samedi 12 mars 2011

Journée bien remplie


Par débordement de la veille et tellement fatiguée de la veille et de ma journée que j'en avais oublié de fermer les volets. Je fus donc réveillée par les rayons du soleil que j'entrouvris les yeux pour la première fois. Je n'ai pas mis longtemps à me replonger sous la couette, dans mon oreiller mais impossible de me rendormir. J'avais trop l'appréhension de ne pas finir mon ménage et le rangement de ma cave avant l'arrivée de mon amie qui devait passer en début d'après-midi pour m'emmener à la déchetterie.

Etant seule, personne dans les pattes, j'en profitais pour prendre mon temps pour déjeuner. De plus, nous sommes en week-end donc, en général, mon rythme est moins dense. Une fois avoir déjeuner, il me fallait trouver la motivation pour faire mon ménage.
Mon premier réflexe vu de regarder l'heure pour savoir si je pouvais passer mon aspirateur sans déranger mes voisins. Je le pouvais sans aucun souci. Comme à mon habitude, après avoir aspirer, place au récurage. Je m'y apprêtais avec élan, entraînée par la musique qui me détendait et m'encourageait; quand je fus coupée par la sonnerie du téléphone. Il n'y avait qu'un seule personne pouvait m'appeler à cette heure ci. Du moins, j'avais une chance sur deux : soit Maître, soit les grand-parents de mon fils pour me signaler un souci.

Je fus soulagée en regardant le numéro s'affichant quand je vis que c'était bien Maître. Même s'il me coupait dans mon élan (il le fait pas exprès mais il appelle souvent au mauvais moment, sourires), j'étais plus que ravie de pouvoir l'avoir de vive voix, rien que pour moi. Il s'en doute très bien sachant de son côté l'absence de mon fils et me connaissant plus que très bien.
Il m'annonça une heureuse nouvelle. Sur le coup, je fus contente, bien entendu mais j'avais un peu du mal à réaliser. J'avoue que je me demandais si je rêvais et si c'était bien la réalité. Un sourire s'étendit à mon visage mais aucun mot sortant hormis un petit "wahou".
Je ne m'en rendis pas compte sur le fait. C'est Maître qui m'a fait réalisé ma réaction quand il trouvait étrange que je n'exprimais pas plus de joie que cela. Alors que bien au contraire, j'étais la plus heureuse à cet instant là.
Pendant une bonne heure, nous avons pu converser. De mon côté, je n'avais rien d'extraordinaire à lui raconter de plus que ce que j'avais pu lui transmettre dans mon mail. J'étais bien sûr contente de pouvoir l'avoir par téléphone mais en même temps, je devais me remettre venant d'apprendre qu'il y ait forte chance qu'il puisse obtenir des vacances avant les grandes vacances et avant celles que nous envisagions en commun. Je ne pensais à rien d'autre qu'au fait qu'on nous pourrions avoir la chance de pouvoir nous voir quelques jours, même si de mon côté je ne pourrais prendre congés à ce moment là.

Une fois que Maître raccrocha, je me réactivais à ce que j'avais mise en pause. Je redémarrais la musique, en plein régime, ouvrit de nouveau la fenêtre, serpillière en main, ce fut reparti.
Quand je voyais l'heure, je n'avais pas forcément envie d'arrêter. Plus le moment du repas approchait, moins j'avais faim. Je déteste autant manger comme me le demande Maître quand je suis seule chez nous. Je n'en démords pas : je suis soumise mais je ne suis pas un animal, même domestique, je suis humaine et je le resterais jusqu'à la fin de mes jours sur cette Terre ! Enfin, bon, inutile de déblatérer plus à ce sujet, ni de trop y penser, plus vite je "bouffais", plus vite j'étais débarrasser de cette tâche.
Après le ménage quotidien, en plus de mon ménage un peu plus poussé du week-end, je descendis à la cave, faire du tri pour pouvoir n'avoir plus qu'à charger la voiture de mon amie quand il en serait temps.
C'est seulement après cela que je m'autorisais à "bouffer".

A peine après avoir pris quelques minutes pour souffler et me détendre complètement, avant la course, et fumer une petit cigarette, mon amie arriva.
Nous avons discutés quelques instants et il était temps venu de nous mettre à l'action.
Dans la crainte de ne pouvoir tout emmener, j'ai préféré résumer à mon amie ce que nous devions transporter. C'est là qu'elle a eu la bonne idée de me proposer d'échanger d'automobile. Nous sommes toutes deux rendues chez elle pour emprunter la voiture de sa maman qui est plus spacieuse, sous son accord bien entendu.

Nous n'avons pas arrêter : entre les chargements, les voyages aller-retour immeuble-déchetterie, déchetterie-immeuble et le déchagement à la déchetterie. En trois voyages, cela nous a pris, comme je l'avais prévue, toute l'après-midi. J'ai même tenté de m'arranger avec mon amie que j'avais logé, à qui j'avais donné mon ancien bureau, étant dans un mauvais état de pouvoir l'emmener également pour la débarrasser. Pas de chance, je l'ai loupé de peu mais je n'ai pas eu le choix avec la programmation.

Une fois terminée, nous nous arrêtons chez mon amie. Enfin nous pouvions boire. J'ai eu la chance de pouvoir boire tranquillement un café et en compagnie de mon amie et de sa maman. Cela m'a fait du bien car je n'en pouvais plus : j'avais mal partout, presque autant que la dernière fois.
Nous sommes allées chez elle pour une simple raison : son amie qui vient avec nous à la soirée devait se faire toute belle. Sachant que ma meilleure amie fait des études pour être esthéticienne. J'avoue que c'est plutôt pratique, agréable et sympathique.
Son amie était en retard, nous devions l'attendre mais le souci c'est que mon autre amie nous attendaient aussi car je n'avais pas pu la prévenir que nous avions dû partir sans pouvoir prendre son bureau suite à mes problèmes techniques avec mon téléphone. De ce fait, mon amie me proposa de m'épiler les sourcils. Je l'ai déjà fait c'est vrai mais il y a fort longtemps et c'était à la pince à épiler alors que là, elle voulait me le faire à la cire. J'hésitais à le faire et j'expliquais à mon amie la raison. A la base, je ne peux prendre les décisions seules, il faut que je consulte Maître pour avoir son accord. J'ai dû réfléchir avant d'accepter ou de refuser. Finalement, j'ai pensé ainsi : Maître me demande de prendre soin de moi et fait tout de son côté pour que je puisse le faire. Par exemple, il m'a demandé de prendre rendez-vous auprès d'une esthéticienne pour me faire un soin des ongles. Je n'ai pas pu encore le faire suite aux derniers évènements mais c'est en cours, je n'oublie pas. J'en ai donc conclu qu'il ne serait pas contre la proposition de mon amie et j'acceptais.
Une fois de plus, en plein action, Maître m'appela au même moment sur le portable de mon amie. Comme s'il avait senti que je n'avais pas la conscience tranquille... Il discuta dans un premier temps avec mon amie concernant notamment notre soirée. Je faisais signe à mon amie de ne rien dire ce que nous étions en train de faire car c'était à moi à lui dire et pas à elle. Pour éviter de me gâcher la soirée si je devais me prendre un savon par Maître, je décidais de lui en parler plus tard, le lendemain par exemple.
J'appréciais, en outre, cet appel. Cela me fait toujours du bien d'avoir Maître en contact dès que possible. Le lire ou l'écouter, quelqu'en soit la raison, c'est important et rassurant pour moi. Cela signifie que Maître prend soin de moi en toute circonstance. En dehors du fait que nous sommes en couple, c'est un très bon point pour Maître, c'est une de ses meilleures qualités : se soucier en permanence de sa soumise (comme devrait le faire tout bon maître qui se respecte).
Son amie arriva quelques instants après. Elles ont pu faire ce qu'elles devaient faire et de notre côté, nous avons donc pu revenir à la maison après avoir été chercher quelques pizzas comme nous le faisons à chacune de nos sorties, la plupart du temps.

