J'ai profité un peu de passer du temps avec mon fils, sachant que je ne pourrais le faire de la journée.
A l'heure prévue, le compagnon de mon amie, accompagné de quelques bras, est venu me déposer l'armoire qu'ils me donnent et me chercher pour que je puisse les aider dans leur déménagement.
Cela m'a fait bizarre de revoir le beau-père de mon amie. C'est lui qui l'a élevé jusqu'à ce qu'elle parte du foyer familial et reste toujours en contact avec elle. J'en suis ravie pour mon amie. Elle a besoin de ce soutien...
Les hommes se sont pas mal débrouillés dans l'ensemble : l'organisation était bien.
Le temps que les hommes descendent les meubles et effectuent les voyages, mon amie et moi avions l'appartement pour nous toutes seules. Nous pouvions parlés de tout et de rien en toute liberté (enfin, je me comprends, sans qu'il n'y ait personne autour de nous).
Mon amie culpabilise fortement de sa situation avec Maître par rapport à son conjoint. Malgré cela elle en ressent le besoin tout en ayant peur de la poursuite des évènements. Elle se sent perdue. Je pense qu'elle voudrait tout arrêter mais n'ose pas le dire à Maître. Elle ne saura refuser davantage si Maître trouve les bons arguments pour la convaincre de continuer et je pense qu'elle a peur de cela aussi. Cela est bien uniquement mon avis personnel : je peux me tromper.
Bien sûr que nous avons profité de cet instant passé ensemble mais ce n'est pas pour autant que nous avons chômés. Pendant que mon amie s'occupait d'une pièce, je m'en occupais d'une autre et ainsi de suite.
Nous avons pu avancer assez rapidement ainsi.
Je suis restée avec mon amie jusqu'au dernier moment : jusqu'à l'état des lieux.
Le propriétaire a très bien remarqué que mon amie et son compagnon sont des locataires respectables et appréciables. Il était content de voir que l'appartement fut en bon état et je suis sûre que quelque part il commence à les regretter car il nous a souligné, un moment, qu'il aimerait bien que tous ses locataires soient comme eux... C'est sûr, je comprends avec aucun loyer de retard, aucun contestation ou critique à faire pour des broutilles, pour une bonne communication lors de désagréments (plomberie, chauffage...).
Arrivée à leur nouvelle demeure, je n'en pouvais plus : mes jambes et mon dos réclamaient de se reposer. Dès que possible, j'appréciais agréablement le simple fait de pouvoir m'asseoir et ressentir de la chaleur grâce à leur poêle... Je pu ainsi tester leurs nouvelles chaises. Esthétiquement, c'est vrai qu'elles sont très sympathiques. Le confort est là aussi.
Au fond mon amie est très contente d'avoir "son chez elle", ils sont enfin propriétaire, dans une maison, en compagne, loin de la ville. Elle va encore avoir un peu de mal à prendre ses marques pour se sentir vraiment à l'aise mais cela viendra petit à petit.

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