
Ce matin je n'avais pas la conscience tranquille car je savais que mon fils avait eu du mal à s'endormir, sûrement du fait qu'il devait aller à la piscine, et résultat avait du mal dormir. J'en ai eu confirmation à son levé car il était trop calme (signe de stress chez mon fils).
Je stressais aussi car je savais que je n'avais pas de bonnet de bain et j'avais pensé à en acheter un en cours de semaine mais ce fut impossible.
J'ai tenté au mieux de masquer mon angoisse pour ne pas mettre sous pression mon enfant davantage.
En allant sur le chemin de l'école, il était tout content de pouvoir porter son sac tout seul, dans le dos, comme un grand. C'était plus facile, le sac était léger ne comprenant que ses affaires pour se rendre à la piscine.
En arrivant dans le couloir de l'entrée, pendant que mon fils se déshabillait, je me promis que mon fils aurait un bonnet d'ici vendredi prochain (était le jour dédié pour cette activité). J'étais pressée que mon fils soit prêt afin d'éviter au mieux la maîtresse pour échapper à l'interrogatoire de la composition du sac. Finalement, elle me posa juste la question pour savoir si mon fils avait bien son "sac de piscine". Elle a très bien remarqué que j'étais trop étourdie et était rassurée que cette fois ci ce ne fut pas le cas. Je ne me suis pas éternisée plus que cela.
Je suis descendue de suite en ville, à la Poste pour récupérer le colis qui m'y attendais. J'avais prévue de prendre mon caddie en espérant que le colis y rentre. Comme mon présentiment, quand j'ai réceptionné, je me suis rendue compte qu'il était impossible de pouvoir le transporter comme je l'avais prévu. Rien de tel pour me stresser plus que je ne l'étais.
J'ai fini par trouver une solution en me rendant au café habituel où j'ai pu me détendre quelques instants. En arrivant, j'ai aperçu mon père. Il fut étonné de me voir aussi chargé. En me voyant, il a eu la même idée que moi et m'a aidé. Nous avons tout enlevé du carton pour tout remettre dans mon caddie. A peine le café avalé, après avoir attendu qu'il refroidisse un peu, nous voilà en train de tout décharger et rechargé avant de me rendre au travail.
Le long du trajet, j'avais les nerfs de devoir me coltiner la charrette de grand-mère, en allant à mon travail, auquel je n'ai aucune envie d'y aller et surtout pour des choses auxquelles je veux très peu me servir : le colis comprenait des jeux vidéos que Maître a remarqué sur le site de vente de particuliers à particuliers. J'aime les jeux vidéos mais occasionnellement et de plus je n'en ai pas le temps et c'est pas, maintenant que je suis de nouveau "disponible comme avant" que Maître va me lâcher de si tôt ! Encore un point supplémentaire où je ne vois pas l'intérêt d'investir dans quelque chose qu'on se sert que très rarement.
En arrivant à mon lieu professionnel, même en ayant un doute, je ne savais pas dans quel équipe je devais m'installer. Avec espoir perdu, j'ai commencé à m'installer au sein de l'équipe travaillant sur la nouvelle opération. Quand j'ai vu que mon supérieur était absent (du moins sur le plateau), ma première réaction a été de regarder si je voyais mon ancienne supérieure. Personne non plus. Et me voilà encore agacée : c'est toujours quand on a besoin d'eux qu'ily a personne !! Ma deuxième réaction fut de demander à mes collègues si elles savaient où se trouvait notre supérieur. Je compris beaucoup mieux quand on m'avertit qu'il était à l'étage en train de former les filles travaillant avec moi sur cette opération. Je pris le taureau par les cornes et me permit de monter lui demander ce qu'il avisait de ma journée.
Comme je m'y attendais, l'opération sur laquelle je travaillais s'est achevée : nous avons terminés le fichier hier. Ce n'était pas une surprise, étant conscience du rythme et du délai imparti mais j'étais quand-même déçue. Il a voulu que je me motive à retourner à mon ancien phone.
