samedi 4 septembre 2010

Besoin d'aide...

Avant dernière grasse matinée !


Etant rentrée tard de ma soirée de la veille, voulant profiter de mes derniers instants vacanciers, je profitais pour rester au lit le plus longtemps possible. Je sais éperdument qu'au fond mon Maître n'appréciera pas mais il tiendra compte que la rentrée de mon fils, les évènements émotionnels de cette semaine, juste avant la reprise n'a pas été de tout repos...


En ce moment, j'ai beaucoup de mal avec mon rôle de maman. J'ai dû mal à me faire entendre, à me faire obéir. Je sens bien qu'il gagne du terrain et que je perds en autorité. Je déteste perdre la main ainsi mais je ne compte pas baisser les bras. Mon manque de patience et ma solitude ne m'aide pas mais je m'en accommoderais. Je n'ose parler de la profondeur de cette difficulté à qui compte de peur de montrer mes faiblesses (ce que je déteste). Pour moi, c'est comme si je démontrais que je ne suis pas à la hauteur.
Mon fils grandit, certes, autant en taille qu'en caractère. Je dois en prendre en compte tout en suivant l'éducation qui est primordiale. Je ne peux laisser passer. J'ai tendance à vouloir baisser les bras à ce niveau là mais cela serait plus en handicap qu'une aide à la facilité et de plus mon Maître n'en serait pas satisfait. Cela ne correspondrait pas à l'éducation qui me donne et celle qu'on partage pour mon fils.


Malgré ma fatigue, autant psychologique et physique, j'ai fait au maximum pour répondre à ma soumission quotidienne. Cela m'agace de m'acharner ainsi, sous la demande de mon Maître tout en connaissant le résultat final. Au moins, je suis convaincue d'une chose : j'ai très bien fait auparavant et encore maintenant, de ne commander via internet. Je préfère le contact et avoir à faire à la société elle-même qu'un intermédiaire ayant les mains liées...


Je comptais écourtée ma soirée afin de rester raisonnable et rester en forme pour les prochains jours mais comme d'habitude, ce que j'avais prévu ne sait produit (et après on se plaint que je n'aime pas prévoir à l'avance).
C'est toujours ainsi : quand je prévois, il y a toujours un évènement pour me faire barrière à mes bonnes résolutions, ce qui me décourage assez rapidement en moyenne.
Ce fut le cas ce soir.


Dans un premier temps, mon Maître m'appela, en toute surprise alors que je n'avais pas remarquer l'heure tardive alors que j'avais laisser mon fils veillé un peu. Quand il en aura le temps, je suis sûr que mon Maître me reprendra à ce sujet. Il a dû s'apercevoir que j'ai tendance à laisser un peu de lest (un peu trop même) car j'ai dû mal à tout concilier : mon rôle de soumise, mon rôle de maman et mon rôle de femme...
Et dans un deuxième temps, au moment où j'allais m'appliquer à la rédaction de cet article, j'ai eu des nouvelles de la soumise que mon Maître tente de prendre en main. Restant sans contact depuis plusieurs jours, je m'inquiétais sur son état notamment concernant la soumission. Cette absence renforça mon questionnement sur ses motivations.
Cet échange a pû nous permettre de faire connaissance un peu plus et de pouvoir converser notamment sur la vision de l'éducation que mon Maître veut nous apporter. Par la difficulté des demandes de mon Maître (où j'en ignore les détails malgré quelques exemples qu'elle m'est donné qui me rappela notre rencontre...) elle se décourage, perd confiance et se remet en question surtout sur ce suivi. Je la comprends parfaitement, étant passée par ses ressentis là aussi.
Comme me l'a demandé mon Maître je tentais de la guider et de l'épauler du mieux comme je pouvais tout en  essayant de lui décrire le fonctionnement de l'éducation donnée et plus ou moins des attentes de mon Maître. Je pense que j'ai réussi à l'éclairer sur certains points, certaines pensées mais sans grande conviction de ma part.
C'est très difficile pour moi de substituer à mon Maître, sans pour autant lui prendre sa place, de lui faire honneur en ignorant tout de cette personne et continuer d'être à la hauteur de ses demandes.


D'ailleurs, il y a quelques points qui me déplu fortement au cours de notre discussion mais ne lui en fit pas part pour ne pas l'inquiéter d'avantage. Mon Maître ne cesse de me dire qu'on ne doit rien se cacher, tout se dire, tout se confier. De mon côté, c'est ce que je fais malgré mes difficultés en revanche, ce n'est pas le cas du sien ! N'ayant eu connaissance de cette soumise, il y a à peine 48 heures, j'ai pensé que leur rencontre fut de quelques jours mais en réellement, il y est de quelques semaines... !!! De plus, mon Maître me reprend à donner moins de détails, à être moins explicite en général sur ma vie privée mais lui s'en donne à coeur joie en dévoilant les pratiques que je pus effectués auparavant par rapport à certaines de ses demandes. Je trouve que c'est un manque de respect envers ma soumission proprement dites et envers notre intimité étant en couple même bdsm !
Il va encore me sortir que je n'ai aucune intimité à avoir, que celle-ci lui appartient, puisque nous faisons q'un mais il ne faut pas qu'il oublie (et il a vécu en couple vanille donc il le sait très bien !) que en vivant en couple, bdsm ou pas, il y a une certaine intimité installée que l'on veuille ou non !!


Comme à mon habitude, je fus soumise toute la journée. La journée, limite soumise à mon fils et le soir soumise à mon Maître par l'intermédiaire de son autre soumise.
Avec mon fils, je tentais de ne pas baisser les bras et de faire face à mon manque de sang-froid.
Avec la soumise, je tentais de la soutenir au maximum surtout quand elle me fit remarquée à plusieurs reprises qu'elle voulait tout abandonnée. J'ignore totalement la réaction de mon Maître dans ce cas de figure pour remonter la pente mais je fis de mon mieux pour lui redonner confiance et être à son écoute. Ce qui me donna l'impression de pouvoir la rassurer. Il est certain que le manque de disponibilité et la distance de mon Maître est un obstacle pour tous.

vendredi 3 septembre 2010

Retrouvailles et départs


Le quotidien reprend forme petit à petit : se réveiller tôt, préparer le petit déjeuner (que mon fils n'apprécie toujours pas), se déplacer à pieds pour tout trajet, quelqu'en soit le temps.