En rentrant, je contactais mon autre amie, a qui c'était l'anniversaire d'ailleurs pour la prévenir que nous venions de rentrer, que les pizzas étaient prêtes et donc qu'elle pouvait passer, le plus vite possible pour que nous puissions partir le plus tôt afin de trouver une place à la discothèque sachant que l'ouverture fut exceptionnellement prévue plus tôt et que pour ce thème de soirée, il y a toujours beaucoup de monde donc plus tôt arriver nous sommes, plus de chance nous avons de trouver une place de parking et évitons de nous faire refouler pour manque de place. Cela nous ait déjà arrivés une fois, pas deux !
Connaissant mon amie qui prend son temps dans sa préparation. Je proposais à mes amies présentes de commencer à manger sans moi pendant que je prenais ma douche pour me préparer à mon tour n'étant ni laver, ni habiller comme il se doit pour l'occasion vu que l'après-midi a été sans répits.
Exceptionnellement, ce n'était pas mon amie, qui nous avaient invités qui conduisait. C'était un de ses amis. Elle en était contente. Ainsi elle pouvait se permettre de pouvoir boire un peu d'alcool pour le plaisir. Le chauffeur nous rejoignait à la maison pendant que j'étais sous la douche. Mon amie le suivait quelque peu de temps après. J'ai speedé un maximum pour pouvoir être prête et éviter de perdre du temps bêtement.
Pendant que mon amie, venant d'arriver, et moi mangions et discutions avec le chauffeur pour faire conversation, mes deux autres amies, se préparaient chacune dans son coin, une dans ma chambre et l'autre à la salle de bain pour changer de tenue.
Nous voici toutes habillées et restaurées. Place désormais au maquillage. Là, encore, c'est mon amie exerçant son savoir faire qui nous maquillait. Que c'est agréable de pouvoir se faire dorloter ainsi. Au moins je savais que j'allais être bien maquiller, que j'allais avoir mes yeux mis en valeur, ce qui est le but quand je me maquille normalement sauf que moi, je me maquille de façon classique juste pour masquer ma fatigue et être un minimum présentable et féminine.

Nous voici tous parti pour se rendre à la discothèque, qui est précisément un bal monté se trouvant à une quinzaine de kilomètres de là. L'ambiance était plutôt bonne enfant. J'en était contente. Je voyais que cela décontractait mon amie que j'avais logée au cours de ces deux derniers mois. Etant de nature stressée, cela lui fit beaucoup de bien.

Arrivés sur place, nous nous dirigions dans la salle où était prévue le thème "années 80". Les filles étaient déçues quand elles ont remarqués que c'était en fait un orchestre au lieu d'un disc-jockey qui dirigeait la fête. Sans hésiter, elles passèrent de l'autre côté, dans l'autre salle, plus classique, plus moderne sans nous consulter. Je n'ai pas très aimé ce comportement mais j'en ai pas tenue rigueur car l'important était de pouvoir m'amuser et me détendre un maximum quelques soit la musique.
La salle commençait à bien se remplir alors qu'il n'était même pas vingt trois heures. En temps normal, il y a ce même monde qu'à partir d'une heure du matin.
La soirée se passait très bien. Je pris l'initiative de pouvoir changer d'ambiance, ayant les deux salles d'ouvertes quand une musique de m'intéressait pas ou quand il y avait trop de monde dans l'une des deux.
Mon amie fêtant son anniversaire, a pu y retrouver sa soeur qui elle aussi avait réussi à se libérer pour pouvoir s'y rendre. Elles étaient heureuse de pouvoir se retrouver. Personnellement, j'étais contente de les voir ainsi. Cela me faisait très plaisir. Je les retrouvais comme auparavant. On aurait deux gamines, deux amies d'enfance s'étant perdues de vue depuis plusieurs années (ce qui est presque le cas d'ailleurs). Enfin un peu de bonheur dans ces derniers mois de malheur !
Les filles en profitaient pour pouvoir se rendre au bar et commander leurs boissons préférées. Je les rejoignais de temps à autres. C'est vrai qu'avec le monde, il faisait plus chaud que d'habitude. Heureusement que j'avais prévue ma tenue pour, je n'avais pas mis de manche.
A la fin de soirée, j'ai même aperçu une connaissance : un de mes ex et qui a été le premier plan sexe de mon amie que j'ai logée.
Je l'ai bien senti différent qu'à l'habitude. Plus réservé, plus gêné. Je n'ai pas insisté, juste une salutation, de quoi prendre des nouvelles et je suis repartie danser. De sûr, il était en famille : j'ai reconnu son beau-frère. Vu comme il réagissait, j'aurais mis ma main a coupé qu'il n'était pas seule et que sa petite amie l'avait accompagné. Le peu que j'ai pu comprendre c'est qu'elle est de nature jalouse, ce qui expliquerait sa réaction quand l'amie de mon amie, le reconnue, ayant deux ou trois verres dans le nez, soulignait qu'il faisait parti de mes ex. Cela m'a fait sourire mais pas lui. J'ai ainsi respecté sa volonté non exprimée directement et je demandais à mon amie de cesser de le déranger. Quand j'ai annoncé à ma meilleure amie, qu'il était là (alors que par sms, il lui avait dit qu'il ne viendrait pas), je l'ai vu s'éclipsé en quelques secondes. A peine le temps de me retourner, qu'elle était partie à sa recherche, histoire de l'apercevoir. Et après, elle va me dire qu'elle n'est pas amoureuse... Il ne faut pas qu'elle oublie que ce n'est qu'une histoire sans lendemain et donc que ce genre de personne n'a pas la même importance qu'une personne que l'on apprécie réellement. Il faut savoir prendre de la distance à tout point. Ce n'est pas faute de l'avoir prévenue avant qu'elle le rencontre pour qu'elle fasse attention mais une fois de plus, je vois qu'elle n'en fais qu'à sa tête et ne prend pas en compte ce qu'on peut lui dire. En tout cas, elle n'a pas intérêt à se plaindre à ce sujet car je n'hésiterais pas à la remettre en place et sans pour autant mettre des gants. Vu les derniers propos qu'elle m'a balancé le dernier week-end avant son départ, dorénavant il n'y a plus de pitié me concernant. Je dis les choses telles qu'elles sont. Elle le prend bien tant mieux dans le cas échéant tant pis pour elle. Elle est rancunière et je peux l'être aussi. Elle va voir ce que ça fait quand j'y suis à mon tour !
L'ambiance étant trop bombé du côté de la salle classique, même seule, je décidais d'aller dans la salle du côté de l'orchestre pour terminer le dernier quart d'heure de la soirée. C'est simplement après j'ai rejoint mes amies de l'autre côté et en attendant la troisième, nous nous sommes défoulées sur les derniers morceaux passés. Mon amie fêtant son anniversaire, n'ayant pas l'habitude de sortir, commençait à fatiguer et n'était plus dans l'ambiance. Elle se força un peu pour profiter des derniers instants de sa première sortie depuis cinq ans.

