samedi 16 octobre 2010

Réduit aux silences !

Comme par hasard c'est quand on peut dormir que le soleil nous réveille ! Je suis quand-même restée au lit quelques instants pour profiter de mon week-end.
La relaxation matinale fut de courtes durées, devant préparer le petit déjeuner pour mon fils...

Je me rendis chez mon père, suite à son invitation pour le repas.
Ainsi, nous avons pu aller ensemble à la manifestation. Je savais qu'il y avait la manifestation mais je m'étais persuadé d'aller à l'auto-école... sauf que j'avais personne pour garder mon fils. De ce fait, je suis retournée soutenir les filles.
Je sais que par cela, je deçois mon Maître car je ne fais pas passer SES idées politiques en premier. Je trouve rien de plus révoltant, soumission ou pas, de ne pas s'exprimer totalement librement en démocratie !

De plus, il est vrai que je suis contre la réforme des retraites !
Pour moi, ce n'est pas une fois que l'on a fait dans la culotte qu'il faut serrer les fesses ! Pourquoi ça serait à nous, de payer les erreurs du passé ? Notre cher Président a voulu se présenter et a été élu, il n'a qu'à tenir ses promesses, ce qui n'a jamais fait jusqu'à maintenant. Forcément, lui et les autres ne sont pas inquiets, leurs retraites sont couvertes !!!
J'ai vu une intervention où il disait qu'il ne comprenait pas que les étudiants agissent et réagissent pensant justement dans leur intérêt... L'intérêt de quoi ? De tout réduire pour trouver l'argent que la France n'a pas et n'aura jamais !!?
Repousser l'âge de la retraite ne va en rien renflouer les caisses de l'Etat : c'est un handicap pour toute la société selon moi ! Quand on voit une personne qui a du mal à subvenir à sa production ou à son travail à partir de 50 ans, voir 55 ans... donc je n'en parle pas pour 60 ans et plus : et ils veulent repousser l'âge de la retraite. Pour moi, ce n'est pas logique de garder des personnes moins productives alors que les sociétés peuvent laisser la place aux jeunes ! C'est une perte d'argent dans tout les sens !!
De plus, cela empêchera à l'avenir la recherche d'emploi pour nos jeunes ! Un patron ne voudra pas engager un jeune démarrant dans la vie active (diplomé ou pas) car pour lui ça sera une perte de temps (qui dit perte de temps, perte d'argent) tandis qu'il a une personne dite sénior possède de l'expérience et les connaissances donc inutile de former ou de passer du temps...

Et après on dit que les jeunes sont fainients, qu'ils ne veulent rien faire... C'est sûr, on ne leur donne pas la chance de débuter, de s'initier parce que cela coûte trop cher ! C'est sûr que c'est très démotivant quand on recherche un emploi et que l'on nous répond que l'on a pas assez d'expérience ou trop diplomer pour le poste à pouvoir... Je l'ai vécu de moi-même donc je sais très bien ce que je dis !
J'ai même une connaissance, qui cherchait du travail pour continuer ses études et on lui a sorti qu'elle était trop diplomée pour le poste qu'elle recherchait et n'avait pas d'expérience...
Normal pour moi que la motivation de recherche d'emploi ne soit plus là pour la plupart et encore moins si on nous repousse l'âge de la retraite !

De plus, je pense que l'on a le droit de vivre aussi. Je ne parle pas de vivre simplement mais de profiter de la vie. A quoi ça sert de vivre si c'est pour étudier, galèrer à trouver un emploi, tenter de le garder le plus longtemps possible... et cesser de vivre par fatigue de travail sans rien en profiter après ???
Hors de question que je survive que pour travailler, autant s'arrêter dès maintenant dans ce cas !
Hors de question que je passe ma vie à ramener de l'argent à l'Etat dont je ne vois pas la couleur (car j'ai toujours appris que l'Etat devait redistribuer l'argent !).
Hors de question que je passe ma vie à travailler pour payer les erreurs du passé !

Mon Maître m'a appelé et nous avons reparlé des manifestations... Comme il me l'a très bien dit, il faut que je reste à ma place. Jamais et jamais, je ne supporterais de ne pas pouvoir communiquer publiquement et faire front au gouvernement (que je n'ai pas élu d'ailleurs !) mes opinions politiques, au moins pour le bien et le futur de mon enfant ! Je ne suis ni un mouton d'un syndicat mais ni un mouton de notre cher Président !!!