Je profitais de mon dernier jour de congés de la semaine pour faire quelques amplettes et d'un peu de temps libre. Je devais trouver un cadeau pour mes collègues qui m'ont invité à fêter leur départ. Je n'ai jamais eu d'inspiration encore moins dans les cadeaux.
J'ignorais totalement l'un des cadeaux de l'une de mes collègues mais je devinais très bien le style de cadeau de l'autre collègue. Il fallait que je me différencie dans mes choix. 
Pouvant me le permettre financièrement, je profitais également de la situation pour répondre à certaines demandes de mon Maître dont j'ai grandement besoin actuellement. 
Je ne manquais pas de rendre visite à la patronne du café que j'ai l'habitude de fréquenter occasionnellement. Je suis une amatrice de café mais je préfère en consommer là-bas que chez moi.
Cela m'a changé également les idées et d'éviter de repenser à ma reprise de lundi.

J'étais également contente de revoir des connaissances que je n'avais pas vu depuis un moment. J'ai également aperçu mon père, en me promenant au centre-ville. A son tour, il m'invita à boire un café avant de remonter et de m'inviter à me restaurer à ses côtés. J'accepta car il était en forme et ainsi je pouvais voir mon frère. 
J'avais besoin de le voir suite à l'échec de son examen. Il a besoin de soutien malgré ce qu'il puisse en penser ou en dire. Il a de grandes capacités et j'espère qu'il ne baissera pas les bras devant les obstacles rencontrés.

J'ai apprécié de rentrer chez moi et d'être au calme. Cela m'apaise énormément et m'aide à appliquer mes tâches ménagères quotidiennes, sans avoir personne dans les pattes. Je prenais mon temps en dialoguant sur le chat de temps à autres. 
A peine tranquille, j'ai reçu de la visite concernant l'installation de mes nouvelles fenêtres. Je pensais écourter la visite mais le poseur engagea la conversation et je sentis qu'il avait besoin de parler. Nous avons donc converser quelques minutes à mon grand étonnement. Je n'avais que faire du sujet de notre dialogue, mais bon... ma sympathie me perdra un jour certainement.

A peine rentrée, le téléphone retentit. Une nouvelle fois, je me doutais du correspondant. Je ne m'y trompais pas. J'en étais surprise, pensant que mon Maître restant indisponible avant de longs jours, de longues semaines... 
Je fus très heureuse de pouvoir lui parler et de l'entendre mais la conversation fut très désagréable pour l'intervention de mon fils. De nouveaux caprices et de nouvelles colères suite à ma décision de le punir de son mauvais comportement lors de notre retour à la maison.
Impossible de rester concentrer sur la conversation de mon Maître. J'entendais une phrase sur deux de ce qu'il me disait. Je ne pus en profiter comme il s'en devait. Après l'appel, j'étais fortement déçue et triste, en même temps. Une colère survint soudainement envers mon fils. Je lui ai montré que moi aussi je pouvais être très désagréable à mon tour et tenta de lui faire comprendre que son comportement actuel est inacceptable.
En revanche, j'ai bien ressenti la joie de mon Maître du plaisir de voyager, de découvrir de nouveaux lieux (ou de lieux déjà connus). Sa joie me rassura.

Pas le temps de souffler 5 minutes, je devais rejoindre ma collègue pour qu'on puisse aller chercher mon amie et nous rendre chez mon autre collègue qui nous avaient invitées pour fêter leur départ à elles deux.

Nous avons trouver destination facilement. 
Nous fûmes les premières arrivées avec une grande joie. Les autres invitées, d'autres collègues nous suivirent. La soirée s'est divinement déroulée. Malgré qu'il y avait quelques personnes avec qui je ne m'entends pas, je fus ravie de retrouver l'ensemble de mes collègues. L'ambiance fut excellente. Nous avons beaucoup échangés et ris. Ce qui me fit le plus grand bien. 
C'est la première fois que je retrouvais mes collègues en dehors du cadre professionnelle. Evidemment, nous avons pu nous empêcher de parler un peu de boulot (surtout que ça à l'air de bouger un peu...). 
Cela fut un réel plaisir malgré la tristesse au fond de moi de savoir que je perds deux de mes collègues avec qui je m'entendais très bien. Par l'invitation et par le déroulement de la soirée, je pus remarquée que mes collègues m'apprécient autant que je les apprécie, ce qui en est rassurant pour moi.

Mon amie est très émotive par rapport à moi. Elle a dû mal à cacher, réserver ses émotions et à la fin de la soirée ne pu s'empêcher de montrer sa peine. Personnellement, je ne suis pas peinée car je sais que ce départ est un début d'une autre page, d'un nouvel avenir et que cela ne peut qu'être meilleur pour elles et j'en suis ravie ainsi. Mon tour viendra également, plus tard, je n'en doute pas.

Ma journée fut chargée en soit mais j'aime avoir des journées aussi sympathique que celle-ci. Le fait d'être occupée et un autre lieu qu'à la maison, je n'ai pas pu me lamenter contrairement à d'habitude ce qui me fit du bien. Ne pensant nullement que la soirée allait s'éternisée et se déroulée aussi convivialement, j'en fus très heureuse. Quand je connais l'ambiance professionnelle, je sais d'avance que je vais longuement repenser à ce doux moment. 

jeudi 2 septembre 2010

Rentrée et reprise

C'est reparti !
Cela fait un moment que je n'avais entendu le réveil sonné... il ne m'a pas manqué, c'est sûr ! Les seuls réveils qui  peuvent me manquer sont ceux que mon Maître me réserve (un peu de nostalgie). 
Je déteste me lever pour obligation mais c'est ainsi. L'avantage actuellement c'est que je peux vaquer à mes occupations, tranquillement par la suite, une fois que j'ai emmené le petit à l'école. 
Il en était si pressé que je n'avais plus d'importance pour lui dès le portail dépassé... une vrai fusée ! Il en oublia même de me câliner avant de rentrer en classe. Ayant légèrement un peu de temps, je suis restée un court instant devant la porte mais je sentais bien que je dérangeais plus qu'autres choses.

