vendredi 17 septembre 2010

Une journée de folie

Beaucoup d'appréhension au moment des préparations, avant de partir.
Avant de quitter l'appartement, je l'ai quitté amèrement sachant d'avance que la journée serait longue... 
Je me préparais mentalement à mon premier jour de grève professionnelle.
Pour une fois, j'étais pressée d'arriver sur mon lieu de travail... 


Je suis allée au travail avec une collègue après avoir emmener mon fils à l'école. Ceci me permettait de me sentir soutenue. 
Nous avons pris quelques provisions de dernières minutes en cas de besoin afin de garder la motivation des troupes en fonction de la météo ou de l'ambiance.
Nous avons eu de la chance, malgré ce qui était annoncé, nous avons eu le beau temps et il a même fait chaud. Malgré nos diverses ententes, j'ai bien ressenti la solidarité entre nous. Effectivement, c'est le mot maître de la situation. C'était la clé de notre grève réussite de notre côté...
Nous étions soutenu une bonne partie de la matinée par diverses personnalités importantes comme les responsables de notre appartenances syndicales du département. Il y a même eu des responsabilités du mouvement syndicales, pour la même branche, du même secteur d'un département voisin qui ont fait le déplacement pour nous accompagner et nous soutenir dans notre démarche et nos revendications.


Nous avons même d'autres imprévus concernant les médias : une annonce a été effectuée à une antenne radio connue à travers la France et pas mal écoutée dans la région. Dans l'après-midi, une journaliste du journal local a bien pris note de la raison de notre grève et de la situation actuelle du site d'ici et de la société mère dans la capitale. A notre grande surprise (nous en avions fait la demande mais se fut un refus pour une raison de délai), des journalistes d'une chaîne de télévision notamment régionale et locale ont fait leur apparition et ont filmés quelques séances furtives pour nous soutenir et nous permettent de se faire entendre d'avantage (ils se déplaçaient pour une autre cause social dans notre ville).


Et voici ma première apparition (quelques secondes) à la télévision. A peine la diffusion terminée, j'ai eu des nouvelles de certains de mes proches. C'était sûre que j'étais inévitable car personne d'autre ne voulant prendre l'initiative et l'audace de passer à l'écran. Evidemment que j'ai pensé à mon statut avant de prendre ma décision (même si j'avais qu'une minute pour réfléchir). J'ai pensé que mon Maître n'apprécierait pas que je me mette en avant ainsi mais il comprendra très bien qu'au fond, je ne l'ai pas fait pour une raison personnelle mais uniquement pour mes convictions professionnelles.




En effet, mon métier n'est pas évidemment mais dans un premier temps il me plaît. J'ai la chance d'être dans la filière dans laquelle j'ai des connaissances et des acquis qui me servent pour m'améliorer et apprécier ma fonction. 
Je trouve intolérable, que depuis maintenant voilà plus de deux ans, la société ayant racheté "notre" site (parmi d'autres) de l'ancienne entreprise que celle-ci nous a ignorés pendant presqu'un an, a commencé à faire un semblant d'intéressement à "nous" (salariés) et sous prétexter des raisons financières, nous exploiter de la sorte pour déguiser un abandon si nous lâchons prise. 
Ayant étudier la comptabilité, je comprends qu'il faut du temps pour réintégrer un rachat et le gérer financièrement mais j'ai appris aussi qu'il ait essentiel de ne pas mettre le côté social de côté pour autant en soulignant que sans les employés qui sont en bas de l'échelle, la direction n'existerait pas ! On a autant besoin d'eux comme ils ont besoin de nous mais étant une société importante, ils ont dû l'avoir oublier ! 
Suite à notre réunion de la veille, comme par hasard, il s avère que des efforts ont été fait de plus en plus depuis quelques mois... sauf que nous sommes au courant de rien et nous n'avons rien de concret ! Comme je l'ai souligné lors de la réunion, c'est paradoxal que dans notre société, dans cette filière, il y ait autant de manque de communication de toute part et qu'avec plus de communication, il est clair qu'on ne serait pas là et on ne serait pas autant révoltés.
On nous rend fautive d'avoir perdu un contrat suite à notre mouvement de grève ! Là c'est un peu gros quand-même... Comment ne pas faire pression ? C'est facile de faire culpabiliser mais c'est moins évident de voir et reconnaître ses erreurs sans lesquels nous n'en serions pas là maintenant.
C'est pour cela qu'il est important de démontrer que nous tenons à nos places et au site et que nous nous battrons tant qu'il le faudra !!
Il est clair que je n'ai pas l'intention de finir ma vie professionnelle dans ce genre de filière (même si je l'apprécie énormement), surtout avec les conditions économiques sociales actuelles (retraite à plus de 60 ans) , mais tant que je serais ici, il est important pour moi de me battre pour garder la chance que j'ai d'avoir une situation professionelle et d'avoir un poste dans ma ville, à proximité... 


