
Par débordement de la veille et tellement fatiguée de la veille et de ma journée que j'en avais oublié de fermer les volets. Je fus donc réveillée par les rayons du soleil que j'entrouvris les yeux pour la première fois. Je n'ai pas mis longtemps à me replonger sous la couette, dans mon oreiller mais impossible de me rendormir. J'avais trop l'appréhension de ne pas finir mon ménage et le rangement de ma cave avant l'arrivée de mon amie qui devait passer en début d'après-midi pour m'emmener à la déchetterie.
Etant seule, personne dans les pattes, j'en profitais pour prendre mon temps pour déjeuner. De plus, nous sommes en week-end donc, en général, mon rythme est moins dense. Une fois avoir déjeuner, il me fallait trouver la motivation pour faire mon ménage.
Mon premier réflexe vu de regarder l'heure pour savoir si je pouvais passer mon aspirateur sans déranger mes voisins. Je le pouvais sans aucun souci. Comme à mon habitude, après avoir aspirer, place au récurage. Je m'y apprêtais avec élan, entraînée par la musique qui me détendait et m'encourageait; quand je fus coupée par la sonnerie du téléphone. Il n'y avait qu'un seule personne pouvait m'appeler à cette heure ci. Du moins, j'avais une chance sur deux : soit Maître, soit les grand-parents de mon fils pour me signaler un souci.
Je fus soulagée en regardant le numéro s'affichant quand je vis que c'était bien Maître. Même s'il me coupait dans mon élan (il le fait pas exprès mais il appelle souvent au mauvais moment, sourires), j'étais plus que ravie de pouvoir l'avoir de vive voix, rien que pour moi. Il s'en doute très bien sachant de son côté l'absence de mon fils et me connaissant plus que très bien.
Il m'annonça une heureuse nouvelle. Sur le coup, je fus contente, bien entendu mais j'avais un peu du mal à réaliser. J'avoue que je me demandais si je rêvais et si c'était bien la réalité. Un sourire s'étendit à mon visage mais aucun mot sortant hormis un petit "wahou".
Je ne m'en rendis pas compte sur le fait. C'est Maître qui m'a fait réalisé ma réaction quand il trouvait étrange que je n'exprimais pas plus de joie que cela. Alors que bien au contraire, j'étais la plus heureuse à cet instant là.
Pendant une bonne heure, nous avons pu converser. De mon côté, je n'avais rien d'extraordinaire à lui raconter de plus que ce que j'avais pu lui transmettre dans mon mail. J'étais bien sûr contente de pouvoir l'avoir par téléphone mais en même temps, je devais me remettre venant d'apprendre qu'il y ait forte chance qu'il puisse obtenir des vacances avant les grandes vacances et avant celles que nous envisagions en commun. Je ne pensais à rien d'autre qu'au fait qu'on nous pourrions avoir la chance de pouvoir nous voir quelques jours, même si de mon côté je ne pourrais prendre congés à ce moment là.
Une fois que Maître raccrocha, je me réactivais à ce que j'avais mise en pause. Je redémarrais la musique, en plein régime, ouvrit de nouveau la fenêtre, serpillière en main, ce fut reparti.
Quand je voyais l'heure, je n'avais pas forcément envie d'arrêter. Plus le moment du repas approchait, moins j'avais faim. Je déteste autant manger comme me le demande Maître quand je suis seule chez nous. Je n'en démords pas : je suis soumise mais je ne suis pas un animal, même domestique, je suis humaine et je le resterais jusqu'à la fin de mes jours sur cette Terre ! Enfin, bon, inutile de déblatérer plus à ce sujet, ni de trop y penser, plus vite je "bouffais", plus vite j'étais débarrasser de cette tâche.
Après le ménage quotidien, en plus de mon ménage un peu plus poussé du week-end, je descendis à la cave, faire du tri pour pouvoir n'avoir plus qu'à charger la voiture de mon amie quand il en serait temps.
C'est seulement après cela que je m'autorisais à "bouffer".
A peine après avoir pris quelques minutes pour souffler et me détendre complètement, avant la course, et fumer une petit cigarette, mon amie arriva.
Nous avons discutés quelques instants et il était temps venu de nous mettre à l'action.
Dans la crainte de ne pouvoir tout emmener, j'ai préféré résumer à mon amie ce que nous devions transporter. C'est là qu'elle a eu la bonne idée de me proposer d'échanger d'automobile. Nous sommes toutes deux rendues chez elle pour emprunter la voiture de sa maman qui est plus spacieuse, sous son accord bien entendu.
