Le réveil fut difficile.
Je fus réveillée en plein sommeil par l'appel de mon Maître. Je me doutais que suite à
mon dernier mail, il n'allait pas rester sans réagir. Je m'attendais plus à un mail assez corser lorsque la disponibilité lui permettait.
Nullement, il décida de m'appeler. Je suis bien consciente que cela a sûrement modifié son mode de travail (ce qui m'a affirmé lors de son dernier mail ce jour).
J'avoue, même si je ne suis pas en accord avec la discussion que l'on a eu, cela m'a fait du bien de lui en parler de vive voix.
J'ai apprécié de voir, une fois de plus, qu'il est encore là quand j'en ai besoin. C'est comme si j'étais rassurée alors que je sais qu'au fond de moi-même qu'il est toujours et sera toujours présent pour moi. C'est un peu égoïste quelque part mais c'est rassurant me concernant.
Evidemment, je fus perturbée dans mon sommeil. Déjà que j'ai dû mal à dormir sereinement... Après l'appel, vu l'heure qu'il était, j'hésitais à me recoucher ou rester éveillée pour éviter de louper le réveil. Je me connais...
La raison me fit aller me coucher. Comme prévu, j'ai eu du mal à me réveiller. La motivation de se lever fut encore plus difficile. Je me consolais en me persuadant que je me suis connue plus forte que cela et qu'il ne fallait pas que je lâche le dernier jour. La tentation de rester avec mon fils à l'appartement fut grande !
Je vais toujours autant à reculons à mon travail. Je déteste y aller dans ces conditions. Cela ne me ressemble pas, ce n'est pas moi !
J'aime mon métier, même si n'est pas glorieux et je ne supporte pas de m'y sentir obliger d'acte de présence ! Cela me rappelle une mauvaise époque au temps du collège...
J'avais besoin de faire le vide dans ma tête. Le fait de devoir aller rémunérer ma nourrice me permit en effet de pouvoir faire abstraction. Je n'avais pas envie de rentrer de suite car je savais que j'allais ruminer. Ayant un peu de temps devant moi, étant seule (mon fils partit en vacances chez ses grands-parents), j'en profitais pour aller voir ma grand-mère.
Cette visite me fit le plus grand bien. Mes pensées n'allaient qu'envers ma grand-mère. Elle n'est pas innocente mais c'est vrai que je l'admire beaucoup pour autant. Je trouve que je lui ressemble beaucoup, autant physiquement que psychologiquement.
Je fus rassurée de la voir en forme. Elle reçut pas mal de visite lors de son anniversaire (le lendemain de celui de mon Maître) qui me satisfait de le savoir. La présence de plusieurs bouquets de fleurs en témoignait. Nous avons pu parler de tout et de rien.
J'avoue que j'avais peur de rentrer. Dans l'état psychologique actuel, je suis très bien capable de me laisser aller et de me noyer dans mon désarroi pour toute la soirée, voir tout le week-end. Cela me permettrait de "péter mon câble", une bonne fois pour toute ! Je pourrais me sentir soulager... sauf que cela est contraire à ce que voudrait mon Maître.
Il pris quelques minutes pour m'appeler en début de soirée me concernant, heure locale en France. Cela n'était pas prévu dans sa journée. J'en étais forte surprise (plus que la veille, à vrai dire) mais fortement plaisante. Comme souvent en week-end, il me contacta en pleine période mélancolique et où je me posais la question sur son activité du moment où je pensais fortement à lui.
Uniquement dans le plaisir de le satisfaire et qu'il puisse être fière de moi, je tente de rester plus forte que je ne suis. Je ne peux pas me permettre de baisser les bras !
Son suivi en tant que Maître et son soutien étant en couple m'aide beaucoup malgré ce que je peux laisser paraître. Je serais seule, comme auparavant, j'aurais lâcher prise et par fatigue de me battre dans le vent (même si je reste persuadée que ça n'aurait pas été le cas me défendant !) et j'aurais choisi la choisi la solution la plus lâche et la plus simple : l'arrêt maladie ! Je me suis même demandée si je ne devais pas consulter la médecine du travail !???
Je suis partagée entre comment restée moi-même tout en étant soumise à mon Maître... Vais-je trouver la réponse ??

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