Dans l'ensemble, même si je n'ai pas pu souffler, la journée et soirée se sont très bien passées. Que ce soit en jour ou en nuit, il m'est arrivé à plusieurs reprises de penser à Maître, à mon devoir de soumise. Je le savais plus disponible que les autres jours, me l'ayant annoncé le matin même mais c'était de mon côté que je ne l'étais pas. Même si j'avais son aval et même son approbation, je culpabilisais malgré moi de n'être pas disponible pour mon Maître. Je prends son autorisation, connaissant les circonstances actuelles, comme un sacrifice de sa part. Il sait très bien que j'étais au bout du rouleau et que j'avais un grand besoin de décompresser. Je ne dis pas le contraire, c'est bien vrai. J'avais besoin de pouvoir souffler, m'évader, me détendre, me décontracter. Mais d'un autre côté, je sais aussi que je dois être présente pour Maître. Je sais qu'il a besoin de moi. Je sais que ma présence et mon contact l'aide dans son moral et si c'est le cas, le physique suit à son tour.
Maître était très content de savoir que je pouvais me détendre et c'est pour cette raison qu'il m'autorisait cette sortie. Il savait aussi que je me retrouvais avec mes deux meilleures amies. A vrai dire, c'est la première fois que nous nous retrouvions toutes les trois pour ce genre d'occasion. C'est la première fois en quinze ans que nous sommes toutes ensemble pour partager un bon moment et pour aller se détendre en dansant. Quand je m'en suis rendue compte, je n'y suis pas restée indifférente. Bizarrement, j'ai ressenti comme un moment de mélancolie. Quelque part, je regrettais presque le temps de notre jeunesse où nous nous amusions sans se compliquer la vie.

En rentrant, je ne me suis pas couchée de suite comme d'habitude. J'ai d'abord commencer à rédiger cette article mais quand j'ai vu que l'heure tournait, que mes yeux se plissaient tout seuls et que je luttais pour les garder ouvert, j'ai décidé de le mettre en suspens et d'écrire de suite un mail à Maître même si c'était un bref résumé de ma journée mais au moins pour le rassurer et lui montrer que même en cas d'exception comme cela, je fais mon possible pour suivre ses conseils, pour rester au mieux la soumise qu'il attend de moi. C'était aussi important pour moi de le faire, même si je n'en pouvais plus. Cela me rassurait de pouvoir obéir à Maître même en son absence, malgré son manque.





vendredi 11 mars 2011

Enchaînement...


En me levant, ma seule motivation était que c'était la dernière journée de la semaine. Je savais d'avance que la journée allait être longue mais il fallait bien avancer.
J'ai profité des derniers instants avec mon fils vu que ce soir il allait en week-end chez ses grands-parents et que je ne le verrais pas avant ce dimanche.

Etant mon dernier jour où je prenais à dix heures, j'en profitais pour aller boire un dernier petit café. De plus, j'avais vraiment besoin de me détendre ! Je savais que la journée, à peine commencer aller être lourde. Réunion le matin pour le CHSCT, longue après-midi devant terminé à dix heures, réunion pour un produit ménager culinaire et enchaînement d'une réunion pour une marque connue d'ustensiles de cuisine.

La réunion professionnelle s'est bien passée. C'était comme une réunion de bilan mensuelle concernant l'évolution du mode de vie du site pour pouvoir le faire progresser et changer si possible. Ce qui est sûr, même s'il ne nous dit pas tout, je vois bien que notre directeur de site met de la bonne volonté et se démène pour pouvoir au mieux sauver le site et nous faire travailler dans de meilleures conditions.
Rien d'extraordinaire concernant ma journée professionnelle. Je suis contente que mes collègues étaient d'accord avec moi et ne se sont pas cacher pour lui dire en voyant que ma supérieure n'avait rien envie de faire et se permettait de prendre des pauses à gogo au cours de l'après-midi. Une fois de plus, elle n'a rien foutue et après elle va pleurer qu'elle n'a pas le temps de faire les choses en temps et en heure. Mes collègue lui ont bien dit qu'elles n'allaient pas la rater quand nous aurons besoin de ses services et qu'elle nous répondra qu'elle n'a pas le temps... Enfin les filles ouvrent les yeux. Contrairement à moi, elles peuvent le dire ouvertement alors que moi, par rapport à mon statut et aux demandes de Maître, je ne peux me permettre de commenter la façon de travailler de ma supérieure même si cela nous handicape dans notre façon de travailler et pour l'ambiance de notre équipe en partie.
En milieu d'après-midi, nous avons eu le droit à un pot de départ : celui de notre informaticien. Vu les dernières rumeurs à son sujet avec les langues de vipères que nous avons, il n'avait pas le coeur de fêter quoique ce soit. Finalement, c'est ma responsable de site qui avait préparer les petites collations et la formatrice a investit dans le breuvage. Tout était léger mais fort sympathique. Je ne me suis pas éternisée quand j'ai eu l'occasion de pouvoir faire une coupure de la production pour rejoindre les filles assister à ce goûter. Il y avait trop d'hypocrisie pour moi. J'ai juste fait bonne figure et ce qui me désole le plus est que mon collègue informaticien le ressentais aussi, ça se voyait dans ses yeux. Je pense, vu qu'il a passer des bons moments dans l'ensemble au cours de ces longues années, il était, tout comme moi, déçu de ce genre de comportement le jour de son départ.

A peine rentrée, il fallait que je fasse les derniers préparatifs pour ma réunion avant que l'animatrice arrive et les invités aussi. J'ai vite descendu les poubelles, remettre en place mon canapé, pour le reste j'étais tranquille, j'avais tout fait la veille (pour une fois je n'avais pas reporté). Je croisais l'animatrice en revenant d'avoir descendu mes poubelles.
Vu l'heure, nous n'avons même pas eu le temps de mettre en place que mes premières invités arrivèrent. J'étais contente que ma collègue, la déléguée syndicale, fut l'effort de venir malgré une autre réunion (pas du tout du même genre) qui l'attendait après vingt heures.
Au cours du déroulement de la démonstration nous attendions ma troisième invitée mais même après le départ de ma collègue, toujours personne. J'ai contacté ma meilleure amie pour savoir ce qu'elle faisait. Mauvaise surprise, j'avais mal compris : elle ne pouvait pas venir. J'ai commencé à paniquer en sachant que mes cadeaux allaient me passer sous le nez avec tout les efforts que j'ai pu faire pour pouvoir les avoir. A la dernière minute, j'ai appelé Maman, vu que je lui en avais parlé et était intéressée de venir mais pas trop disponible par rapport aux horaires. Après avoir insister légèrement, j'ai réussi à la convaincre de venir au moins pour terminer la réunion. J'ai eu la surprise de découvrir que Maman connaissait déjà la marque du produit et son utilisation en général. C'est vrai que nous avons très peu parler de cuisine n'était pas notre sujet favori autant en théorie qu'en pratique.
Ainsi, mon autre collègue a pu faire sa commande comme convenu et j'étais contente que Maman m'est sauvé la mise. De plus, Maman a pu voir le changement de mon appartement. Elle était étonnée quand elle a vu la télévision et la table. Elle a, tout comme moi, encore du mal à se dire qu'on peut se le permettre ayant deux salaires rentrant, sans trop en abuser pour autant.

