Je me suis tournée longtemps dans le lit avant de me convaincre de me lever. Je me suis convaincue que j'avais passé dans l'ensemble une bonne semaine et qu'il n'y avait pas de raison qu'elle se termine en cacahuète.
Le compagnon de Maman se permit de m'appeler en ce matin pour me proposer d'emmener mon fils à l'école et me déposer à mon travail car il se retrouvait en intempérie suite à la météo. C'est très gentil à lui d'y avoir penser, cela m'a touché.
Je me fis une joie de me dire que le trajet de l'école et du travail ne serait pas un calvaire.
J'étais contente de pouvoir aller me réchauffer au sein du site mais j'ai vite changé d'avis.
A peine franchi, les portes battantes, l'accès direct au plateau, je sentis une vague de froid. De suite, j'ai deviné que le problème de chauffage était survenu, tout comme lundi matin.
La différence d'aujourd'hui était que le chauffage a mis du temps à se mettre sur une température convenable et le plateau, étant vaste et peu meublé par le fait, a eu mis longtemps à avoir une température ambiante.
Sans exception, toutes mes collègues et moi-même, nous ne pouvions travailler sans nos manteaux. Ne pouvant bouger de notre phone, le froid nous envahit à une grande vitesse et cela était très handicapant pour travailler. De ce fait, une situation dite d'alerte a été mise en place pour nous permettre de nous réchauffer régulièrement, notamment dans la pièce de cafétéria, là où il fait bon...
Ce fut l'horreur pour quelques heures ! Même ayant un débardeur (en guise de soutien gorge), mon pull, mon châle (que je me sers qu'au travail si nécessaire) et mon blouson, j'avais toujours aussi froid.
En plus de tout ça, un problème technique concernant uniquement sur l'opération sur laquelle je travaille, est survenu : impossible de travailler pendant au moins une demi-heure !
Ah enfin, une bonne nouvelle me concernant !! Une cliente s'est plainte d'une conversation de l'une d'entre nous. Cela est remonté jusqu'au donneur d'ordres qui forcément là fait redescendre à notre site, aux dirigeants. Ma responsable de site n'a pas mis longtemps pour en parler à ma supérieure actuelle.
La différence est que ma supérieure actuelle ne fonctionne pas du tout comme ma supérieure "attitrée" qui se trouve actuellement en formation. Elle est beaucoup plus professionnelle et n'est pas du genre à laisser passer ce genre de chose.
Après vérification, il s'est avéré qu'il s'agissait de ma fameuse collègue qui se permet de me juger hypocritement que possible, elle même ne respectant les consignes qui nous ont été donnés (les bases de notre poste de chacune). De suite, ma supérieure l'a convoqua sur le champs et elles ont quittés la production en partie pour cette raison.
J'ai cru comprendre, par la suite, qu'au final, ma collègue a eu une sanction (une fiche de comportement) qui est un avant garde, moins fort que l'avertissement en lui-même. Elle a fait semblant de ne pas en prendre compte plus que cela lorsqu'elle en parla avec d'autres de mes collègues mais cela n'empêche que ça l'a calmé : je ne l'ai pas entendu une seule fois monté le ton de la journée (elle qui d'habitude est agressive une communication sur trois) !
Depuis le temps que j'attendais ça !
En revanche, je sais que cela ne sera que temporaire. Dès que notre supérieure sera de retour, les mauvaises habitudes reviendront aussi car les filles connaissent la faiblesse de celle-ci. Notre supérieure ne juge pas utile de sanctionner ainsi pour remettre les choses en ordre. Pour elle, c'est faire "sa pute" comme elle dit : elle pense trahir ses téléconseillères en agissant ainsi mais elle ne se rend pas compte qu'en fin de compte, elle se laisse déborder entre affinité et professionnalisme... Enfin, on verra bien.
La soirée passa très vite, je n'en ai rien vu passé...
Mon amie profita de me "bipper" pendant que son conjoint fut partie quelques instants dans leur nouvelle demeure pour y finir le ménage.
Je la rappela et de nouveau, nous voilà partie dans de grandes discussions en parlant de tout et de rien (d'elle-même, de son déménagement, de son couple, de nos enfants...). Cela lui fait du bien de se sentir soutenue, surtout maintenant.
Je suis ravie de pouvoir l'aider ainsi ne pouvant plus l'aider pour sa soumission : Maître me l'a bien fait comprendre hier lors de notre dernière conversation téléphonique et de sa dernière demande la concernant.
Ma présence compte beaucoup pour elle, physique ou non.
Tout en étant en ligne, pour plus de facilité avec le haut parleur, je continua à vaquer à mes occupations pour éviter de me coucher trop tard. Je commençais par rédiger le mail quotidien à Maître. Après cela, tout en continuant à converser, je jetais quelques coups d'oeil sur facebook, juste par curiosité.
Là, je suis restée bouche bée et mon amie s'en aperçu. Je lui expliquais brièvement la raison...
La raison pour laquelle je restais perplexe était le comportement d'un de mes amis. Il laissé plusieurs commentaires et articles me faisant deviner que la conversation qu'a pu avoir Maître avec sa compagne lui déplaisait fortement et qu'il lui était important d'avoir une explication rapide entre nous quatre. Mon dilemne était que Maître est absent et qu'il fallait percer l'abcès au plus vite.
Sur le coup, j'étais perdue, je ne comprenais pas le comportement de mon ami.
Au final, nous nous sommes appelés : lui, sa femme et moi. Nous nous sommes expliqués chacun notre tour et avons mis les choses au plus clair possible.
Je ne l'avais jamais vu dans un état pareil. Je ne saurais l'expliquer. Il n'était pas en colère, ni furieux mais comme craintif et très inquiet.
En prenant le plus de recul possible de mon côté, j'ai réussi à gérer la situation. Le fait que j'ai réussi à ne pas faire part de mes craintes suite à son comportement, en faisant preuve d'écoute, de compréhension et de franchir, tout rentra dans l'ordre... ou presque...
Il y a cependant, des dits de Maître envers sa compagne qui le laisse méfiant et interrogateur. En me mettant à la place d'un couple vanille, je le comprends parfaitement bien !
J'avais surtout peur de perdre leur amitié suite à cela d'où la raison pour moi de pouvoir discuter le plus rapidement possible. J'en fus rassurée de voir que tout le monde fut rassuré comme il se le devait et nous perdons aucun contact, bien au contraire.