Mon Maître m'a interdit de manifester (pourtant ce n'est pas grèver) tout en me disant qu'il ne m'empêche pas de m'exprimer... Est-ce logique ? N'est-ce pas une privation d'expression de devoir faire valoir les idées politiques de son Maître, tout ça parce qu'il est mon Maître ? N'est-ce pas un abus de pouvoir en cette démocratie ??? Soit disant que je peux m'exprimer autrement, par d'autres moyens !

Je n'oublie pas ma position et non loin de là ! Bien au contraire : j'ai plutot tendance à me remémoriser actuellement des scènes où mon Maître a pu me rappeler ma place (comme il le dit si bien) mais même en étant soumise, j'en oublie pas la chance que j'ai que de vivre en toute démocratie comme la France, en République... La monarchie est révolue !!

vendredi 15 octobre 2010

Killed Zero

Comme d'habitude à chaque fin de semaine : enfin vendredi ! 
Malgré cela, aucune motivation dès la matinée. 

Je tentais de me motiver sur mon lieu de travail mais rien à faire. Je tentais de garder le sourire pour ne pas transmettre mon état d'esprit. 
Mon amie, étant malade aussi (autant que son fils) a très bien vu mon état. Elle était même étonnée que je sois venue travailler. Hors de question pour moi de m'arrêter pour une petite grippe... J'ai juste du mal à récupérer étant surcharger à mon goût.

 J'ai récupéré mon nouveau portable. J'ai suivi les instructions pour le mettre en fonction et le activer la ligne. Je sens bien que ça va être un vrai casse-tête pour moi. En plus, là je suis seule à me débrouiller. Personne ne peut m'aider : le seul pouvant le faire serait mon Maître mais je vais devoir m'en passer. 

A ma grande surprise, mon Maître a pu m'appeler en début de soirée. Je fus ravie de pouvoir l'entendre à nouveau. 
Evidemment, il n'a pas pu s'empêcher de me faire une leçon de moral selon les derniers dits dans mes mails. Je savais que la conversation était de courtes durées donc je tentais de profiter au mieux. 
C'est toujours rassurant de pouvoir l'entendre. Même si je ne le vois pas, je sais qu'il est bel et bien vivant et qu'il  est en bonne forme malgré sa cadence. 

jeudi 14 octobre 2010

Pas le moral

Le réveil fut difficile car le mental ne suit pas et n'y la forme physique. 
Baisse de moral, manque de motivation et courbatures aux horizons.

Rien à dire de spécial concernant mon travail : une journée comme tant d'autres. Les trois quarts des salariées sont malades : grippes, angine, bronchite... 
Il faut dire que les conditions ne sont pas favorables : le chauffage rejette tout le froid pris de l'extérieur et impossible de le changer : cela reviendrait trop cher et trop de travaux. Il faudrait fermer le site pour rénovation et nous délocaliser... même pas la peine d'y penser... 

J'en ai marre de ne pas être en forme : légers tremblements, frissons, fatigue, maux de tête... Impossible de pouvoir s'arrêter. Il faut que je continue mon rôle de maman et de soumise pour autant ! 

La seule bonne nouvelle est que j'ai reçu mon colis concernant le nouveau portable. 
Personnellement, je ne suis pas favorable pour cet achat pour divers raisons. Je déteste les écrans tactiles : trop fragiles à mon goût et trop sensibles. Rien ne vaut de bonnes vieilles touches à l'ancienne. Mon Maître a voulu que je m'acquière de ce portable pour pouvoir me suivre plus facilement. Avec celui lui, je pourrais plus facilement modifier l'agenda en cas d'imprévus par exemple et y'aura une application qui donnera mon emplacement (donc limite il pourra me suivre à la trace). 
Il va encore me dire que c'est pour mon et notre bien mais je me sens surveillée comme quelqu'un avec un bracelet électronique étant limité dans ses déplacements... Ce sentiment d'emprisonnement m'empêche d'apprécier la chance des qualités et avantages de cet appareil ! 


mercredi 13 octobre 2010

Milieu de semaine

Heureusement que je m'étais préparer à l'avance.
Je n'étais pas sûre du tout du rendez-vous chez l'orthophoniste : elle m'a appelé juste à temps pour me confirmer l'heure.
Résultat, nous nous empressons de nous y rendre. Nous avons été un peu retardé par la foire mensuelle mais on s'en est bien tiré.

La séance fut intéressante : l'orthophoniste me fit participer. Je pense qu'elle voulait évaluer mon comportement envers mon fils. J'ai senti une petite pression mais je tentais de la dissimuler en me calmant. En sommes, certains pas sorcier : elle lisait une histoire (sans texte) à mon fils. Mon fils devait poursuivre de temps à autres et moi aussi. Sauf que je déteste lire des histoires. J'ai dû m'appliquer au mieux... 
Elle m'a dit comment m'améliorer pour que mon fils évolue. 