J'ai jamais autant souffler en rentrant chez moi.
J'adore mon fils mais là son impatience de reprendre l'école commençait à en être insupportable. Il se permettait d'oublier les bonnes manières qu'il avait repris la semaine dernière. Le fait de le reprendre et devoir faire mon rôle de parents (maman et papa, vivant seule...) me fatigua plus qu'autres choses. 

Premier réflexe, je courus me choisir en CD pour me divertir en faisant mon ménage tout en musique. Je n'en ai pas eu le temps : le téléphone me rappela à l'ordre. Je regardais machinalement le nom de mon correspondant sur le combiné mais je savais de qui il s'agissait à l'avance...
Je ne m'attendais nullement à ce que mon Maître puisse se rendre disponible quelques heures avant son départ. Je l'ai remarqué quand il se connecta sur le chat... 
De ce fait, exceptionnellement, je repoussa mes activités prévues à plus tard. Je voulais profiter un maximum de la présence de mon Maître, profiter de la disponibilité commune que nous ayons (pour une fois) et qui durera plus de cinq minutes. 
J'en étais très heureuse. Mon bonheur se remarquait dans ma façon de me lâcher en dansant mais j'étais la seule à pouvoir le voir (sourires). 

En cette matinée, j'ai pu dialoguer avec la nouvelle soumise que mon Maître veut prendre en main. 
A mon goût, elle se montra obéissante mais pas convainquante, toujours par l'absence de ses interventions. Elle a prétexté que je prenais beaucoup la parole mais en même temps, j'ai l'habitude de dialoguer avec mon Maître, je ne vais pas en changer pour autant. De plus, rien ne l'empêchait de s'exprimer.
Je pense simplement qu'elle est peut-être impressionnée par manque d'expérience et de connaissance. 
Vu son jeune âge, il est fort propable qu'elle assimile le bdsm comme un jeu sexuel (comme moi avant par exemple) avec tout les stéréotypes existants mais ignore tout de la soumission et des efforts que cela demande. 
Elle nous a plutot fait comprendre, qu'elle était motivée à poursuivre ses efforts.
Pas de nouvelle depuis que mon Maître nous a quitté sur msn... je vais laisser quelques jours passés pour voir sa réaction de son côté, justement pour m'apercevoir de ses "motivations" sous-entendues...
Je suis prête à parier que je verrais le bout de son nez dès que je lui aurais envoyer un mail pour l'avertir des demandes de mon Maître... 

Mon Maître a eu la délicatesse et la douce intention de m'appeler au même moment que son départ justement pour m'avertir de celui-ci.
La discussion a été très briève, je n'ai eu le temps de dire quoique ce soit mais j'étais soulagée d'entendre sa voix pour la dernière de la journée.

mercredi 1 septembre 2010

Larguer les amarres...

Première matinée des vacances où je me lève aussitôt de moi-même.
Cela m'a fait bizarre. 
Il fallait que je reprenne le pli, ayant la rentrée de mon fils demain matin et j'ai tenté d'attendre la présence de mon Maître sur la messagerie instantanée, sans grande conviction, le sachant très occupé. 
A mon tour, je passa la matinée à patienter, tout en faisait mes tâches quotidiennes (et je ne m'en suis pas plaind pour autant... ^^).

J'ai passé ma journée à râler contre du papier, à la recherche d'un document pour répondre à une demande de mon Maître. J'ai passé mes nerfs à me lamenter que j'avais grandement besoin de meubles de rangement à cet effet ! 
L'avantage, c'est que cela m'a permise d'avoir l'esprit occupé : éviter de penser au départ de mon Maître.
Eviter de penser que je vais rester un long moment sans nouvelle, sans conseil, sans soutien, sans contradiction (hormis celles présentes actuellement^^), sans dialogue, sans ordre... et sans punitions (sourires).

En revanche, mon Maître a trouvé un peu de temps pour m'appeler à divers moments de la journée. Contrairement à d'habitude, je m'y attendais un peu mais pas autant. Même si je n'avais rien à dire de spécial, j'étais toujours triste quand j'entendais la phrase fatidique "je dois te laisser mon bébé". Je me résignais à me dire que j'avais déjà beaucoup de chance de pouvoir lui parler au cours de cette journée. Cette pensée me rendit le sourire. 

Psychologiquement, cette journée a été difficile mais je m'y attendais. Je m'y étais préparée en plus de l'aide de mon Maître. 
Ce que je n'avais pas prévu c'est le comportement fort désagréable de mon fils. Ses colères a répétition me fatiguèrent plus qu'autres choses. En début de soirée, j'étais à bout de nerfs mais je gardais mon calme, mon sang-froid comme l'aurait voulu mon Maître. 
Je n'ose compter combien de fois, j'ai pu répéter "vivement demain". 

Pour couronner le tout, problème informatique qui nous handicape fortement. 
J'ai dû aller voir ma "meilleure des voisines" pour qu'elle me rende service mais à son tour elle rencontra un problème de connexion. De plus, je tombais mal, elle était en grande discussions (enfin remontait les bretelles) avec son fils aîné qui a quelques soucis qui s'enchaînent actuellement. Nous tentons de résoudre le problème à plusieurs reprises de suite mais je n'osais m'incruster d'avantage. Surtout que mon Maître attendait de mes nouvelles sur mon ordinateur... 

Même si je m'y attendais, j'étais attristée par le fait de ne pouvoir dialoguer, ne serait-ce par msn, avec mon Maître. Paradoxalement, je suis contente pour lui le sachant heureux de pouvoir exercer un de ses plaisirs professionnels. Ce n'est pas donner à tous d'aimer et de se passionner pour son métier et le prendre autant à coeur. 
Pris par les évênements, j'étais déçue de n'avoir pas eu le temps de souhaiter bon voyage à mon Maître...