J'en ai profité pour régler ma collègue concernant sa vente du bureau d'angle. Elle était contente que j'ai tenu parole sur le délai du règlement : je lui avais dit que je lui ferais un chèque dès réception de la marchandise.
J'en ai profité aussi pour avertir ma supérieure que cet après-midi, je comptais prendre mes heures de délégation, comme j'en avais parlé à mon supérieur, pour pouvoir assister à la formation à laquelle les filles allaient assistées à Besançon. Mauvaise surprise, ma supérieure m'avertit que ce n'était pas possible en ayant déjà pris certaines heures en début de mois (pour notre réunion NAO). Elle me résuma la même situation que j'avais part à mes collègues syndiquées : si je prenais mes heures de ce mois-ci de CHSCT il me resterait deux heures d'absence injustifiée et il en était hors de question. Finalement, je me suis résolue à ne pas pouvoir aller à la formation mais en me réconfortant de savoir que je pourrais aller à la deuxième session.
L'après-midi me parut longue, très longue. Pour tenter de faire passer le temps plus vite et sachant que la production était calme, je n'ai pas pris ma pause d'un coup. J'ai tenté de la séparer par des petites minutes, au maximum que je pouvais.
Malgré tout, à la fin de la journée, je n'en pouvais plus. La fatigue s'accumulant, le manque de motivation, sans oublier les douleurs (au bras, aux jambes, aux pieds, au dos... partout en sommes). J'ai l'habitude de me plaindre régulièrement ou d'exagérer concernant mes douleurs physiques quotidiennes mais là je commence à m'inquiéter un peu car j'avais plus mal que d'habitude. Je pense que c'est l'après-coup de la cohabitation avec mon amie. La pression se relâche et je le ressens d'autant plus corporellement.
A l'appartement, je n'en avais pas fini pour autant : je devais monter le meuble de bureau et pour pouvoir l'agencer il a fallu que je modifie la place de certains meubles dans ma chambre. J'ai dû légèrement décalé mon lit et déplacé ma commode (à laquelle je tiens étant un meuble avec une histoire familiale).
Même s'il est simple de montage, il a fallu que je trouve la force et le courage de pouvoir m'activer avant le repas. Il était impératif pour moi que tout soit en ordre pour que je puisse faire ma réunion tranquillement demain (surtout en sachant que je termine à la même heure à laquelle doit venir l'animatrice). Je sais très bien, vu mes horaires de cette semaine, que demain je n'aurais vraiment pas le temps.
La soirée fut assez difficile car en plus de mon stress, mon fils fut colérique. Lors du retour, l'ami de ma mère m'a signalé que mon fils avait aussi lui "levé la main dessus" en lui donnant un coup de pied alors qu'ils étaient en train de jouer. Certes, il y a le fait que mon fils a pris quelques plis du fils de mon amie et aussi le fait qu'il grandit. Je pense qu'il a une part d'anxiété ce qui le rend impulsif et c'est à moi à le reprendre. Sauf qu'en arrivant à la maison, après l'avoir puni de télévision et de DVD, voyant que je ne pouvais être à ses côtés, prise de le montage du bureau, il osa me lever la main dessus à voulant me jeter ce qui lui passait par la main et me répondant comme pas permis. Hors de question que je laisse passer !! La fessé était inévitable. Je crois que depuis deux ans, ça doit être sa deuxième "vraie fessée". J'étais vraiment déçue d'en arriver là mais je n'en ai pas eu le choix. Evidemment, nous avons eu ensuite une discussion pour mettre les choses au point. Je me rendis bien compte que mon fils regretta son excès mais trop tard, le mal était fait. Impossible de revenir en arrière. De plus, j'étais très en colère, en plus de ma fatigue, qu'il ait pu oser agir ainsi envers les personnes qui font tout pour lui, qu'il ait pu nous manquer de respect ainsi !
Je n'ai qu'une hâte : pouvoir aller me coucher pour pouvoir passer à autre chose et avoir la possibilité de me reposer mais je sais d'avance que je suis tellement sur les nerfs qu'il faudra que j'attende que la pression redescende, après avoir fait le bilan de ma journée, pour m'endormir sereinement. Vivement samedi soir !!

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