Nous n'avons pas arrêter : entre les chargements, les voyages aller-retour immeuble-déchetterie, déchetterie-immeuble et le déchagement à la déchetterie. En trois voyages, cela nous a pris, comme je l'avais prévue, toute l'après-midi. J'ai même tenté de m'arranger avec mon amie que j'avais logé, à qui j'avais donné mon ancien bureau, étant dans un mauvais état de pouvoir l'emmener également pour la débarrasser. Pas de chance, je l'ai loupé de peu mais je n'ai pas eu le choix avec la programmation.
Une fois terminée, nous nous arrêtons chez mon amie. Enfin nous pouvions boire. J'ai eu la chance de pouvoir boire tranquillement un café et en compagnie de mon amie et de sa maman. Cela m'a fait du bien car je n'en pouvais plus : j'avais mal partout, presque autant que la dernière fois.
Nous sommes allées chez elle pour une simple raison : son amie qui vient avec nous à la soirée devait se faire toute belle. Sachant que ma meilleure amie fait des études pour être esthéticienne. J'avoue que c'est plutôt pratique, agréable et sympathique.
Son amie était en retard, nous devions l'attendre mais le souci c'est que mon autre amie nous attendaient aussi car je n'avais pas pu la prévenir que nous avions dû partir sans pouvoir prendre son bureau suite à mes problèmes techniques avec mon téléphone. De ce fait, mon amie me proposa de m'épiler les sourcils. Je l'ai déjà fait c'est vrai mais il y a fort longtemps et c'était à la pince à épiler alors que là, elle voulait me le faire à la cire. J'hésitais à le faire et j'expliquais à mon amie la raison. A la base, je ne peux prendre les décisions seules, il faut que je consulte Maître pour avoir son accord. J'ai dû réfléchir avant d'accepter ou de refuser. Finalement, j'ai pensé ainsi : Maître me demande de prendre soin de moi et fait tout de son côté pour que je puisse le faire. Par exemple, il m'a demandé de prendre rendez-vous auprès d'une esthéticienne pour me faire un soin des ongles. Je n'ai pas pu encore le faire suite aux derniers évènements mais c'est en cours, je n'oublie pas. J'en ai donc conclu qu'il ne serait pas contre la proposition de mon amie et j'acceptais.
Une fois de plus, en plein action, Maître m'appela au même moment sur le portable de mon amie. Comme s'il avait senti que je n'avais pas la conscience tranquille... Il discuta dans un premier temps avec mon amie concernant notamment notre soirée. Je faisais signe à mon amie de ne rien dire ce que nous étions en train de faire car c'était à moi à lui dire et pas à elle. Pour éviter de me gâcher la soirée si je devais me prendre un savon par Maître, je décidais de lui en parler plus tard, le lendemain par exemple.
J'appréciais, en outre, cet appel. Cela me fait toujours du bien d'avoir Maître en contact dès que possible. Le lire ou l'écouter, quelqu'en soit la raison, c'est important et rassurant pour moi. Cela signifie que Maître prend soin de moi en toute circonstance. En dehors du fait que nous sommes en couple, c'est un très bon point pour Maître, c'est une de ses meilleures qualités : se soucier en permanence de sa soumise (comme devrait le faire tout bon maître qui se respecte).
Son amie arriva quelques instants après. Elles ont pu faire ce qu'elles devaient faire et de notre côté, nous avons donc pu revenir à la maison après avoir été chercher quelques pizzas comme nous le faisons à chacune de nos sorties, la plupart du temps.
En rentrant, je contactais mon autre amie, a qui c'était l'anniversaire d'ailleurs pour la prévenir que nous venions de rentrer, que les pizzas étaient prêtes et donc qu'elle pouvait passer, le plus vite possible pour que nous puissions partir le plus tôt afin de trouver une place à la discothèque sachant que l'ouverture fut exceptionnellement prévue plus tôt et que pour ce thème de soirée, il y a toujours beaucoup de monde donc plus tôt arriver nous sommes, plus de chance nous avons de trouver une place de parking et évitons de nous faire refouler pour manque de place. Cela nous ait déjà arrivés une fois, pas deux !