En revanche, c'est dommage que mon Maître n'ait réussi à rentrer en contact privé avec un chatteur. Je dialogue fort bien avec lui. Il y a beaucoup de similitude dans sa façon d'éduquer et celle de mon Maître. Mon empathie résulte à ce que nous parlions autant de bdsm que de tout et rien. C'est ainsi que j'ai découvert qu'il exerce la même profession que moi. Ce qui nous fait un point commun : je peux comprendre ses difficultés autant privées que professionnelles. 
Me concernant, c'est rare que je suis être autant sur la même longueur d'onde, avec autant de soutien concernant mon statut... Cela me rassure d'avoir quelqu'un avec qui échanger aisément à ce sujet qu'autre que mon Maître. 

Que ce soit de mon côté ou du sien, comme on dit : "Loin des yeux, près du coeur" 

mardi 31 août 2010

Du gachis

Aussitôt fut il, que le moyen j'en déteste, j'ai adoré mon réveil.
Cela m'a fait bizarre : je rêvais de mon Maître et j'ai cru un instant continué de rêver le téléphone à la main, encore au chaud dans mon lit.
Je gardais les yeux fermés, la voix légèrement cassée, me cacha sous les draps, me mordillant les lèvres. Mon Maître en connait la signification. Je ressentis une joie immense, heureuse de pouvoir l'entendre la veille de son départ de si bon matin. Une sensation excitante m'envahit, je me sentis très humide et la frustration de pouvoir me toucher en fut présente ce qui donna naissance à une autre excitation...

Malgré mon intention de faire des efforts afin de rester raisonnable et être en forme pour la rentrée de mon fils et ma reprise de travail, j'en reste fatiguée. Le fait d'être réveillée aussi tôt ne m'aide pas et je retomba facile dans le sommeil après avoir attendu que mon Maître raccroche. Je fus encore toute endormie, et n'avait qu'une envie, pouvoir me remémoriser mon rêve afin de le poursuivre. Mais en vain !
J'ai réussi à me lever quelques heures plus tard. Cela n'a pas été chose facile : je n'avais nulle envie de quitter la douceur et la chaleur de mon lit, relevant la tête désespéremment envers le radio-réveil d'où je voyais mon téléphone et ne cessait de repenser à ce doux réveil. Je m'en sentais encore toute humide.

Mon fils remarqua ma bonne humeur et en apprécia. Je pus ainsi continuer ma journée qui s'annonça bonne.
Je n'ai eu le temps de lui consacrer du temps comme les autres jours. Il en était déçu mais il comprend très bien que je ne peux me résoudre uniquement à cela, j'ai mon rôle de maman et de femme à prendre en main (et mon rôle de soumise, évidemment).

Sachant mon Maître occupé avant son départ, pour l'après-midi, étant couper en plein sommeil, ayant l'autorisant et ne l'ayant pas effectuer depuis un moment, je me suis octroyée une petite sieste. Ce qui me fit le plus grand bien : j'en avais bien besoin.
Je ne sais si j'ai rêvé ou non mais je me suis réveillée tout sourire (ce qui est rare).

Comme d'habitude, mon Maître m'appela par surprise dans l'après-midi. Cela me retardait pour me rendre là où je devais aller mais peu importe, c'est le dernier jour auquel mon Maître peut partagé un peu de disponibilité, j'en profitais avec joie et plaisir.

Je croisa ma grand-mère, sur le chemin du retour. Elle m'invita à passer quelques mintues à ses côtés. Premier réflexe : je regardais l'heure. Je savais éperdumment que j'allais rentrer plus tard que l'heure que j'en avais prévu mais je ne pus refuser la proposition de ma grand-mère. J'avais prévue de rentrer au plus tôt pour en être disponible et dialoguer avec mon Maître, si possible.
C'est la personne la plus importante pour moi, familialement du côté de mon papa. Je suis très bien consciente également que je suis très importante pour elle : je suis la seule (avec mon grand-frère) a vivre près d'elle (dans la même ville) et à aller la voir le plus régulièrement possible.
Même en cas de désaccord, je suis toujours à son attention. Je ne suis pas forcément ses conseils, vivant ma vie comme bon me semble (enfin, maintenant, comme bon semble mon Maître).
Depuis quelques réflexions précédentes sur ma vie de couple, j'évite de lui parler de ma vie sentimentale. C'est ainsi qu'elle me questionna, en marchant sur des oeufs, à ce sujet. Mon problème c'est qu'elle me parlait de mon ex tandis que je ne lui avais encore osé parler de mon Maître, même si elle l'avait vu une première fois que je présentais comme une connaissance.
Elle me donna tout de suite son opinion avec franchise : elle appréciait le physique, l'élégance autant vestimentaire que dans la tenue de mon ex, qu'elle ne ressentit aucunement avec mon Maître. C'est vrai qu'elle fonctionne beaucoup au feeling, tout comme moi d'ailleurs. Elle a tendance aussi à juger très vite.
Je lui ai vite fait comprendre, gentillement, que l'histoire avec mon ex n'avait pas fonctionnée et s'en était ainsi, que moi-même j'avais eu du mal à me remettre facilement et n'en suit pas sortie sans cicatrice.
Je lui résuma la situation, en ne lui cachant pas que notre rencontre (celle de mon Maître et moi) s'était faite très précipitemment, sans aller dans les détails. Je lui confia sa profession pour qu'elle puisse me comprendre si toutefois elle me verra en manque de moral et s'en poserait des questions.
Elle n'en a rien dit mais j'ai très bien compris qu'elle a un fort doute sur la résistance de la distance...

