jeudi 2 décembre 2010

Trop calme

Le froid fut encore bien parmi nous ce matin ! Il y a bien gelé également, ça glissait pas mal, notamment sur les trottoirs. 
Je suis toujours soucieuse de peur que mon fils puisse se blesser, ou même moi même aussi et que je ne puisse plus bouger pour la douleur et la blessure. Je suis encore plus craintive depuis ma chute où je me suis fait ma fracture. Enfin bon...

Ce matin, j'ai croisé mon amie, emmenant à son tour, son fils à l'école. Je l'ai accompagné jusqu'à la classe. J'ai eu une sensation étrange de pouvoir accompagnée mon amie dans son rôle de Maman, surtout avec les circonstances actuelles.  

Je me suis rendue compte que je n'avais plus de boule au ventre pour me rendre au travail. Je ne suis plus sous tension. Cela se produit depuis que j'ai changé d'équipe suite à l'absence de ma supérieure jusqu'à la semaine prochaine. 
Il est sûre que j'apprécie travailler dans cet équipe même si je suis toujours avec les personnes que je déteste mais au moins, ma supérieure se fait respecter et les filles restent à leur place. Il suffit juste d'un mot ou d'un regard pour que ça se calme. Cela n'a rien à voir avec l'ambiance et la mentalité de mon équipe habituelle, c'est clair. 

En rentrant, j'ai pris un peu de temps pour être avec mon fils. Il en a besoin et moi aussi. Même si je suis à ses côtés, j'y suis sans y être pour autant. Par ma fatigue et l'occupation de mes tâches du foyer (sans compter le reste), j'ai peu de temps pour "nous". Je sais bien que cela lui manque et il tente à sa façon par moment de me le faire comprendre. J'avoue que cela me manque aussi. Avant que je connaisse Maître, j'arrivais à passer du temps avec lui après mes journées de travail... 

Je n'ai pas voulu m'en soucier avant, ayant d'autres choses à penser mais je commence à avoir un arrière goût du déménagement de mon amie qui approche à grands pas. 
Je suis heureuse pour elle mais, elle en a pas encore conscience, cela va être une grande épreuve pour elle pendant de long mois.
Ce qui me fait du mal, c'est que son compagnon, arrive à l'aveugler en lui faisant espérer qu'il y a du changement une fois dans "leur petit nid"... Il y aura sûrement des efforts au début et la routine les gagnera de nouveau et il s'appuiera de nouveaux sur ses acquis quand il verra que mon amie a relâché la pression et la surveillance... 

De plus, Maître m'a fait une demande par rapport à mon amie, pour en résumer, nous remettre à notre place afin que l'on oublie pas, chacune de notre côté à notre façon, que notre statut de soumise prend le dessus sur notre amitié. 
Personnellement, j'ai du mal à accepter cela car pour moi ça nous éloigne alors que Maître me soutient et me demande de ne pas le faire ! C'est assez paradoxal !
Psychologiquement, même s'il m'en sent capable, je sais très bien que je n'arriverais pas à avoir autant de recul qu'il le faudra : la peur de perdre mon amie pendant un temps, où qu'elle s'éloigne d'elle-même inconsciemment prenne le dessus vu les conséquences que peut avoir cette demande !! 

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