Connaissant mon amie qui prend son temps dans sa préparation. Je proposais à mes amies présentes de commencer à manger sans moi pendant que je prenais ma douche pour me préparer à mon tour n'étant ni laver, ni habiller comme il se doit pour l'occasion vu que l'après-midi a été sans répits.
Exceptionnellement, ce n'était pas mon amie, qui nous avaient invités qui conduisait. C'était un de ses amis. Elle en était contente. Ainsi elle pouvait se permettre de pouvoir boire un peu d'alcool pour le plaisir. Le chauffeur nous rejoignait à la maison pendant que j'étais sous la douche. Mon amie le suivait quelque peu de temps après. J'ai speedé un maximum pour pouvoir être prête et éviter de perdre du temps bêtement.
Pendant que mon amie, venant d'arriver, et moi mangions et discutions avec le chauffeur pour faire conversation, mes deux autres amies, se préparaient chacune dans son coin, une dans ma chambre et l'autre à la salle de bain pour changer de tenue.
Nous voici toutes habillées et restaurées. Place désormais au maquillage. Là, encore, c'est mon amie exerçant son savoir faire qui nous maquillait. Que c'est agréable de pouvoir se faire dorloter ainsi. Au moins je savais que j'allais être bien maquiller, que j'allais avoir mes yeux mis en valeur, ce qui est le but quand je me maquille normalement sauf que moi, je me maquille de façon classique juste pour masquer ma fatigue et être un minimum présentable et féminine.
Nous voici tous parti pour se rendre à la discothèque, qui est précisément un bal monté se trouvant à une quinzaine de kilomètres de là. L'ambiance était plutôt bonne enfant. J'en était contente. Je voyais que cela décontractait mon amie que j'avais logée au cours de ces deux derniers mois. Etant de nature stressée, cela lui fit beaucoup de bien.
Arrivés sur place, nous nous dirigions dans la salle où était prévue le thème "années 80". Les filles étaient déçues quand elles ont remarqués que c'était en fait un orchestre au lieu d'un disc-jockey qui dirigeait la fête. Sans hésiter, elles passèrent de l'autre côté, dans l'autre salle, plus classique, plus moderne sans nous consulter. Je n'ai pas très aimé ce comportement mais j'en ai pas tenue rigueur car l'important était de pouvoir m'amuser et me détendre un maximum quelques soit la musique.
La salle commençait à bien se remplir alors qu'il n'était même pas vingt trois heures. En temps normal, il y a ce même monde qu'à partir d'une heure du matin.
La soirée se passait très bien. Je pris l'initiative de pouvoir changer d'ambiance, ayant les deux salles d'ouvertes quand une musique de m'intéressait pas ou quand il y avait trop de monde dans l'une des deux.
Mon amie fêtant son anniversaire, a pu y retrouver sa soeur qui elle aussi avait réussi à se libérer pour pouvoir s'y rendre. Elles étaient heureuse de pouvoir se retrouver. Personnellement, j'étais contente de les voir ainsi. Cela me faisait très plaisir. Je les retrouvais comme auparavant. On aurait deux gamines, deux amies d'enfance s'étant perdues de vue depuis plusieurs années (ce qui est presque le cas d'ailleurs). Enfin un peu de bonheur dans ces derniers mois de malheur !
Les filles en profitaient pour pouvoir se rendre au bar et commander leurs boissons préférées. Je les rejoignais de temps à autres. C'est vrai qu'avec le monde, il faisait plus chaud que d'habitude. Heureusement que j'avais prévue ma tenue pour, je n'avais pas mis de manche.
A la fin de soirée, j'ai même aperçu une connaissance : un de mes ex et qui a été le premier plan sexe de mon amie que j'ai logée.
