La matinée fut calme.
Je m'apprêtais à aller me préparer quand le téléphone sonna. Je m'attendais à mon Maître : ce fut ma Maman. J'en étais autant ravie. Elle me souhaita un joyeux anniversaire. Cela me fit plaisir. Nous avons pu converser rapidement.
Je profitais de mon temps libre pour me relaxer dans un bon bain en compagnie de mon fils. Dans "profite de sa matinée librement", il y a effectivement, le mot libre, ce qui est en contradiction avec interdiction ou sanction... c'est pour cette raison que je me permis de procéder ainsi.
Cela fait longtemps que je n'avais pu connaître la joie d'un bain. Se relâcher, submergée dans de l'eau, se laissant aller dans les minis vagues par nos mouvements, jouer tranquillement avec mon fils fut très agréable.
Je stressais pas mal sur le déroulement de cette journée.
Dans un premier temps, je savais ce que mon Maître en pensait donc je culpabilisais de m'y rendre, tout en sachant qu'il avait plus ou moins raison.
Dans un second temps, je savais plus ou moins l'ambiance que j'allais retrouver mais je tentais de rester au positif au mieux que je pouvais.
Parmi les invités présents et qui connaissent mon Maître, j'ai bien compris qu'ils ne l'apprécient pas. Normalement, ils me demandent des nouvelles de mon compagnon, quand je suis en couple et que je me présente seule et là personne n'a demandé de nouvelles, personne ne se soucier de mon état concernant mon couple. C'est le bilan que j'en avais fait en milieu d'après-midi.
Ensuite, par une conversation ironique entretenue de mon cousin, mon père me confirma par ces propos qu'il n'appréciait pas mon Maître. C'est souvent quand il est dans un état second qu'il est franc et direct et dit tout haut ce qu'il pense tout bas, sans se soucier de quiconque... C'est là qu'il m'a dit son avis (en me disant "mais qu'est-ce que tu fous avec un con pareil, il vaut pas mieux que les autres, c'est un connard pareil, il n'est pas pour toi). Ces critiques me blessa mais je tentais de rien n'y faire voir, juste en répondant à mon père qu'il exagèrait et qu'il ne savait pas ce qu'il disait (c'est là qu'il m'a répondu que pour l'instant, à chaque fois qu'il m'avait dit "que c'était un con", il ne s'était pas trompé... mais que je ne voulais pas l'écouter).
Je peux comprendre mon père par rapport à ce qu'il y a pu se passer en ma présence et ce qu'à pu en dire mon Maître en mon absence. Il est certain que mon père n'apprécie pas du tout la directivité de mon Maître autant envers moi qu'envers les autres. Il doit sûrement le trouver trop sûr de lui, prétentieux et légèrement arrogant.
Si je ne veux pas avouer mon statut à mon père, ce n'est pas pour rien, la preuve ! Il ne comprendrait pas du tout et ça serait plus fort que lui : il me jugerait par rapport à cette incompréhension.
Même si je déteste être soumise au quotidien, malgré le fait de pouvoir avoir le plaisir de satisfaire mon Maître, il est vrai que mon Maître est la connaissance jusqu'à présent qui prend le plus de soin de moi, avec beaucoup de rigueur (ce qui peut déranger, c'est certain) mais il me soutient beaucoup autant dans le positif que dans le négatif.
Je suis vraiment déçue que mon entourage ne prenne pas au sérieux ma relation avec mon Maître, ne s'y intéresse pas plus près que cela ce qui les empêchent de se rendre compte que je me sens mieux depuis notre rencontre (hormis la couleur de la teinture qui ne passe toujours pas).
En parlant de ma couleur, il m'arrive de me demander, si un jour, mon Maître m'autorisera de revenir à ma couleur initiale, comme je l'étais quand nous nous sommes connus par exemple. Il est clair qu'il y aura toujours un frein de mon éducation donnée si je suis mal à l'aise dans ma peau...


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