Une fois la réunion terminée, pour la remercier de se servir, j'ai raccompagné un peu Maman. Je sais qu'elle n'aime pas l'ascenseur, qu'elle était fatiguée et qu'elle ne se sent pas en sécurité, seule dans la nuit. Je n'ai pas mis longtemps pour faire demi-tour afin de me rendre à ma deuxième réunion chez ma voisine.
Forcément, je suis arrivée c'était déjà la fin. Pas grave, l'important pour moi était de pouvoir faire une partie de commande (je commanderais l'autre partie lorsque je ferais ma réunion tout comme me l'avait suggérer ma voisine).
Après avoir fait la commande, c'était le moment de goûter la préparation culinaire qu'elles avaient préparer au cours de la soirée pendant mon absence. Le gâteau était très bon. De suite, je fus très intéressée d'avoir la recette malgré le fait que je déteste passer aux fourneaux. C'est vrai que j'ai plus un petit penchant pour les préparations de desserts.
Autour d'un petit café, c'était très bien pour que je puisse commencer à souffler. Je suis restée quelques instants. J'avoue que ça me moque de passer des petits moments comme ça, chez ma voisine, d'avoir nos petits moments conviviaux et sympathiques, comme avant, comme avant que je sois débordée...

J'ai poussé une grande expiration à peine la porte d'entrée refermée derrière moi. Je n'en pouvais plus. Un mal de tête me joignait. Il se rajouta à mes douleurs de jambes, de pieds et de dos.
Ma première réaction a été de pouvoir apprécier le calme. Vu l'heure, même si je suis restée raisonnable, je n'ai pas mis longtemps pour sauter sur mon ordinateur afin de rédiger au plus vite cet article et le mail que je compte envoyer de suite à Maître.
Comme je le pensais, il a pu m'appeler quelques minutes la nuit dernière. J'étais en plein sommeil mais j'étais contente d'avoir pu échanger quelques mots.

jeudi 10 mars 2011

Déception à fond la gomme !


Ce matin je n'avais pas la conscience tranquille car je savais que mon fils avait eu du mal à s'endormir, sûrement du fait qu'il devait aller à la piscine, et résultat avait du mal dormir. J'en ai eu confirmation à son levé car il était trop calme (signe de stress chez mon fils).
Je stressais aussi car je savais que je n'avais pas de bonnet de bain et j'avais pensé à en acheter un en cours de semaine mais ce fut impossible.
J'ai tenté au mieux de masquer mon angoisse pour ne pas mettre sous pression mon enfant davantage.

En allant sur le chemin de l'école, il était tout content de pouvoir porter son sac tout seul, dans le dos, comme un grand. C'était plus facile, le sac était léger ne comprenant que ses affaires pour se rendre à la piscine.
En arrivant dans le couloir de l'entrée, pendant que mon fils se déshabillait, je me promis que mon fils aurait un bonnet d'ici vendredi prochain (était le jour dédié pour cette activité). J'étais pressée que mon fils soit prêt afin d'éviter au mieux la maîtresse pour échapper à l'interrogatoire de la composition du sac. Finalement, elle me posa juste la question pour savoir si mon fils avait bien son "sac de piscine". Elle a très bien remarqué que j'étais trop étourdie et était rassurée que cette fois ci ce ne fut pas le cas. Je ne me suis pas éternisée plus que cela.

Je suis descendue de suite en ville, à la Poste pour récupérer le colis qui m'y attendais. J'avais prévue de prendre mon caddie en espérant que le colis y rentre. Comme mon présentiment, quand j'ai réceptionné, je me suis rendue compte qu'il était impossible de pouvoir le transporter comme je l'avais prévu. Rien de tel pour me stresser plus que je ne l'étais.
J'ai fini par trouver une solution en me rendant au café habituel où j'ai pu me détendre quelques instants. En arrivant, j'ai aperçu mon père. Il fut étonné de me voir aussi chargé. En me voyant, il a eu la même idée que moi et m'a aidé. Nous avons tout enlevé du carton pour tout remettre dans mon caddie. A peine le café avalé, après avoir attendu qu'il refroidisse un peu, nous voilà en train de tout décharger et rechargé avant de me rendre au travail.

Le long du trajet, j'avais les nerfs de devoir me coltiner la charrette de grand-mère, en allant à mon travail, auquel je n'ai aucune envie d'y aller et surtout pour des choses auxquelles je veux très peu me servir : le colis comprenait des jeux vidéos que Maître a remarqué sur le site de vente de particuliers à particuliers. J'aime les jeux vidéos mais occasionnellement et de plus je n'en ai pas le temps et c'est pas, maintenant que je suis de nouveau "disponible comme avant" que Maître va me lâcher de si tôt ! Encore un point supplémentaire où je ne vois pas l'intérêt d'investir dans quelque chose qu'on se sert que très rarement.

En arrivant à mon lieu professionnel, même en ayant un doute, je ne savais pas dans quel équipe je devais m'installer. Avec espoir perdu, j'ai commencé à m'installer au sein de l'équipe travaillant sur la nouvelle opération. Quand j'ai vu que mon supérieur était absent (du moins sur le plateau), ma première réaction a été de regarder si je voyais mon ancienne supérieure. Personne non plus. Et me voilà encore agacée : c'est toujours quand on a besoin d'eux qu'ily a personne !! Ma deuxième réaction fut de demander à mes collègues si elles savaient où se trouvait notre supérieur. Je compris beaucoup mieux quand on m'avertit qu'il était à l'étage en train de former les filles travaillant avec moi sur cette opération. Je pris le taureau par les cornes et me permit de monter lui demander ce qu'il avisait de ma journée.
Comme je m'y attendais, l'opération sur laquelle je travaillais s'est achevée : nous avons terminés le fichier hier. Ce n'était pas une surprise, étant conscience du rythme et du délai imparti mais j'étais quand-même déçue. Il a voulu que je me motive à retourner à mon ancien phone.
J'en ai profité pour régler ma collègue concernant sa vente du bureau d'angle. Elle était contente que j'ai tenu parole sur le délai du règlement : je lui avais dit que je lui ferais un chèque dès réception de la marchandise.
J'en ai profité aussi pour avertir ma supérieure que cet après-midi, je comptais prendre mes heures de délégation, comme j'en avais parlé à mon supérieur, pour pouvoir assister à la formation à laquelle les filles allaient assistées à Besançon. Mauvaise surprise, ma supérieure m'avertit que ce n'était pas possible en ayant déjà pris certaines heures en début de mois (pour notre réunion NAO). Elle me résuma la même situation que j'avais part à mes collègues syndiquées : si je prenais mes heures de ce mois-ci de CHSCT il me resterait deux heures d'absence injustifiée et il en était hors de question. Finalement, je me suis résolue à ne pas pouvoir aller à la formation mais en me réconfortant de savoir que je pourrais aller à la deuxième session.
L'après-midi me parut longue, très longue. Pour tenter de faire passer le temps plus vite et sachant que la production était calme, je n'ai pas pris ma pause d'un coup. J'ai tenté de la séparer par des petites minutes, au maximum que je pouvais.
Malgré tout, à la fin de la journée, je n'en pouvais plus. La fatigue s'accumulant, le manque de motivation, sans oublier les douleurs (au bras, aux jambes, aux pieds, au dos... partout en sommes). J'ai l'habitude de me plaindre régulièrement ou d'exagérer concernant mes douleurs physiques quotidiennes mais là je commence à m'inquiéter un peu car j'avais plus mal que d'habitude. Je pense que c'est l'après-coup de la cohabitation avec mon amie. La pression se relâche et je le ressens d'autant plus corporellement.

