vendredi 11 mars 2011

Enchaînement...


En me levant, ma seule motivation était que c'était la dernière journée de la semaine. Je savais d'avance que la journée allait être longue mais il fallait bien avancer.
J'ai profité des derniers instants avec mon fils vu que ce soir il allait en week-end chez ses grands-parents et que je ne le verrais pas avant ce dimanche.

Etant mon dernier jour où je prenais à dix heures, j'en profitais pour aller boire un dernier petit café. De plus, j'avais vraiment besoin de me détendre ! Je savais que la journée, à peine commencer aller être lourde. Réunion le matin pour le CHSCT, longue après-midi devant terminé à dix heures, réunion pour un produit ménager culinaire et enchaînement d'une réunion pour une marque connue d'ustensiles de cuisine.

La réunion professionnelle s'est bien passée. C'était comme une réunion de bilan mensuelle concernant l'évolution du mode de vie du site pour pouvoir le faire progresser et changer si possible. Ce qui est sûr, même s'il ne nous dit pas tout, je vois bien que notre directeur de site met de la bonne volonté et se démène pour pouvoir au mieux sauver le site et nous faire travailler dans de meilleures conditions.
Rien d'extraordinaire concernant ma journée professionnelle. Je suis contente que mes collègues étaient d'accord avec moi et ne se sont pas cacher pour lui dire en voyant que ma supérieure n'avait rien envie de faire et se permettait de prendre des pauses à gogo au cours de l'après-midi. Une fois de plus, elle n'a rien foutue et après elle va pleurer qu'elle n'a pas le temps de faire les choses en temps et en heure. Mes collègue lui ont bien dit qu'elles n'allaient pas la rater quand nous aurons besoin de ses services et qu'elle nous répondra qu'elle n'a pas le temps... Enfin les filles ouvrent les yeux. Contrairement à moi, elles peuvent le dire ouvertement alors que moi, par rapport à mon statut et aux demandes de Maître, je ne peux me permettre de commenter la façon de travailler de ma supérieure même si cela nous handicape dans notre façon de travailler et pour l'ambiance de notre équipe en partie.
En milieu d'après-midi, nous avons eu le droit à un pot de départ : celui de notre informaticien. Vu les dernières rumeurs à son sujet avec les langues de vipères que nous avons, il n'avait pas le coeur de fêter quoique ce soit. Finalement, c'est ma responsable de site qui avait préparer les petites collations et la formatrice a investit dans le breuvage. Tout était léger mais fort sympathique. Je ne me suis pas éternisée quand j'ai eu l'occasion de pouvoir faire une coupure de la production pour rejoindre les filles assister à ce goûter. Il y avait trop d'hypocrisie pour moi. J'ai juste fait bonne figure et ce qui me désole le plus est que mon collègue informaticien le ressentais aussi, ça se voyait dans ses yeux. Je pense, vu qu'il a passer des bons moments dans l'ensemble au cours de ces longues années, il était, tout comme moi, déçu de ce genre de comportement le jour de son départ.

A peine rentrée, il fallait que je fasse les derniers préparatifs pour ma réunion avant que l'animatrice arrive et les invités aussi. J'ai vite descendu les poubelles, remettre en place mon canapé, pour le reste j'étais tranquille, j'avais tout fait la veille (pour une fois je n'avais pas reporté). Je croisais l'animatrice en revenant d'avoir descendu mes poubelles.
Vu l'heure, nous n'avons même pas eu le temps de mettre en place que mes premières invités arrivèrent. J'étais contente que ma collègue, la déléguée syndicale, fut l'effort de venir malgré une autre réunion (pas du tout du même genre) qui l'attendait après vingt heures.
Au cours du déroulement de la démonstration nous attendions ma troisième invitée mais même après le départ de ma collègue, toujours personne. J'ai contacté ma meilleure amie pour savoir ce qu'elle faisait. Mauvaise surprise, j'avais mal compris : elle ne pouvait pas venir. J'ai commencé à paniquer en sachant que mes cadeaux allaient me passer sous le nez avec tout les efforts que j'ai pu faire pour pouvoir les avoir. A la dernière minute, j'ai appelé Maman, vu que je lui en avais parlé et était intéressée de venir mais pas trop disponible par rapport aux horaires. Après avoir insister légèrement, j'ai réussi à la convaincre de venir au moins pour terminer la réunion. J'ai eu la surprise de découvrir que Maman connaissait déjà la marque du produit et son utilisation en général. C'est vrai que nous avons très peu parler de cuisine n'était pas notre sujet favori autant en théorie qu'en pratique.
Ainsi, mon autre collègue a pu faire sa commande comme convenu et j'étais contente que Maman m'est sauvé la mise. De plus, Maman a pu voir le changement de mon appartement. Elle était étonnée quand elle a vu la télévision et la table. Elle a, tout comme moi, encore du mal à se dire qu'on peut se le permettre ayant deux salaires rentrant, sans trop en abuser pour autant.

Une fois la réunion terminée, pour la remercier de se servir, j'ai raccompagné un peu Maman. Je sais qu'elle n'aime pas l'ascenseur, qu'elle était fatiguée et qu'elle ne se sent pas en sécurité, seule dans la nuit. Je n'ai pas mis longtemps pour faire demi-tour afin de me rendre à ma deuxième réunion chez ma voisine.
Forcément, je suis arrivée c'était déjà la fin. Pas grave, l'important pour moi était de pouvoir faire une partie de commande (je commanderais l'autre partie lorsque je ferais ma réunion tout comme me l'avait suggérer ma voisine).
Après avoir fait la commande, c'était le moment de goûter la préparation culinaire qu'elles avaient préparer au cours de la soirée pendant mon absence. Le gâteau était très bon. De suite, je fus très intéressée d'avoir la recette malgré le fait que je déteste passer aux fourneaux. C'est vrai que j'ai plus un petit penchant pour les préparations de desserts.
Autour d'un petit café, c'était très bien pour que je puisse commencer à souffler. Je suis restée quelques instants. J'avoue que ça me moque de passer des petits moments comme ça, chez ma voisine, d'avoir nos petits moments conviviaux et sympathiques, comme avant, comme avant que je sois débordée...

J'ai poussé une grande expiration à peine la porte d'entrée refermée derrière moi. Je n'en pouvais plus. Un mal de tête me joignait. Il se rajouta à mes douleurs de jambes, de pieds et de dos.
Ma première réaction a été de pouvoir apprécier le calme. Vu l'heure, même si je suis restée raisonnable, je n'ai pas mis longtemps pour sauter sur mon ordinateur afin de rédiger au plus vite cet article et le mail que je compte envoyer de suite à Maître.
Comme je le pensais, il a pu m'appeler quelques minutes la nuit dernière. J'étais en plein sommeil mais j'étais contente d'avoir pu échanger quelques mots.

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