En rentrant, j'ai été grandement surprise.
Mon Maître m'annonça qu'il suivait une autre soumise. Je ne savais plus quoi dire, que ressentir. Je m'attendais à cela mais pas à un tel moment.
Personnellement, je n'en suis aucune jalouse. Cela n'est pas dans ma nature. Quand j'ai confiance totalement en la personne, la jalousie n'est pas de remise me concernant au concernant le bdsm, encore moins.
J'ignore tout de cette personne et j'en connaîtrais davantage uniquement si mon Maître le veut bien. Je n'ai nullement à intervenir à cela sauf sur sa demande.
Justement, si j'ai bien compris, je dois "l'épauler". J'ignore si je peux l'épauler, l'aider comme mon Maître le désire étant novice. Habituellement, je suis aisée lorsqu'il s'agit d'aider, de partager mes connaissances, mes acquis... à une condition : il faut que je sois sûre de celles-ci, alors que là ce n'est pas le cas. Je me console en me disant, et me rappelant les dits de mon Maître : s'il m'impose cette demande c'est qu'il m'en sent capable et prête. Nous verrons bien.
Il est difficile de donner son avis après une conversation de quelques minutes. Dans les relations, en moyenne, c'est comme à un entretien : c'est la première impression qui reflète les apprioris ou les pensées, difficile de ne pas juger dans ce cas.
Si je dois en donner mes ressentis, ils ne sont pas positifs au premier abord. J'ai très vite compris son jeune âge, ce qui m'a choqué en premier. Je l'ai senti très en retrait et j'avais plus l'impression de dialoguer avec mon Maître qu'avec elle. Son silence, pour moi, n'est pas synonyme de bonnes motivations. Il est vrai que mon Maître peut impressionner par son manque de partialité et son intransigence mais justement, normalement, c'est une raison de plus pour tout mettre de son côté et en montrer, justement les motivations.

Aujourd'hui, mon Maître m'a sanctionné pour les fautes commises en ce mois. Comme il le sait très bien, de plus, ce qui est normal pour la soumise que je suis, je le crainds beaucoup à ce sujet. Dès qu'il me demanda d'aller chercher les pinces à linge, je savais ce qu'il m'attendait. Une punition n'est pas là pour faire plaisir, certes, je le conçois, sinon il n'y a plus la notion de punir. C'est sûrement une punition simple pour certains mais elle est très difficile pour moi (notamment suite à un problème de santé, pendant et après la grossesse de mon fils, aux tétons, que je subis encore actuellement mais en parle peu par complexe).  En plaçant les pinces, selon ses ordres, je pus imaginer son expression. Je l'imagina avec un sourire caché, avec son air sadique qu'il sait tant mettre en oeuvre. Je pensa tout de suite également à ses gants qui sont en ma possession.
Le plus humiliant pour moi, avec le plus de discrètion possible, c'est de devoir l'appliquer en présence de mon fils. Je n'arrive pas et n'arriverais jamais à accepter que mon Maître implique mon fils dans ma soumission. Il n'a rien à voir avec ma vie privée et j'en étais seule de pouvoir lui en expliquer s'il se rendait compte de quelquechose sauf que ce n'est pas logique car ce n'est pas moi qui l'implique à cela donc ce n'est pas à moi de le faire pour moi, même assumant mes fautes.
Effectivement, j'ai eu le droit au questionnement : il ne comprenait pas pourquoi je m'essuyais les larmes (j'ai prétexté avoir mal aux yeux par la fatigue), pourquoi je ne le portais pas comme d'habitude pour le coucher et pourquoi je marchais lentement et bizarrement...
Il est certain que j'ai mérité d'être punie mais j'en voudrais toujours à mon Maître de se servir de mon fils pour cet effet !!! Pour moi, c'est une forme de manipulation indirecte ! Ce que je peux détester chez une personne au plus haut point.
La déception et la frustration se ressentit après cette sanction étant obligée de couper court à la conversation, l'heure tournant trop vite.

Le départ de mon Maître est le moment que je redoutais, que je tentais de nier ces derniers jours. Je voulais éviter d'y penser pour ne pas appréhender comme mon Maître me l'apprend.
La journée commença très bien. Elle me rendit toute joyeuse et contente pour en terminer frustrée et triste, autant par la réaction de ma grand-mère que celle de mon Maître.
J'aurais préférée garder le sourire cette dernière soirée, avant de longues semaines, pour ne pas en perdre le moral pour les jours suivants. C'est foutu ! Merci Maître !!!

Et après, on me demande pourquoi je me méfie quand tout va bien...

lundi 30 août 2010

Le soutien

La journée passa très vite.

Une fois préparée, je m'appliqua à tenter de résoudre nos problèmes rencontrés lors d'une commande effectuée. Pratiquant, le même métier, je savais à quoi m'en résoudre mais je n'en démordais pas. Je tenue tête comme mon Maître me le demanda.
J'en avais même les nerfs du manque d'empathie de la téléconseillère. Elle a très bien compris le ton du début de la conversation et je pense qu'elle sait doutée que je n'allais pas lâcher prise ainsi. Je connais les procédures et même si je sais que les plateformes n'y sont pour rien, je continuerais jusqu'à avoir satisfaction : avoir le dernier mot, je sais très bien faire... ^^

L'après-midi en fut moins mouvementée. J'ai accompagné mes parents (ma maman et son compagnon) à des funérailles.
La famille du compagnon de ma maman, malgré que je ne leur suis proche par manque d'affinité ont remarqué mon soutien envers l'homme qui est avec ma maman. Je ne pouvais pas ne pas y assister, c'était important pour moi. Dans un premier temps, parce que la personne décédée en question (la maman du compagnon de ma maman) nous appréciait (mon fils et moi) et nous a toujours montré du respect et de l'attention. Un simple exemple qui me toucha : elle offrit des cadeaux à mon fils notamment pour les fêtes traditionnelles (Noël, Pasques...). La première fois, j'en fis gênée ne m'y attendait pas. Mon fils n'étant pas son propre petit-fils, moi même n'étant pas si proche familialement, son geste eu son importance pour moi. Je l'en remercia à l'occasion. Il m'arrivait, avec ma maman de lui rendre visite par moment. Elle en était contente et appréciait fortement notre compagnie.
De plus, avec tout ce que le compagnon de maman a fait pour moi, c'était un minimum pour moi d'être présente à ces côtés.
Je sais que Maman est quelqu'un de fragile et sensible, ma présence l'aida également. Son ami et elle-même me remercia de ma présence et de mon soutien. Daniel n'est pas quelqu'un montrant son émotion mais commençant par le connaître depuis tant d'années, j'ai ressenti sa reconnaissance de ma venue et sa peine puis son besoin de soutien de tous en ce jour de deuil.