A l'appartement, je n'en avais pas fini pour autant : je devais monter le meuble de bureau et pour pouvoir l'agencer il a fallu que je modifie la place de certains meubles dans ma chambre. J'ai dû légèrement décalé mon lit et déplacé ma commode (à laquelle je tiens étant un meuble avec une histoire familiale).
Même s'il est simple de montage, il a fallu que je trouve la force et le courage de pouvoir m'activer avant le repas. Il était impératif pour moi que tout soit en ordre pour que je puisse faire ma réunion tranquillement demain (surtout en sachant que je termine à la même heure à laquelle doit venir l'animatrice). Je sais très bien, vu mes horaires de cette semaine, que demain je n'aurais vraiment pas le temps.

La soirée fut assez difficile car en plus de mon stress, mon fils fut colérique. Lors du retour, l'ami de ma mère m'a signalé que mon fils avait aussi lui "levé la main dessus" en lui donnant un coup de pied alors qu'ils étaient en train de jouer. Certes, il y a le fait que mon fils a pris quelques plis du fils de mon amie et aussi le fait qu'il grandit. Je pense qu'il a une part d'anxiété ce qui le rend impulsif et c'est à moi à le reprendre. Sauf qu'en arrivant à la maison, après l'avoir puni de télévision et de DVD, voyant que je ne pouvais être à ses côtés, prise de le montage du bureau, il osa me lever la main dessus à voulant me jeter ce qui lui passait par la main et me répondant comme pas permis. Hors de question que je laisse passer !! La fessé était inévitable. Je crois que depuis deux ans, ça doit être sa deuxième "vraie fessée". J'étais vraiment déçue d'en arriver là mais je n'en ai pas eu le choix. Evidemment, nous avons eu ensuite une discussion pour mettre les choses au point. Je me rendis bien compte que mon fils regretta son excès mais trop tard, le mal était fait. Impossible de revenir en arrière. De plus, j'étais très en colère, en plus de ma fatigue, qu'il ait pu oser agir ainsi envers les personnes qui font tout pour lui, qu'il ait pu nous manquer de respect ainsi !

Je n'ai qu'une hâte : pouvoir aller me coucher pour pouvoir passer à autre chose et avoir la possibilité de me reposer mais je sais d'avance que je suis tellement sur les nerfs qu'il faudra que j'attende que la pression redescende, après avoir fait le bilan de ma journée, pour m'endormir sereinement. Vivement samedi soir !!

mercredi 9 mars 2011

Besoin de se poser


Comme tous les matins, difficile de se motiver à se lever. Le fait de réussir à me coucher plus tôt que ces dernières semaines, il est vrai que j'ai moins de difficulté à me réveiller, ce qui est déjà un gros effort de ma part.
Sinon, c'était un matin comme tant d'autres. Bien au contraire, je ne me plains pas : c'est fort agréable que mon fils ne soit pas stressé avant, pendant et après la préparation du départ.

Comme il a été convenu ce lundi, à la dernière minute par téléphone, nous nous sommes rendu chez l'orthophoniste. Il y a une chose qui m'agace : avant les vacances de Noel, elle m'avait fait la réflexion qu'il serait préférable que je sois à l'heure (même pour cinq minutes m'avait elle préciser) et là ça fait depuis le début d'année qu'elle n'a pas été à l'heure une seule fois. Elle arrive à pile l'heure du rendez-vous. Systématiquement, le temps qu'elle se prépare arrivant dans son bureau, on perd entre cinq et sept minutes. Ce n'est pas grand chose mais vu mon manque de disponibilité, c'est énorme, autant pour elle que pour moi. Suite à cela, la dernière fois, la séance a dépassée l'heure ce qui m'avait voulu d'être en retard à ma première réunion NAO (Négociations Annuelles des Obligations). Il était hors de question que ça recommence, surtout qu'aujourd'hui même j'avais une réunion à ce même sujet.
Aujourd'hui fut la première séance où mon fils parlait tant pour un début de séance. C'est limite si on a dû l'arrêter pour que l'orthophoniste puisse faire son travail. Tout comme moi elle l'a senti beaucoup plus détendu que la dernière fois (notamment suite au départ du fils de mon amie).
Pour la première fois, aussi, il a eu sa première séance en tête à tête avec la professionnelle comme c'était convenue lors des premières. Au début, mon fils pris de court, ne voulait pas me laisser partir. Je voulais éviter de me fâcher devant elle donc j'ai essayé de jouer la carte de la douceur avec du chantage, en disant que s'il était sage, il aurait un croissant. L'orthophoniste (tout comme moi à la base mais j'ai voulu suivre un conseil de Maître... échec total sur mon rôle de mère à l'extérieur... génial !!!) fut contre ce genre de procédure et discrètement me remit en place en reprenant la main sur mon fils. Evidemment; étant "anti-chantage", même occasionnellement, je m'en suis voulu d'avoir choisi cette solution et me suis sentie grandement frustrée mais je savais qu'il ne fallait pas que je bloque là-dessus.
Je les ai donc laissé les deux en allant prendre l'air, profitant des premiers rayons de soleil de la journée. A mon retour, comme dit, mon fils me raconta le travail qu'il avait fait.

Je n'avais pas le temps de souffler. Il fallait impérativement que l'on arrive à l'heure chez la nourrice pour que je puisse arriver à l'heure à ma réunion.
Quand je me suis aperçue que j'étais à l'heure, en accélérant le pas, malgré mes douleurs aux pieds (suite au fait de porter sans cesse des bottines), il ne fallait pas que je ralentisse la cadence.
La réunion a été de plus courtes durées que prévues. C'était juste une réunion pour faire part de nos nouvelles revendications. Au final, elles ne sont pas si nouvelles que ça. Nous avons juste poussés quelques points sur certaines que nous avions fait la dernière fois mais qui avaient été refusées, presque pour toutes la même raison : notre déficit budgétaire.
Après la réunion, nous avons fait un brève mise au point avec mes collègues et nous sommes retournées en production.
J'ai eu la bonne nouvelle de savoir que j'allais retourner sur la nouvelle opération. Je devais rester juste une heure sur une de mes anciennes opération en réception et ensuite retourner dans l'équipe où je me sens plus à l'aise. Rien que de savoir cela, j'étais déjà rassurée et motivée pour le reste de la journée.
Mon seul souci de la journée, sachant que j'allais être à la hauteur concernant la production, était que j'avais un mauvais présentiment pour la livraison de mon ancien bureau à mon amie. Je me posais la question s'il allait tenir le choc même si nous avions juste cinq cent mètres à faire.
Tout en sachant, chose que je n'avais pas prévu à l'avance est que ma collègue me vendant son bureau d'angle décida de me livrer le bureau en plusieurs parties sous plusieurs jours sauf que changement de programme, elle me livra le reste aujourd'hui-même... cela ne m'arrangeait pas forcément autant pour mon organisation que le transport mais il fallait bien que je fasse avec...

