jeudi 31 mars 2011

Se ressentir avoir de l'intérêt


La préparation de la matinée commence plutôt bien.
Le trajet pour emmener mon fils fut plaisant aussi vu que je savais que je prenais le travail plus tard (suite au fait qu'hier j'avais terminé plus tard de façon imprévue).

Après avoir emmener mon fils, je me rendis directement à la Poste pour être sûre de pouvoir faire ce que Maître m'avait demandé : recharger la carte téléphonique.
Moi qui m'était dit que ça allait me prendre juste cinq minutes, j'ai encore perdue du temps. Les cartes ont changés et de ce fait, la postière n'arrivant pas à recharger l'ancienne ce qui était logique : pourtant je l'avais prévenu que l'on m'avait averti la dernière fois mais elle n'a pas voulu m'écouter. Quand elle se rendit compte qu'elle n'arrivait pas à faire la recharge, elle demanda de l'aide. Bien sûr, on lui dit la même remarque que je venais de lui faire.Résultat, un bon quart d'heure de perdu, tout ça pour l'achat d'une nouvelle carte.
Une fois sortie de la Poste, je pus prendre cinq minutes pour aller boire un café avant de me rendre à mon travail.

Je suis arrivée à mon lieu de travail, avec les cheveux trempés et ma veste ainsi que le pantalon bien humide aussi avec une pluie fine qui n'a cessé de tomber tout le long de mon trajet.
J'avais peur de choper un coup de froid après avoir été bien malade et récupérant petit à petit. C'est pas le moment que je rechute, hors de question.
Je n'ai donc pas mis longtemps à rentrer à l'intérieur et me rendre directement à mon phone. Pas de chance, cela faisait une demie-heure que les filles n'arrivaient pas à travailler suite à un problème technique. Je patientais avec elles et finalement, j'ai trouvé de quoi m'occuper en faisant les quizz que je n'avais pas eu le temps de passer auparavant.
Une fois mes questionnaires terminés, le souci technique fut réglé. Nous avons donc pu nous remettre au travail.
Etant une nouvelle opération, comme souvent, mes premiers appels furent assez hésitant mais je m'en sortais tout de même bien. J'avais cru trouver une astuce afin d'avoir des appels argumentés. Je n'hésitais pas à en faire part à mon supérieur pour savoir si nous pouvions le transmettre à l'équipe afin d'aider les filles qui rencontraient des obstacles au même niveau que moi. J'étais contente de voir le sourire de mon supérieur lorsque je fus ma remarque.
Après m'avoir fait la main, j'arrivais plus facilement et j'étais donc plus à l'aise. Cela se remarquait dans ma façon de travailler et dans mes chiffres.
Au moment du repas, nous avons été conviés au buffet qu'avait proposé la cliente d'une autre opération dont nous perdons aujourd'hui (après avoir travailler avec nous pendant plus de huit ans). M'étant préparé un repas, je déjeunais ce que j'avais dans ma boîte et après avoir fumer une cigarette, je me rendis donc à l'étage pour le buffet.
Là, je vis mon amie qui était seule avec les supérieurs et la cliente. La peine et la tristesse se lisait dans ses yeux à peine on l'a regardait. Je peux comprendre son attachement à cette opération, sur laquelle elle a débuté et n'a pas quitté depuis ces huit années mais ce n'est pas pour autant qu'il faut se rendre malade. Mais bon, vu que je ne peux plus rien lui dire, c'est comme ça. Cela n'empêche pas que ça me fait mal au coeur de la voir ainsi.

Bref, je me résultais à écourter ma présence au buffet, ne le supportant pas de la voir ainsi : on dirait une morte vivante. C'est assez hallucinant de se rendre compte qu'elle puisse tomber aussi bas malgré qu'elle soit mère de famille !
Elle ne se rend pas compte qu'elle se détruit à petit feu de plus en plus et pas que dans le privé, dans le professionnel aussi. Elle ne se rend pas compte que ma supérieure ne supporte plus non plus de la voir comme ça et justement se sert d'elle comme bouc émissaire pour la faire réagir et que le directeur de site l'a à l'oeil aussi suite à son dernier comportement sur la dernière opération sur laquelle elle était formée avec moi. Elle ne se rend pas compte qu'elle est considéré comme un cas désespérée... Et je peux rien faire pour la secouer !

Dans l'ensemble, la production de l'après-midi fut meilleure que l'après-midi. Après avoir eu un débriefing pour faire un point de côté positif et des côtés négatifs, mon supérieur suggéra de prendre en compte mon astuce pour accéder directement, passer le barrage secrétaire (et oui je connais quelques astuces ayant été moi-même secrétaire et une formation diplômée à ce titre). Pendant la pause, certaines de mes collègues me donnaient raison sur mon intervention qu'elles avaient tentés à leur tour. Je fus contente et fière d'avoir pu apporter mon aide.
L'ambiance de travail n'a vraiment rien à voir ! Il y a un esprit beaucoup plus convivial et professionnel. J'ai l'impression de retrouver l'ambiance de mes débuts : que ça fait du bien ! Ce qui change, évidemment, c'est le fait aussi que j'ai plus de complicité et d'écoute auprès de mon supérieur actuel. Je sais que si j'ai besoin d'une information, je ne vais pas avoir l'impression de le déranger. Je sais aussi qu'il n'y a pas de différence concernant les affinités !
Notre supérieur nous fit part, en gros, des chiffres de chacune d'entre nous à la fin de journée : ce que j'avais suggéré et demandé en début d'après-midi pour notre production de la matinée afin d'avoir un repère sur mon rythme de production. Il fallait que je sache si je pouvais continuer ainsi ou m'améliorer pour accéder la cadence. Etant au démarrage du projet, forcément, je dois m'améliorer mais cela n'empêche que je suis contente de moi et j'ai comprendre que mon supérieur aussi. Nous en avons parlé brièvement à notre sortie de travail et il approuva indirectement que mes chiffres furent corrects. Le directeur était avec nous également et il me fit aussi la remarque que j'avais fait du bon boulot pour une première (si je reprends ses propres mots). Il faut que je continue ainsi : y'a pas de raison.

Une fois de plus, je n'ai pas pu me rendre chez moi directement : j'ai dû aller chez ma nourrice pour le donner son salaire mensuel et ensuite faire quelques commissions afin de préparer le pique-nique de la sortie scolaire de mon fils prévue pour demain.

En rentrant, j'ai donc ranger mes commissions et je me suis rendue directement chez ma voisine pour savoir s'il y avait du nouveau ou du changement à propos de ma réunion prévue demain soir. C'est elle qui est en relation, normalement avec l'animatrice de la réunion. De mon côté, j'ai aucune nouvelle. Je voulais aussi savoir si une des connaissances de ma voisine, qui connait aussi ma maman depuis leur jeunesse ayant travaillé ensemble pendant de longues années, venait ou pas à ma réunion.

Le soir fut plus tranquille. Je préparais le repas calmement et sereinement, en prenant mon temps tout en m'occupant de mon fils au mieux que je le pouvais.
J'avais décidé de tout faire pour pouvoir me coucher le plus tôt possible afin de pouvoir être en forme demain pour la sortie scolaire de mon fils.

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