Pour une fois, j'étais motivée pour me lever. Je savais que je partais en voiture donc que j'allais gagner du temps et que j'allais être former sur une nouvelle opération.
Mon fils était de bonne humeur aussi ce qui m'arrangeait. Le déjeuner s'est passé plus facilement.
Je pensais m'arrêter à la Poste mais finalement nous n'en avions pas le temps. Tampis, j'irais ce soir comme prévu.
Arrivées sur notre lieu de travail, comme d'habitude, j'avais le temps de pouvoir fumer ma cigarette avant de prendre la production mais ni plus ni moins.
J'étais contente de ne faire qu'une heure de production car ensuite je devais aller en formation.
Je ne me suis pas gênée pour pouvoir prendre ma pause avant que la formation commence.
La formation s'est très bien passée. Nous sommes neuf téléconseillères sur cette opérations (huit intérims et dont moi). Il y a avait donc le client acompagné de son assistance, nous deux directeurs de projets (responsables sur cette opération) et en début de formation le direction du télésecrétariat (une opération du site un peu apart). Je me demandais ce qu'il faisait parmi nous car le projet ne le concerne en rien : il faut toujours qu'il se mêle de ce qui ne le regarde et ajouter ses commentaires à deux francs... Enfin, heureusement, il n'est pas restée.
Comme à mon habitude, je laissais faire le formateur (notamment le client) et je me permis d'intervenir quand bon me semblait. A vrai dire, je n'avais rien de spécial à rajouter, je voulais juste monter mon intérêt pour l'opération. En elle-même, comme je me doutais lorsque mon supérieur m'en parla la veille et suite à la lecture (en avance) du script, je devinais qu'il n'y avait rien de compliquer. Je me demandais juste les problèmes techniques que nous allons rencontrés (comme tout démarrage de nouvelles opérations).
Ma formation fut interrompue une demie heure avant la fin prévue. Le directeur de site est venue me chercher car ma présence était nécessaire lors d'une réunion CHSCT avec la présence de la directrice de ressources humaines France (c'est la DRH de tout les sites de France en résumé).
Elles avaient besoin de moi, car tout les membres du CHSCT devaient être présent pour donner leur accord sur une proposition. Cela concernait l'intervention d'un cabinet d'expert pour un contrôle concernant les risques psycho-sociaux. Cela fait plusieurs mois que la secrétaire CHSCT (qui est aussi maintenant déléguée du personnel titulaire et déléguée syndicale) se battait pour ça. En sommes, la proposition est forte intéressante et après s'être concerter, nous avons donnés notre accord.
Les filles furent en panique car il fallait faire une lettre annonçant et résumant notre entretien et notre accord. Cela n'est pas un souci pour moi. Je proposais mon aide aux filles ce qui les rassura mais sans grande conviction.
Ce n'était que du gâteau pour moi vu que j'avais noté le résumé de la lettre avec des points importants à notifier. La rédaction de la lettre ne me pris que cinq minutes. J'étais ravie que mes connaissances et mes compétences dans le domaine du secrétaire (ce que j'aime faire à la base) me servirent de nouveau. Mes collègues furent très satisfaites du résultat et me valida la lettre que je venais de taper en quelques minutes en prenant compte la mise en page également.
Elles m'ont félicité de mon efficacité ayant qu'une vingtaine de minutes pour tout faire et en donner une copie à qui se doit avant le départ de notre DRH France. J'étais ravie d'avoir pu rendre service et d'en voir le résultat. Les filles sont tellement contentes, qu'elle compte me demander mon aide pour tout ce qui concerne la rédaction d'autres rapports et d'autres tâches administratives. En résumé, elle compte plus sur moi dorénavant que la troisième déléguée du personnel qui est censé rédigé les rapports... Depuis le temps que je n'attendais que ça même si je sais que ma collègue (que j'apprécie) ne va pas apprécie quand elle va s'en rendre compte...
Tout m'avait pris du temps sur ma pause déjeuner, même si les filles ayant fait la formation avec moi, avaient terminé en retard aussi.
Je pris donc le temps de déjeuner tranquillement. De plus, j'avais faim. J'étais contente de me rendre compte que mon appétit était revenu. J'ai pu discuter un peu avec ma collègue intérim avec qui j'ai des points communs sur son couple : elle aussi son compagnon est dans l'armée mais l'armée de Terre. Cela nous a rapproché et je l'ai bien ressenti quand elle m'a demandé des nouvelles sur mon couple. Je me suis rendue compte que nous avons un autre point commun qui nous a fait très sourire : chacun de nos compagnons respectifs nous nomme de la même façon intiment. Ma collègue hallucinait sur les points communs que nous avons malgré nos différences d'âge. En tout cas, j'adore son côté "bon vivre", son côté de prendre les choses de façons positives au maximum même si elle est de nature plus stressée que moi mais c'est normal car elle démarre dans la branche.
Après la pause déjeuner nous avons donc passé en simulation. Il vaut mieux bien s'intégrer du script un minimum, ainsi que l'application informatique pour lors du lancement et éviter le maximum d'inconvénient.
