, afin de me reposer et aussi pour lui donner des nouvelles de mon fils, la rassurer que tout s'était bien passé.
Maître me rappela une heure après : je me dépêchais de remonter à l' appartement en sachant que la conversation allait duré et était également du domaine privé.
En l'absence de tous, tout en étant au téléphone, notamment grâce à la fonction haut-parleur, je pu faire une bonne continué du ménage que mon amie avait déjà commencé lorsque nous étions à la polyclinique.
Mon amie rentra quelques minutes avant que je commence à faire le repas. C'était un signe que j'avais bien avancé et que j'avais réussi à respecter le teaming que je m'étais imposée pour pouvoir rester vigilante dans mon organisation. J'avoue que j'en étais fière et satisfaite. J'ai juste perdu du temps en oubliant de faire décongeler une partie du repas, ce qui nous fîmes nous restaurer plus tard que prévu mais sans gravité pour autant.
Une fois le fils de mon amie couché, après avoir fait la police pour qu'il s'endorme sans qu'il se relève, nous avons continué chacune de notre côté chacune de nos tâches distribuées. Seulement après je pu commencer ce que je fais tout les soirs avant de me coucher : la rédaction de mon article ; sauf que là, j'en avais deux à faire, celui de la veille, n'ayant pas eu de connexion possible et celui de ce jour.
Hormis le départ de mon fils, je fus très satisfaite de cette journée dans l'ensemble paisible. Il est vrai que j'ai eu le temps de faire tout ce que je devais et voulais faire, du moins dans les priorités que je m'étais donné, tout en ayant pu être en communication avec Maître.
J'aimerais tant que cette semaine soit similaire à cette journée, au moins pour compenser la difficulté de la semaine dernière !!