mardi 12 octobre 2010

Pression et responsabilités

L'appréhension du rendez-vous chez l'orthophoniste et la lassitude de l'ambiance professionnelle était bien présente avant même que je me lève.
Suite à cela, il était évident que je n'étais pas d'humeur.
Pas envie de déjeuner (pas d'appétit), pas envie de me presser à la salle de bain, pas envie de partir : envie de rien sauf d'être tranquille !! 

La production fut calme et donc ennuyeuse. N'ayant pas le droit par mon Maître de me divertir, au travail, pendant ce calme, je tenta de trouver l'occupation dans la lecture qu'il m'ait imposé. Même la lecture de ce magazine me parut ennuyeuse à son tour. Aucun intérêt de lire cela donc aucune motivation de le faire sauf d'obéir à mon Maître. 
Pendant sa pause, une de mes collègues (le bras droit de la déléguée syndicale) me fit une remarquer assez désobligeante pour moi. Elle tenta de me convaincre de venir à la manifestation pour le réforme des retraites mais elle fut exaspérée par mon manque de motivation. Je suis sûre qu'elle voyait que je disais non à contre coeur. Je lui ai fait comprendre que je ne pouvais pas venir suite au sujet de cette manifestation (même si mes opinions politiques disent le contraire), n'ayant pas pour but un sujet ou une revendication pour l'entreprise étant le seul sujet que je peux m'exprimer (et encore !). 
C'est là qu'elle me balança en pleine face que la déléguée syndicale s'était fait remontée les bretelles en sous entendant que les employées syndicalisées de la société s'étaient inscrites uniquement par intérêt, faisant bonne figure au début et une fois inscrite, plus rien... Qu'en dehors des retraites, il n'y avait personne pour soutenir les conditions de travail de la société et que c'était l'occasion d'en faire part. Forcément, étant une des dernières syndicalisées (les autres étant parties récemment), je l'ai pris pour ma pomme. 

Avec beaucoup de craintes des conséquences et de la réaction de mon Maître, je décidais de me présenter à la manifestation en soulignant à ma collègue que je venais uniquement pour les soutenir par rapport à la société et à ma position à la CGT... 
Je suis sûre que mon Maître va penser que je prétexte cette présence pour pouvoir facilement agir et démontrer mes opinions politiques contrairement à sa demande. Il ne va pas s'en priver pour me le faire comprendre et me le faire payer plus tard. Mais ça, mes collègues ne peuvent comprendrent : elles ne comprennent pas qu'en démocratie et en 2010, une femme puisse être soumise politiquement aux idées de leurs époux, alors être soumise tout court, j'en parle même pas... sauf que ce n'est pas elles qui en subiront les conséquences. J'ai peur mais je le fais pour démonter les conditions actuelles et futures de travail... 

Mon avis sur la réforme des retraites : pour moi, il aurait fallu réagir bien avant (et bien avant Mittérand comme peut le sous-entendre mon Maître). Ce n'est pas une fois que l'on a fait dans la culotte qu'il faut serrer les fesses, pour commencer. Ensuite, je pense que c'est aussi un moyen de profit pour notre Etat se foutant complètement des conséquences... l'argent, l'argent, l'argent ! Quelque soit le métier que je ferais, je me vois mal terminer ma vie professionnelle à plus de soixante ans (et encore si les conditions physiques me le permettraient) pour être autant productive. Rallonger l'âge de la retraite empêchera aussi la proposition d'emplois pour la jeunesse. En effet, ça me dérange fortement de pouvoir m'imaginer que dans quelques années mon fils ne pourra trouver de travail parce les seniors l'en empêchera... Et puis, je pense aussi qu'il y a un temps pour tous : quand on a la chance de vivre, il y a un temps pour s'éduquer, étudier, travailler et à la fin de notre vie, se détendre... comme pour une compensation des efforts fournis au cours d'une vie ! La vie n'est pas synonyme de travail jusqu'à la mort  !! 

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