En sortant du travail, nous avons dû faire plusieurs voyages pour pouvoir tout prendre et ramener à la maison (enfin l'appartement) avec l'ami de Maman. Je m'étais arrangé pour que mon amie me garde mon fils pendant ce temps.
La livraison du nouveau meuble se fit assez vite. La complication concernant mon ancien bureau. Je n'ai réussi à le démonter moi-même donc même s'il y avait une planche qui me lâchait je pensais qu'il allait tenir le coup jusqu'à chez mon amie.
Pour faire court, on a bien galéré pour le descendre et le transporter et tout ça pour rien. Le bureau se détachait pièce par pièce au cours du trajet. Heureusement que nous étions à côté. Je me suis dit que j'allais pouvoir le remonter. Pas de chance, après plusieurs tentative, le bureau ne tenait plus le choc et impossible de le remettre sur pieds. Je m'arrangerais plus tard pour pouvoir le débarrasser à mon amie vu que finalement, tout est chez elle.

Il me pressait de pouvoir rentrer. Déjà pour cesser d'entendre le vacarme des garçons et de souvent voir le fils de mon amie provoquer le mien pour rien. Je n'en pouvais plus physiquement parlant aussi. De plus, il se faisait tard. Il ne fallait pas que mon fils se couche tard par ma faute même si on ne fait pas tout ce qu'on veut dans la vie.
Je pensais pouvoir me retrouver tranquille pour la soirée. Encore qu'un espoir vide ! Je m'étais dit que j'allais rédigé mon article sans trop me presser, au calme, une fois mon fils couché, devant la dernière saison de ma série préférée du mercredi que j'avais loupé à plusieurs reprises, suite aux vacances, au changement programme télévisé (football), à la présence de mon amie avec la colocation... Et me voici coupé en plein élan, entre mon fils qui avait du mal à s'endormir et Maître qui m'appela au même moment. Je pouvais dire au revoir à ma soirée détente que j'avais prévue avant de me coucher, le moins tardivement possible, mais j'étais heureuse d'avoir des nouvelles et la possibilité d'être en communication avec Maître. Je voulais savoir comment il l'allait, surtout après avoir lu son dernier mail.
Malgré l'intensité de son côté et le manque de sommeil nécessaire, je l'ai senti en forme. Je sais bien qu'il connait ses capacités et ses limites mais personnellement, j'ai envie d'avoir un Maître en forme pour pouvoir que la continuité soit paisible et notamment pour son bien-être (mais il va encore me dire que ce n'est pas mon souci, qu'il sait ce qu'il fait).


mardi 8 mars 2011

Journée de la femme...


Il est tellement bon de pouvoir traîner au lit et je rattrape ma fatigue que j'ai du mal à me lever. Il a fallu que je me fasse force pour pouvoir me sortir du lit ! L'avantage est que mon fils n'est pas de mauvais poil, malgré quelques caprices ici et là mais rien de dramatique par rapport à ce que j'ai pu connaître ces deux derniers mois.
La grande question du matin était de savoir si je préparais mon fils avec son déguisement avant de partir (en dessous de sa tenue normale) ou à l'arrivée à l'école avant la classe. Je lui ai laissé le choix et il a préféré se préparer en arrivant.
Bien sûr, il n'a pas tenu les conseils que je lui avais donné et il était un peu déçu de n'être pas déguisé quand il a vu tous ses petits camarades déjà en costume alors que nous n'étions que dans le couloir de l'accueil.
Il a mis longtemps pour se laisser faire lorsque je l'ai conduit aux sanitaires afin de pouvoir le changer. J'étais un peu déçue de ne pas avoir pu maquiller mon fils, cela aurait été plus esthétique et plus marrant. Dans l'ensemble, j'étais contente d'avoir pu lui apporter un costume avec mes propres idées. Au final, il portait un collant que j'avais acheté la veille, je lui avais laissé un sweet à manches longues pour ne pas qu'il ait froid et par dessus, un tee-shirt à moi de sport blanc, le tout avec un de mes foulards coloré en guise de ceinture, histoire de donner un peu de couleur vu que le thème était le cirque et son personnage "un jongleur". Nous avions même trouver l'accessoire idéal : des boules... C'étaient ses boules de pétanque en plastique que nous avions empruntés à mon père avant de nous rendre à l'école.
Je n'avais qu'une hâte : qu'il se sente bien dans son déguisement et qu'il n'ait pas honte de le porter !

Après avoir emmener mon fils à l'école, je me suis dirigée au centre ville pour me rendre à la banque, comme convenu avec mon amie. Elle voulait à tout prix faire le virement, le plus rapidement possible. Je l'a comprends mais en contrepartie, je sais très bien qu'elle n'est pas si dépourvue que ça ayant encore un peu d'argent de quoi tenir au moins trois mois tranquillement sans aide particulière vu ce qu'elle m'avait dit.
Elle devait se rendre une nouvelle fois à la Poste pour son changement d'adresse et c'était arranger avec ma collègue, sa nouvelle voisine d'étage, pour pouvoir s'y rendre. Connaissant son organisation, sa façon de faire et mon rythme personnel ainsi que ma vitesse de marche, je savais qu'en descendant à pieds, alors qu'elle-même était en voiture, j'avais le temps de pouvoir aller boire un café pour me détendre.
Une fois avoir fait le nécessaire à la banque, je voulais boire un nouveau café histoire de me détendre de nouveau avant d'aller travailler, tout en sachant que je n'aurais pas le temps, normalement de pouvoir le faire les autres jours vu tout ce que je dois faire. Changement de programme, j'ai finalement accompagné mon amie pour son nouvel achat d'un sèche-cheveux. Pour moi ce n'était pas le plus urgent, elle aurait pu attendre encore un peu même comme d'habitude, nous n'avons pas les même priorités. Elle vit sa vie comme bon lui semble, je ne peux lui dicter sa vie mais qu'elle vienne pas se plaindre vu qu'elle ne veut en faire qu'à sa tête !
Résultat, je ne me suis pas vraiment détendue comme j'avais prévue.
De plus, je savais qu'il fallait qu'on parte plutôt que ce que je pensais sachant que mon amie n'a pas l'habitude de marcher autant et contrairement à d'habitude (elle qui veut tout faire dans la précipitation), comme elle me la balancé la dernière fois que nous avons été en ville avant d'aller travailler, "Madame" n'aime pas se dépêcher pour se rendre à son lieu de travail.
Pour lui éviter une pression supplémentaire, j'ai donc décidé de faire comme si de rien n'était et de partir juste après l'achat.