Nous sommes restés pendant un long moment sans pouvoir rien faire suite à un problème technique qui nous empêchait de démarrer, de lancer les premiers appels. Les clients et les directeurs de projets étaient toujours là. Ils nous supervisionnaient. Ils faisaient même plus que ça : ils s'investissaient réellement pour prendre la température et faire le maximum pour nous aider. Travailler pour cette société depuis presque trois ans, je peux garantir que ce n'est pas tout les clients qui réagissent ainsi. D'habitude, on nous laisse gérer tout ce qui est la production étant notre domaine et c'est notre supérieur qui fait remonter ce qui ne va pas.
J'ai vraiment apprécier cet investissement. Je fus encore plus surprise quand le client s'approcha de moi et me demanda ce que je pensais de la formation et du début de simulation, du script... de l'ensemble, tout en prononçant mon prénom. Il a réussi à mémoriser presque le prénom de chacune. En revanche, il me fit une remarque qui me gêna pour lui dans un premier temps mais qui me flatta par la suite : il m'a fait remarqué que j'avais donner de bonnes interventions et suggestions lors de la formation et que limite j'aurai pu le remplacer... C'est à double tranchant : soit c'est un compliment en soulignant que mes interventions furent fortes intéressantes ou plutôt une critique en sous-entendant que je pouvais être prétentieuse. En l’occurrence, j'ai bien senti qu'il s'agissait d'un compliment.
Nous avons réussi enfin à nous lancer une demie-heure avant la fin de ma journée. Nous avons rencontrés quelques soucis technique sur l'opération en elle-même. Ce fut bien que nous les rencontrions maintenant en présence du client. J'ai pu me faire la main sur quelques appels. Cela n'a pas été évident vu que je travaillais sur une application informatique, qui est maintenant généralisée sur tout le plateau et dont nous nous servirons plus que celle-ci pour les nouvelles opérations à venir. Ce qui me rassura est que mes collègues rencontrèrent le même problème.
Dans l'ensemble, cela s'est bien passée. On ne s'est pas découragée et on a poursuivi nos efforts.
Finalement, le client et les directeurs de projets ont voulu faire un débriefing avant le départ. Cela fut légèrement dérangeant pour moi car normalement j'avais fini ma journée. Mon supérieur me demanda si je pouvais m'arranger pour y assister. Ce que je fais de suite. J'espérais juste fortement pouvoir me rendre à la Poste à temps comme prévu.
La réunion ne fut pas tant un obstacle que ça concernant mon retard car l'ami de Maman n'était pas encore arrivé. Je l'ai contacté par téléphone mais ce fut la messagerie (ce qui signifiait qu'il n'avait pas terminé sa journée et que lui aussi viendrait en retard). Je décidais alors de laisser un message qu'il ne s'inquiète pas de mon absence lors de sa venue mais que j'étais toujours au travail.
Une fois sortie, je n'en avais pas terminé pour autant. L'ami de Maman est venu me chercher plus tard que prévu et cela m'handicapa pour me rendre à la Poste. Quand j'arrivais devant les bureaux d'accueil, ils étaient en train de fermer les portes. J'avais la rage et en même temps déçue. Maître va encore croire que j'ai oublié. Bien au contraire et c'est pas faute d'avoir y penser. Malheureusement, je fus pris par le temps pour raison professionnelle en grande partie.
Nous sommes donc directement remontés chez moi pour récupérer les affaires de mon amie afin que je puisse lui apporter et me débarrasser par la même occasion.
Sachant que de son côté, elle n'étais pas arrivé, il fallait que j'en profite pour aller prendre mes ingrédients afin de faire ma recette de démonstration de vendredi.
Une fois avoir terminer les courses, nous nous sommes arrêtés chez mon amie pour lui déposer ses affaires. Je n'avais pas le temps de m'arrêter n'étant pas seule et surtout pris par le temps. C'était déjà leur du dîner. De plus, vu les ordres de Maître et l'humeur massacrante de mon amie, je n'avais pas trop envie de discuter non plus sachant qu'aucune discussion sereine serait possible actuellement. Elle m'enverrait bouler quoiqu'il en soit. On peut rien lui dire, elle prend tout au pied de la lettre et faut toujours être à sa disposition.
Comme les jours précédents, je n'ai pas eu le temps de me poser jusqu'à la rédaction de cet article. Il a fallu que je range mes commissions, que je prépare le repas et que je m'occupe de mon fils avant de le coucher.
J'en ai marre de devoir courir partout ainsi. J'aimerais bien pouvoir rentrer tranquillement et souffler après ma journée professionnelle ! Ce qui est sûr ce que je ne pourrais pas me reposer avant samedi matin et encore vu que je dois mettre en place pour accueillir le nouveau lit de mon fils pour pouvoir le monter dans l'après-midi, sans oublier ma réunion vendredi soir et normalement demain je devrais pouvoir aller récupérer notre future imprimante (si tout se passe bien).

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire