Aussitôt fut il, que le moyen j'en déteste, j'ai adoré mon réveil.
Cela m'a fait bizarre : je rêvais de mon Maître et j'ai cru un instant continué de rêver le téléphone à la main, encore au chaud dans mon lit.
Je gardais les yeux fermés, la voix légèrement cassée, me cacha sous les draps, me mordillant les lèvres. Mon Maître en connait la signification. Je ressentis une joie immense, heureuse de pouvoir l'entendre la veille de son départ de si bon matin. Une sensation excitante m'envahit, je me sentis très humide et la frustration de pouvoir me toucher en fut présente ce qui donna naissance à une autre excitation...
Malgré mon intention de faire des efforts afin de rester raisonnable et être en forme pour la rentrée de mon fils et ma reprise de travail, j'en reste fatiguée. Le fait d'être réveillée aussi tôt ne m'aide pas et je retomba facile dans le sommeil après avoir attendu que mon Maître raccroche. Je fus encore toute endormie, et n'avait qu'une envie, pouvoir me remémoriser mon rêve afin de le poursuivre. Mais en vain !
J'ai réussi à me lever quelques heures plus tard. Cela n'a pas été chose facile : je n'avais nulle envie de quitter la douceur et la chaleur de mon lit, relevant la tête désespéremment envers le radio-réveil d'où je voyais mon téléphone et ne cessait de repenser à ce doux réveil. Je m'en sentais encore toute humide.
Mon fils remarqua ma bonne humeur et en apprécia. Je pus ainsi continuer ma journée qui s'annonça bonne.
Je n'ai eu le temps de lui consacrer du temps comme les autres jours. Il en était déçu mais il comprend très bien que je ne peux me résoudre uniquement à cela, j'ai mon rôle de maman et de femme à prendre en main (et mon rôle de soumise, évidemment).
Sachant mon Maître occupé avant son départ, pour l'après-midi, étant couper en plein sommeil, ayant l'autorisant et ne l'ayant pas effectuer depuis un moment, je me suis octroyée une petite sieste. Ce qui me fit le plus grand bien : j'en avais bien besoin.
Je ne sais si j'ai rêvé ou non mais je me suis réveillée tout sourire (ce qui est rare).
Comme d'habitude, mon Maître m'appela par surprise dans l'après-midi. Cela me retardait pour me rendre là où je devais aller mais peu importe, c'est le dernier jour auquel mon Maître peut partagé un peu de disponibilité, j'en profitais avec joie et plaisir.
Je croisa ma grand-mère, sur le chemin du retour. Elle m'invita à passer quelques mintues à ses côtés. Premier réflexe : je regardais l'heure. Je savais éperdumment que j'allais rentrer plus tard que l'heure que j'en avais prévu mais je ne pus refuser la proposition de ma grand-mère. J'avais prévue de rentrer au plus tôt pour en être disponible et dialoguer avec mon Maître, si possible.
C'est la personne la plus importante pour moi, familialement du côté de mon papa. Je suis très bien consciente également que je suis très importante pour elle : je suis la seule (avec mon grand-frère) a vivre près d'elle (dans la même ville) et à aller la voir le plus régulièrement possible.
Même en cas de désaccord, je suis toujours à son attention. Je ne suis pas forcément ses conseils, vivant ma vie comme bon me semble (enfin, maintenant, comme bon semble mon Maître).
Depuis quelques réflexions précédentes sur ma vie de couple, j'évite de lui parler de ma vie sentimentale. C'est ainsi qu'elle me questionna, en marchant sur des oeufs, à ce sujet. Mon problème c'est qu'elle me parlait de mon ex tandis que je ne lui avais encore osé parler de mon Maître, même si elle l'avait vu une première fois que je présentais comme une connaissance.
Elle me donna tout de suite son opinion avec franchise : elle appréciait le physique, l'élégance autant vestimentaire que dans la tenue de mon ex, qu'elle ne ressentit aucunement avec mon Maître. C'est vrai qu'elle fonctionne beaucoup au feeling, tout comme moi d'ailleurs. Elle a tendance aussi à juger très vite.
Je lui ai vite fait comprendre, gentillement, que l'histoire avec mon ex n'avait pas fonctionnée et s'en était ainsi, que moi-même j'avais eu du mal à me remettre facilement et n'en suit pas sortie sans cicatrice.
Je lui résuma la situation, en ne lui cachant pas que notre rencontre (celle de mon Maître et moi) s'était faite très précipitemment, sans aller dans les détails. Je lui confia sa profession pour qu'elle puisse me comprendre si toutefois elle me verra en manque de moral et s'en poserait des questions.
