Aller, on recommence le quotidien : se réveiller, se lever, se préparer, partir à heure fixe... tels comme des robots ! Je déteste cette partie de la journée, calculée comme du papier millimétré.
De plus, je fus coupée de mon sommeil par l'appel de mon Maître en plein milieu de la nuit. L'avantage c'est que l'on a pu se parler calmement et tranquillement. Cela m'a fait du bien de pouvoir converser sur un sujet qu'il me parle si peu : les conditions de sa profession. Il est vrai que c'est un domaine totalement inconnu pour moi et bien interrogateur par moment. Il est certain que mon Maître en a besoin même si ses ressentis ont pu varier depuis notre connaissance. Je le sens épanouie (malgré la mauvaise nouvelle) ce qui me rend ravie pour lui.
La journée fut quelque peu banale. Il y a simplement mon amie qui n'a pu s'empêcher de m'offrir un présent pour l'occasion de mon anniversaire. J'en étais un peu gênée. Elle me fait toujours rire à comparer sa vie de couple avec la mienne. Il faut toujours qu'elle me fasse un petit rappel en me disant qu'elle avait demander à son compagnon si elle pouvait m'acheter un cadeau (tout en me soulignant que même si elle aurait eu un refus, elle l'aurait fait quand-même). Parfois cela m'agace mais elle ne s'en rend pas compte. Elle ne se rend pas compte que cela me fait un petit pique de rappel concernant mon éducation, sur un point que j'en apprécie le moins (demander l'autorisation sur tout mes intentions financières, par exemple). Surtout quand elle me précise qu'elle se rebellerait si nécessaire alors que moi je ne le peux... Les conséquences n'en sont pas les mêmes : de son côté, au pire ça se termine par un différent avec son compagnon alors que moi ça se conclut par une sanction dont j'ignore la nature et la date... Elle ne se rend pas compte, que malgré certaines envies, je ne peux me permettre lui rendre affront comme elle pourrait le faire (d'où la différence de notre relation, notamment).
Son intention me toucha cependant. Sans le vouloir, elle a "tapé dans le mille". Ne sachant que m'offrir, elle se dirigea du côté de la littérature, en choisissant deux thrillers. Rien qu'en lisant le résumé, je n'avais qu'une envie de commencer à dévorer l'ouvrage. Elle fut soulagée et contente de ses choix quand elle a remarqué ma satisfaction et mon intéressement (lorsque le temps libre professionnel me le permettait).
J'ai eu peu de cadeau pour mon anniversaire mais j'en fut touché par l'intention des personnes qui ont la gentillesse de ces cadeaux (une eau de toilette : ma préférée, celle en forme de pomme...; trois livres et une plante). Ces présents me sont offerts par quelques invités de mon père (son amie et sa femme, puis un cousin du côté de mon père que j'ai pu l'occasion de voir mais que j'apprécie) et même par ma voisine (sourires).
La soirée fut difficile, je n'ai fait que de repenser au sujet de conversation avec mon Maître au sujet de mon père. Je redoute ses pensées et sa réactions aux dits de mon Maître lorsque l'occasion s'en présentera. Il est clair que mon père ne va pas apprécier du tout (surtout que je suis sûr qu'il ne va plus se rappeler de ces critiques). Malgré tout ce que peut en dire mon Maître, c'est quand-même moi qui vais payer les pots cassés : mon père va m'en vouloir d'avoir rapporter comme un gamine, d'être aussi dépendante de mon Maître. En dehors de mes soucis actuels avec lui, il est évident que cela va jeter de nouveau un froid que je ne saurais contrôler ce qui me rendra faible et vulnérable : ce que je déteste par dessus tout !


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