lundi 7 mars 2011

Conscience


Que c'est bon d'avoir son appartement pour soi ! De pouvoir gérer son temps, sans stress et précipitation !
Enfin, j'ai pu déjeuner sans me fâcher, sans appréhender l'humeur d'autrui. J'ai pu aussi prendre mon temps à la salle de bain sans pour autant me dépêcher.
En résumé, j'étais relax ! Cela ne m'était pas arriver depuis que je logeais mon amie ! Bien entendu, elle ne se rendait pas compte de ça car elle-même ne savait pas faire autrement que par l'angoisse et l'énervement.

Chaque chose en son temps : j'ai commencé par emmener mon fils à l'école. Il était content d'y retourner après deux semaines de vacances. C'est vrai que ça commençait à faire long mais bon c'est comme ça. Ensuite, tout en me promenant, appréciant ma solitude, je suis allée me rendre boire mon café à mon endroit habituel, histoire de me détendre davantage. C'était histoire de bien marquer mon temps de solitude et de pouvoir reprendre mes repères ! J'en avais grand besoin. J'y ai même croisé mon père. Cela m'a conforté. Ces instants sont très courts mais très agréable. Je sais les apprécier à leur juste valeur : au moins quelque chose qui n'a pas changé !
Je n'ai pas oublié de me rendre à la Poste pour la carte téléphonique de Maître. Je vais attendre d'avoir de ces nouvelles pour lui transmettre par mail. Tant que je n'ai pas confirmation qu'il reçoit bien mes mails, je préfère rester prudente.

Au travail, je n'y avais pas le coeur en sachant d'avance que ma semaine serait chargée. Il fallait bien que je m'y mette quand même. Plus nous arrivons au terme de l'opération, moins j'ai de fiches à traiter. Ce qui est logique bien entendu mais ce n'est pas à mon avantage pour mes chiffres. Je tarde un maximum pour ne pas changer d'opération au cours de la journée, pour éviter de changer de phone, pour éviter de changer de place, pour éviter d'être dans l'équipe que je n'apprécie pas forcément mais forcément, mes chiffres en pâtissent. Il n'y a rien de catastrophique mais quelque part, c'est plus fort que moi, ma conscience professionnelle est touchée.
Au cours de la journée, je n'ai pas arrêté de me soucier pour le déguisement de mon fils fêtant carnaval demain à l'école. Le thème est "le cirque" et il a choisi d'être déguisé en "jongleur". Quel idée tordue !! C'est malin, comment je vais faire pour satisfaire son idée. Je n'ai pas envie qu'il ait froid et je n'ai pas envie non plus de le décevoir sur mon manque d'imagination. J'ai tenté de faire travailler mes méninges toutes l'après-midi.

Après mon travail, il était impératif que je fasse les courses. Avant que Maître parte en mission, tellement prise par les soucis de mon amie et par l'étouffement de la cohabitation, je n'ai pas fait attention que j'allais être à court pour les provisions de la semaine. J'ai donc pris l'initiative, en son absence de faire le nécessaire. Je n'en ai pas abusé : juste de quoi pouvoir manger convenablement au moins cette semaine. Il va falloir aussi que je fasse le nécessaire pour avoir mes ingrédients de la recette prévue pour ma réunion de vendredi.

J'ai apprécié aussi rentrer chez moi, au calme ! Pouvoir me dire que je n'étais pas obligé de m'énerver, de me fâcher, de punir à tout bout de champs, c'était que du bonheur !
J'ai eu le temps de pouvoir ranger les courses, de préparer le repas, en téléphonant à mes beaux-parents pour souhaiter la fête des Mamies (un peu en retard n'ayant pas réussi à le faire hier), à nous restaurer et tout ça, tranquillement !!
Au moins, l'hébergement de mon amie aura réussi une amélioration me concernant : j'ai pu me rendre compte de la chance que j'avais d'avoir un fils comme le mien, d'avoir réussi à m'en sortir concernant son éducation, d'avoir réussi à trouver le courage de me battre et ne pas baisser les bras. Je suis fière du parcours de mon fils jusqu'à nos jours. Bien sûr, je n'oublie pas que je n'y suis pas arrivée toute seule. J'avais pas mal de soutien autour de moi pour autant, sans rien demander.

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