Avant dernière grasse matinée !
Etant rentrée tard de ma soirée de la veille, voulant profiter de mes derniers instants vacanciers, je profitais pour rester au lit le plus longtemps possible. Je sais éperdument qu'au fond mon Maître n'appréciera pas mais il tiendra compte que la rentrée de mon fils, les évènements émotionnels de cette semaine, juste avant la reprise n'a pas été de tout repos...
En ce moment, j'ai beaucoup de mal avec mon rôle de maman. J'ai dû mal à me faire entendre, à me faire obéir. Je sens bien qu'il gagne du terrain et que je perds en autorité. Je déteste perdre la main ainsi mais je ne compte pas baisser les bras. Mon manque de patience et ma solitude ne m'aide pas mais je m'en accommoderais. Je n'ose parler de la profondeur de cette difficulté à qui compte de peur de montrer mes faiblesses (ce que je déteste). Pour moi, c'est comme si je démontrais que je ne suis pas à la hauteur.
Mon fils grandit, certes, autant en taille qu'en caractère. Je dois en prendre en compte tout en suivant l'éducation qui est primordiale. Je ne peux laisser passer. J'ai tendance à vouloir baisser les bras à ce niveau là mais cela serait plus en handicap qu'une aide à la facilité et de plus mon Maître n'en serait pas satisfait. Cela ne correspondrait pas à l'éducation qui me donne et celle qu'on partage pour mon fils.
Malgré ma fatigue, autant psychologique et physique, j'ai fait au maximum pour répondre à ma soumission quotidienne. Cela m'agace de m'acharner ainsi, sous la demande de mon Maître tout en connaissant le résultat final. Au moins, je suis convaincue d'une chose : j'ai très bien fait auparavant et encore maintenant, de ne commander via internet. Je préfère le contact et avoir à faire à la société elle-même qu'un intermédiaire ayant les mains liées...
Je comptais écourtée ma soirée afin de rester raisonnable et rester en forme pour les prochains jours mais comme d'habitude, ce que j'avais prévu ne sait produit (et après on se plaint que je n'aime pas prévoir à l'avance).
C'est toujours ainsi : quand je prévois, il y a toujours un évènement pour me faire barrière à mes bonnes résolutions, ce qui me décourage assez rapidement en moyenne.
Ce fut le cas ce soir.
Dans un premier temps, mon Maître m'appela, en toute surprise alors que je n'avais pas remarquer l'heure tardive alors que j'avais laisser mon fils veillé un peu. Quand il en aura le temps, je suis sûr que mon Maître me reprendra à ce sujet. Il a dû s'apercevoir que j'ai tendance à laisser un peu de lest (un peu trop même) car j'ai dû mal à tout concilier : mon rôle de soumise, mon rôle de maman et mon rôle de femme...
Et dans un deuxième temps, au moment où j'allais m'appliquer à la rédaction de cet article, j'ai eu des nouvelles de la soumise que mon Maître tente de prendre en main. Restant sans contact depuis plusieurs jours, je m'inquiétais sur son état notamment concernant la soumission. Cette absence renforça mon questionnement sur ses motivations.
Cet échange a pû nous permettre de faire connaissance un peu plus et de pouvoir converser notamment sur la vision de l'éducation que mon Maître veut nous apporter. Par la difficulté des demandes de mon Maître (où j'en ignore les détails malgré quelques exemples qu'elle m'est donné qui me rappela notre rencontre...) elle se décourage, perd confiance et se remet en question surtout sur ce suivi. Je la comprends parfaitement, étant passée par ses ressentis là aussi.
Comme me l'a demandé mon Maître je tentais de la guider et de l'épauler du mieux comme je pouvais tout en essayant de lui décrire le fonctionnement de l'éducation donnée et plus ou moins des attentes de mon Maître. Je pense que j'ai réussi à l'éclairer sur certains points, certaines pensées mais sans grande conviction de ma part.
C'est très difficile pour moi de substituer à mon Maître, sans pour autant lui prendre sa place, de lui faire honneur en ignorant tout de cette personne et continuer d'être à la hauteur de ses demandes.
D'ailleurs, il y a quelques points qui me déplu fortement au cours de notre discussion mais ne lui en fit pas part pour ne pas l'inquiéter d'avantage. Mon Maître ne cesse de me dire qu'on ne doit rien se cacher, tout se dire, tout se confier. De mon côté, c'est ce que je fais malgré mes difficultés en revanche, ce n'est pas le cas du sien ! N'ayant eu connaissance de cette soumise, il y a à peine 48 heures, j'ai pensé que leur rencontre fut de quelques jours mais en réellement, il y est de quelques semaines... !!! De plus, mon Maître me reprend à donner moins de détails, à être moins explicite en général sur ma vie privée mais lui s'en donne à coeur joie en dévoilant les pratiques que je pus effectués auparavant par rapport à certaines de ses demandes. Je trouve que c'est un manque de respect envers ma soumission proprement dites et envers notre intimité étant en couple même bdsm !
Il va encore me sortir que je n'ai aucune intimité à avoir, que celle-ci lui appartient, puisque nous faisons q'un mais il ne faut pas qu'il oublie (et il a vécu en couple vanille donc il le sait très bien !) que en vivant en couple, bdsm ou pas, il y a une certaine intimité installée que l'on veuille ou non !!
Comme à mon habitude, je fus soumise toute la journée. La journée, limite soumise à mon fils et le soir soumise à mon Maître par l'intermédiaire de son autre soumise.
Avec mon fils, je tentais de ne pas baisser les bras et de faire face à mon manque de sang-froid.
Avec la soumise, je tentais de la soutenir au maximum surtout quand elle me fit remarquée à plusieurs reprises qu'elle voulait tout abandonnée. J'ignore totalement la réaction de mon Maître dans ce cas de figure pour remonter la pente mais je fis de mon mieux pour lui redonner confiance et être à son écoute. Ce qui me donna l'impression de pouvoir la rassurer. Il est certain que le manque de disponibilité et la distance de mon Maître est un obstacle pour tous.

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