Autant continuer dans ma lancée de déceptions, quand je suis arrivée à mon lieu de travail, en me dirigeant dans mon équipe actuelle, mon supérieure me fit part, en prenant des gants, que pour l'instant, il n'avait plus besoin de mes services et qu'il n'hésiterait à me rappeler en cas de besoin. Ce qui m'obligeait à retourner dans mon ancienne équipe... avec mon ancienne supérieure, mes anciennes collègues, toutes aussi faux-culs les unes que les autres, avec mes anciennes opérations toutes aussi lourdes les unes que les autres et l'ambiance aussi merdique qu'auparavant... Génial, la journée commençait bien !!!
A peine installée, je commençais à me préparer pour aller sur mon ancienne opération en réception d'appels et on me demanda d'en changer pour aller en émission. J'ai tenté au mieux de positiver. J'ai essayé de penser qu'il ne fallait pas que je me plaigne, que j'avais la chance d'avoir un emploi et de plus, un emploi qui me plait avec un poste qui me suffit amplement ! C'est ainsi que je pense que je ne suis pas motivée à travailler et en général, j'arrive à changer de suite d'état d'esprit qui me rend un peu plus positive.
L'ambiance de ma pause déjeuner me gava également. C'était plus sur le thème commérage à plein pot, avec une dose de provocation et un zeste d'hypocrisie purement et simplement. Rien de tel pour m'agacer mais obliger de sourire et de passer au-dessus pour éviter d'y prêter de l'attention et les laisser dans leur esprit "cours de maternelle". Et dire que le pire, ce sont des supérieures qui sont ainsi... Super la mentalité des dirigeantes d'équipes !!!
Pour me réconforter, j'ai espéré qu'au retour, j'allais être en réception d'appel. Cela m'aurait permise de pouvoir retourner dans le bain, surtout psychologiquement parlant et aussi pouvoir me reposer un peu car j'avais cru comprendre que la production était calme pour ceci. Pas de chance, on me demanda de continuer en émission d'appels. J'ai pas arrêté de l'après-midi. C'est vrai que je m'étais vite habitué à ma nouvelle opération qui est aussi en émission mais où le mode de travail est moins dense et plus agréable. C'est le cas de le dire, j'ai enchaîné appels sur appels. Résultat, en fin de journée, je commençais à avoir la voix cassée... J'ai pu enfin souffler un peu, quand ma supérieure (qui n'est pas "fute-fute") s'est aperçue que je terminais à dix-huit heures et ainsi se rendre compte que je pouvais aller sur l'opération de réception d'appels.

Professionnellement, la journée s'acheva mais je savais que j'en avais pas terminé pour autant. J'ai dû rentrer chez moi pour pouvoir apporter une partie de mon nouveau bureau d'angle (que nous avions vu sur le site internet de vente de particuliers à particuliers) que ma collègue m'avait déposé. Elle va faire ainsi pendant plusieurs jours ce qui nous fera gagner du temps, autant pour elle que pour moi avant samedi, comme prévu.
Ensuite, avec ma collègue, habitant près de chez moi, à peine après avoir pris cinq minutes de répits, nous sommes allées visité le lit destiné pour mon fils que nous avions vu Maître et moi, sur ce même site.
Nous avons trouvés facilement la rue mais nous avons tardé à trouver la bonne maison. En arrivant, nous avons été étonné de voir l'ampleur de la maison. Une fois de plus, je me retrouvais chez des gens aisés. C'est vrai que c'est plaisant et agréable à l'oeil mais personnellement, ce n'est pas mon élément, je ne suis pas à mon aise ! Bref, nous avons pu voir le lit et le plus important pour moi, en compagnie de mon fils. Ainsi, il a pu le voir de ses propres yeux et avoir un avis à ce sujet. Au début, il était un peu intimidé et avait du mal à se faire à l'idée qu'il pourrait avoir un lit comme celui-ci. C'est vrai que ce genre de lit va pouvoir nous faire gagner en rangement, normalement mais l'inconvénient est qu'il va prendre pas mal de place. J'ai pas envie que mon fils se sente étouffé dans sa chambre juste par un manque de place. Dans l'ensemble, il a l'air de bien prendre le fait d'avoir un nouveau lit. Dommage qu'il ne puisse pas avoir conscience de la chance qu'il peut avoir d'avoir ce genre d'investissement à son âge.

La soirée se déroula bien. Mon fils était décontracté et nous avons réussi à passer des moments en tête à tête tranquillement.
Quelques minutes avant que je puisse le coucher, Maître m'appela au même moment. Mon fils était frustré car il appelé à son moment préféré de la journée : quand il m'a pour lui tout seul, en train de jouer à ces côtés, tout en le faisant progresser dans son dialecte, comme demander de la part de l'orthophoniste.
En revanche, de mon côté, je fus contente d'avoir pu avoir quelques instants en compagnie de Maître. Je pouvais avoir de ses nouvelles et le rassurer sur mon état en ayant passer un bon week-end dans l'ensemble. J'ai bien senti la différence. Sa voix était plus sereine, plus posée et je ressenti bien qu'il était de nouveau en forme. Je n'en suis pas étonnée étant dans son élément mais cela me rassure d'en avoir la confirmation de vive voix.
Je n'avais pas encore commencer la rédaction de cet article que mon amie m'appela. Je lui avais dit qu'elle pouvait m'appeler tant qu'elle le voudrait tant que je ne serais pas en communication avec Maître. Cela lui a fait du bien de pouvoir m'appeler quelques instants. Je pense que cela la rassure et permet de ne pas trop penser à sa solitude soudaine.

Pour une journée dédiée à la femme, de sûr, ce n'était pas ma journée ! Une journée supplémentaire que je mettrais dans la catégorie "sous pression et contrainte", en sommes, une journée assez stressante... comme je les déteste tant ! Heureusement que j'ai eu des nouvelles de Maître pour pouvoir m'apaiser quelques courts instants.

lundi 7 mars 2011

Conscience


Que c'est bon d'avoir son appartement pour soi ! De pouvoir gérer son temps, sans stress et précipitation !
Enfin, j'ai pu déjeuner sans me fâcher, sans appréhender l'humeur d'autrui. J'ai pu aussi prendre mon temps à la salle de bain sans pour autant me dépêcher.
En résumé, j'étais relax ! Cela ne m'était pas arriver depuis que je logeais mon amie ! Bien entendu, elle ne se rendait pas compte de ça car elle-même ne savait pas faire autrement que par l'angoisse et l'énervement.

Chaque chose en son temps : j'ai commencé par emmener mon fils à l'école. Il était content d'y retourner après deux semaines de vacances. C'est vrai que ça commençait à faire long mais bon c'est comme ça. Ensuite, tout en me promenant, appréciant ma solitude, je suis allée me rendre boire mon café à mon endroit habituel, histoire de me détendre davantage. C'était histoire de bien marquer mon temps de solitude et de pouvoir reprendre mes repères ! J'en avais grand besoin. J'y ai même croisé mon père. Cela m'a conforté. Ces instants sont très courts mais très agréable. Je sais les apprécier à leur juste valeur : au moins quelque chose qui n'a pas changé !
Je n'ai pas oublié de me rendre à la Poste pour la carte téléphonique de Maître. Je vais attendre d'avoir de ces nouvelles pour lui transmettre par mail. Tant que je n'ai pas confirmation qu'il reçoit bien mes mails, je préfère rester prudente.

Au travail, je n'y avais pas le coeur en sachant d'avance que ma semaine serait chargée. Il fallait bien que je m'y mette quand même. Plus nous arrivons au terme de l'opération, moins j'ai de fiches à traiter. Ce qui est logique bien entendu mais ce n'est pas à mon avantage pour mes chiffres. Je tarde un maximum pour ne pas changer d'opération au cours de la journée, pour éviter de changer de phone, pour éviter de changer de place, pour éviter d'être dans l'équipe que je n'apprécie pas forcément mais forcément, mes chiffres en pâtissent. Il n'y a rien de catastrophique mais quelque part, c'est plus fort que moi, ma conscience professionnelle est touchée.
Au cours de la journée, je n'ai pas arrêté de me soucier pour le déguisement de mon fils fêtant carnaval demain à l'école. Le thème est "le cirque" et il a choisi d'être déguisé en "jongleur". Quel idée tordue !! C'est malin, comment je vais faire pour satisfaire son idée. Je n'ai pas envie qu'il ait froid et je n'ai pas envie non plus de le décevoir sur mon manque d'imagination. J'ai tenté de faire travailler mes méninges toutes l'après-midi.