Ma journée ne se termina pas là. A peine sortie du parking des locaux professionnels, je continuais de tracter seule dans les rues en me rendant à l'école de mon fils pour la réunion parents.
C'était très important pour moi d'y assister. 
Dans un premier temps pour connaître et suivre le suivi scolaire de mon fils. J'oublie pas que l'école est l'endroit où mon fils passe les trois quarts de son temps et que c'est une préparation avant l'école primaire.
J'adore l'institutrice de mon fils : elle est droite, directe, franche, compréhensive, professionnelle, s'investit et veut être efficace...
Elle nous a résumé les programmes de la journée de nos enfants. Je suis tombée de haut quand j'ai vu l'intensité de chaque activité prévue. Là je comprends mieux, et je l'ai souligné d'ailleurs, le comportement dissipé, un peu plus fougueux que d'habitude, en fin de journée et début de journée de mon fils. Il est vrai qu'avec ma fatigue de ma journée professionnelle derrière, j'ai du mal à canaliser toute cette énergie qui m'épuise et me stresse d'avantage. J'ai ressenti une pression supplémentaire.
La maîtresse a voulu me parler concernant les réactions de mon fils. Je lui ai bien dit que le problème rencontré se présentait également autant à la maison que chez la nounou ce qui devient, un handicap que je compte bien commencer à prendre en main. 
Pour moi, si mon fils rencontre cette difficulté qui est important pour l'avenir, c'est qu'obligatoirement j'ai "merdé" (j'ai pas trouvé d'autres mots aussi fort) quelque part. Résultat je me remets en question sur l'éducation donnée auparavant et l'éducation présente... Il ne faut pas que je perde pied même si je sais que c'est une épreuve supplémentaire me concernant

jeudi 16 septembre 2010

Motivations

Dès le matin, je savais que la journée serait chargée. Ce fut un moteur de motivation pour commencer. Même si j'avais un peu d'appréhension, je n'étais pas stressée ou lassée comme les autres matins. Je savais que j'avais un intérêt autre qu'une journée de travail classique.


En chemin, près de mon lieu professionnel, j'ai rencontré ma collègue (déléguée syndicale de la boîte). Nous en avons profiter pour faire la route ensemble ce qui nous a permis de converser, notamment sur la visite de la direction de la veille, sur la réunion prévue ce jour et sur le mouvement de grève de demain.
Malheureusement, ma collègue s'est fait allumée lors de la réunion DPCE (Délégués du personnel et du Comité d'entreprise). Elle était la seule contre la direction (deux de la direction du siège social, ma responsable de site actuelle et une des déléguées du personnel). La direction n'a pas apprécié l'article parut de la journée, la veille qui soit disant nous a fait perdre un client (donc une opération et des emplois). Etant à l'origine de cette diffusion, elle a été le bouc émissaire. 
Ce que je trouve injuste et vraiment révoltant, c'est que ma supérieur et mon hyperviseur, faisant partie des délégués du personnel, non nullement soutenue ma collègue alors qu'elles savent éperduemment qu'elle a raison, qu'elle se débat pour nous (les salariés), parlant à notre nom. Elles ont trop peur des conséquences et pour leurs places et préfèrent donner raison à la direction alors qu'il y a encore quelques jours ce n'était pas le cas. Je déteste les gens qui retournent leur veste aussi facilement ! Et dire qu'elles sont délégués du personnel ? Qu'elles devraient reporter nos paroles, nous défendrent ??