Je l'ai bien senti différent qu'à l'habitude. Plus réservé, plus gêné. Je n'ai pas insisté, juste une salutation, de quoi prendre des nouvelles et je suis repartie danser. De sûr, il était en famille : j'ai reconnu son beau-frère. Vu comme il réagissait, j'aurais mis ma main a coupé qu'il n'était pas seule et que sa petite amie l'avait accompagné. Le peu que j'ai pu comprendre c'est qu'elle est de nature jalouse, ce qui expliquerait sa réaction quand l'amie de mon amie, le reconnue, ayant deux ou trois verres dans le nez, soulignait qu'il faisait parti de mes ex. Cela m'a fait sourire mais pas lui. J'ai ainsi respecté sa volonté non exprimée directement et je demandais à mon amie de cesser de le déranger. Quand j'ai annoncé à ma meilleure amie, qu'il était là (alors que par sms, il lui avait dit qu'il ne viendrait pas), je l'ai vu s'éclipsé en quelques secondes. A peine le temps de me retourner, qu'elle était partie à sa recherche, histoire de l'apercevoir. Et après, elle va me dire qu'elle n'est pas amoureuse... Il ne faut pas qu'elle oublie que ce n'est qu'une histoire sans lendemain et donc que ce genre de personne n'a pas la même importance qu'une personne que l'on apprécie réellement. Il faut savoir prendre de la distance à tout point. Ce n'est pas faute de l'avoir prévenue avant qu'elle le rencontre pour qu'elle fasse attention mais une fois de plus, je vois qu'elle n'en fais qu'à sa tête et ne prend pas en compte ce qu'on peut lui dire. En tout cas, elle n'a pas intérêt à se plaindre à ce sujet car je n'hésiterais pas à la remettre en place et sans pour autant mettre des gants. Vu les derniers propos qu'elle m'a balancé le dernier week-end avant son départ, dorénavant il n'y a plus de pitié me concernant. Je dis les choses telles qu'elles sont. Elle le prend bien tant mieux dans le cas échéant tant pis pour elle. Elle est rancunière et je peux l'être aussi. Elle va voir ce que ça fait quand j'y suis à mon tour !
L'ambiance étant trop bombé du côté de la salle classique, même seule, je décidais d'aller dans la salle du côté de l'orchestre pour terminer le dernier quart d'heure de la soirée. C'est simplement après j'ai rejoint mes amies de l'autre côté et en attendant la troisième, nous nous sommes défoulées sur les derniers morceaux passés. Mon amie fêtant son anniversaire, n'ayant pas l'habitude de sortir, commençait à fatiguer et n'était plus dans l'ambiance. Elle se força un peu pour profiter des derniers instants de sa première sortie depuis cinq ans.
Dans l'ensemble, même si je n'ai pas pu souffler, la journée et soirée se sont très bien passées. Que ce soit en jour ou en nuit, il m'est arrivé à plusieurs reprises de penser à Maître, à mon devoir de soumise. Je le savais plus disponible que les autres jours, me l'ayant annoncé le matin même mais c'était de mon côté que je ne l'étais pas. Même si j'avais son aval et même son approbation, je culpabilisais malgré moi de n'être pas disponible pour mon Maître. Je prends son autorisation, connaissant les circonstances actuelles, comme un sacrifice de sa part. Il sait très bien que j'étais au bout du rouleau et que j'avais un grand besoin de décompresser. Je ne dis pas le contraire, c'est bien vrai. J'avais besoin de pouvoir souffler, m'évader, me détendre, me décontracter. Mais d'un autre côté, je sais aussi que je dois être présente pour Maître. Je sais qu'il a besoin de moi. Je sais que ma présence et mon contact l'aide dans son moral et si c'est le cas, le physique suit à son tour.
Maître était très content de savoir que je pouvais me détendre et c'est pour cette raison qu'il m'autorisait cette sortie. Il savait aussi que je me retrouvais avec mes deux meilleures amies. A vrai dire, c'est la première fois que nous nous retrouvions toutes les trois pour ce genre d'occasion. C'est la première fois en quinze ans que nous sommes toutes ensemble pour partager un bon moment et pour aller se détendre en dansant. Quand je m'en suis rendue compte, je n'y suis pas restée indifférente. Bizarrement, j'ai ressenti comme un moment de mélancolie. Quelque part, je regrettais presque le temps de notre jeunesse où nous nous amusions sans se compliquer la vie.
En rentrant, je ne me suis pas couchée de suite comme d'habitude. J'ai d'abord commencer à rédiger cette article mais quand j'ai vu que l'heure tournait, que mes yeux se plissaient tout seuls et que je luttais pour les garder ouvert, j'ai décidé de le mettre en suspens et d'écrire de suite un mail à Maître même si c'était un bref résumé de ma journée mais au moins pour le rassurer et lui montrer que même en cas d'exception comme cela, je fais mon possible pour suivre ses conseils, pour rester au mieux la soumise qu'il attend de moi. C'était aussi important pour moi de le faire, même si je n'en pouvais plus. Cela me rassurait de pouvoir obéir à Maître même en son absence, malgré son manque.


