jeudi 28 octobre 2010

Jeudi noir

A peine levée, déjà une boule au ventre... 
Je n'ai plus le coeur d'aller travailler. Les seules raisons qui me tiennent sont tout bêtement mon Maître et mon salaire... Quelque part, peut-être un peu ma dignité et ma fierté ! Mon intégrité en sommes. 


Je ne me posa quelques questions en arrivant à mon poste... Quelle va être la tension de ce jour ? Vais-je tenir le coup nerveusement ? Ma supérieure va telle continuer à mettre en avant son affinité avec certaines. 
Vais-je encore trimer toute la journée pendant que d'autres se tourne les pouces juste par caprice... 
Effectivement, ce fut le cas... Je décidais donc de réagir à ma façon étant obliger de me réduire au silence : mon Maître n'apprécierait pas que j'ouvre ma grande bouche, que je sois franche directement... ce n'est pas compatible avec mon statut si j'ai bien compris (je ne suis pas d'accord pour autant mais bon, vas-y soit une bonne petite chienne et fermes là).
Je me suis répétée depuis hier à demander à ma supérieure si ça tournait... Elle me répondit que oui ou faisait la sourde oreille. Je fis pareille quand il fallu retourner sur l'opération que personne apprécie. J'attendais que ma supérieur me répète désespérément qu'il fallait que j'y retourne et je ne cessais de répondre à voix basse que j'ignorais être la seule téléconseillère dans le phone.
J'en ai marre de jouer le "yoyo" professionnellement juste parce que je n'ai pas d'affinité avec ma supérieur et que je ne supporte pas que l'on demande des procédures et qu'on ne les applique pas. Elles ne sont pas là pour faire joli ou pour faire style mais pour le bon déroulement de la production. 
Je n'oublie pas non plus, que nous travaillons en équipe, contrairement à d'autres filles qui ont tendance à l'oublier. On me reproche indirectement de penser comme en maternelle. Mais qui réagissent comme des gamines en faisant des clans ? Qui n'a aucune conscience professionnelle en réagissant égoïstement ? Comme j'ai répondu sourdainement "la différence c'est qu'en maternelle, on apprend aux gamins à suivre un réglement et de vivre en société". Bizarre, il y eu un silence suite à ma réflexion... 
Je fus contente de marquer un point en parlant en général, pas nécessaire à ma supérieur mais ainsi ces supers petites copines... 


Je suis consciente que je prends les choses trop à coeur. Je m'en rend compte lorsque je rentre chez moi et que je suis encore sur les nerfs que je n'ai plus envie de rien : juste de déprimer... 
Je me réconforte en me disant qu'il faut que je tienne main forte à mon désarroi pour mon fils et pour mon Maître. 
Mon fils remarque très bien mon état mais forcément il ne comprendra pas. Je ne peux lui expliquer. Je tente de lui expliquer que je suis très fatiguée et que pour cette raison, je supporte encore mois ces caprices. 


Le fait de devoir me taire ainsi, cela me fait rager à l'intérieur. Je déteste me rabaisser ainsi en public. Pour moi, c'est une marque de faiblesse. Comme je disais à mon amie, lors de ce midi, c'est quand-meme étrange que je me faisais plus respecter quand je "l'ouvrais" !! Je restais correcte pour autant : je savais juste remettre les choses à leur place tout en faisant comprendre que je n'étais pas contre le fait de travailler mais travailler dans de bonnes conditions !! 
Ce n'est nullement le cas actuellement. Je ne le supporte pas. Je tente de relever la tête mais j'ignore combien de temps je vais tenir si cela s'éternise... 


Que me reste-t-il au fond ? Je n'ai plus goût au sexe en général ? Je n'ai plus envie de m'investir professionnellement... Je n'ai plus envie de me rendre à mon travail... Je n'ai plus envie de personne ne pouvant m'exprimer en public... Je suis maman, oui mais pas que ! Je suis soumise, oui mais pas que ! Il ne faudrait pas l'oublier ! En tout cas, je ne l'oublie pas et n'est pas prête à l'oublier !!!!

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