Après mon travail, il était impératif que je fasse les courses. Avant que Maître parte en mission, tellement prise par les soucis de mon amie et par l'étouffement de la cohabitation, je n'ai pas fait attention que j'allais être à court pour les provisions de la semaine. J'ai donc pris l'initiative, en son absence de faire le nécessaire. Je n'en ai pas abusé : juste de quoi pouvoir manger convenablement au moins cette semaine. Il va falloir aussi que je fasse le nécessaire pour avoir mes ingrédients de la recette prévue pour ma réunion de vendredi.

J'ai apprécié aussi rentrer chez moi, au calme ! Pouvoir me dire que je n'étais pas obligé de m'énerver, de me fâcher, de punir à tout bout de champs, c'était que du bonheur !
J'ai eu le temps de pouvoir ranger les courses, de préparer le repas, en téléphonant à mes beaux-parents pour souhaiter la fête des Mamies (un peu en retard n'ayant pas réussi à le faire hier), à nous restaurer et tout ça, tranquillement !!
Au moins, l'hébergement de mon amie aura réussi une amélioration me concernant : j'ai pu me rendre compte de la chance que j'avais d'avoir un fils comme le mien, d'avoir réussi à m'en sortir concernant son éducation, d'avoir réussi à trouver le courage de me battre et ne pas baisser les bras. Je suis fière du parcours de mon fils jusqu'à nos jours. Bien sûr, je n'oublie pas que je n'y suis pas arrivée toute seule. J'avais pas mal de soutien autour de moi pour autant, sans rien demander.

dimanche 6 mars 2011

Décompression


Premier vraie matinée depuis deux mois maintenant ! Quel calme en se levant ! Pas de crise, pas de caprice, inutile de se fâcher à peine réveiller, inutile de faire la morale !!
C'est là que j'ai réellement apprécier le départ de mon amie. Pas de stress, pas d'angoisse, pas de déprime, pas de colère à gérer.
Juste une matinée classique : petit câlin avec mon fils, petit déjeuner tranquille et appréciable, mise en place des tâches ménagères, faites petit à petit, sans pression !
Que ce fut fort agréable !!

Après avoir vaquer au minimum de mes tâches, sachant que mon amie devait venir chercher le reste de ses cartons, je les ai préparé dans le couloir de l'entrée pour que ça soit plus facile d'accès et gagner du temps.
Une fois de plus, j'ai bien vu son manque d'organisation. Elle n'arrivait pas à être efficace et rapide pour que chacune (elle-même, notre collègue nous aidant et moi-même) puisse prendre un carton et l'emmener devant l'ascenseur. Elle était toujours dans les pattes sans le vouloir et n'arrivait pas à prendre les cartons pour éviter qu'ils craquent car ils étaient vraiment à bout (eux aussi^^).

Quand elle sont parties, j'ai pu apprécier d'avoir de nouveau mon couloir libre. Je me sentais de nouveau chez moi ! De plus, il y avait plus de clarté malgré tout !
Cela me donnait la motivation pour effectuer le changement de place de meuble : je devais mettre mon bureau se trouvant dans la salle à manger (devenant trop spacieux par rapport à mon nouveau salon), le mettre dans la chambre de mon fils pour pouvoir installer le futur ordinateur de mon fils comme le voulait Maître.
Je trouve aussi que mon fils le mérite amplement ayant supporter tout ça depuis deux longs mois, contre son gré.

Après mettre préparer, j'ai eu la joie de me rendre chez mon père. Cela faisait un moment que je ne l'avais pas vu et il me manquait. J'ai pu ainsi lui annoncer la bonne nouvelle : l'emménagement de mon amie. Je lui ai résumé la tension qu'il y a pu avoir ces dernières semaines qui me mettaient à bout.
Il me comprenait parfaitement. Comme beaucoup d'autres personnes (auxquelles je n'avais pas donner autant de détails), il m'a souligné que j'étais très patiente car il n'aurait pas accepter le quart, surtout sous son propre toit. Il m'a félicité et encouragé sur ma bonté et ma générosité. J'avoue que ça fait du bien de l'entendre directement et de l'entendre de quelqu'un d'autre que Maître.

Ensuite, avec mon fils, profitant du beau temps, une journée superbement ensoleillée malgré le froid, nous sommes allés voir ma grand-mère. Et oui, aujourd'hui, en plus d'être l'anniversaire de Papa, c'est la fête des Mamies. Pas de chance, il n'y avait personne ! A l'occasion, elle a dû être invité, je ne sais où. J'aime pas la sentir absente sans le savoir : étant âgée, je m'inquiète tout le temps de savoir s'il ne s'est pas passer autre chose sans que je puisse le savoir et vu que je n'ai pas de relation avec mes oncles et mes tantes, il faudra que j'attendes que Papa m'en donne des nouvelles... Bref, elle a sûrement dû être invité soit chez mon grand-frère, soit chez mon oncle à Vesoul.

Nous avons donc fait demi tour pour se rendre à la maison, enfin à l'appartement. Puis, j'ai repensé que Maman m'en voudrait de n'être pas passer pour cette occasion, si je l'avais oublié. Je suis donc passée la voir avant de rentrer. Elle était contente de nous voir et que je vienne spontannément même si elle était sur le point de partir se promener avec son compagnon. Finalement, je suis restée quelques instants chez Maman, avec mon fils et nous sommes allés nous promener, tous ensemble.

J'avoue que ça m'a fait du bien cet après-midi familiale. Même si je suis contente de retrouver mon "chez moi", notre "chez nous", je me retrouve seule d'un seule coup. L'emménagement de mon amie s'est fait quarante huit heures après le départ de la mission de Maître, étant lui de son côté beaucoup moins disponible en ces circonstances.
Certes, je suis de nature solitaire mais là ça faisait trop de solitude d'un coup.
En revanche, je suis contente de pouvoir reprendre mes repères petit à petit. Cela me rassure énormément !

En rentrant, je terminais le reste de mes tâches ménagères et je m'activais à faire le changement de meubles comme convenue avant que mon amie vienne récupérer encore quelques affaires et le matelas pour son fils.
J'étais en colère contre moi-même. En déménageant mon bureau pour le mettre dans la chambre de mon fils, j'ai réussi à le casser. Résultat, je ne pourrais plus le vendre comme je comptais le faire par la suite...
Je suis contente, malgré tout, d'avoir pu le faire. Je gagne en place concernant ma salle de séjour. J'ai l'impression d'être moins compactée, d'être moins étouffée.
On verra la suite plus tard. Au moins, là je suis prête à recevoir mon nouveau bureau d'angles qui ira dans ma chambre.

Que c'est appréciable de pouvoir passer une soirée libre, sans pression ! Ne pouvant aller sur le chat, par l'interdiction de Maître suite un manque de comportement de ma part, je me suis réfugiée sur la messagerie instantanée, tout en rédigeant mon article et regardant la télévision pour me détendre.
J'avais besoin de me confier concernant tout mes ressenties sur le départ de mon amie et par l'absence de Maître, et ça me fait du bien aussi d'avoir une autre écoute, je me suis confiée au seul contact sur lequel je peux compter à sa juste valeur en cette circonstance.
J'aurais préféré en parler à Maître mais bon, je lui en parlerais brièvement dans un mail.