Dès le matin, je savais que la journée serait chargée. Ce fut un moteur de motivation pour commencer. Même si j'avais un peu d'appréhension, je n'étais pas stressée ou lassée comme les autres matins. Je savais que j'avais un intérêt autre qu'une journée de travail classique.
En chemin, près de mon lieu professionnel, j'ai rencontré ma collègue (déléguée syndicale de la boîte). Nous en avons profiter pour faire la route ensemble ce qui nous a permis de converser, notamment sur la visite de la direction de la veille, sur la réunion prévue ce jour et sur le mouvement de grève de demain.
Malheureusement, ma collègue s'est fait allumée lors de la réunion DPCE (Délégués du personnel et du Comité d'entreprise). Elle était la seule contre la direction (deux de la direction du siège social, ma responsable de site actuelle et une des déléguées du personnel). La direction n'a pas apprécié l'article parut de la journée, la veille qui soit disant nous a fait perdre un client (donc une opération et des emplois). Etant à l'origine de cette diffusion, elle a été le bouc émissaire.
Ce que je trouve injuste et vraiment révoltant, c'est que ma supérieur et mon hyperviseur, faisant partie des délégués du personnel, non nullement soutenue ma collègue alors qu'elles savent éperduemment qu'elle a raison, qu'elle se débat pour nous (les salariés), parlant à notre nom. Elles ont trop peur des conséquences et pour leurs places et préfèrent donner raison à la direction alors qu'il y a encore quelques jours ce n'était pas le cas. Je déteste les gens qui retournent leur veste aussi facilement ! Et dire qu'elles sont délégués du personnel ? Qu'elles devraient reporter nos paroles, nous défendrent ??
L'après est passée assez vite même si elle était un peu pesant. La production était faible ce qui était lourd à supporter par rapport au tension ressentie et à l'attente de pouvoir monter en salle de réunion pour dialoguer, échanger avec la direction.
Justement, la réunion à durer plus longtemps que prévue. Nous étions deux groupes de six personnes à monter, chacun leur tour. J'ignore ce qu'il s'est dit pour le premier groupe.
En revanche, je sais comment ça c'est passé pour nous. Nous avons laisser s'exprimer le Directeur des sites d'appels de la boîte pour enfin reparler des réponses à nos revendications.
Au début, je n'osais prendre la parole pour lancer le début car je me rappelais de mon statut (même sur mon lieu professionnel). Je laissais s'exprimer une de mes collègues qui n'a pas sa langue dans sa poche non plus. J'étais en accord presque avec tout ses dits. Au moment opportun, je pris la parole et j'ai fait part de mes revendications (qui sont presque les même pour tous), tout en appuyant sur le soutien de ma collègue ayant pris la parole de début.
Nous avons pu échanger sans avoir le résultat attendu. Comme par hasard, on nous tiens à l'écart pendant des mois, on nous laisse dans le silence et l'ignorance totale pendant des mois, quand on tente de faire part de nos revendications collectives pour tenter de montrer notre motivation on nous dit que la direction ne peut rien faire de plus, en sommes qu'on en demande trop... et tout d'un coup, la veille de grève, presque tout les problèmes sont résolus en nous disant que c'est en cours, que c'est pris en compte et que cela va être fait très prochainement... Nous avons bien fait comprendre que l'on avait marre des promesses et que nous voulions du concret et un peu plus d'écoutes régulières, sans faire la technique de l'autruche : communiquer !!!
Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'ils nous a pas réussi à nous dissuader à ne pas faire grève demain, même s'il était à deux doigts de nous supplier. Nous ne lâcherons pas et tant que la direction jouera les grosses têtes en nous faisant passer pour les caliméros, nous réagirons autant qu'il faudra pour sauver notre site et l'ensemble des salariés.
Quand la pression personnelle se dissipe peu à peu, c'est la pression professionnelle qui fait surface...
En revanche, je suis ravie et fière d'avoir pu m'exprimer devant mes collègues et devant la direction, sans excès, en échangeant au mieux, tout en faisant comprendre nos raisons d'être gréviste. Pour une fois, en deux ans, nous sommes réellement écoutées... enfin un peu !
J'ai montré ma motivation a rencontré, dans un première temps, le Monsieur que mon Maître veut que je me soumette. Je lui ai fait part de ma "disponibilité" du week-end mais malheureusement ne correspondant pas avec la sienne. Je me rends compte que ça va être réellement difficile de pouvoir se voir pour un premier abord. Je fus rassurer qu'il remarque ma bonne foi et ma tentative de me motiver au mieux.


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