J'ai passé un peu de temps avec mon fils avant de l'emmener chez la nounou. Ensuite j'en ai profité pour me renseigner concernant mes rideaux pour la demande de mon Maître. J'en étais sûre : les rideaux 100% coton n'existent pas. J'étais réellement déçue car cela voudra dire que si je veux de nouveau rideau, je devrais les faire par moi-même et cela ne m'enchante pas du tout ! 
Pour commencer, je ne suis pas travaux manuels du tout et ensuite je n'aurais pas les rideaux attendus... 

Etant énervée, je décidais de me détendre avant d'aller travailler. J'y pu me relaxer à l'endroit habituel pour boire mon café. Cela me fait du bien. Je peux enfin voir du monde que j'apprécie et discuter tranquillement. 

La journée professionnelle fut très mouvementée. J'ai jonglé entre deux opérations : je faisais le yoyo mais je ne peux rien dire si je veux montrer ma motivation de bien faire et aussi si je veux qu'on continue à m'arranger pour mes horaires.

En rentrant, je fus lessivée. J'étais vraiment exténuée. Malgré tout ça, il a fallu que je me tarde à mes activités quotidiennes. Je déteste tant cela !!! 
J'ai eu des nouvelles de mon Maître par mail. J'étais contente d'avoir des nouvelles. Evidemment que je m'attendais à ce genre de réponse de sa part vu ce que je venais de lui annoncer. Mais je fus déçue qu'il le prenne autant à coeur par rapport à mes positions. Je n'avais déjà pas trop le moral : je n'ai pas été aidé pour cette soirée ! 
Je n'avais qu'une hâte : aller me coucher ! 

mardi 12 octobre 2010

Pression et responsabilités

L'appréhension du rendez-vous chez l'orthophoniste et la lassitude de l'ambiance professionnelle était bien présente avant même que je me lève.
Suite à cela, il était évident que je n'étais pas d'humeur.
Pas envie de déjeuner (pas d'appétit), pas envie de me presser à la salle de bain, pas envie de partir : envie de rien sauf d'être tranquille !! 

La production fut calme et donc ennuyeuse. N'ayant pas le droit par mon Maître de me divertir, au travail, pendant ce calme, je tenta de trouver l'occupation dans la lecture qu'il m'ait imposé. Même la lecture de ce magazine me parut ennuyeuse à son tour. Aucun intérêt de lire cela donc aucune motivation de le faire sauf d'obéir à mon Maître. 
Pendant sa pause, une de mes collègues (le bras droit de la déléguée syndicale) me fit une remarquer assez désobligeante pour moi. Elle tenta de me convaincre de venir à la manifestation pour le réforme des retraites mais elle fut exaspérée par mon manque de motivation. Je suis sûre qu'elle voyait que je disais non à contre coeur. Je lui ai fait comprendre que je ne pouvais pas venir suite au sujet de cette manifestation (même si mes opinions politiques disent le contraire), n'ayant pas pour but un sujet ou une revendication pour l'entreprise étant le seul sujet que je peux m'exprimer (et encore !). 
C'est là qu'elle me balança en pleine face que la déléguée syndicale s'était fait remontée les bretelles en sous entendant que les employées syndicalisées de la société s'étaient inscrites uniquement par intérêt, faisant bonne figure au début et une fois inscrite, plus rien... Qu'en dehors des retraites, il n'y avait personne pour soutenir les conditions de travail de la société et que c'était l'occasion d'en faire part. Forcément, étant une des dernières syndicalisées (les autres étant parties récemment), je l'ai pris pour ma pomme. 

Avec beaucoup de craintes des conséquences et de la réaction de mon Maître, je décidais de me présenter à la manifestation en soulignant à ma collègue que je venais uniquement pour les soutenir par rapport à la société et à ma position à la CGT... 
Je suis sûre que mon Maître va penser que je prétexte cette présence pour pouvoir facilement agir et démontrer mes opinions politiques contrairement à sa demande. Il ne va pas s'en priver pour me le faire comprendre et me le faire payer plus tard. Mais ça, mes collègues ne peuvent comprendrent : elles ne comprennent pas qu'en démocratie et en 2010, une femme puisse être soumise politiquement aux idées de leurs époux, alors être soumise tout court, j'en parle même pas... sauf que ce n'est pas elles qui en subiront les conséquences. J'ai peur mais je le fais pour démonter les conditions actuelles et futures de travail... 