En toute honnêté, je déteste les enterrements. Dans un premier temps parce que cela me rappelle que nous passerons tous par là un jour et que c'est final m'effraie un peu étant dans l'inconnu le plus total. Comme je dis souvent, de plus, ce n'est pas celui ou celle qui part qui en souffre mais les vivants restants. C'est eux qui porte le chagrin du disparu, aussi longtemps que l'on peut rester en vie.
Dans un deuxième temps, je trouve fortement dommage que les enterrements puissent être l'occasion de certaines personnes d'être présentes alors qu'elles ne l'ont pas été plus que cela pour le défunt et pour faire "semblant" d'appartenir encore plus à la famille.
Justement, cela devrait être le contraire : ne pas attendre un décès pour tous s'unir et ne pas oublier d'où on vient et qui sont notre sang, nos proches, notre famille.

Cette circonstance aussi me rappelle que l'on peut perdre ses proches à tout instant. Je me mis à me poser la question comment réagirais-je si je devais perdre un des miens : mon fils, mon Maître, ma mère, mon frère, mon père, ma grand-mère, mon papa... J'aurais dû mal à le supporter, c'est certain et m'en remettrait difficilement. Je continuerais de vivre certainement pour le bien de mon fils mais rien n'en serait pareil.
C'est à ces moments là que je pense aussi qu'il ne sert à rien d'être rancunier dans la vie envers les personnes qui nous sont chères. Nous ne savons pas ce que demain est fait et en cas de litige, nous regrettons toujours nos dernières pensées ou nos dernières réactions.

Encore une fois, je rencontrais de nouveaux problèmes techniques afin de répondre à une demande de mon Maître, pressante avant son départ. Heureusement que ma voisne est bien équipée et est toujours là pour me venir en aide dès que besoin.
Suite à une explication de mon Maître, je pense que le problème est solutionné à son tour et je vais pouvoir m'en dépatouiller ultérieurement. 

J'entame ma dernière semaine et c'est là où tout le plus important s'y passe. Même s'il m'y a préparé et que j'ai tenté de le faire de mon côté personnellement, je ne suis pas insensible au départ futur proche de mon Maître. 
Son métier n'est pas sans risque, de plus avec la distance et avec mon côté soucieux, évidemment que je vais penser encore plus à lui sans pour autant en avoir de nouvelles aussi régulièremen qu'auparavant et comme je le souhaiterais. 
Malgré que nous ayons plus nous parlés au cours de ces derniers jours, j'en ressens encore plus son absence. Je ne suis pas du genre à parler facilement, ni à exposer mes réels ressentis mais il ne se doute point que je tiens énormément à luin ne pouvant imaginer ma vie sans lui  et même si j'ai dû mal à assumer ma soumission à l'extérieur, même si je sais d'avance je vais avoir dû mal à supporter les punitions suite à son intransigeances, je ne peux plus imaginer de continuer ma vie sans être à ses côtés. 
J'ai autant besoin de lui (voir même plus) que lui a besoin de moi pour pouvoir avancer dans notre vie familiale et de notre vie de couple. Nous avons besoin de l'un de l'autre pour lutter, s'épanouir dans le chemin de notre destinée. 

Cela sera mal placé de ma part en prenant compte de mon statut, mais si j'en aurais l'occasion, je me jetterais dans ses bras, le serrant le plus fort que je peux, fermant les yeux pour me laisser aller à ce pur instant, sentant sa peau contre ma peau, son corps contre le mien, entendant sa respiration, l'oreille pas loin de son coeur battant me lançant bercer entourée de ses mains.... uniquement pour lui souhaite bon courage, un bon voyage : lui faire mes "au revoir" et lui dire ce que je ne lui dit pas assez, que je l'aime tout simplement et qu'il ne cesse d'y penser...

dimanche 29 août 2010

Maudite déconnexion !!!

Je me suis levée en songeant que c'était le vrai dernier dimanche de vacances avant la rentrée.
Je me suis rendue compte, malgré mes efforts, je n'ai pas assez profiter d'être présente, de mes vacances, pour avoir des moments de complicités avec mon fils, proprement dit.
J'ai pu lire également l'article rédigé par mon Maître. Evidemment, je n'en suis pas restée insensible. Je lus, dans ma tête, ligne par ligne, savourant chaque mot, l'imaginant physiquement et psychologiquement en train de tapoter sur son clavier...
J'imaginais son doux visage, aussi sérieux et impartial, peut-il être, en pleine concentration sur la délivrance et le besoin de laisser aller ses pensées.
Par ces explication, j'arrive mieux à comprendre mon Maître de son passé, son vécu, de ce qu'il est actuellement... L'émotion était là, sans nul doute !

Je me suis résolue à cela. J'ai décidé de lui consacrer une bonne partie de mon temps disponible pour jouer avec mon fils. Je me suis adaptée à ses jeux, à son imagination, sa créativité.
Mon Maître ayant un problème de connexion, j'ai pû en profiter d'avantage que je ne l'aurais cru.

J'étais satisfaite de moi. Le temps passé avec mon fils, quelque soit les circonstances me rendit le sourire et ma joie de la journée.
Je perdis très vite cet enthousiasme, quand je suis retournée sur mon poste informatique afin de voir si mon Maître aurait pû avoir une nouvelle connexion sans chaos. En effet, il était libre toute la journée, fait exceptionnel, et de mon côté je ne l'ai pas été par un manque d'attention de ma part.
Dès que j'ai pris conscience de cela, je fus fortément déçue et culpabilisa de mon erreur. C'était paradoxal : je culpabilisais d'avoir été absente pour mon Maître afin d'être présente pour mon fils.
Pour cette raison, mon Maître a coupé court à la conversation, ce que je m'y attendais pas : j'étais déjà bien mal à l'aise de mon côté (j'avais les yeux très humides...). J'ai ressenti sa décision comme une sentence. Je me suis sentie culpabilisée et perdue à la fois. Je n'ai pû me retenir très longtemps : les larmes sortirent d'elles-même.
Moi, qui espèrant tant de pouvoir avoir droit à une disponibilité commune, avoir droit à passer un instant plus long qu'à l'habitude... Un désespoir s'installa très rapidement et je me sentais lourde et vide à la fois.