L'après est passée assez vite même si elle était un peu pesant. La production était faible ce qui était lourd à supporter par rapport au tension ressentie et à l'attente de pouvoir monter en salle de réunion pour dialoguer, échanger avec la direction. 
Justement, la réunion à durer plus longtemps que prévue. Nous étions deux groupes de six personnes à monter, chacun leur tour. J'ignore ce qu'il s'est dit pour le premier groupe.
En revanche, je sais comment ça c'est passé pour nous. Nous avons laisser s'exprimer le Directeur des sites d'appels de la boîte pour enfin reparler des réponses à nos revendications. 
Au début, je n'osais prendre la parole pour lancer le début car je me rappelais de mon statut (même sur mon lieu professionnel). Je laissais s'exprimer une de mes collègues qui n'a pas sa langue dans sa poche non plus. J'étais en accord presque avec tout ses dits. Au moment opportun, je pris la parole et j'ai fait part de mes revendications (qui sont presque les même pour tous), tout en appuyant sur le soutien de ma collègue ayant pris la parole de début. 
Nous avons pu échanger sans avoir le résultat attendu. Comme par hasard, on nous tiens à l'écart pendant des mois, on nous laisse dans le silence et l'ignorance totale pendant des mois, quand on tente de faire part de nos revendications collectives pour tenter de montrer notre motivation on nous dit que la direction ne peut rien faire de plus, en sommes qu'on en demande trop... et tout d'un coup, la veille de grève, presque tout les problèmes sont résolus en nous disant que c'est en cours, que c'est pris en compte et que cela va être fait très prochainement... Nous avons bien fait comprendre que l'on avait marre des promesses et que nous voulions du concret et un peu plus d'écoutes régulières, sans faire la technique de l'autruche : communiquer !!!


Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'ils nous a pas réussi à nous dissuader à ne pas faire grève demain, même s'il était à deux doigts de nous supplier. Nous ne lâcherons pas et tant que la direction jouera les grosses têtes en nous faisant passer pour les caliméros, nous réagirons autant qu'il faudra pour sauver notre site et l'ensemble des salariés. 


Quand la pression personnelle se dissipe peu à peu, c'est la pression professionnelle qui fait surface...
En revanche, je suis ravie et fière d'avoir pu m'exprimer devant mes collègues et devant la direction, sans excès, en échangeant au mieux, tout en faisant comprendre nos raisons d'être gréviste. Pour une fois, en deux ans, nous sommes réellement écoutées... enfin un peu !


J'ai montré ma motivation a rencontré, dans un première temps, le Monsieur que mon Maître veut que je me soumette. Je lui ai fait part de ma "disponibilité" du week-end mais malheureusement ne correspondant pas avec la sienne. Je me rends compte que ça va être réellement difficile de pouvoir se voir pour un premier abord. Je fus rassurer qu'il remarque ma bonne foi et ma tentative de me motiver au mieux.

mercredi 15 septembre 2010

Stressée

Le réveil fut difficile manquant de motivation. 
Je viens à peine de reprendre que j'en ai déjà marre de répéter les même gestes , les même pratiques, à la même heure (ou presque)... tous les jours ! 


Professionnellement, je n'ai pas de commentaire particulier sauf que je sens bien la tension qui monte petit à petit.  Quelques personnes de la Direction sont descendues pour essentiellement raison administrative et voulaient apparemment nous consulter pour les revendications faites en semaine dernière (dont nous avons eu la réponse début de semaine, qui nous révoltent !) mais ils se sont rendus compte qu'ils avaient trop tarder et que le planning du plateau, des différentes équipes, va être un obstacle... Nous verrons bien demain.


Sinon, j'espère vraiment que mon amie sera disponible ce week-end pour effectuer les achats dont j'ai besoin actuellement. Cela devient même urgent pour certains cas car cela me ralenti terriblement dans les tâches administratives que mon Maître m'a demandé de faire.
Plus, je prends du retard, plus je stresse. Plus je stresse, plus je me mets la pression et plus je me mets la pression, plus je stresse... et ainsi de suite. 
J'aimerais tant finir cette tâche qui me gave plus qu'autres choses et qui me bouffe mon temps libre, autre que mes tâches quotidiennes...

mardi 14 septembre 2010

Mardi tranquille

Deuxième matinée récurrente de la semaine...


Rien de spécial à dire sur ma matinée.


Rien de particulier concernant ma journée professionnelle. J'ai deux collègues qui sont malade dont mon amie. 
J'espère ne pas pas être contaminée pour éviter d'être absente ! Si j'ai les mêmes microbles qu'elles, il est clair que je n'aurais plus de voix... au moins pour une journée donc je reste vigileante.


