Il est tellement bon de pouvoir traîner au lit et je rattrape ma fatigue que j'ai du mal à me lever. Il a fallu que je me fasse force pour pouvoir me sortir du lit ! L'avantage est que mon fils n'est pas de mauvais poil, malgré quelques caprices ici et là mais rien de dramatique par rapport à ce que j'ai pu connaître ces deux derniers mois.
La grande question du matin était de savoir si je préparais mon fils avec son déguisement avant de partir (en dessous de sa tenue normale) ou à l'arrivée à l'école avant la classe. Je lui ai laissé le choix et il a préféré se préparer en arrivant.
Bien sûr, il n'a pas tenu les conseils que je lui avais donné et il était un peu déçu de n'être pas déguisé quand il a vu tous ses petits camarades déjà en costume alors que nous n'étions que dans le couloir de l'accueil.
Il a mis longtemps pour se laisser faire lorsque je l'ai conduit aux sanitaires afin de pouvoir le changer. J'étais un peu déçue de ne pas avoir pu maquiller mon fils, cela aurait été plus esthétique et plus marrant. Dans l'ensemble, j'étais contente d'avoir pu lui apporter un costume avec mes propres idées. Au final, il portait un collant que j'avais acheté la veille, je lui avais laissé un sweet à manches longues pour ne pas qu'il ait froid et par dessus, un tee-shirt à moi de sport blanc, le tout avec un de mes foulards coloré en guise de ceinture, histoire de donner un peu de couleur vu que le thème était le cirque et son personnage "un jongleur". Nous avions même trouver l'accessoire idéal : des boules... C'étaient ses boules de pétanque en plastique que nous avions empruntés à mon père avant de nous rendre à l'école.
Je n'avais qu'une hâte : qu'il se sente bien dans son déguisement et qu'il n'ait pas honte de le porter !
Après avoir emmener mon fils à l'école, je me suis dirigée au centre ville pour me rendre à la banque, comme convenu avec mon amie. Elle voulait à tout prix faire le virement, le plus rapidement possible. Je l'a comprends mais en contrepartie, je sais très bien qu'elle n'est pas si dépourvue que ça ayant encore un peu d'argent de quoi tenir au moins trois mois tranquillement sans aide particulière vu ce qu'elle m'avait dit.
Elle devait se rendre une nouvelle fois à la Poste pour son changement d'adresse et c'était arranger avec ma collègue, sa nouvelle voisine d'étage, pour pouvoir s'y rendre. Connaissant son organisation, sa façon de faire et mon rythme personnel ainsi que ma vitesse de marche, je savais qu'en descendant à pieds, alors qu'elle-même était en voiture, j'avais le temps de pouvoir aller boire un café pour me détendre.
Une fois avoir fait le nécessaire à la banque, je voulais boire un nouveau café histoire de me détendre de nouveau avant d'aller travailler, tout en sachant que je n'aurais pas le temps, normalement de pouvoir le faire les autres jours vu tout ce que je dois faire. Changement de programme, j'ai finalement accompagné mon amie pour son nouvel achat d'un sèche-cheveux. Pour moi ce n'était pas le plus urgent, elle aurait pu attendre encore un peu même comme d'habitude, nous n'avons pas les même priorités. Elle vit sa vie comme bon lui semble, je ne peux lui dicter sa vie mais qu'elle vienne pas se plaindre vu qu'elle ne veut en faire qu'à sa tête !
Résultat, je ne me suis pas vraiment détendue comme j'avais prévue.
De plus, je savais qu'il fallait qu'on parte plutôt que ce que je pensais sachant que mon amie n'a pas l'habitude de marcher autant et contrairement à d'habitude (elle qui veut tout faire dans la précipitation), comme elle me la balancé la dernière fois que nous avons été en ville avant d'aller travailler, "Madame" n'aime pas se dépêcher pour se rendre à son lieu de travail.
Pour lui éviter une pression supplémentaire, j'ai donc décidé de faire comme si de rien n'était et de partir juste après l'achat.
Autant continuer dans ma lancée de déceptions, quand je suis arrivée à mon lieu de travail, en me dirigeant dans mon équipe actuelle, mon supérieure me fit part, en prenant des gants, que pour l'instant, il n'avait plus besoin de mes services et qu'il n'hésiterait à me rappeler en cas de besoin. Ce qui m'obligeait à retourner dans mon ancienne équipe... avec mon ancienne supérieure, mes anciennes collègues, toutes aussi faux-culs les unes que les autres, avec mes anciennes opérations toutes aussi lourdes les unes que les autres et l'ambiance aussi merdique qu'auparavant... Génial, la journée commençait bien !!!
A peine installée, je commençais à me préparer pour aller sur mon ancienne opération en réception d'appels et on me demanda d'en changer pour aller en émission. J'ai tenté au mieux de positiver. J'ai essayé de penser qu'il ne fallait pas que je me plaigne, que j'avais la chance d'avoir un emploi et de plus, un emploi qui me plait avec un poste qui me suffit amplement ! C'est ainsi que je pense que je ne suis pas motivée à travailler et en général, j'arrive à changer de suite d'état d'esprit qui me rend un peu plus positive.