Je tenta de me changer les idées en m'occupant plus longuement de mon fils. De plus, c'est la dernière longue soirée : ensuite retour aux bonnes habitudes pour la rentrée !
Au moment, où je m'y attendais le moins, le sonnerie retentit... A cette heure, je ne doutais nullement de l'interlocuteur.
Le sourire réapparu en un éclair. Pourtant je savais que j'allais me faire reprendre par rapport à mon inattention de cet après-midi. Malgré la justification de mon erreur qui sortit naturellement (pourquoi ais-je tourner besoin de me justifier ??), je l'assuma et ne savait que dire sachant et comprenant la réaction de mon Maître. Je comprends que le fait d'avoir consacrer une journée rien que moi, d'avoir patienter, aussi péniblement que cela a pu être et qu'au final mon manque de disponibilité à son égard (maudite déconnexion !) soit très agaçant, voir décevant. Je peux mieux le comprendre l'ayant déjà vécu moi-même.

J'ai apprécié notre conversation téléphonique de ce soir. Elle fut tout dans la confidentialité, l'échange et la confiance. Parfois, j'ai dû mal à comprendre réellement mon Maître fonctionnant différemment mais ceci me permet de nous faire avancer, notamment dans notre vie de couple intime, bdsm ou pas.
Quand nous en parlions, cela a été plus fort que moi (surtout dans l'état physique que je me trouve actuellement sexuellement) : j'ai repensé aux moments les plus mémorables de notre vie intime. J'ai eu quelques flashs : comme la première fois qu'il m'autorisa à me laisser exprimer mon plaisir, comme la première fois où nous fîmes l'amour simplement mais très sensuellement (avec beaucoup d'amour de partager) là où il me fit sa déclaration (plus sincère, tu meurs...) sur notre relation mais pas seulement bdsm... Un moment magique me concernant !

Départs en pagailles

Départ, ce mot veut dire beaucoup pour toi, mais je ne pense pas que tu en mesures réellement la portée pour moi, je vais donc tenter de partager avec toi ce ressenti qui me hante depuis tant et tant d'années...

Pourquoi partir, j'ai quitté ma vie plusieurs fois, j'ai quitté ma vie de famille le jour où je me suis pris en main, je ne vivais alors presque plus avec eux, on me reprochait sans cesse de prendre la maison comme un hotel, sauf que j'estime aussi que lorsque j'ai toujours été là pour ma famille, ça fait mal de se prendre ces réflexions dans la tête, on oublie bien vite ce qu'on donne, pour te faire ressentir ce que tu ne donnes pas, cela fut le premier rejet de ma famille envers moi, et rien que pour cela, même si je finissais ruiné, je ne retournerai jamais vivre avec mes parents, c'est comme si on m'interdisait toute vie avec mes frères. Je ne sais pas si tu peux comprendre cela quand on vit tel l'ainé d'une grande famille, j'ai l'impression d'avoir tout fait pour eux et de n'avoir aucun retour. Par contre, aujourd'hui, dès que je ne donne pas de nouvelles, c'est que je ne pense pas à eux. C'est ma blessure intérieure, la plus grande, celle dont je n'ai encore jamais parlé à personne sauf à mon ex-femme. Je pense que c'est cela qui fait que j'ai besoin de tant de distances vis à vis de ma famille, malgré tout, ma nouvelle famille me donne envie de rester proche d'elle, mais pas encore suffisamment, il faudra du temps je pense.

Un deuxième départ dans ma vie a été celui de mon entrée dans la Marine Nationale, si je n'avais pas connu alors mon ex-femme, je n'aurai pas accepté, ne sachant pas vraiment l'importance de mon engagement étant jeune et naïf sur ce sujet, j'ai accepté pour subvenir au besoins d'une hypothétique famille à construire avec mon ex-femme, et surtout, c'était là aussi l'occasion de m'éloigner pour de bon de ma famille. Un grand départ, un chamboulement, un an d'école pour commencer, je devais me réadapter à ma nouvelle vie, mes premières vacances dont je ne savais que faire. Mes premières visites avec ma belle-famille se sont bien passées, mais je voyais le manquer de sérieux qu'on accordait à notre relation naissante surtout avec la distance permanente qui devrait s'installer. Surtout, elle était à l'université, je ne voulais pas qu'elle arrête, mais elle ne savait pas ce qu'elle voulait faire, je pense qu'elle attendait que ce soit moi qui lui dise, or à cet age, cela faisait encore beaucoup niveau responsabilité à prendre, je venais tout juste de démarrer moi-même une nouvelle vie. A peine l'école terminée, suite à un souci avec mon ex-femme qui revoyait malgré elle sa nounou qui l'avait violée durant son enfance, j'ai du faire le nécessaire et prendre un appartement dans l'urgence sur Toulon pour qu'elle quitte la région qui devenait trop difficile à vivre pour elle.
Une autre vie commença alors, la vie de couple, quand elle arriva, mon bâtiment était au bassin, nous avons donc vécu environ 6 mois ensemble avant que je puisse partir en mer. Étant donné que j'étais seul à ramener de l'argent, un malaise s'est créé, cela ne me dérangeait nullement qu'elle se repose sur moi, c'est même ce que je lui ai proposé le temps qu'elle se reprenne, mais comme toi, elle a fort caractère, et parfois, bien que je dirige les choses, elle en fait à sa tête, elle a donc cherché du boulot de son côté, elle n'a rien trouvé, j'ai alors pris un jour de congé, et je l'ai prise par la main, et je lui ai trouvé un boulot dans la journée.
Au départ, elle ne me croyait vraiment pas quand je lui disait, alors qu'on ne vivait pas ensemble, que quand je veux quelque chose, je l'obtiens à coup sûr, ce fut la première preuve de ce que j'avançais.

Un autre départ, le premier départ en mission, la laisser seule, elle n'avait alors que son travail et pas d'amies, je fus angoissé mais je lui faisais énormément confiance, une confiance aveugle, je me rendis compte que je dis là une erreur monumentale, mais c'est ainsi que l'on apprends, je découvris alors qu'une femme avait des manques sexuels et affectifs, chose que je ne connais pas, ni en mer, ni autrement, j'aime me sentir aimé par celle que j'aime, mais je découvris que la distance n'empêche nullement cela, et pourtant, malgré cela, je découvris bien plus tard que je me suis là aussi trompé, dans mon sens oui, mais dans le sien, avec l'attente, c'est plus difficile, mais pas impossible cependant.Aujourd'hui, avec le temps qui a passé, le fait que je ne l'aimais pas aussi comme je pouvais penser le contraire à l'époque m'a montré que j'ai fait beaucoup d'erreurs avec elle, et que je n'aurais pas pu les éviter, elles m'ont servies, elles m'ont construits et fait ce que je suis aujourd'hui. C'est grâce à ce départ que j'ai pu te préparer au mien bébé.

Un nouveau départ a eu lieu lorsque encore pour mon ex-femme, je décidât de me poser à Paris, proche de sa famille afin qu'elle puisse l'aider dans notre relation. Au lieu de cela, mon ex passait ses dimanches chez sa famille, avec moi au début, sauf que, bien que ses parents soient gentils, je m'ennuyais gravement chez eux, et alors de décidât là aussi de ne plus l'accompagner, je pensais qu'elle serait restée avec moi par moment, mais non, car elle étant fleuriste quand on arrivât sur Paris, elle ne passait plus qu'une demi journée ensemble, le dimanche après midi. Sauf qu'à la fin, on ne passait même plus cette demi-journée ensemble.

Un jour alors, je voulut lui parler de séparation alors que nous étions au lit, je voulais qu'elle accepte la situation, car rien ne pouvait plus nous sauver, un autre départ pour cesser de vivre dans le malheur. Seulement, ce soir-là, elle s'enfermât dans la salle de bain, et usé comme je l'étais à cette époque, je ne sus réagir, j'étais à plat, j'appelais alors son père, celui-ci ouvrit la salle de bain pour la trouver avec des cachets et la bouteille de whisky, son père appelât le samu, je ne me sentais dès lors plus chez moi ni chez nous et ce ne fut plus jamais le cas. elle fut emmenée à l'hôpital en face de chez moi en urgence, on lui a lavé l'estomac, elle dut suivre un internement de deux semaines dans un hôpital psychiatrique, ce fut un coup pour moi de la voir en arriver là, les pires moment de ma vie, j'appelais alors une connaissance qui m'avait soutenu dans ma séparation, une femme vierge de surcroit que je pensais qu'elle me respecterait dans ma douleur et ma faiblesse du moment, sans que je le veuille, elle est venu sur Paris depuis Bordeaux. Je lui faisais confiance, je n'aurais pas du, j'avais décidé avec mon ex de divorcer, mais dans le même temps, mon ex pensait me reconquérir et que c'était en bonne voie du fait que je venais la voir à l'hôpital et que je la prenais dans mes bras pour la soutenir. Un jour, cette autre fille a voulu que je la dépucelle, je n'ai pas voulu, je n'ai fait que la doigter avec des préservatifs pour qu'elle me laisse tranquille, mais je n'osais la mettre dehors alors qu'elle est venue pour moi, et alors qu'elle était nue, mon ex, qui avait obtenu une autorisation de sortie est arrivée, et ça a été un grand moment de solitude pour moi. Mon ex à foutu l'autre fille à la porte, je n'ai pas su réagir, j'étais plus faible que je ne l'ai jamais été dans ma vie et je ne le serai plus jamais. Mon ex m'a détruit ce jour là, alors que j'étais au plus mal, elle m'a montré son cul, elle a voulu que je lui fasse l'amour, mais je n'ai même pas pu avoir d'érection, ça a été très dégradant pour moi, plus que aucune personne ne pourra jamais le faire, une chose que je ne pourrais jamais lui pardonner, Jamais. Mais comme je t'ai dit aussi, je me suis relevé plus fort de tout cela.



Un nouveau départ se prononçait à l'horizon, La Réunion, un départ lointain et proche, un départ redouté et attendu, ma seule crainte réelle était de n'avoir personne qui m'attende à mon retour, je me forçat à me faire à cette idée, et au moment que je m'y suis résigné  au vu des aléas se dessinant. C'est alors que j'ai fait plusieurs rencontres en peu de temps, Lola, Pauline et toi, toutes les trois êtes des femmes soumises magnifiques, un pureté sans égal jusqu'à présent parmi ce que j'ai connu, avec chacune un souci différent à résoudre, je revivais, pouvoir enfin contribuer à aider à nouveau mon prochain, après une telle chute, c'est une réelle renaissance, malgré cela, j'ai encore trouvé le moyen de me tromper ayant fondé trop d'espoirs sur Pauline, mais cela m'a aidé aussi afin d'établir une relation plus solide encore avec ma nouvelle famille d'aujourd'hui, Toi et Timothé.
Je n'ai pas à me poser mille questions, tout est naturel, et c'est là aussi un nouveau départ, magique et avec un soupçon d'efforts enfin récompensé après 5 années de galères, pour toi comme pour moi.
Il est vrai que le temps que j'ai passé avec toi, je n'ai pu me montrer expressif comme je peux l'être parfois, ce n'est pas que je me cache ou me protège, c'est que j'ai encore beaucoup de douleur en moi, mais avec le temps, cela s'estompe, et ce, grâce à mon bébé. Tout mon vécu m'aide sans que j'ai à me retourner pour regretter quoi que ce soit, car quand je te vois, pourquoi regretter mon passé? Aucune raison, mon bonheur d'aujourd'hui est mille fois plus grand que tout ce que j'ai pu vivre déjà dans le passé.