Elle n'en a rien dit mais j'ai très bien compris qu'elle a un fort doute sur la résistance de la distance...
En rentrant, j'ai été grandement surprise.
Mon Maître m'annonça qu'il suivait une autre soumise. Je ne savais plus quoi dire, que ressentir. Je m'attendais à cela mais pas à un tel moment.
Personnellement, je n'en suis aucune jalouse. Cela n'est pas dans ma nature. Quand j'ai confiance totalement en la personne, la jalousie n'est pas de remise me concernant au concernant le bdsm, encore moins.
J'ignore tout de cette personne et j'en connaîtrais davantage uniquement si mon Maître le veut bien. Je n'ai nullement à intervenir à cela sauf sur sa demande.
Justement, si j'ai bien compris, je dois "l'épauler". J'ignore si je peux l'épauler, l'aider comme mon Maître le désire étant novice. Habituellement, je suis aisée lorsqu'il s'agit d'aider, de partager mes connaissances, mes acquis... à une condition : il faut que je sois sûre de celles-ci, alors que là ce n'est pas le cas. Je me console en me disant, et me rappelant les dits de mon Maître : s'il m'impose cette demande c'est qu'il m'en sent capable et prête. Nous verrons bien.
Il est difficile de donner son avis après une conversation de quelques minutes. Dans les relations, en moyenne, c'est comme à un entretien : c'est la première impression qui reflète les apprioris ou les pensées, difficile de ne pas juger dans ce cas.
Si je dois en donner mes ressentis, ils ne sont pas positifs au premier abord. J'ai très vite compris son jeune âge, ce qui m'a choqué en premier. Je l'ai senti très en retrait et j'avais plus l'impression de dialoguer avec mon Maître qu'avec elle. Son silence, pour moi, n'est pas synonyme de bonnes motivations. Il est vrai que mon Maître peut impressionner par son manque de partialité et son intransigence mais justement, normalement, c'est une raison de plus pour tout mettre de son côté et en montrer, justement les motivations.
Aujourd'hui, mon Maître m'a sanctionné pour les fautes commises en ce mois. Comme il le sait très bien, de plus, ce qui est normal pour la soumise que je suis, je le crainds beaucoup à ce sujet. Dès qu'il me demanda d'aller chercher les pinces à linge, je savais ce qu'il m'attendait. Une punition n'est pas là pour faire plaisir, certes, je le conçois, sinon il n'y a plus la notion de punir. C'est sûrement une punition simple pour certains mais elle est très difficile pour moi (notamment suite à un problème de santé, pendant et après la grossesse de mon fils, aux tétons, que je subis encore actuellement mais en parle peu par complexe). En plaçant les pinces, selon ses ordres, je pus imaginer son expression. Je l'imagina avec un sourire caché, avec son air sadique qu'il sait tant mettre en oeuvre. Je pensa tout de suite également à ses gants qui sont en ma possession.
Le plus humiliant pour moi, avec le plus de discrètion possible, c'est de devoir l'appliquer en présence de mon fils. Je n'arrive pas et n'arriverais jamais à accepter que mon Maître implique mon fils dans ma soumission. Il n'a rien à voir avec ma vie privée et j'en étais seule de pouvoir lui en expliquer s'il se rendait compte de quelquechose sauf que ce n'est pas logique car ce n'est pas moi qui l'implique à cela donc ce n'est pas à moi de le faire pour moi, même assumant mes fautes.
Effectivement, j'ai eu le droit au questionnement : il ne comprenait pas pourquoi je m'essuyais les larmes (j'ai prétexté avoir mal aux yeux par la fatigue), pourquoi je ne le portais pas comme d'habitude pour le coucher et pourquoi je marchais lentement et bizarrement...
Il est certain que j'ai mérité d'être punie mais j'en voudrais toujours à mon Maître de se servir de mon fils pour cet effet !!! Pour moi, c'est une forme de manipulation indirecte ! Ce que je peux détester chez une personne au plus haut point.
La déception et la frustration se ressentit après cette sanction étant obligée de couper court à la conversation, l'heure tournant trop vite.
Le départ de mon Maître est le moment que je redoutais, que je tentais de nier ces derniers jours. Je voulais éviter d'y penser pour ne pas appréhender comme mon Maître me l'apprend.
La journée commença très bien. Elle me rendit toute joyeuse et contente pour en terminer frustrée et triste, autant par la réaction de ma grand-mère que celle de mon Maître.
J'aurais préférée garder le sourire cette dernière soirée, avant de longues semaines, pour ne pas en perdre le moral pour les jours suivants. C'est foutu ! Merci Maître !!!
Et après, on me demande pourquoi je me méfie quand tout va bien...


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