Une vraie matinée ! Au calme, sans pression...
Quel plaisir de pouvoir se réveiller à son rythme, profitant de se tortiller dans sa couette recherchant la douce odeur des oreillers.
Après, place à l'organisation : tenter de ne penser à rien, en déjeunant tranquillement... Mon fils était absent, j'ai déjeuné que mon Maître m'ordonne dans ce cas là. Dû à cette raison, je n'ai pu apprécier mon petit déjeuner. Etant fragile psychologiquement, je tentais de me vider la tête, oublier mes idées noires... Exécuter l'ordre de mon Maître me rend au niveau d'une chienne, ce qui me blesse fortement. Je suis d'accord qu'une soumise doit obéir à son Maître mais là faire conduire comme un animal c'est dégradant pour un être humain...
Ayant un moment de libre comme chaque week-end, j'en profitais pour me divertir auprès du chat habituel. Même si je n'y participe pas, rien que de lire les interventions ou les sujets, aussi bateau peuvent-ils être, cela m'apaise. C'est une façon à moi de rester contact avec des personnes de l'extérieur, tout en restant chez moi, même si je ne les connais pas personnellement.
Comme prévu, je me suis rendue à l'auto-école. Contrairement au auparavant, je reste comme une boule au ventre (comme lorsque je me rends à mon travail). Cela m'inquiétait de ne pas réussir à descendre le nombre de mes fautes effectuées.
A ma grande surprise, en cet après-midi, j'y suis arrivée : les deux heures de suite, moins de dix fautes... plus avoir les encouragements de la monitrice se rendant compte que je continuais mes efforts via internet ! C'est si peu au fond mais tellement important pour moi. J'ai besoin d'un "coup de boost" ainsi pour m'encourager et ne pas baisser les bras, ce que j'avais tendance à faire il y a encore quelques jours. C'est le soutien de mon Maître et celui de mon amie qui m'aida beaucoup...
Etant seule et quelques heures libres avant de me rendre à l'invitation de mon amie, j'ai décidé de rendre visite à une amie que je n'avais pas vu depuis plusieurs mois. Je me suis rendue compte si elle était disponible après mes heures de leçons de code. Ce fut le cas et cela me rassura.
La visite fut très sympathique. J'ai réussi à faire abstraction de mes soucis actuels et même à rire avec mon amie.
Ne l'ayant pas revue depuis avril de cette année, je lui ai fait un bref résumé de ma nouvelle situation de couple. Je prenais des pincettes sans pour autant rentrer dans les détails. Une fois de plus, je me suis rendue compte qu'avouer indirectement ou directement ma soumission est une vrai étape me concernant.
Sous la pluie, je suis allée chez ma meilleure amie m'ayant invité pour le repas du soir.
Cette soirée fut très sympathique. N'ayant pas sortie ainsi depuis longtemps, j'ai trouvé cela étrange. Ce n'était pas comme d'habitude : effectivement, normalement on se voit uniquement pendant les heures de travail donc ce n'est pas la même mentalité, les même conditions... un autre contexte.
J'ai bien vu que mon amie était ravie de passer cette soirée en ma compagnie ainsi que celle de son fils et son compagnon.
Me concernant, j'étais un peu plus en retrait, tout en tentant de ne pas le laisser paraître, par rapport à la présence de son homme. Je ne peux parler aussi librement de ma soumission qu'en son absence...
En rentrant à la maison, je me suis rendue compte que j'ai été sollicité par téléphone : comme par hasard, c'est quand je suis de sortie que tout le monde m'appelle...
Evidemment, parmi ces personnes, mon Maître, en faisant partie (pour une fois que je ne prends pas mon ancien portable).
Ainsi, je me suis câlée devant ma série préférée, avec chaque téléphone à proximité. Je me doutais bien qu'il allait me rappeller.
Même si je n'ai pas le moral au top, cela me fait beaucoup de bien de pouvoir l'entendre. Il est vrai que je ne sais jamais quoi dire donc j'attends plus ou moins qu'il lance un sujet de conversation et c'est parti...
Ces conversations me rassurent, quelque part, elles me rapprochent indirectement. Je me sens sous protection rien qu'en l'entendant...
J'avoue que la distance n'est pas évidente, c'est plus ou moins facile à certains moments, c'est sûr. Et encore j'ai pas à me plaindre : pour l'instant, il ne m'impose pas tant de demandes qui pourraient me rendre encore plus anxieuse.