En revanche, je suis rassurée de savoir que je n'ai rien de grave pour mon doigt de pied. Je dois simplement patienter que cela passe mais j'ai toujours aussi mal. Ce qui est paradoxal, c'est que tant que je serais fatiguée, stressée, contrariée, cela ne s'arrangera pas selon le médecin mais aucun remède miracle !


D'autres parts, je suis rassurée : j'ai eu des nouvelles de la soumise de mon Maître. Je me suis dit qu'elle se relachait et aurait tendance à vouloir abandonner sans trop savoir comment me le dire ne pouvant le dire à mon Maître qu'autrement que par mail.


J'ai profité, plus ou moins, aujourd'hui, du calme de la journée car je sais que le reste de la semaine va être chargée... entre réunion, formation... 

lundi 13 septembre 2010

C'est parti pour une nouvelle semaine !

Aller, on recommence le quotidien : se réveiller, se lever, se préparer, partir à heure fixe... tels comme des robots ! Je déteste cette partie de la journée, calculée comme du papier millimétré.

De plus, je fus coupée de mon sommeil par l'appel de mon Maître en plein milieu de la nuit. L'avantage c'est que l'on a pu se parler calmement et tranquillement. Cela m'a fait du bien de pouvoir converser sur un sujet qu'il me parle si peu : les conditions de sa profession. Il est vrai que c'est un domaine totalement inconnu pour moi et bien interrogateur par moment. Il est certain que mon Maître en a besoin même si ses ressentis ont pu varier depuis notre connaissance. Je le sens épanouie (malgré la mauvaise nouvelle) ce qui me rend ravie pour lui. 

La journée fut quelque peu banale. Il y a simplement mon amie qui n'a pu s'empêcher de m'offrir un présent pour l'occasion de mon anniversaire. J'en étais un peu gênée. Elle me fait toujours rire à comparer sa vie de couple avec la mienne. Il faut toujours qu'elle me fasse un petit rappel en me disant qu'elle avait demander à son compagnon si elle pouvait m'acheter un cadeau (tout en me soulignant que même si elle aurait eu un refus, elle l'aurait fait quand-même). Parfois cela m'agace mais elle ne s'en rend pas compte. Elle ne se rend pas compte que cela me fait un petit pique de rappel concernant mon éducation, sur un point que j'en apprécie le moins (demander l'autorisation sur tout mes intentions financières, par exemple). Surtout quand elle me précise qu'elle se rebellerait si nécessaire alors que moi je ne le peux... Les conséquences n'en sont pas les mêmes : de son côté, au pire ça se termine par un différent avec son compagnon alors que moi ça se conclut par une sanction dont j'ignore la nature et la date... Elle ne se rend pas compte, que malgré certaines envies, je ne peux me permettre lui rendre affront comme elle pourrait le faire (d'où la différence de notre relation, notamment).

Son intention me toucha cependant. Sans le vouloir, elle a "tapé dans le mille". Ne sachant que m'offrir, elle se dirigea du côté de la littérature, en choisissant deux thrillers. Rien qu'en lisant le résumé, je n'avais qu'une envie de commencer à dévorer l'ouvrage. Elle fut soulagée et contente de ses choix quand elle a remarqué ma satisfaction et mon intéressement (lorsque le temps libre professionnel me le permettait).
J'ai eu peu de cadeau pour mon anniversaire mais j'en fut touché par l'intention des personnes qui ont la gentillesse de ces cadeaux (une eau de toilette : ma préférée, celle en forme de pomme...; trois livres et une plante). Ces présents me sont offerts par quelques invités de mon père (son amie et sa femme, puis un cousin du côté de mon père que j'ai pu l'occasion de voir mais que j'apprécie) et même par ma voisine (sourires).

