lundi 29 novembre 2010

Au centre...

Premier réflexe en me levant, regarder le temps à l'extérieur. Bonne nouvelle : il ne neigeait pas. Mauvaise nouvelle : il y avait gelé...
Je tentais de me concentrée mais rien que d'y penser, j'étais déjà stressée. 

En allant à mon travail, j'ai pensé à mon amie. Je me doutais bien que rien le fait de manger sur le lieu de travail cela allait la perturber. Le peu que Maître m'avait dit lors de notre dernière communication téléphonique, j'ai bien compris qu'il comptait la faire descendre de son nuage. Et je sais très bien que dans ce cas là, il ne prend pas des pincettes. 
En effet, à peine arrivée, mon amie n'arrivait pas à me décoincer un mot. Tout ce qu'elle a pu me dire c'est "J'ai vu la mauvaise facette et cela me fait terriblement peur. Je ne le pensais pas aussi noir que cela et je ne peux rien te dire car je vais te stresser... Rien le fait de penser que je mange ici, ce midi, j'en suis malade".
Que dire après ça ? Je suis restée bouche bée. Je suis sûre qu'au fond elle me rend coupable de son attirance vers la soumission mais n'ose pas me le dire, suite à ce que Maître a pu lui dire. 
Pourtant, quand je lui parlais un peu de ma soumission, ce n'est pas faute de lui avoir souligner à plusieurs reprises que la soumission n'est pas tout beau tout rose, qu'il y a des bons et des mauvais côtés (comme tout) et que Maître n'est pas du style à être "baba cool"... 
Je pense qu'elle n'a pas pris compte que me concernant, j'étais évidemment sa soumise mais que nous sommes aussi en couple donc l'échange n'est pas le même. Elle s'est trop voilé la face sur le côté obscur de la situation ! 
Maître me demande de ne pas m'éloigner de mon amie, ce que je n'ai aucune intention de faire mais ce que je craignais le plus arrive actuellement : c'est elle qui s'éloigne ! 

Professionnellement la journée s'est bien passée. Je suis allée en formation sur la nouvelle opération à laquelle j'avais postulé et ait été sélectionnée, en début de journée jusqu'à ma pause déjeuner. 
Suite à l'absence de ma supérieure (qui elle aussi est en formation "manager"), je suis dans une autre équipe. Je ne m'entends pas forcément avec les filles de cette équipe mais je n'en tiens pas compte. 
Le principal est que j'arrive à travailler comme je sais le faire. Justement, j'ai continué à travailler sur mes temps de communication (une de mes faiblesses professionnelles). J'ai vu la différence de méthode de travail concernant ma supérieure "remplaçante". Au moins, elle nous fait un bilan de la journée et nous félicite si nécessaire. Ce qui a été le cas pour moi. J'en étais contente. 
Dans l'ensemble, la journée s'est passée normalement, ni trop vite, ni trop lentement. 

Ce qui a pu me perturber un peu c'est que lors de ma pause de l'après-midi, ma collègue (qui est ni plus, ni moins la délégué syndical et du personnel également) m'a fait part que mon amie n'était vraiment pas bien et qu'elle était sur le point de craquer, de pleurer en pleine production. Vu ce que ma collègue m'a dit, mon amie a dû prétexter un désaccord ou un mal être vis à vis de son compagnon vu que son couple bat de l'aile actuellement. Je ne savais plus quoi dire ni quoi faire. Devais-je marcher dans le jeu pour garder la crédibilité de mon amie tout en cassant du sucre sur le dos de son compagnon alors que j'en avais aucune intention et qu'il n'y ait pour rien (pour une fois) ou devais-je faire l'ignorante ? 

A la fin de notre journée, je n'ai pu parler avec mon amie par manque de disponibilité. Elle devait aller chercher son fils et moi on venait me chercher... 
J'aurais bien voulu la rassurer un peu quand je voyais les yeux brillants qu'elle avait... mais je ne pouvais rien faire. De plus, inconsciemment, elle nous met une barrière car dès lors j'ouvre la conversation, elle me dit qu'elle ne peut me parler sous la demande de Maître... Cela m'agace au plus au point. Elle se cache derrière Maître au lieu d'avouer qu'elle est très mal en point et se confier pour que je puisse l'aider comme amie... 
Elle est complètement dépassée !!

Je vais tenter de prendre du recul par rapport à cette situation mais ce n'est pas évident en s'y retrouvant en plein coeur et ne pouvant rien faire que la soutenir mais qu'elle le refuse. 

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