Mon avis sur la réforme des retraites : pour moi, il aurait fallu réagir bien avant (et bien avant Mittérand comme peut le sous-entendre mon Maître). Ce n'est pas une fois que l'on a fait dans la culotte qu'il faut serrer les fesses, pour commencer. Ensuite, je pense que c'est aussi un moyen de profit pour notre Etat se foutant complètement des conséquences... l'argent, l'argent, l'argent ! Quelque soit le métier que je ferais, je me vois mal terminer ma vie professionnelle à plus de soixante ans (et encore si les conditions physiques me le permettraient) pour être autant productive. Rallonger l'âge de la retraite empêchera aussi la proposition d'emplois pour la jeunesse. En effet, ça me dérange fortement de pouvoir m'imaginer que dans quelques années mon fils ne pourra trouver de travail parce les seniors l'en empêchera... Et puis, je pense aussi qu'il y a un temps pour tous : quand on a la chance de vivre, il y a un temps pour s'éduquer, étudier, travailler et à la fin de notre vie, se détendre... comme pour une compensation des efforts fournis au cours d'une vie ! La vie n'est pas synonyme de travail jusqu'à la mort  !! 

lundi 11 octobre 2010

Marre !




Rien à dire de spécial hormis que la journée me parut longue.

Les heures ne passaient pas ou me paraissaient passer à reculons.
Je n'avais qu'une hâte c'était de me sentir chez moi. 

Même en rentrant, ce n'était pas la joie. Continuer de vivre comme du papier à musique commence à m’insupporter sérieusement. Je me sens agressée par le manque de dynamisme que je pouvais connaître avant tout en étant sérieuse. 
Rien que de penser que je dois me mettre aux fourneaux, quelques temps après mon arrivée, ça m'énerve. 

Je ne prends aucun plaisir à cuisiner malgré que j'apprécie la facilité d'utilisation de la cuisinière. Je suis obligée de sélectionner les recettes par rapport aux aliments car il y a des aliments que je ne peux trouver facilement et certains que je ne sais même pas comment m'en servir... 

La fatigue se ressent de plus en plus. Mais je ne peux me permettre de relâcher mes efforts. Mon Maître n'apprécierait pas. Sauf que je suis seule à faire tout le travail d'un couple... En dehors d'obéir, même en son absence, je dois tout gérer de A à Z, sans rien oublier : ce qui est impossible me concernant. 
Je n'arrive pas à suivre la cadence : c'est trop pesant pour moi mais mon Maître m'en passe capable. Cela se voit qu'il n'est pas dans ma tête et montre bien nos opposés !   

dimanche 10 octobre 2010

Un dimanche comme j'aime


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J'ai réussi à parler à mon amie comme j'ai l'habitude de faire : nous avons longuement échangés, ce qui nous a fait du bien à toutes deux. 

En résumé, il me restait mon dimanche pour moi toute seule.
J'en profitais pour me reposer et me divertir tout en restant chez moi. J'apprécie beaucoup ce genre de moment de solitude. 
Evidemment que je n'ai cessé de penser à mon fils et à mon Maître. Je me demandais ce qu'ils faisaient quand je vaquais à mes occupations. 

Certes, je n'ai pas beaucoup dormi comme il l'aurait fallu (même si j'ai récupéré en cours de journée) mais je me sentais bien. 
J'étais juste un peu gênée du fait que mon ex m'avait proposé de passer et entêté comme il est, même mes sous-entendu négatif, il a dû passer quand-même. Heureusement que la porte en bas est fermée, cela l'a empêché de monter les escaliers pour rien... J'espère qu'il m'en voudra pas de trop. De toute façon, il s'en remettra, je ne lui ai pas vitale à ce point !

Je fus contente de pouvoir revoir mon fils. 
En allant le chercher, j'en profitais pour emmener le dernier tri vestimentaire que j'avais pu faire pour la rentrée. Ma belle-mère fut étonnée que je puisse "encore" ramener tout cela (et bien si). Ma maman m'a accompagné ce qui m'étonna. Je n'apprécie pas trop que ma mère s'investisse ainsi dans ma belle-famille ne l'ayant pas fait auparavant et n'appréciant pas le père de mon fils mais bon, je n'avais pas le choix. Maman peut remercier mon statut de soumise car sans lui, je lui aurais interdit de m'accompagner et lui aurait sorti mes quatre vérités ce qui aurait résulté  à une nouvelle dispute... 
J'ai pu ainsi échangé quelques mots avec ma belle-mère notamment au sujet de mon fils. Je lui ai fait un bref résumé de la situation avec l'école et l'orthophoniste par exemple. Forcément, il a fallu que Maman se mêle de la conversation, ce qui m'énervais mais bon. 

Quelque part je suis triste que le week-end soit passé aussi vite. La semaine est si longue...