lundi 30 août 2010

Le soutien

La journée passa très vite.

Une fois préparée, je m'appliqua à tenter de résoudre nos problèmes rencontrés lors d'une commande effectuée. Pratiquant, le même métier, je savais à quoi m'en résoudre mais je n'en démordais pas. Je tenue tête comme mon Maître me le demanda.
J'en avais même les nerfs du manque d'empathie de la téléconseillère. Elle a très bien compris le ton du début de la conversation et je pense qu'elle sait doutée que je n'allais pas lâcher prise ainsi. Je connais les procédures et même si je sais que les plateformes n'y sont pour rien, je continuerais jusqu'à avoir satisfaction : avoir le dernier mot, je sais très bien faire... ^^

L'après-midi en fut moins mouvementée. J'ai accompagné mes parents (ma maman et son compagnon) à des funérailles.
La famille du compagnon de ma maman, malgré que je ne leur suis proche par manque d'affinité ont remarqué mon soutien envers l'homme qui est avec ma maman. Je ne pouvais pas ne pas y assister, c'était important pour moi. Dans un premier temps, parce que la personne décédée en question (la maman du compagnon de ma maman) nous appréciait (mon fils et moi) et nous a toujours montré du respect et de l'attention. Un simple exemple qui me toucha : elle offrit des cadeaux à mon fils notamment pour les fêtes traditionnelles (Noël, Pasques...). La première fois, j'en fis gênée ne m'y attendait pas. Mon fils n'étant pas son propre petit-fils, moi même n'étant pas si proche familialement, son geste eu son importance pour moi. Je l'en remercia à l'occasion. Il m'arrivait, avec ma maman de lui rendre visite par moment. Elle en était contente et appréciait fortement notre compagnie.
De plus, avec tout ce que le compagnon de maman a fait pour moi, c'était un minimum pour moi d'être présente à ces côtés.
Je sais que Maman est quelqu'un de fragile et sensible, ma présence l'aida également. Son ami et elle-même me remercia de ma présence et de mon soutien. Daniel n'est pas quelqu'un montrant son émotion mais commençant par le connaître depuis tant d'années, j'ai ressenti sa reconnaissance de ma venue et sa peine puis son besoin de soutien de tous en ce jour de deuil.

En toute honnêté, je déteste les enterrements. Dans un premier temps parce que cela me rappelle que nous passerons tous par là un jour et que c'est final m'effraie un peu étant dans l'inconnu le plus total. Comme je dis souvent, de plus, ce n'est pas celui ou celle qui part qui en souffre mais les vivants restants. C'est eux qui porte le chagrin du disparu, aussi longtemps que l'on peut rester en vie.
Dans un deuxième temps, je trouve fortement dommage que les enterrements puissent être l'occasion de certaines personnes d'être présentes alors qu'elles ne l'ont pas été plus que cela pour le défunt et pour faire "semblant" d'appartenir encore plus à la famille.
Justement, cela devrait être le contraire : ne pas attendre un décès pour tous s'unir et ne pas oublier d'où on vient et qui sont notre sang, nos proches, notre famille.

Cette circonstance aussi me rappelle que l'on peut perdre ses proches à tout instant. Je me mis à me poser la question comment réagirais-je si je devais perdre un des miens : mon fils, mon Maître, ma mère, mon frère, mon père, ma grand-mère, mon papa... J'aurais dû mal à le supporter, c'est certain et m'en remettrait difficilement. Je continuerais de vivre certainement pour le bien de mon fils mais rien n'en serait pareil.
C'est à ces moments là que je pense aussi qu'il ne sert à rien d'être rancunier dans la vie envers les personnes qui nous sont chères. Nous ne savons pas ce que demain est fait et en cas de litige, nous regrettons toujours nos dernières pensées ou nos dernières réactions.

Encore une fois, je rencontrais de nouveaux problèmes techniques afin de répondre à une demande de mon Maître, pressante avant son départ. Heureusement que ma voisne est bien équipée et est toujours là pour me venir en aide dès que besoin.
Suite à une explication de mon Maître, je pense que le problème est solutionné à son tour et je vais pouvoir m'en dépatouiller ultérieurement. 

J'entame ma dernière semaine et c'est là où tout le plus important s'y passe. Même s'il m'y a préparé et que j'ai tenté de le faire de mon côté personnellement, je ne suis pas insensible au départ futur proche de mon Maître. 
Son métier n'est pas sans risque, de plus avec la distance et avec mon côté soucieux, évidemment que je vais penser encore plus à lui sans pour autant en avoir de nouvelles aussi régulièremen qu'auparavant et comme je le souhaiterais. 
Malgré que nous ayons plus nous parlés au cours de ces derniers jours, j'en ressens encore plus son absence. Je ne suis pas du genre à parler facilement, ni à exposer mes réels ressentis mais il ne se doute point que je tiens énormément à luin ne pouvant imaginer ma vie sans lui  et même si j'ai dû mal à assumer ma soumission à l'extérieur, même si je sais d'avance je vais avoir dû mal à supporter les punitions suite à son intransigeances, je ne peux plus imaginer de continuer ma vie sans être à ses côtés. 
J'ai autant besoin de lui (voir même plus) que lui a besoin de moi pour pouvoir avancer dans notre vie familiale et de notre vie de couple. Nous avons besoin de l'un de l'autre pour lutter, s'épanouir dans le chemin de notre destinée. 

Cela sera mal placé de ma part en prenant compte de mon statut, mais si j'en aurais l'occasion, je me jetterais dans ses bras, le serrant le plus fort que je peux, fermant les yeux pour me laisser aller à ce pur instant, sentant sa peau contre ma peau, son corps contre le mien, entendant sa respiration, l'oreille pas loin de son coeur battant me lançant bercer entourée de ses mains.... uniquement pour lui souhaite bon courage, un bon voyage : lui faire mes "au revoir" et lui dire ce que je ne lui dit pas assez, que je l'aime tout simplement et qu'il ne cesse d'y penser...

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