L'ambiance de ma pause déjeuner me gava également. C'était plus sur le thème commérage à plein pot, avec une dose de provocation et un zeste d'hypocrisie purement et simplement. Rien de tel pour m'agacer mais obliger de sourire et de passer au-dessus pour éviter d'y prêter de l'attention et les laisser dans leur esprit "cours de maternelle". Et dire que le pire, ce sont des supérieures qui sont ainsi... Super la mentalité des dirigeantes d'équipes !!!
Pour me réconforter, j'ai espéré qu'au retour, j'allais être en réception d'appel. Cela m'aurait permise de pouvoir retourner dans le bain, surtout psychologiquement parlant et aussi pouvoir me reposer un peu car j'avais cru comprendre que la production était calme pour ceci. Pas de chance, on me demanda de continuer en émission d'appels. J'ai pas arrêté de l'après-midi. C'est vrai que je m'étais vite habitué à ma nouvelle opération qui est aussi en émission mais où le mode de travail est moins dense et plus agréable. C'est le cas de le dire, j'ai enchaîné appels sur appels. Résultat, en fin de journée, je commençais à avoir la voix cassée... J'ai pu enfin souffler un peu, quand ma supérieure (qui n'est pas "fute-fute") s'est aperçue que je terminais à dix-huit heures et ainsi se rendre compte que je pouvais aller sur l'opération de réception d'appels.
Professionnellement, la journée s'acheva mais je savais que j'en avais pas terminé pour autant. J'ai dû rentrer chez moi pour pouvoir apporter une partie de mon nouveau bureau d'angle (que nous avions vu sur le site internet de vente de particuliers à particuliers) que ma collègue m'avait déposé. Elle va faire ainsi pendant plusieurs jours ce qui nous fera gagner du temps, autant pour elle que pour moi avant samedi, comme prévu.
Ensuite, avec ma collègue, habitant près de chez moi, à peine après avoir pris cinq minutes de répits, nous sommes allées visité le lit destiné pour mon fils que nous avions vu Maître et moi, sur ce même site.
Nous avons trouvés facilement la rue mais nous avons tardé à trouver la bonne maison. En arrivant, nous avons été étonné de voir l'ampleur de la maison. Une fois de plus, je me retrouvais chez des gens aisés. C'est vrai que c'est plaisant et agréable à l'oeil mais personnellement, ce n'est pas mon élément, je ne suis pas à mon aise ! Bref, nous avons pu voir le lit et le plus important pour moi, en compagnie de mon fils. Ainsi, il a pu le voir de ses propres yeux et avoir un avis à ce sujet. Au début, il était un peu intimidé et avait du mal à se faire à l'idée qu'il pourrait avoir un lit comme celui-ci. C'est vrai que ce genre de lit va pouvoir nous faire gagner en rangement, normalement mais l'inconvénient est qu'il va prendre pas mal de place. J'ai pas envie que mon fils se sente étouffé dans sa chambre juste par un manque de place. Dans l'ensemble, il a l'air de bien prendre le fait d'avoir un nouveau lit. Dommage qu'il ne puisse pas avoir conscience de la chance qu'il peut avoir d'avoir ce genre d'investissement à son âge.
La soirée se déroula bien. Mon fils était décontracté et nous avons réussi à passer des moments en tête à tête tranquillement.
Quelques minutes avant que je puisse le coucher, Maître m'appela au même moment. Mon fils était frustré car il appelé à son moment préféré de la journée : quand il m'a pour lui tout seul, en train de jouer à ces côtés, tout en le faisant progresser dans son dialecte, comme demander de la part de l'orthophoniste.
En revanche, de mon côté, je fus contente d'avoir pu avoir quelques instants en compagnie de Maître. Je pouvais avoir de ses nouvelles et le rassurer sur mon état en ayant passer un bon week-end dans l'ensemble. J'ai bien senti la différence. Sa voix était plus sereine, plus posée et je ressenti bien qu'il était de nouveau en forme. Je n'en suis pas étonnée étant dans son élément mais cela me rassure d'en avoir la confirmation de vive voix.
Je n'avais pas encore commencer la rédaction de cet article que mon amie m'appela. Je lui avais dit qu'elle pouvait m'appeler tant qu'elle le voudrait tant que je ne serais pas en communication avec Maître. Cela lui a fait du bien de pouvoir m'appeler quelques instants. Je pense que cela la rassure et permet de ne pas trop penser à sa solitude soudaine.
Pour une journée dédiée à la femme, de sûr, ce n'était pas ma journée ! Une journée supplémentaire que je mettrais dans la catégorie "sous pression et contrainte", en sommes, une journée assez stressante... comme je les déteste tant ! Heureusement que j'ai eu des nouvelles de Maître pour pouvoir m'apaiser quelques courts instants.

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