La soirée fut difficile, je n'ai fait que de repenser au sujet de conversation avec mon Maître au sujet de mon père. Je redoute ses pensées et sa réactions aux dits de mon Maître lorsque l'occasion s'en présentera. Il est clair que mon père ne va pas apprécier du tout (surtout que je suis sûr qu'il ne va plus se rappeler de ces critiques). Malgré tout ce que peut en dire mon Maître, c'est quand-même moi qui vais payer les pots cassés : mon père va m'en vouloir d'avoir rapporter comme un gamine, d'être aussi dépendante de mon Maître. En dehors de mes soucis actuels avec lui, il est évident que cela va jeter de nouveau un froid que je ne saurais contrôler ce qui me rendra faible et vulnérable : ce que je déteste par dessus tout !

dimanche 12 septembre 2010

Blessée

La matinée fut calme.
Je m'apprêtais à aller me préparer quand le téléphone sonna. Je m'attendais à mon Maître : ce fut ma Maman. J'en étais autant ravie. Elle me souhaita un joyeux anniversaire. Cela me fit plaisir. Nous avons pu converser rapidement. 

Je profitais de mon temps libre pour me relaxer dans un bon bain en compagnie de mon fils. Dans "profite de sa matinée librement", il y a effectivement, le mot libre, ce qui est en contradiction avec interdiction ou sanction... c'est pour cette raison que je me permis de procéder ainsi.
Cela fait longtemps que je n'avais pu connaître la joie d'un bain. Se relâcher, submergée dans de l'eau, se laissant aller dans les minis vagues par nos mouvements, jouer tranquillement avec mon fils fut très agréable.

Je stressais pas mal sur le déroulement de cette journée.
Dans un premier temps, je savais ce que mon Maître en pensait donc je culpabilisais de m'y rendre, tout en sachant qu'il avait plus ou moins raison.
Dans un second temps, je savais plus ou moins l'ambiance que j'allais retrouver mais je tentais de rester au positif au mieux que je pouvais. 
Parmi les invités présents et qui connaissent mon Maître, j'ai bien compris qu'ils ne l'apprécient pas. Normalement, ils me demandent des nouvelles de mon compagnon, quand je suis en couple et que je me présente seule et là personne n'a demandé de nouvelles, personne ne se soucier de mon état concernant mon couple. C'est le bilan que j'en avais fait en milieu d'après-midi.

Ensuite, par une conversation ironique entretenue de mon cousin, mon père me confirma par ces propos qu'il n'appréciait pas mon Maître. C'est souvent quand il est dans un état second qu'il est franc et direct et dit tout haut ce qu'il pense tout bas, sans se soucier de quiconque... C'est là qu'il m'a dit son avis (en me disant "mais qu'est-ce que tu fous avec un con pareil, il vaut pas mieux que les autres, c'est un connard pareil, il n'est pas pour toi). Ces critiques me blessa mais je tentais de rien n'y faire voir, juste en répondant à mon père qu'il exagèrait et qu'il ne savait pas ce qu'il disait (c'est là qu'il m'a répondu que pour l'instant, à chaque fois qu'il m'avait dit "que c'était un con", il ne s'était pas trompé... mais que je ne voulais pas l'écouter). 

Je peux comprendre mon père par rapport à ce qu'il y a pu se passer en ma présence et ce qu'à pu en dire mon Maître en mon absence. Il est certain que mon père n'apprécie pas du tout la directivité de mon Maître autant envers moi qu'envers les autres. Il doit sûrement le trouver trop sûr de lui, prétentieux et légèrement arrogant. 
Si je ne veux pas avouer mon statut à mon père, ce n'est pas pour rien, la preuve ! Il ne comprendrait pas du tout et ça serait plus fort que lui : il me jugerait par rapport à cette incompréhension. 
Même si je déteste être soumise au quotidien, malgré le fait de pouvoir avoir le plaisir de satisfaire mon Maître, il est vrai que mon Maître est la connaissance jusqu'à présent qui prend le plus de soin de moi, avec beaucoup de rigueur (ce qui peut déranger, c'est certain) mais il me soutient beaucoup autant dans le positif que dans le négatif. 
Je suis vraiment déçue que mon entourage ne prenne pas au sérieux ma relation avec mon Maître, ne s'y intéresse pas plus près que cela ce qui les empêchent de se rendre compte que je me sens mieux depuis notre rencontre (hormis la couleur de la teinture qui ne passe toujours pas).

En parlant de ma couleur, il m'arrive de me demander, si un jour, mon Maître m'autorisera de revenir à ma couleur initiale, comme je l'étais quand nous nous sommes connus par exemple. Il est clair qu'il y aura toujours un frein de mon éducation donnée si je suis mal à l'aise dans ma peau...